mardi 22 octobre 2013


Le 24 octobre 2013 Georges Abdallah aura été détenu dans les geôles françaises depuis plus de 30 ans

Sans aucune preuve et avec un dossier vide selon son avocat Jacques Verges, si ce n’est les quelques documents tous falsifiés, notre camarade est accusé d’avoir :

1-         le 3 avril 1982, assassiné le second secrétaire de l’ambassade israélienne en France

2-         le 18 janvier 1982, assassiné l’attaché militaire américain à Paris

3-         en 1984, avoir tenté d’assassiner le consul américain à Strasbourg

En se référant à ce dossier la justice avait prononcé contre Georges la perpétuité.

Depuis 1999, notre camarade remplissait déjà les conditions de sa libération conditionnelle et la justice n’a fait que réexaminer le dossier à plusieurs reprises, avec à chaque fois l’intervention du pouvoir politique refusant cette libération.

Georges fait face aujourd’hui à un acharnement du pouvoir politique jamais vécu par la justice française depuis l’affaire Dreyfus.

Il faut savoir que le seul crime pour lequel Georges est détenu depuis plus d’un quart de siècle fut et reste à la fois sa détermination à résister face aux agressions répétées de l’entité sioniste contre son pays et à l’occupation, son attachement à la grande cause du peuple frère palestinien et son combat anti impérialiste.
Il faut savoir également qu’à chaque échéance fixée par la justice, l’administration américaine et l’entité sioniste exerçaient leur pression en imposant leur diktat qui consiste à le maintenir en détention ; le principe de séparation des trois pouvoirs en France ainsi que la souveraineté nationale furent à  plusieurs reprises  bafoués.

Aux yeux des pro-sionistes français, Georges fut et reste un sujet dangereux et devra mourir en prison d’une mort lente.



Georges, communiste et résistant libanais, avec les trente années d’injustice flagrante et d’acharnement du pouvoir politique, devient le Mandela de son peuple qui persiste à exiger sa libération immédiate.

Le temps est venu pour que la France de Guy Mocquet et de Jean Moulin exige sa libération immédiate et son retour dans sa patrie sain et sauf.





La Ligue des Droits de l’Homme demande la libération de Georges Ibrahim Abdallah, après trente ans d’emprisonnement

Condamné en 1984 pour détention de faux papiers, Georges Ibrahim Abdallah a été renvoyé devant les tribunaux spéciaux en 1987 pour complicité dans les attentats des Farl, et condamné à la prison à perpétuité.

Derrière les barreaux depuis plus de trente ans, bien que libérable depuis 1999, il continue d’être soumis à un régime d’exception.

En 2003 la cour d’appel de Pau avait déjà ordonné une libération conditionnelle, infirmée sur appel du Parquet le 16 janvier 2004.

En janvier 2013, après huit demandes de libération successives, la chambre de l’application des peines donnait à nouveau un avis favorable sous réserve d’expulsion du territoire, que le ministre de l’Intérieur n’a jamais signé.

Le maintien en détention de Georges Ibrahim Abdallah peut être considéré comme un acte arbitraire. Il doit être libéré.

La LDH appelle au rassemblement à Lannemezan, le samedi 26 octobre 2013, où il est incarcéré.

Paris, le 16 octobre 2013



26 OCTOBRE 2013

MANIFESTATION
LANNEMEZAN
A 14H - DE LA GARE A LA PRISON




  

mercredi 9 octobre 2013

L’INDISPENSABLE  GIFLE


Ali FAYAD est invité de la France pour un séminaire organisé par l’Assemblée Nationale française sur le thème de la peine de mort.

La France se trouve affrontée à une première contradiction de la part de sa gouvernance, puisque tout en reconnaissant que la force de sa résistance à l’occupation nazi résidait dans l’unité de ses deux composantes : indivisibilité d’une entité composée de deux organes militaire et politique, cette gouvernance nie cette qualité que possède le Hezbollah au point de rétorquer que l’invitation ne concerne qu’un représentant de la branche politique.

Pire, la France se trouve en plus affrontée à une deuxième contradiction que lui inflige cette même gouvernance ; en effet, cette dernière a constamment manifesté son attachement à l’abolition de la peine de mort alors que, par la pratique de son duo Valls-Toubira, elle applique aujourd’hui et sans aucune hésitation la peine de mort lente à l’encontre d’un de nos résistants, détenu à la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) depuis plus d’un quart de siècle.


Ali dénoncera-t-il l’hypocrisie et la double contradiction de cette gouvernance ?
Aura-t-il le courage de lui affliger cette indispensable gifle ?



Sources et calomnies : une sauce bien dosée









LIBAN RESISTANCE

La France ferait mieux de se consacrer à son allié yankee qui persiste à appliquer la peine de mort sur presque tout son territoire (voir la carte ci-dessous)





Sur l’affaire Kadhafi
La France hypocrite d’un certain minable nommé BHL élimine en exécutant sur le champ son ennemi, ami d’hier, avant qu’il ne dévoile devant la Justice Internationale les actions et les manœuvres en coulisse des dirigeants français durant la période de « lune de miel » avec le régime libyen…
Et voilà qu’aujourd’hui elle nous donne une leçon de civilisation. 



dimanche 6 octobre 2013

DE QABAT A JENINE
L’ENNEMI, A PLUSIEURS VISAGES,
FRAPPE

Irak 
15 morts, dont 10 écoliers, dans un double attentat suicide

Au moins 15 personnes, dont dix enfants, ont péri dimanche dans un double attentat suicide à la voiture piégée ayant visé un commissariat et une école primaire voisine dans une localité du nord de l’Irak, selon un responsable local. 

Cinq policiers et dix écoliers ont été tués et 44 personnes blessées dans cette attaque perpétrée dans le village chiite turkmène de Qabat, non loin de la frontière syrienne, a ajouté Abdulal Abbas à l’AFP.

L’explosion a provoqué l’effondrement du toit de l’école, a-t-il précisé.

Cette attaque intervient au lendemain d’une journée particulièrement meurtrière où 73 personnes ont été tuées dans plusieurs attaques contre notamment un café et un lieu de pèlerinage chiite.

En Irak, quasiment aucun lieu ou évènement susceptibles d’attirer les foules n’est à l’abri des violences. Les mosquées, les terrains de football, les mariages, les enterrements et même des endroits ultra-sécurisés comme les prisons sont régulièrement pris pour cible.

Depuis début octobre, plus de 140 personnes ont perdu la vie dans des attaques et plus de 4.850 ont été tuées depuis le début de cette année dans des actes de violences, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources policières et médicales.



Jénine

L’Autorité palestinienne exécute l’agenda sioniste dans le camp de Jénine



Le martyre du jeune Islam Toubassi, froidement exécuté par les soldats de l’occupation, après un raid meurtrier sur le camp de Jénine, il y a deux semaines, n’est pas resté sans effet pour les forces sécuritaires de l’Autorité palestinienne. Mais au lieu de s’en prendre à l’occupation, les forces sécuritaires de l’Autorité s’en sont pris aux habitants du camp et à ses jeunes, pour les punir d’avoir résisté à l’ordre sioniste. Il est vrai que les forces de l’occupation craignent le camp de Jénine, son histoire, sa résistance, ses martyrs, ses familles et ses enfants.

Si les camps de réfugiés sont le terreau de la résistance en Cisjordanie, al-Quds y compris, le camp de Jénine reste, aux yeux des sionistes, malgré toutes les tentatives de pacification menées pendant plus de dix ans, le camp des résistants, le camp d’où est issue Hanadi Jaradat, la martyre de Haïfa, le camp qui a préféré le martyre et la destruction à la soumission, et qui a ouvert la voie aux victoires militaires contre l’occupant, en mettant en avant l’unité des organisations de la résistance, la symbiose entre la population et les résistants et surtout la détermination à poursuivre la lutte jusqu’à la « dernière cartouche ».

La bataille du camp de Jénine en avril 2002 fut une école, et ses résistants, martyrs ou prisonniers, sont des héros. Plus de dix ans après, les sionistes ont réalisé que le camp de Jénine est toujours le « nid de guêpes » qu’ils craignaient. Ces derniers temps, ils l’ont souvent affirmé dans leur presse. 

Les sionistes craignent une nouvelle « intifada » et mettent en garde contre les jeunes réfugiés des camps, et notamment du camp de Jénine. Mais aujourd’hui, l’Autorité Palestinienne veille. Ses forces sécuritaires formées par les généraux américains sont aux ordres de l’occupant. Elles sont prêtes à sévir non seulement pour empêcher toute résistance, mais pour punir les résistants et les soumettre à l’ordre de l’occupant.

C’est ainsi que l’on peut comprendre la nuit de terreur perpétrée par les forces sécuritaires, la brigade 101, avec ses 600 membres qui ont violemment assailli le camp, et fait le sale boulot de l’occupant sioniste, en investissant les maisons des dirigeants du mouvement du Jihad islamique, en détruisant et renversant les meubles, en cassant les portes, en confisquant les ordinateurs et autres objets personnels.
40 blindés de cette brigade fraîchement entraînée par les généraux américains en Jordanie, ont encerclé le camp le samedi, avant l’aube. Les maisons des familles des martyrs, des prisonniers et des prisonniers libérés furent investies, après que la lumière ait été coupée et que le camp ait été déclaré « zone militaire fermée ». 70 Palestiniens furent arrêtés, parmi eux plusieurs cadres du mouvement du Jihad islamique et des membres de la famille Saadi, proches du sheikh Bassam Saadi, qui a réussi, une fois encore, à les éviter. 

Recherché par les forces de l’occupation, sheikh Bassam Saadi est à présent recherché par les forces sécuritaires de l’AP. Il est accusé de « troubler l’ordre public », en somme, l’ordre des sionistes. Le représentant de l’Autorité Palestinienne a prétendu, suite à ce raid nocturne avoir réussi à arrêter plusieurs personnes recherchées (par l’occupant sioniste).

Les forces sécuritaires de l’AP prétendent vouloir assurer l’ordre public, mais au lieu de protéger les Palestiniens contre les raids de l’occupation, de ses soldats et de ses colons, qui sèment la désolation là où ils passent, qui incendient les champs et les mosquées, qui démolissent les maisons, qui tirent sur les Palestiniens et les tuent ou les blessent, au lieu de diriger leurs actes contre les « voyous » qui végètent à l’ombre de l’Autorité Palestinienne minée par la corruption, et qui sont souvent à la solde de l’occupant, c’est contre les résistants que les forces sécuritaires de l’Autorité palestinienne sévissent, pour satisfaire les désirs de l’occupant.

Les forces de l’occupation craignent la colère des Palestiniens, en Cisjordanie, y compris al-Quds, comme dans les territoires occupés en 48 où couve le feu de la révolte contre le plan d’épuration ethnico-religieuse dans le Naqab, appelé Plan Prawer. Que l’Etat colonial possède les armes les plus sophistiquées et qu’il menace des Etats ne change rien au fait qu’il craint avant tout la colère des jeunes, et notamment des jeunes réfugiés dans les camps, ceux qui se sont abreuvés de l’histoire de la résistance et des faits d’armes des résistants, et qui ne craignent ni les chars, ni les avions, ni les généraux de la colonie.

L’Autorité palestinienne est en pleine détresse. Ses forces sécuritaires prétendent vouloir instaurer l’ordre public, mais le fait d’avoir violé les maisons des martyrs et des résistants détenus par l’occupation et d’avoir arrêté des personnalités politiques appartenant aux formations résistantes dément ses propres allégations et prouve qu’elles agissent aux ordres de l’occupant colonisateur.

Les formations de la résistance ont fermement dénoncé ce raid. Le mouvement du Hamas a même annoncé que ces mêmes services sécuritaires ont récemment arrêté plus de 120 cadres et militants politiques du mouvement, en Cisjordanie. Le mouvement du Jihad islamique a déclaré, quant à lui, que les forces sécuritaires de l’Autorité sont en train d’exécuter l’agenda des forces de l’occupation, ajoutant que l’incursion perpétrée contre la maison du dirigeant Bassam Saadi est non seulement une violation des droits palestiniens mais un signe de déshonneur et d’infamie pour cette Autorité, qui accourt pour satisfaire l’occupant sioniste en empêchant les résistants de riposter aux crimes de l’occupation. 

Quant au dirigeant Bassam Saadi, il a déclaré que « ceux qui troublent l’ordre public palestinien sont connus, et ceux qui sont poursuivis par l’occupation et leurs maisons saccagées sont également connus, et qu’il est vain de faire l’amalgame entre les deux catégories ».

Au moment où le mouvement du Jihad islamique rend hommage à la martyre Hanadi Jaradat qui a mené une opération martyre à Haïfa en octobre 2004, tuant 22 sionistes, et à toutes les martyres tombées pour que la voie de la résistance à l’occupation imprègne la conscience palestinienne, les forces sécuritaires de l’Autorité palestinienne tentent, une fois de plus, de satisfaire l’ennemi américano-sioniste et d’exécuter son agenda.

Fadwa Nassar
Dimanche, 06 octobre 2013