samedi 27 avril 2013





Selon un message véhiculé sur FaceBook : 

Une syrienne chrétienne, tombée entre les mains des « rebelles », fut d’abord violée par une vingtaine de ces « révolutionnaires » puis sauvagement assassinée…

Vous ne verrez jamais toute la réalité syrienne au travers de vos écrans de télé ou dans vos journaux quotidiens ou encore dans tous vos médias et réreaux sociaux car l'objectif est ailleurs :

faire pulvériser l’un des derniers remparts à notre Résistance…

Que Hollande, Obama et Netanyahou se félicitent aujourd’hui pour leur soutien à la barbarie terroriste qui s’abat sur cette terre syrienne ; mais qu'ils sachent que la Résistance Syrienne n’a encore pas dit son dernier mot… 



LIBAN RÉSISTANCE

Bien qu'aucune preuve irréfutable de cet horrible massacre

 perpétré sur le sol syrien n'existe, cette image a le seul

 mérite : 


1- de nous prévenir du déchirement de nos

 sociétés que provoquerait une guerre civile et 

confessionnelle tant voulue par l'Occident impérialiste et

 l'entité sioniste...


2- de nous obliger à rester lucides quant à nos publications

 sur les réseaux sociaux; en effet, devrons-nous véhiculer

 des messages, des images ou encore des fragments de 

vidéo dont l'objectif est d'attiser la haine confessionnelle

 encore une fois tant souhaitée par nos ennemis ?...


3- de nous mobiliser, tous ensemble musulmans et chrétiens,

 pour dénoncer tous les commanditaires des massacres 

perpétrés sur cette terre syrienne et pour faire face à leurs

 médias dont la seule besogne est de nous nous entre-tuer 

jusqu'à l’anéantissement totale de notre société civile et de

 là, notre chère patrie puis notre nation toute entière...


4- de nous mobiliser pour protéger notre jeunesse de cette

 horrible pensée connue sous le nom de "Chocs des 

Civilisations", inventée par le sionisme et son allié Georges 

W. Bush et largement partagée et véhiculée par le salafisme

, une pensée si meurtrière qu'elle plonge nos jeunes dans

 des mares de sang, blessent nos mamans pour les reste de

 leurs vies et pulvérisent notre espoir de justice sociale, de

 liberté et de paix civile...





vendredi 19 avril 2013

FABIUS... NON SEULEMENT MENTEUR… MAIS AUSSI DELIRE


Audition de M. Laurent Fabius devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen
(Strasbourg, 18 avril 2013)

M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, s’est rendu à Strasbourg ce 18 avril pour une audition devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, à l’occasion d’une réunion extraordinaire en marge de la session plénière.

Les échanges ont porté sur les grands sujets d’actualité internationale, tout particulièrement sur la situation au Sahel et en Syrie.

À l’occasion de son déplacement, M. Fabius s’est entretenu également avec le président du Parlement européen, M. Martin Schulz.



M. Thierry Meyssan, président du Réseau Voltaire International, n’a pas été invité à s’exprimer devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen.
Lors de la réunion des pseudos « Amis de la Syrie », à Marrakech en décembre 2012, MM. Fabius et al-Khatib avaient dénoncé ensemble l’inscription du Jabhat Al-Nusra (Front de soutien au peuple du Levant) par Washington comme « organisation terroriste », au motif qu’il représentait la masse critique au sein de l’Armée syrienne libre et « faisaient du bon boulot ». Cinq mois plus tard, alors qu’Al-Nusra s’est séparé de l’Armée syrienne libre et que son influence s’est accrue, M. Fabius est venu affirmer au Parlement européen que « les éléments radicaux ne sont pas majoritaires actuellement ».
À quels moments a t-il menti ?



Réseau Voltaire, 18 avril 2013

mercredi 17 avril 2013



Source : Investig'Action

16 avril 2013

Attendez-vous à être désinformés sur l’élection au Venezuela. Je suis en contact avec Caracas et bien sûr, j’entends une toute autre version…



 Supporters de Capriles manifestant après le résultat des élections : "Obama, Shimon Peres, au Venezuela, la démocratie a été victime d'un coup d'Etat. Nous avons besoin d'aide, s'il vous plaît."



1.  Maduro a vraiment gagné. Comme tous les observateurs internationaux qui ont déjà surveillé les votes vénézuéliens, l’ancien président US Jimmy Carter a déclaré que le système électoral vénézuélien était le plus fiable au monde. Et l’article de mon ami Romain Migus, qui vit à Caracas, décrit avec précision le contrôle neutre des opérations électorales. Dans cette commission siègent des représentants de Capriles, et ils ont tous reconnu que le système était fiable.

2. Pourquoi un score si étroit ? Plusieurs facteurs sans doute : il n’est jamais bon d’annoncer trop tôt une victoire confortable, cela a sans doute démobilisé une partie des chavistes, croyant que la victoire est assurée. Mais il ne faut pas se leurrer : certains problèmes du pays traînent à trouver leur solution, il y a – et je peux en témoigner avec une expérience personnelle - un véritable sabotage de la bureaucratie et souvent un problème de corruption. Les gens faisaient confiance à Chavez pour quand même surmonter ces obstacles. Pour convaincre, Maduro devra engager rapidement une lutte très dure et prolongée contre la bureaucratie. En s’appuyant sur la base et le contrôle populaire.

3. Contester la victoire est un truc classique pour manipuler l’opinion et préparer la déstabilisation. Le livre de l’avocate Eva Golinger « Code Chavez – CIA contre Venezuela » expose de nombreux documents US : ils prouvent l’activité intense de la CIA au Venezuela avant et pendant le coup d’Etat militaire de 2002 (qui avait emprisonné Chavez, mais échoua suite à la résistance populaire massive). La CIA n’a évidemment pas cessé d’agir dans ce pays, comme dans tous les pays où des gouvernements résistent aux multinationales : des coups d’Etat ont aussi été préparés en Bolivie, en Equateur (échecs) et au Honduras (succès).

4. Les médias européens présentent Capriles comme « centre droit ». Son programme est en réalité d’extrême droite et sa famille est une des plus riches du pays. Leur passeport est peut-être vénézuélien, mais leur cœur est aux USA. (Voir son portrait)

5. Ce lundi, les milices de Capriles ont attaqué des sièges du parti chaviste, des centres de médecine sociale et la télévision publique, tuant plusieurs personnes. En fait, Capriles et les agents US avaient préparé des incidents violents pour créer un climat justifiant un nouveau coup d’Etat. Cette stratégie fut déjà appliquée dans divers pays.

6. Si vous craignez que tout ceci soit une « théorie du complot », écoutez John Perkins, qui a travaillé toute sa vie pour les services secrets US avant de les dénoncer dans le livre « Confessions d’un assassin financier ». Dans cette interview vidéo, il commente la façon dont la CIA a organisé des incidents violents pour préparer le coup d’Etat qui a renversé le premier ministre iranien en 1951 (le pétrole, déjà !). C’est à 02’ 47, mais toute l’interview est ultra importante. (regardez la vidéo ci-dessous)

7.  Le fond du problème reste : à qui doivent servir les richesses naturelles ? Aux multinationales comme Exxon (45 milliards $ bénéfices annuels) ou à éradiquer la pauvreté ? L’Afrique, riche, crève de faim parce que les multinationales, la banque mondiale et le FMI y décident de tout. Dans le monde arabe, les Frères musulmans affronteront de plus en plus la colère populaire car leur programme économique très à droite se met à genoux devant les intérêts des Etats-Unis et le peuple reste donc dans la pauvreté. Par contre, l’Amérique latine est en train de se libérer depuis que Chavez a dit Non. 

8. La tentative de coup d’Etat réussira-t-elle au Venezuela ? Cela dépend de la résistance et du sang froid des Vénézuéliens, mais aussi de notre responsabilité pour faire circuler l’info contre les médiamensonges.


Source : Investig'Action


video


samedi 13 avril 2013










LIBAN RÉSISTANCE



HOMMAGE AU POÈTE ET GLOIRE A SON PEUPLE FRÈRE

Quelques extraits de « J’AVOUE QUE J’AI VÉCU » et un poème extrait de « EL CANTO GENERAL »

Ils ont exhumé le corps, à la recherche de la vérité…
Pourtant, le poète a été bien assassiné lorsque les bottes avaient pillé et détruit ses demeures à Valparaiso et à Santiago… Ils ont pillé et détruit, de peur que ses mots et sa poésie survolent sa patrie, puis l’au-delà des frontières, appelant les peuples à résister et à combattre l’hégémonie du Grand Capital…

Cette page est dédiée à
Georges Ibrahim Abdallah
ainsi qu’à tous les résistants arabes





Quelques extraits de « J’AVOUE QUE J’AI VECU »

Un accordéon lançait sa plainte romantique, son invitation à l’amour. Rien n’absorbe plus un cœur de quinze ans : navigateur sur un grand fleuve inconnu, entre des rives de montagnes, avec comme destination la mer mystérieuse…

*****

Lorsque je me trouvai pour la première fois devant la mer je ne pus bouger, de saisissement. Entre deux grands monts (le Huilque et le Maule) se déchaînait la furie de l’océan. Ce n’était pas seulement d’immenses vagues neigeuses qui se dressaient à plusieurs mètres au-dessus de nos têtes, c’était le fracas d’un cœur colossal, la palpitation de l’univers…

*****

Sur ces plages sans fin ou dans ces monts inextricables naquit la communication entre mon cœur, c’est-à-dire ma poésie, et la terre la plus solitaire de la planète. Il y a de cela bien des années, mais cette communication, cette révélation, ce pacte avec l’espace n’ont jamais cessé d’exister dans ma vie…

*****

A Cautin, l’été est torride. Il brûle le ciel et le blé. La terre veut secouer sa léthargie. Les maisons ne sont pas préparées pour l’été, comme elles ne l’étaient pas pour l’hiver…

*****

Je naviguais en solitaire sur le fleuve tumultueux des livres…

*****

Les plages semblent ne devoir jamais finir. Elles forment au long du Chili, comme l’eau d’une planète, comme un bague enveloppante poursuivie par le fracas des mers australes…

*****

Les mots
…Tout ce que vous voudrez, oui, monsieur, mais ce sont les mots qui chantent,…Je me prosterne devant eux…Je les aime, je m’y colle, je les traque, je les mords, je les dilapide…J’aime tant les mots…Les mots inattendus…Ils brillent comme des pierres de couleurs,…, ils sont écume, fil, métal, rosée…

*****

Les escaliers partent d’en bas et d’en haut et se tortillent en grimpant. Ils s’effilent comme des cheveux, marquent une légère pause, se font verticaux…
Combien d’escaliers ? Combien de marches ? Combien de pieds sur les marches ? Combien de siècles de pas de descentes et de montées avec un livre, avec les tomates, avec les poissons, avec les bouteilles, avec le pain ? Combien de milliers d’heures, qui ont usé les marches et ont fini par en faire des canaux dans lesquels la pluie circule en jouant et en pleurant ?
Escaliers !
Aucune ville ne les a répandus, ne les a effeuillés dans son histoire et sur son visage, ne les a dispersés et réunis, comme Valparaiso. Aucun visage de ville n’a eu ces rides par lesquelles les vies vont et viennent, comme si elles étaient toujours en train de monter au ciel ou de descendre à la genèse.

*****

Les communistes
Pas mal d’années ont passé depuis que je suis entré au parti… Je suis content… Ils ont le cuir dur et le cœur solide… Partout les coups pleuvent sur eux… Des coups spéciaux, des coups pour eux… Vivent les spirites, les royalistes, les aberrants, les criminels de toute espèce… Vive la philosophie creuse et sans squelettes… Vive le chien qui aboie et qui mord, vivent les astrologues libidineux, vive le porno, vive le cynisme, vivent les crevettes, vive tout le monde, mais à bas les communistes !... Vivent les ceintures de chasteté, vivent les conservateurs qui depuis cinq siècles ont les pieds noirs à cause de leur politique et qui ne se les lavent pas…Vivent les poux des villes misérables, vive la fosse commune gratuite, vive l’anarcho-capitalisme, vive Rilke, vive Gide et son petit Corydon, vivent tous les mysticismes… Tout va très bien… Tout le monde est héroïque… Tous les journaux peuvent et doivent paraître, il y a place pour tous, sauf ceux des communistes… Tous les hommes politiques doivent entrer dans Saint-Domingue libéré… Tous doivent célébrer la mort du monstre, la mort de Trujillo, hormis ceux qui l’ont le plus durement combattu… Vive le carnaval, vivent les dernier jours de carnaval… Il y a des masques pour tous… Le masque de l’idéaliste chrétien, de l’homme d’extrême-gauche, de la bonne dame de charité et des matrones des petits pauvres… Mais, attention ! Surtout ne laissez pas entrer les communistes… Fermez bien la porte… Pas d’erreur, n’est-ce pas…Ils n’ont droit à rien… Soucions-nous du subjectif, de l’essence de l’homme, de l’essence de la quintessence… Comme cela tout le monde sera content… Nous avons la liberté… Que c’est beau la liberté !... Mais eux ne la respectent pas, ils ne savent pas ce que c’est… La liberté de pouvoir s’occuper de la quintessence…De l’essentiel de l’essence…
… Les dernières années ont passé de cette façon… Le jazz a passé, le soul est arrivé, nous avons sombré dans les postulats de la peinture abstraite, la guerre nous a secoués et nous a tués… De ce côté-ci rien n’avait changé… Ou peut-être que si ?... Après tant de palabres sur l’esprit et tant de coups sur la tête, quelque chose n’allait plus…quelque chose allait très mal… Les calculs avaient échoué… Les peuples s’organisaient… La guérilla continuait, les grèves aussi… Cuba et le Chili se libéraient… Des hommes et des femmes par millions chantaient l’Internationale… étrange, désolant… Maintenant on la chante en chinois, en bulgare, en latino-américain… Il faut prendre des mesures d’urgence… Il faut l’interdire… Il faut parler beaucoup plus de spirituel…Exalter davantage le monde libre… Et puis frapper plus fort… distribuer plus de dollars… Ca ne peut pas continuer comme ça… Entre la liberté de la trique et la frousse d’Arciniegas… Et maintenant Cuba… Sur notre propre hémisphère, en plein cœur de notre pomme, ces barbudos avec la même rengaine… Et le Christ alors, ça nous sert à quoi ?... Et les curés, hein, qu’est-ce qu’ils font parmi nous ?...On ne peut plus avoir confiance en personne… Même dans les curés… Ils ne voient pas nos points de vue… Nos actions, ils ne voient pas comment elles baissent en Bourse…
… Pendant ce temps les hommes grimpent dans l’espace… Ils laissent des traces de souliers sur la lune… Tout lutte pour changer, hormis les vieux systèmes… La vie des vieux systèmes a éclos dans les énormes toiles d’araignée du Moyen Age… Des toiles d’araignée plus résistantes que l’acier des machines… Pourtant, il existe des gens qui croient au changement, des gens qui ont pratiqué le changement, qui l’ont fait triompher, qui l’ont fait fleurir… Mince alors !... Le printemps est inexorable !



Un poème extrait de « EL CANTO GENERAL »

Je prends congé, je rentre...

Je prends congé, je rentre
chez moi, dans mes rêves,
je retourne en Patagonie
où le vent frappe les étables
où l’océan disperse la glace.

Je ne suis qu’un poète
et je vous aime tous,
je vais errant par le monde que j’aime :

Dans ma patrie
on emprisonne les mineurs
et le soldat commande au juge.
Mais j’aime, moi, jusqu’aux racines
de mon petit pays si froid.
Si je devais mourir cent fois,
c’est là que je voudrais mourir
et si je devais naître cent fois
c’est là aussi que je veux naître
près de l’araucaria sauvage,
des bourrasques du vent du sud
et des cloches depuis peu acquises.

Qu’aucun de vous ne pense à moi.
Pensons plutôt à toute la terre,
frappons amoureusement sur la table.
Je ne veux pas revoir le sang
imbiber le pain, les haricots noirs,
la musique : je veux que viennent
avec moi le mineur, la fillette,
l’avocat, le marin
et le fabricant de poupées,
Que nous allions au cinéma,
que nous sortions
boire le plus rouge des vins.

Je ne suis rien venu résoudre.

Je suis venu ici chanter
je suis venu
afin que tu chantes avec moi.

Pablo NERUDA