lundi 21 janvier 2013


L’otage Georges Abdallah

Dimanche 20 janvier 2013, par Fadwa Nassar 

L’Etat impérialiste français, dirigé par le socialiste Hollande et gouverné par une clique à la solde du sionisme international, a jeté bas les masques. Longtemps à l’abri, se cachant derrière des mots d’ordre creux tels que humanisme, défense des droits de l’homme, séparation des pouvoirs et souveraineté nationale, la France vient de se débarrasser, d’un seul geste, de tous ces mots mensongers, en prenant en otage un citoyen libanais, Georges Abdallah. Pour un Etat qui se targue de vouloir libérer des otages en Afrique et qui lance son armée à l’assaut des populations africaines, rien que pour maintenir une domination nauséabonde et préserver une prépondérance culturelle indigeste, il est vraiment mal parti, lorsqu’il a refusé de libérer le prisonnier Georges Abdallah, malgré la décision judiciaire exigeant sa libération. L’Etat français de M. Hollande s’est plié aux ordres des Etats-Unis, qui ont décrété que la libération d’un homme de plus de cinquante ans, injustement enfermé dans une prison française pendant près de 30 ans, représentait un danger pour la sécurité des intérêts américains.

Bien que ridicule à plus d’un titre, la position américaine reconnaît cependant que nos peuples arabes vouent une haine farouche aux Etats-Unis, à leurs dirigeants et à tous ceux qui représentent leurs intérêts dans notre région, parce que les Etats-Unis sont, avant tout, les plus fidèles alliés de notre ennemi, l’entité sioniste. Par cette déclaration aussi minable, les Etats-Unis reconnaissent que des milliers et des milliers de « George Abdallah » refusent la domination impérialiste américaine, française ou britannique, ou même des Nations-Unies, sur notre région. Une telle déclaration ne peut que nous rendre fiers et renforcer notre détermination à rayer l’Etat sioniste de la carte et à balayer toute forme de domination étrangère.

L’otage George Abdallah que la France vient de kidnapper, en refusant sa libération, est en passe de devenir le symbole de la résistance à tout impérialisme dans notre région. Injustement détenu pendant 29 ans, après avoir fabriqué un faux dossier et s’être appuyé sur de faux témoins, George Abdallah n’est plus désormais le plus ancien prisonnier politique arabe dans une prison française, il est devenu l’otage libanais de l’impérialisme français, d’une part, et d’autre part, un des symboles de la lutte indéfectible contre l’impérialisme français dans le monde arabe. Seule l’équipe socialiste au pouvoir en France pouvait nous offrir cette nouvelle chance, la légitimité de lutter contre ses intérêts dans le monde arabe. Le comité international pour la libération de George Abdallah, maintenu en otage par l’impérialisme français, l’a bien annoncé : tant que Georges Abdallah resterait entre les mains de ses ravisseurs français, tous les intérêts français au Liban, et même dans d’autres pays arabes, deviendraient une cible légitime pour les révolutionnaires arabes.

La tragi-comédie juridique que la France vient de nous servir n’a qu’une seule portée politique : la France est devenue un Etat qui kidnappe et qui viole les lois internationales relatives à la libre circulation des personnes. Cet Etat, sous la domination des socialistes sionistes atlantistes est devenu un Etat hors-la-loi, comme d’ailleurs l’Etat sioniste, plus protégé et soutenu par les socialistes que par les autres partis et formations politiques. C’est pourquoi la lutte contre les intérêts de cet Etat, nombreux dans notre région, est une lutte légitime qui doit être soutenue par tous les êtres libres de ce monde.

Au Liban, le mouvement est amorcé contre les ravisseurs français et leur représentation politique et diplomatique, et il risque de s’étendre rapidement, étant donné le peu de sympathie envers les ravisseurs au sein de la population, et surtout la mauvaise presse de la France depuis le début de la crise sanglante en Syrie, où cet Etat, sans foi ni loi, alimente les combats sous prétexte de défense des droits de l’homme, alors qu’il vise la partition du pays.

Dans le monde arabe, la figure symbolique de Georges Abdallah viendra rappeler à ceux qui l’ont oublié que l’impérialisme français est encore le plus pervers des impérialismes qui menacent notre région, et que sa langue de miel cache le venin mortel, fabriqué pour détruire notre conscience, la conscience de notre civilisation arabo-musulmane, de notre histoire, de notre présent et de notre avenir. Plus les ravisseurs allongent la durée de leur prise d’otage, plus le mouvement contre les intérêts de l’impérialisme français dans notre région s’étendra et s’approfondira. C’est dans des moments semblables que la conscience des peuples se forge.

L’impérialisme français ne doit pas trop pavaner ! Ses deux derniers actes de folie commis par l’équipe socialo-sioniste au pouvoir, lui seront fatals. Il nous suffit de revenir sur quelques pages d’histoire (pas si lointaines que cela) pour que l’odeur du sang et la vue des massacres commis en Algérie, au Madagascar et ailleurs en Afrique et dans les colonies dites françaises, nous rappellent ce que sont la France et son histoire, sa culture et sa civilisation. Si nous, nous n’avons jamais eu d’illusions, il ne sera désormais pas difficile de convaincre ceux qui en ont eu.

Fadwa Nassar
20 janvier 2013







Nous libérerons Georges Ibrahim Abdallah !



SUCCÈS DU RASSEMBLEMENT POUR EXIGER LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DE GEORGES IBRAHIM ABDALLAH NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS INTIMIDER PAR LA RÉPRESSION !

Hier, 19 janvier, 150 personnes se sont rassemblées à Paris pour protester contre les entraves mises par les autorités françaises à la libération de Georges Ibrahim Abdallah, décidée par la justice le 21 novembre 2012.

Les manifestants, que les contrôles de police dans le métro n'avaient pas dissuadé d'arriver sur les lieux, ont été immédiatement bloqués et encerclés par les forces de l'ordre dès qu’ils ont commencé à marcher vers le ministère de l'intérieur. M. Valls, en effet, refuse de signer le document permettant le retour de Georges Abdallah dans son pays, le Liban.

La police a procédé à 46 interpellations et a arrêté un de nos camarades, placé en garde à vue.

Une partie des interpellés ont été l'objet d’un chantage à délation, dans le but de charger le camarade en garde à vue, en pure perte bien sûr !

Celui-ci a été libéré après 18 heures de cellule, avec une convocation au tribunal pour le 5 avril.

Aucune intimidation ne parviendra à freiner la mobilisation croissante qui exige la libération immédiate, après 29 ans de prison, du militant communiste libanais Georges Abdallah.

A Beyrouth, aujourd’hui, des centaines de manifestants protestent devant l'ambassade française. Ailleurs, dans plusieurs villes de France, en Palestine, au Maghreb et jusqu'au Brésil, des manifestations ont eu lieu et vont se développer dans les jours qui viennent.

Tous ensemble, nous libérerons Georges Ibrahim Abdallah !

Le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA)

Paris, le 20 janvier 2013


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