samedi 30 juin 2012


quelle naïveté d'avoir cru ou de persister à croire pouvoir dessiner avant l'heure les contours de l'avenir des hommes ...

Épilogue

La vie aura passé comme un grand château triste que tous les vents traversent
Les courants d'air claquent les portes et pourtant aucune chambre n'est fermée
Il s'y assied des inconnus pauvres et las qui sait pourquoi certains armés
Les herbes ont poussé dans les fossés si bien qu'on n'en peut plus baisser la herse

Quand j'étais jeune on me racontait que bientôt viendrait la victoire des anges
Ah comme j'y ai cru comme j'y ai cru puis voilà que je suis devenu vieux
Le temps des jeunes gens leur est une mèche toujours retombant dans les yeux
Et ce qu'il en reste aux vieillards est trop lourd et trop court que pour eux le vent change

J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon cœur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

Je vois tout ce que vous avez devant vous de malheur de sang de lassitude
Vous n'aurez rien appris de nos illusions rien de nos faux pas compris
Nous ne vous aurons à rien servi vous devrez à votre tour payer le prix
Je vois se plier votre épaule A votre front je vois le pli des habitudes

Bien sûr bien sûr vous me direz que c'est toujours comme cela mais justement
Songez à tous ceux qui mirent leurs doigts vivants leurs mains de chair dans l'engrenage
Pour que cela change et songez à ceux qui ne discutaient même pas leur cage
Est-ce qu'on peut avoir le droit au désespoir le droit de s'arrêter un moment

J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon cœur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

Songez qu'on arrête jamais de se battre et qu'avoir vaincu n'est trois fois rien
Et que tout est remis en cause du moment que l'homme de l'homme est comptable
Nous avons vu faire de grandes choses mais il y en eut d'épouvantables
Car il n'est pas toujours facile de savoir où est le mal où est le bien

Et vienne un jour quand vous aurez sur vous le soleil insensé de la victoire
Rappelez-vous que nous avons aussi connu cela que d'autres sont montés
Arracher le drapeau de servitude à l'Acropole et qu'on les a jetés
Eux et leur gloire encore haletants dans la fosse commune de l'histoire

J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon cœur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

Je ne dis pas cela pour démoraliser Il faut regarder le néant
En face pour savoir en triompher Le chant n'est pas moins beau quand il décline
Il faut savoir ailleurs l'entendre qui renaît comme l'écho dans les collines
Nous ne sommes pas seuls au monde à chanter et le drame est l'ensemble des chants

Le drame il faut savoir y tenir sa partie et même qu'une voix se taise
Sachez-le toujours le chœur profond reprend la phrase interrompue
Du moment que jusqu'au bout de lui-même Le chanteur a fait ce qu'il a pu
Qu'importe si chemin faisant vous allez m'abandonner comme une hypothèse

J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon cœur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

Paroles: Louis Aragon. Musique: Jean Ferrat

mardi 26 juin 2012




LA REVOLUTION PERMANENTE EGYPTIENNE : UN DEFI AU NOUVEAU POUVOIR



La Révolution, parce que rien n’est encore acquis et parce qu'elle est de nature permanente, se poursuivra.



Il s’agit de :

1- Satisfaire aux revendications du peuple quant à la justice sociale et le progrès ; les attentes ne portent ni sur des lois ou décrets venant au secours d’un régime néo libéral à bout de souffle, en faillite et ayant provoqué l’étincelle du Printemps arabe en Égypte, ni sur les politiques d’austérité qu’imposera l’Occident à la moindre demande d’aide financière et ni sur les petits ajustements des mécanismes de distribution des richesses et de lutte contre tous les abus.

2- Préserver les libertés en les consolidant ; il s’agit de la liberté de la Femme ainsi que les libertés de croyance, d’expression et syndicales, comme il s’agit également de l’égalité des égyptiens devant les droits et les devoirs, indépendamment de leurs croyances et le respect des minorités.

3- Exiger la neutralité de l’Armée à l’égard de la démocratie et abolir tous ses privilèges qui lui furent accordés par la dictature .

4- Rompre définitivement avec cette politique de normalisation avec l’entité sioniste en dénonçant les accords signés ; mais aussi soutenir concrètement la résistance palestinienne en commençant par initier une concrète solidarité avec Gaza et exiger la fin du blocus. Le droit au retour des réfugiés palestiniens dans leur pays, la libération de tous les prisonniersl’arrêt du processus de colonisation, la démolition du mur de l’apartheid sioniste et la libération des terres arabes toujours occupées devront être des exigences constantes en matière de politique régionale de l’Égypte.



Voilà en quoi consistera le défi que lance la Révolution Égyptienne non seulement au nouveau Président de la République, mais aussi à toute la classe politique.

Le sang n’a pas été versé pour rien ; il a exigé la Révolution ; donc cette dernière restera permanente jusqu’à sa première victoire et au-delà de cet instant historique tant espéré et attendu.





Monsieur le Président, sachez que le peuple et sa jeunesse y veilleront…

lundi 25 juin 2012




COMMUNIQUE DU PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS

Il est tout à fait naturel et légitime que les manifestations pacifiques s’amplifient dans notre pays contre l’augmentation des prix des carburants et du sucre ; ces manifestations étaient d’abord parties le soir de samedi 16 juin 2012, initiées par le mouvement estudiantin de l’Université de Khartoum pour s’étendre à d’autres secteurs comme l’Université du Soudan, d’Al Ahliyya…avec un seul mot d’ordre : « Non, Non à la vie chère ; le Peuple exige la chute du régime ;… ; du pain aux pauvres. »

Vendredi 22 juin 2012, les manifestations se propagèrent dans plusieurs quartiers de Khartoum pour atteindre également d’autres régions de notre pays comme Atayra, Kosti, Snar,…

Malgré la répression et la terreur, ces manifestations s’amplifièrent jusqu’à tard dans la nuit du 23 juin, avec l’acharnement des forces de l’ordre contre les manifestants : utilisation des gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles, arrestations, emprisonnements et jugements abusifs et immédiats,…

Avec l’amplification des manifestations pacifiques, les dirigeants du Congrès National au pouvoir tentent de contenir la colère de notre Peuple et d’apaiser la rue, avec leur appel à faire baisser les prix des carburants.

Durant ces derniers jours, l’ensemble des forces politiques du pays avait appelé leurs bases populaires à se joindre en masse aux manifestations en insistant sur l’unité populaire, condition par laquelle les manœuvres du Pouvoir seront mises en échec, à ne pas se faire piéger par les manœuvres tels que l’appel au dialogue, ainsi qu’à la poursuite du mouvement jusqu’à la chute du régime et le changement démocratique.



Notre Parti communiste confirme avec force les points qui suivent :

1-  La nécessité absolue de poursuivre et d’amplifier les manifestations, de poursuivre la lutte  jusqu’à la chute du régime

2-  De barrer la route aux manœuvres du Pouvoir visant à semer le chaos dans le pays à travers  la destruction systématique des propriétés publiques comme privées ; la résistance face à ces manœuvres nous est ainsi une exigence.


VIVE LA LUTTE DU PEUPLE SOUDANAIS


Le Secrétariat du C.C du Parti Communiste Soudanais,
23 juin 2012


samedi 23 juin 2012





LETTRE OUVERTE A MON GÉNÉRAL

ON NE PEUT A LA FOIS SOUTENIR NOTRE RESISTANCE ET ACCUEILLIR LE PREMIER NEO NAZI FRANÇAIS SUR NOTRE SOL


Ce que vous niez en accueillant sur notre sol le chef de l’Œuvre Française est la courbure de la Terre qui impose, de tous les temps, à la fois le brassage des peuples d’où émergent l’intelligence et les connaissances, et la dialectique de de leurs Histoires…

C’est justement parce que leur prétendue supériorité doit s’imposer qu’ils refusent à la Palestine à la fois justice et paix ; ils refuseront toujours ; peut-être aussi ils répéteront leur connerie sur ce sol… En vain, la dialectique donnera raison à l’esprit et à l’acte résistants.

Mon Général, je vous laisse méditer sur la Pensée Unique du Premier de l’Œuvre Française résumée ci-dessous par sa bouche…Cette pensée qui, après avoir purifié la société, interdira l’enseignement des Mathématiques Modernes à nos enfants !!!  




    


La France est un Etat national constitué dans l'universalité du genre humain comme un résumé sans analogie du génie européen, au cours de l'histoire incomparable de la famille capétienne incarnant la pérennité d'un destin commun à tous les éléments du peuple de France; afin de parvenir à l'aboutissement d'un grand dessein territorial pratiquement achevé et d'œuvrer à l'accomplissement d'un haut idéal intellectuel et moral toujours à poursuivre. "Moi, je ne connais qu'une France, celle de toujours, celle dont l'âme persiste à travers les vicissitudes depuis la profondeur des siècles jusqu'à nos jours", doit-on répéter après le maréchal Lyautey.


La France c'est un peuple de souche européenne, de filiation chrétienne, de formation classique, de nationalité millénaire. Elle doit maintenant faire face à
la formidable invasion cosmopolite de ses mœurs et de ses cités. Une réaction patriotique de légitime défense est indispensable. Il faut convenir avec Charles Péguy que: "La plus dangereuse des invasions, l'invasion de la vie intérieure, est infiniment plus dangereuse pour un peuple qu'une occupation territoriale."


La France est un territoire, un visage, un drapeau. Un territoire, pas un terrain de camping; un visage, pas un masque de carnaval; un drapeau, pas un pavillon de complaisance. Une France dépossédée, défigurée, dénaturée, ce n'est plus la France. La meilleure définition de la santé physique et morale de la France c'est
la netteté de son territoire, l'identité de son visage, la pureté de son drapeau. Ernest Renan avait raison d'affirmer: "L'étranger toléré peut être utile à un pays, mais à la condition que ce pays ne se laisse pas envahir par lui. Il n'est pas juste de réclamer des droits de membres de la famille dans une maison qu'on n'a pas bâtie, comme le font les oiseaux qui viennent s'installer dans un nid qui n'est pas le leur, ou comme les crustacés qui prennent la coquille d'une autre espèce."


La France est la plus européenne des nations d'Europe. Son nom est germanique; sa langue latine; le fond de son peuple celte; son sens de l'État romain; sa rigueur intellectuelle et artistique grecque ancienne. C'est la seule qui accède directement à la mer du Nord, à l'océan Atlantique, à la Méditerranée; et dont les provinces frontières peuvent servir d'intermédiaires par leur parler et leur peuplement. Ainsi, elle n'a rien à attendre d'une Europe idéologique quelconque. La prétendue construction européenne actuelle n'est que l'Europe des partis d'une partie de l'Europe. C'est la réalisation partielle du mythe insensé de la tour de Babel, rapporté dans l'Ancien Testament. La C.E.E., du Grœnland esquimau aux Îles polynésiennes de Wallis et Futuna, n'est pas l'Europe de Gibraltar jusqu'au-delà de Moscou. La C.E.E., du mythe égalitaire, n'est pas l'Europe de la diversité des caractères humains, des manières d'être, des conditions. La C.E.E., d'une trentaine d'années de mercantilisme, n'est pas l'Europe de l'Esprit vieille de 2400 ans. Il y a un continent européen, une race européenne, un génie européen. L'Europe est une des cinq parties du monde, berceau de la race blanche, terre d'élection du génie d'Occident. De l'Atlantique à l'Oural, incarnée dans un type humain, porteuse d'une civilisation, l'Europe est parfaitement définie par sa géographie, sa biologie, son génie. Tout ce qui ne remplit pas intégralement ces trois conditions n'est pas européen.


Le seul danger est de s'imaginer que la France n'a plus d'avenir. La véritable catastrophe serait de renier notre nationalité;
de ne plus admettre que l'ordre du monde, par excellence celui de notre civilisation, repose sur la permanence de nations souveraines: la dénationalisation étant à un pays ce que la dépersonnalisation est à l'individu. "France, France, sans toi le monde serait seul! " proclamait l'écrivain italien Gabriel D'Annunzio. "O France, chère à toute âme éprise du genre humain." disait le poète anglais Rudyard Kipling. "La France, mourir ? Mais par quoi voudriez-vous qu'on la remplace ? ", s'inquiétait le pape saint Pie X.


Il ne peut y avoir d'accommodement entre la France et l'Anti-France; pas plus qu'entre la santé et la maladie, la vérité et le mensonge.
C'est une erreur de vouloir respecter également toutes les idées, les vraies et les fausses. C'est un égarement de prétendre mettre sur le même rang toutes les opinions, les bonnes comme les mauvaises. Car, en ce cas, à l'exception d'un nombre restreint d'individualités qui réagissent comme il faut, et se trouvent alors accusées de tous les noms et de tous les maux, plus personne ne sait vraiment où il en est, et où en sont les autres. Permettre à n'importe qui, de dire n'importe quoi, sur n'importe quel sujet, à n'importe quel moment, c'est vouloir entretenir un maximum de désordre dans les idées et de dispersion dans les opinions. De la discussion sur tout et sur rien ne jaillit pas la lumière, mais en ressort généralement le doute banal, lequel est inconciliable avec les grandes réalisations. Il convient de demander leur avis aux gens sur les sujets qu'ils connaissent et surtout de ne pas solliciter leur jugement sur les problèmes qu'ils ignorent.


Un ensemble de connaissances observées depuis l'origine de l'espèce humaine donne l'explication complète d'un certain nombre de faits et permet de trouver les solutions les mieux adaptées aux besoins permanents d'un Etat particulier ou d'un type d'individu différent par nature. Il ne s'agit pas de découvrir des vérités nouvelles, mais de parvenir à utiliser des vérités
bien établies pour répondre aux questions d'actualité. Les vérités premières et les positions politiques qui en découlent ne dépendent pas du contexte psychologique ou économique, qui change d'un siècle à l'autre, voire d'une décennie à l'autre. Ces vérités tiennent leur origine de la nature humaine et des obligations immuables de la vie en société. Les circonstances changent et en même temps s'ajoutent les difficultés supplémentaires créées par elles; mais les vérités premières demeurent seules capables d'apporter la meilleure solution aux interrogations qui se posent à différentes époques, dans des situations nouvelles. La nécessité de l'autorité, la primauté du travail, le respect de la famille, l'indépendance de la patrie, dans la reconnaissance des différences d'origine et de pensée, voilà l'essentiel des idées politiques vraies.


II n'est pas de droits si légitimes qu'ils soient, qui ne comportent en contrepartie de devoirs. Pour s'y retrouver, la règle générale consiste à donner constamment
la priorité au national sur l'étranger, aux principes sur les princes, aux idées sur les individus, à la sélection sur l'élection, à la politique sur l'économique, au talent sur l'argent, à l'ordre sur le changement, à la réflexion sur le réflexe, à la qualité sur la quantité, à la beauté sur l'utilité. Des opinions anonymes et versatiles, des revendications irresponsables et contradictoires ne doivent jamais constituer la référence d'une légitimité quelle qu'elle soit. La patrie ni la vie ne doivent se mettre aux voix. Le tout est de concilier la nécessaire initiative individuelle à une indispensable discipline sociale, afin de parvenir à un État sans étatisme pratiquant une politique sans politiciens.


Le nationalisme est l'expression politique, conséquente et nécessaire, du patriotisme. L'Etat, c'est la souveraineté. La patrie, c'est le sol. La nation, c'est l'Histoire. Le peuple, c'est le corps national. Partant de là, il n'y a que le nationalisme qui puisse redonner à la France sa véritable image, puisque
partout ailleurs il n'y a aucun message, il n'y a aucune forme qui se dessine, et qui soit une forme d'avenir. En dehors du nationalisme, il n'est jamais question que de problèmes matériels qui, pour dans certains cas, aussi justifiés qu'ils soient, ne sont pas porteurs d'avenir sur le plan intellectuel, sur le plan moral. Seul, par conséquent, le nationalisme demeure la doctrine d'avenir et les nationalistes, loin d'être les derniers d'hier, sont les premiers de demain.


L'Œuvre française est un mouvement strictement nationaliste, épris d'équité sociale, tout autant hostile à
l'application des méthodes d'asservissement collectiviste, qu'opposé à la perpétuation du joug de grandes puissances financières anonymes et vagabondes pesant depuis trop longtemps sur la France. Refusant la partition du peuple de France entre "gauche" et "droite" (le "centre" n'existant pas en tant que force politique), I'Œuvre française ne connaît que des Français, par la distinction d'un sentiment national qui se place au-delà des clivages, au-dessus des élections et en dehors des partis. Préconisant une refonte totale des structures politiques, économiques, industrielles et syndicales existantes, I'Œuvre française, malgré une implacable conspiration du silence appliquée à son encontre par les grands moyens d'information, n'a cessé de développer son influence et d'accroître son recrutement; grâce surtout à la profonde conviction et à l'esprit de sacrifice de ses membres. Sachant ce qu'elle veut, bien organisée et bien dirigée, I'Œuvre française déploie son activité sur l'ensemble du territoire national. Pour aboutir, elle compte sur son aptitude à employer utilement les circonstances favorables à l'application des mesures qu'elle suggère, par l'intermédiaire d'un gouvernement de salut public à dominante nationaliste. Les modalités et personnalités capables d'intervenir en pareil cas se révélant toujours surprenantes. Le but final étant le rétablissement de la France en toutes choses.

mardi 12 juin 2012


LA PALESTINE N’EST NI LES TERRITOIRES AUX FRONTIERES DE 67, NI LES RESERVES QUE NOUS PROMETTENT LES PUISSANTS DE CE MONDE A TRAVERS LEUR « GRAND MOYENT ORIENT »…

QUE VALENT LEURS DISCOURS, LEURS RENCONTRES SANS FIN ET LEUR TECHNOLOGIE DE DESTRUCTION DE LA VIE FACE A NOTRE RESISTANCE ?

QUE VALENT PLUS DE SOIXANTE QUATRE ANS DE COLONISATION, DE MASSACRES ET DE SOUFFRANCES, FACE A NOTRE DETERMINATION, NOUS MUSULMANS, JUIFS ET CHRETIENS, DE LIBERER NOTRE PAYS ?

  QUAND L’INJUSTICE DEVIENT LOI
LA RESISTANCE EST UN DEVOIR…

The Zionist Story, an independent film by Ronen Berelovich, is the story of ethnic cleansing, colonialism and apartheid to produce a demographically Jewish State.
Ronen successfully combines archival footage with commentary from himself…






De Damas à Bab Attabaneh et Jabal Mohsen
Plus d’un an de crise syrienne et le danger de la guerre civile s’accentue…


La Syrie est-elle entrée dans le tunnel du non-retour, et le conflit qu’elle vit s’est-il transformé en une guerre civile, un an après la première manifestation qui eut lieu à Damas et dont le slogan était, alors, la libération de quelques prisonniers de l’opinion et la suppression de l’état de siège imposé à ce pays depuis des décennies ?
Ou, pour être plus clair, la Syrie est-elle entrée dans une nouvelle phase que l’on peut appeler « irakisation », qui dérive de « balkanisation », dont la conséquence se traduit par une confrontation entre les composantes du peuple syrien sur des bases confessionnelles (malgré que le régime baasiste ne soit pas, du moins apparemment, partisan du confessionnalisme), mais aussi par des massacres atroces dont la responsabilité incombe à tous sans exception, quels que soient ceux qui les ont exécutés ?

Ces deux questions cruciales nous mènent à une troisième concernant le futur du Liban dans de telles conditions, surtout que notre pays est, depuis les années cinquante du XIXème siècle, très influencé par tout fait, ou méfait, confessionnel, d’une part, et, d’autre part, par tout ce qui lui vient d’un « étranger lointain » ou d’une « situation régionale proche », qui tiennent, à eux deux, les fils du jeu intérieur par le truchement d’une classe bourgeoise qui leur est inféodée et dont les leaders sont, en même temps, les émirs des taïfas qui divisent le pays.

Il est vrai que ce qui se passe aujourd’hui en Syrie, que ce soit le recours du régime aux seules solutions militaires ou bien les tueries et la destruction faites sur des bases confessionnelles – solutions que les Libanais ont déjà essayées pendant plus de quinze ans et dont la majorité d’entre eux n’a pas encore oublié les atrocités qui y sont liées – n’est pas seulement lié aux mouvements qui avaient commencé il y a plus d’une année déjà et qui visaient des réformes basées sur la démocratie et la dignité humaine, à commencer par le droit au travail englouti par les politiques économiques néolibérales basées sur les directives de Dardari, ex fonctionnaire du FMI, de Rami Makhlouf ainsi que d’autres représentants de l’oligarchie financière, membres de la famille et du clan.
Il est aussi en relation avec la grande ouverture du côté de la Turquie, membre à part entière de l’OTAN et qui, malgré un simulacre de mésentente avec Israël lors du massacre perpétré contre la flottille de la liberté, reste un allié à ce pays… sans oublier son rôle dans le Golfe, à travers le fameux « Accord d’Istanbul », ou dans le plan d’encerclement de la Russie afin d’empêcher ce pays de poursuivre le gazoduc Nabuko qui est présumé passer outre les zones d’influence des Etats-Unis.

Ce qui se passe, donc, en Syrie est que la guerre civile est là. Une guerre contre laquelle nous avions prévenu depuis le printemps 2011. Une guerre où il n’y aura que des vaincus. Une guerre où le peuple syrien, seul, aura à payer le prix, par le fait de la recrudescence des combats sanglants et des dissensions confessionnelles. Une guerre qui permettra l’intervention militaire impérialiste, demandée par les uns, tout en facilitant aussi, pour d’autres, les possibilités d’intervention du nouveau groupe des Etats (BRICS) supervisé par la Russie ; ce groupe qui tente de s’octroyer une plus grande part du marché mondial du pétrole et du gaz en empêchant l’impérialisme étasunien de s’accaparer de ce marché, mais aussi des routes de transport de ces deux denrées.
N’oublions pas d’ajouter l’importance de la découverte de nouvelles réserves dans la partie orientale de la Méditerranée (dont la dernière, il y a quelques jours, près de la ville de Haïfa) sur la situation dans la région et le rôle futur que pourraient jouer la Syrie et le Liban dans la production du gaz.

Tous ces faits mettent au clair la précipitation de Washington de mettre la main sur cette région, à travers l’empressement des grandes sociétés étasuniennes à poser leur candidature pour l’exploitation de ce gaz, appuyés en cela par une diplomatie efficace et présente sur le terrain.

Tout cela nous pousse à dire que la crise syrienne est sortie du cercle des solutions intérieures nationales, et la Syrie est devenue une arène internationale où se battent les groupes capitalistes, compte non tenu du peuple syrien qui continuera à payer le prix fort, surtout que les forces démocratiques et progressistes de ce pays n’ont pas su prendre les décisions nécessaires quand il aurait fallu le faire ; elles ont beaucoup hésité, au lieu d’aller de l’avant dans la revendication des changements nécessaires, puis ont fait marche arrière après que la lutte intestine s’était soldée par des massacres confessionnels, même si certains continuent à évoquer la théorie du complot impérialiste derrière ces massacres.


Que fait le régime syrien dans tout cela ?

Il faut dire, une fois de plus, qu’il continue à jouer un rôle négatif dans l’approfondissement de la crise dans laquelle s’embourbe le pays, tantôt en faisant des concessions là où il ne faut pas, comme celles données aux Etats-Unis en acceptant les frontières de l’Etat palestinien telles que décrites par le projet étasunien, tantôt en refusant formellement de céder aux revendications populaires en matière des réformes devant être apportées à la Constitution et aux autres lois.

Donnons quelques exemples : il est vrai que l’article 8 de la Constitution a été supprimé, mais on a gardé celui qui cumule tous les pouvoirs aux  mains du président de la république ; sur un autre plan, celui des politiques économiques, le régime a conservé les principes de l’économie libérale qui étaient à la base de la chute du pouvoir d’achat, mais aussi de la recrudescence de la pauvreté et du chômage

Sans oublier la faute la plus grave que le régime a commise, à savoir son consentement à internationaliser le conflit, au lieu d’écouter la voix de son peuple et sans tenir aucun compte des leçons de l’Histoire qui nous avaient appris le rôle des « commissions internationales », créées durant le conflit du Kossovo et présidée par le même Koffi Annan, dans l’intervention armée impérialiste, à la suite de massacres ayant une grande ressemblance avec celui de Houla, et tout ce qui en a découlé.


La division de l’ex Yougoslavie en mini Etats confessionnels est considérée comme un retour à la balkanisation qui fut mise en œuvre à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle, précédant de peu l’Accord de Sykes-Picot qui divisa aussi certains pays arabes sur des bases confessionnels, tout en jetant les fondements de l’Etat israélien.

Cette balkanisation revient actuellement vers le monde arabe à partir de ce qu’on appelle le projet du « Nouveau Moyen Orient » qui concerne toute la région de l’Orient arabe (de l’Irak et du Golfe à la Palestine) et qui se profile, aujourd’hui, en Syrie et au Liban.

Au Liban, surtout ; parce que notre pays vit, depuis l’agression israélienne de juillet 2006, une situation de clivage confessionnel très dangereux entre sunnites et chiites accentué par le conflit régional entre l’Iran et l’Arabie saoudite et par l’extension des fondamentalistes qui ont l’appui total, en argent et en armes, de la réaction arabe.


Si nous faisons le lien entre les développements en Syrie et les combats itinérants au Liban, allant de Beyrouth au Nord et du Akkar à Tripoli, si nous considérons les informations qui circulent depuis quelque temps sur le projet d’une zone dite « de sécurité » sur les frontières nord avec la Syrie et que nous y ajoutions les tentatives de toutes les parties confessionnelles en présence (les gens du 14 mars et ceux du 8 mars) d’accumuler les armes et de préparer à la guerre, nous pouvons dire que l’avenir qu’on nous prépare est loin d’être pacifique.

Ces préparatifs profitent à Israël parce qu’ils lui préparent le terrain pour réaliser les objectifs qu’il n’a pu réaliser, ni par sa guerre de 2006 ou par la résolution 1701 qui lui avait fait suite. D’ailleurs, l’absence d’une position claire et ferme de la part du gouvernement actuel ne fait que pousser en avant le projet d’une nouvelle guerre civile dont les prémices se trouvent dans le retour aux lignes de démarcation entre Bâb Attabaneh et Jabal Mohsen…


Au Liban, la paix civile est donc en danger. Pour la préserver, il faut des décisions et des mesures que le gouvernement actuel est incapable de prendre. Il en va de même de « la table de dialogue » entre les leaders des différentes confessions. Surtout que de nombreux points d’interrogations tournent autour de la volonté des différentes factions confessionnelles d’empêcher le glissement du Liban vers le chaos.


C’est pourquoi, nous pensons que les mouvements populaires et syndicales qui ont commencé pour faire face à une nouvelle guerre civile constituent un début qu’il sera nécessaire de poursuivre à travers un mouvement politique remettant en avant le slogan « A bas le régime confessionnel ». Parce que ce régime est devenu un danger permanent pour notre pays et notre peuple. Il est, donc, temps de le remplacer par un régime démocratique et laïc mettant comme première priorité l’union entre la résistance patriotique, visant à achever la libération de ce qui reste de notre territoire sous l’occupation israélienne, et le changement socio-économique voulu.

Marie Nassif-Debs
Membre du Parti Communiste Libanais

(Dimanche, 10 juin 2012)






LIBAN RÉSISTANCE

Le néo libéralisme libanais, flanqué de son régime confessionnel pour camoufler ses injustices sociales, a toujours exploité le labeur de notre peuple, accumulant ainsi les richesses en le plongeant de plus en plus dans la pauvreté et la misère...

Ainsi, pendant que nos larges franges de notre société, ayant toujours sacrifié de leurs chers pour notre Résistance, se réfugient dans leurs clans confessionnels respectifs, le même néo libéralisme, comme toujours, non seulement nie la lettre de notre Résistance, mais aussi se permet de réhabiliter la traîtrise et la collaboration.

Il est donc temps que notre Résistance, dans toutes ses composantes, initie un large front populaire pour remplacer le régime confessionnel par un régime démocratique, laïc, mettant fin aux injustices sociales, donnant la priorité aux aspirations de son peuple et se positionnant en rempart pour l'esprit, la lettre et l'acte résistants.











lundi 4 juin 2012




COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF COMMUNISTE POLEX DU 12 MAI 2012 :

LA LUTTE EST LA SEULE ISSUE


Nous ne regretterons pas l’éviction de Sarkozy et son équipe : ils portent la lourde responsabilité d’avoir fait de la France le plus agressif des pays impérialistes occidentaux, d’avoir été les plus fermes soutiens de l’Europe des banquiers et des spéculateurs, du chômage, de l’austérité et de la régression sociale, les complices de la destruction des industries françaises en favorisant les délocalisations, et ils ont cultivé depuis cinq ans la xénophobie et les idées fascisantes.

Mais notre devoir de militants lucides est d’ôter toute illusion sur le nouveau Président socialiste et ses soutiens, notamment dans le domaine international. Même s’ils ont été prudents sur le sujet, nous savons que François Hollande et le Parti socialiste non seulement sont fermement attachés aux règles du grand marché mondial capitaliste, mais qu’ils ont soutenu depuis cinq ans toute les guerres impérialistes menées par la France (en Afghanistan, en Libye), qu’ils ont affirmé leur attachement à l’OTAN et à la politique belliciste israélienne, à l’Europe supranationale et ses diktats d’austérité budgétaire, à l’OMC et à la « libre circulation » des capitaux

Nous ne devons rien espérer de positif des nouvelles autorités politiques françaises, sauf si le peuple français les y contraint.

Notre objectif dans la période qui vient, y compris dans la campagne électorale qui continue, doit être de convaincre les Français encore majoritairement sous l’emprise de la propagande « européenne ». Il n’y aura pas de progrès sociaux en France sans une politique totalement nouvelle sur le plan international :

1) La sortie de l’OTAN et la fin des ingérences militaires et économiques en Afrique, Syrie, Iran, etc.

2) La dénonciation des traités européens et la restauration de la souveraineté nationale et populaire en matière monétaire, économique, douanière.

3) L’appropriation par les nationalisations des grands moyens de production et d’échange (banques, eau, énergie, services publics) aujourd’hui livrés aux financiers et spéculateurs.

Cela seul permettra de stopper la désindustrialisation et de lutter contre le chômage et l’inégalité sociale. Un mouvement populaire fort sur ces objectifs peut l’imposer quel que soit le gouvernement. Il nous reste à le créer, sur la base d’un rassemblement de toutes les sensibilités politiques et syndicales attachées à ces orientations.

dimanche 3 juin 2012




UNE SOLUTION POLITIQUE POUR LA SYRIE :

LE COURAGE EN HUIT POINTS

Le Président devra soumettre le reste de son mandat à un referendum populaire ; les observateurs de l’ONU, sous l’hospice de Kofi ANNAN, devront veiller à son bon déroulement.

Mais cela exige d’abord :

1-   L’arrêt total des violences et des combats par le biais de la réconciliation nationale et la réunification de l’Armée Nationale. Toutes les ingérences extérieures ainsi que toutes les pressions exercées par des pays contre la Syrie devront immédiatement cesser.

2-   Permettre aux populations réfugiées ou déplacées de regagner leurs villes et villages.

3-   Une amnistie générale décrétée, l’Armée ayant retrouvé son unité et ayant été réconciliée avec son peuple, devra veiller à la sécurité des populations et des biens publics comme privés ; les observateurs de l’ONU témoigneront de ce processus indispensable à la Paix Civile.

4-   La nouvelle constitution récemment adoptée par le peuple, à l’exception de son article 3 qui sera à nouveau modifié et soumis au peuple par referendum, est acquise.

5-   La souveraineté de la Syrie et l’intégrité du territoire nationale sont des fondamentaux qui s’imposent à tous les partis politiques ; le choix de la résistance pour la libération du territoire occupé et le rôle de la Syrie dans son soutien à la résistance du peuple palestinien sont des constantes qui s’imposent au pouvoir politique.

6-   Quel que soit l’issu du referendum, les réformes revendiquées par le peuple seront mises en œuvre immédiatement.

7-   Le débat démocratique par le dialogue national et le referendum populaire devront être la règle à appliquer chaque fois que le destin de la Syrie et les intérêts nationaux sont abordés.




L’après referendum…

A l’issu du referendum, deux cas peuvent se présenter :

1- Le peuple a choisi le maintien de l’actuel Président dans son mandat ; dans ce cas, la nouvelle constitution, modifiée pour tenir compte du referendum populaire portant sur son article 3, s’appliquera pour le renouvellement des pouvoirs législatif et exécutif.

2- Le peuple a opté pour le départ de l’actuel Président ; ce dernier démissionnera et le peuple sera appelé à élire un nouveau Président de la République au suffrage universel. Le renouvellement des pouvoirs législatif et exécutif se fera selon la constitution.









LIBAN RESISTANCE,

Dénonce l’attitude précipitée du Président français se traduisant par l’expulsion de l’ambassadrice de la Syrie sans attendre le rapport d’enquête sur le massacre à Houla et sa convergence annoncée, bien que mesurée, avec les intentions de Bernard Henri Levy menaçant d’une intervention militaire ; ces attitudes irresponsables ne font qu’attiser les haines, plonger la Syrie dans une guerre civile sans fin avec des répercussions très graves dans la région ; l’évolution dramatique de la situation à Tripoli, deuxième ville du Liban en est la preuve.

François Hollande avait annoncé son intention vingt-quatre heures avant la prisse de sa décision ; durant ce laps de temps, aucune voix parmi la classe politique française ne s’était levée exigeant une attitude responsable quant à la politique de la France au Moyen Orient.

Décidemment l’enjeu au Moyen Orient, comme également en Europe et dans le monde, qui est la Paix, n’intéresse pas les états-majors des partis politiques en France.

Liban Résistance réitère son appel au boycott des élections législatives.


vendredi 1 juin 2012


video


Le peuple des corons solidaire de Georges Ibrahim Abdallah

Au cœur du Bassin minier du Pas-de-Calais, sur le monumental terril de la fosse 6 d'Haillicourt, témoin de l'exploitation des mineurs de charbon sacrifiés sur l'autel de la rentabilité capitaliste, en lettres blanches s'affiche l'exigence de la libération du plus ancien prisonnier politique incarcéré en France :
Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais de la Cause palestinienne.




Ci-dessous textuellement l’article de Monsieur Christian De La Blatinière
pour « 
Europe Israël »


La France s’enfonce chaque jour un peu plus dans une nouvelle forme de dhimmitude en faisant de plus en plus de courbettes face à l’Islam radical : la ville de Calonne vient de faire citoyen d’honneur le terroriste Georges Ibrahim Abdallah, un Libanais condamné à la perpétuité en 1987 pour complicité d’assassinat d’un attaché militaire américain et d’un diplomate israélien. D’autres villes de la région envisagent de remettre ce titre au terroriste.
À Grenay, le maire Christian Champiré devrait faire lui aussi du détenu le citoyen d’honneur de sa commune. Un élu PCF d’Auchel aurait promis de proposer une motion de soutien lors du prochain conseil municipal. Un autre, issu du Parti de Gauche, en ferait de même à Isbergues.
Ces élus communistes ou d’extrême gauche n’ayant plus aucune cause ni valeurs à défendre depuis la chute du communisme n’ont rien de trouvé de mieux que d’élever en héros les terroristes ! Ce n’est pas la première fois que cela arrive, n’oublions pas que plusieurs municipalité communiste du Val de marne avait déjà reçu en héros les terroristes du Hamas, et que les élus communistes de Paris ont permis à ce que Salah Hamouri soit reçu également en héros par le maire Bertrand Delanoë !
Outre qu’il est révoltant de voir des mairies élever en citoyen d’honneur des terroristes assassins, cela démontre les errances de l’extrême gauche qui a perdu tout repaire depuis que le grand frère soviétique a disparu.
Les communistes français, derniers dinosaures d’une ère révolue, sont en quête de valeurs et d’une cause à défendre. Ils sont prêts à aduler n’importe quel terroriste même islamiste et à défendre les causes les plus ignobles sous prétexte d’humanitarisme comme en atteste leur soutien inconditionnel au Hamas, groupe terroriste islamiste prônant l’extermination des Juifs et la destruction d’Israël !
On notera au passage que plus ces terroristes sont anti-israéliens, anti-sionistes et antisémites et plus les élus du PCF les adorent ! Je ne suis pas Juif mais cela saute aux yeux à tout observateur attentif.
Ces maires et élus déshonorent la France ! Quelle image donnent ils de notre pays et de notre démocratie à soutenir des terroristes assassins ?
Christian De La Blatinière pour « Europe Israël »






LETTRE OUVERTE D’UN FRANÇAIS A UN NEO PETAINISTE

Non Monsieur De La Blatinière, nous ne sommes pas du même bord et nous ne le serons jamais…

Sachez Monsieur que la France a assez souffert sous l’occupation pour que ses filles et fils comprennent aujourd’hui le vrai sens des sacrifices et de la générosité de ses résistants, comme également le sacrifice et la générosité des résistants d’autres pays comme le Liban ou la Palestine.

Monsieur, la France rejette vos propos répugnants dignes de ces individus d’hier sortis des plus profonds des ténèbres pourchassant, arrêtant, torturant et livrant à l’occupant nazi non seulement les communistes, mais aussi toutes consciences refusant la résignation et rejetant le fascisme.

Vos propos sur le communisme et l’Union Soviétique n’ont plus pour échos que ceux des sépultures de monstres disparus. Votre anticommunisme est nostalgique des crimes contre l’humanité commis à travers le monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

 Monsieur, vous ne pouvez pas nier le grand sacrifice du peuple soviétique : 21.000.000 de vies sacrifiées dont 10.700.000 de l’Armée Rouge pour vaincre le nazisme et pour que le citoyen européen puisse enfin reprendre sa plume et user de nouveau de ses libertés…
Oui Monsieur, 21.000.000 d’hommes et de femmes tombés pour qu’aujourd’hui vous puissiez librement vous exprimer ; ce sont là les vraies valeurs des communistes français et contre lesquelles votre plume s’acharne.

 S’il y a des pensées et des actes révolus qui ne méritent même pas la poubelle de l’Histoire, ce sont bien les vôtres.

Monsieur, c’est parce que la Résistance dont fait partie Georges Ibrahim Abdallah s’inscrit, par sa lettre et ses actes, dans le prolongement de celle de nos Guy Mocquet et Jean Moulin qu’aujourd’hui des femmes et des hommes haussent la voix exigeant la libération d’un communiste résistant libanais détenu sans aucune charge ou preuve contre lui, depuis plus de vingt-huit ans.

Georges, témoin de Sabra et Chatila, un massacre dont l’ampleur dépasse celui de notre Oradour-Sur-Glane, témoin de l’invasion de son pays par le Tsahal, avec ses lots de destruction de la vie, avait fait son choix de rejoindre la Résistance dans son pays ; c’est ce Georges que vous détenez.

Et depuis, de sa geôle, il dénonce les massacres répétés d’enfants de Qana par les missiles intelligents de l’armée israélienne, les complicités des régimes arabes à la fois dictatoriaux et collabos, les injustices et la barbarie perpétrées contre le peuple palestinien ; de sa geôle, il porte le message de l’indispensable solidarité entre les peuples en lutte pour leur dignité et leur liberté à travers le monde, face à l’impérialisme et au sionisme ; de sa geôle, il exprime haut et fort son attachement à la cause de son peuple : un Liban Démocratique, Laïc et Souverain ; c’est encore ce Georges que vous détenez.

Sa détention ne vous suffit pas et, par lâcheté, vous lui faites subir des tests psychiatriques pour mesurer sa « dangerosité » ; Dieu seul sait quelle serait la réaction de Jean Moulin s’il était témoin de vos ignobles actes que l’on peut résumer par quelques mots : La mémoire de nos résistants ignorée, la justice bafouée et une flagrante atteinte à la souveraineté de notre pays.

Vous vous acharnez ensuite sur Salah Hamouri, cette fois-ci un des nôtres qui a le courage de dénoncer l’injustice qui sévit en Palestine et de résister pour une Palestine libre chérissant ses filles et fils musulmans, juifs et chrétiens. Vous blâmez Paris l’ayant honoré ou reçu.

Quant à vos amalgames et vos mensonges au sujet de l’antisémitisme, de l’antisionisme ou des résistances légitimes des peuples frères du Moyen Orient, ils ne passent plus car ils relèvent d’une tactique que vous avez héritée de vos ancêtres nazis : mentir, mentir, mentir jusqu’à ce que les gens finissent par croire.

Sachez Monsieur que la France possède des valeurs universelles arrachées par le sang de nos résistants communistes, socialistes, gaullistes, et aussi juifs, chrétiens et musulmans.
Vos propos haineux nient ces valeurs auxquelles se réfèrent les résistants libanais et palestiniens que vous accusez de terroristes.

Les terroristes que vous glorifiez sont d’abord ceux qui jusqu’à nos jours construisent les murs de l’apartheid, brûlent les oliveraies et les champs de blés obligeant les paysans à quitter leur terre qui servira par la suite d’assise à l’extension de colonies, démolissent des quartiers pourtant dignes d’une protection du patrimoine provoquant l’épuration ethnique,…, mais aussi ceux qui, toujours soif du cumul des richesses, des capitaux et de leurs plus-values exponentielles, sacrifient les emplois dans leurs pays respectifs pour aller à la chasse de la main d’œuvre gratuite ou à dix euros de salaire annuel, pillent les richesses au point de légitimer l’exploitation d’enfants de moins de dix ans et de justifier la destruction de l’environnement, occupent les territoires d’autrui en procédant à des massacres de grande ampleur des populations et à la sécurisation des zones à ressources naturelles en vue d’organiser le pillage, conçoivent leur stratégie dit du « chaos » puis financent leurs mercenaires qui auront à l’exécuter dans de territoires encore solidaires et en quête de liberté et de dignité.

Monsieur, pour conclure, sachez que vos propos et vos écrits puent le néo pétainisme et qu’en France des femmes et des hommes ainsi que la jeunesse entretiennent la mémoire de la Résistance et sont déterminés à se battre jusqu’à la libération de Georges Ibrahim Abdallah et son retour auprès des siens.


Raymond Richa,
Ingénieur


Georges Ibrahim Abdallah Solidarité