lundi 5 décembre 2011



EXTRAIT DE WIKIPEDIA

Georges Ibrahim Abdallah est né le 2 avril 1951 à Koubeyat au Liban.

Son engagement politique débute dans les rangs du Parti national social syrien (PNSS) pour rejoindre ensuite le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP). Il est blessé lors de l'invasion israélienne du Sud Liban en 1978.

En 1982, les FARL assassinent Charles Robert Ray, attaché militaire américain à Paris (le 18 janvier 1982), Yacov Barsimentov, diplomate israélien qui aurait été le responsable du Mossad à Paris (le 3 avril), et Robert Onan Homme, consul américain à Strasbourg.

Il est arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, où il est condamné le 10 juillet 1986 à quatre ans de prison pour usage de faux papiers et détention d'armes et d'explosifs. Son incarcération n’était motivée que par la détention de vrais-faux papiers d’identité : un passeport délivré légalement (avec une identité fictive) par les autorités algériennes à Alger. Dans le journal-mémoire qu’il a fait éditer, Jacques Attali, le conseiller du président français François Mitterrand, écrivait : « Mercredi 6 mars 1985… il n’est inculpé que de faux et usage de faux. Il dispose d’un vrai-faux passeport algérien

Le 28 février 1987, il est condamné à la perpétuité par la cour d'assises spéciale pour complicité d'assassinat suite à la découverte dans une de ses planques d'une arme ayant servi à abattre Charles Ray et Yacov Barsimentov. Georges Ibrahim Abdallah avait alors pour avocat Jacques Vergès.

En mars 2002, sa demande de libération est rejetée. En septembre 2002, il est incarcéré à la prison de Fresnes. En novembre 2003, la juridiction de la libération conditionnelle de Pau a ordonné sa remise en liberté à condition qu'il quitte définitivement le territoire pour le 15 décembre. Dominique Perben, alors ministre de la Justice, fait appel de la décision, si bien que le 15 janvier 2004, Georges Ibrahim Abdallah voit sa libération rejetée.

Toujours incarcéré…, il est aujourd'hui emprisonné au centre pénitentiaire de Lannemezan.









EXTRAIT D’UNE PUBLICATION DANS : Hebdo Tout est à nous ! 80 (02/12/10)




Georges Ibrahim Abdallah : plus ancien prisonnier politique de France !



Depuis le 24 octobre 1984, Georges Abdallah est détenu par l’État français.

Un quart de siècle est passé, les acteurs politiques et juridiques de son dossier sont décédés ou ont quitté leurs fonctions, lui reste en prison, dans l’amnésie générale des pouvoirs publics, et sans que les médias s’émeuvent de son sort.

Alors, revenons un instant sur ce passé. Beyrouth 1982, l’armée d’occupation sioniste encercle la résistance palestinienne, Yasser Arafat et des milliers de combattants sont contraints à l’exil en Tunisie, loin de leur pays.

Les fascistes libanais et les occupants triomphent et déchaînent leur haine contre les habitants des camps de réfugiés désarmés, massacrant hommes, femmes, enfants…

Georges Abdallah est déjà un vieux combattant de la cause palestinienne. Il est communiste et révolutionnaire, proche du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), blessé lors des affrontements avec l’armée sioniste.

Une nouvelle organisation politico-militaire est alors créée : les Farl (Fractions armées révolutionnaires libanaises). Ses militants décident de frapper les représentants de l’impérialisme et du sionisme partout où ils le peuvent. Des opérations couronnées de succès sont menées en Europe : le colonel Charles Ray, responsable de la sécurité des infrastructures de l’Otan en Europe, est exécuté, ainsi que le premier attaché d’ambassade de l’État sioniste en France, éminent membre du Mossad.

Les Farl revendiquent ; Georges Abdallah est arrêté.

Au départ, il s’agit d’une simple affaire de vrai-faux passeport algérien en sa possession, mais bientôt les agents de la DST « découvrent » fort opportunément des armes dans un appartement fréquenté par Georges.

Sa responsabilité directe dans les deux actions n’a jamais été établie, mais cela n’a pas empêché les magistrats de la Cour spéciale antiterroriste de le condamner à la prison à perpétuité.

Pendant plus d’un an, il est « défendu » par un avocat payé par les services secrets français. Une telle entorse au principe de base de l’indépendance de la défense aurait dû conduire à la nullité pure et simple de toute la procédure ! Mais il fallait alors, comme le disait le ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, « terroriser les terroristes », tant pis pour les amalgames et pour les atteintes aux principes élémentaires de justice.

Georges Abdallah, selon les procédures prévues par la loi française, est libérable depuis 1999, mais il subit un acharnement politico-judiciaire hors du commun résumé dans cet extrait d’une note de la DST, citée lors de son dernier procès en appel : « Personnalité emblématique de la lutte antisioniste, la libération de Georges Abdallah constituerait sans nul doute, au Liban, un événement. Il sera probablement fêté comme un héros à son retour dans son pays, mais aussi par différentes mouvances engagées dans une lutte révolutionnaire. »

À l’initiative de la quasi-totalité des organisations politiques libanaises, exceptés les phalangistes, une campagne internationale pour la libération de Georges Abdallah a été lancée le 28 avril 2010 de Beyrouth…

Brisons le mur du silence autour du maintien en détention de Georges Abdallah, combattant communiste révolutionnaire internationaliste arabe, militant de la cause palestinienne.

Alain Pojolat





Déclaration de Georges Ibrahim Abdallah -

Lens, Bordeaux - 26 novembre 2011



Cher«e»s Camarades, Cher«e»s ami«e»s,


Des années, de très longues années, se sont écoulées déjà derrière ces abominables murs, et votre solidarité, dans la pluralité de votre engagement, ne m’a jamais fait défaut. Elle n’a pas faibli tout au long de cette dure captivité. Elle s’est affirmée à maintes reprises comme arme absolument indispensable face à l’enfermement et contre toute forme de capitulation et de reniement.


Aujourd’hui, à l’aube de cette vingt-huitième année de captivité, votre initiative solidaire m’apporte ainsi qu’à Salah Hamouri et à tant d’autres camarades embastillés dans les geôles sionistes de triste mémoire, beaucoup de chaleur et autant de force et de détermination.


Camarades, comme vous voyez, un peu partout dans le monde, les masses populaires par milliers, par centaines de milliers, descendent dans la rue, occupent les Places « al-Tahrir » et résistent face aux systèmes en place… La crise les pousse inéluctablement vers la révolte et la révolution… Et cela aussi bien dans les centres impérialistes du système que dans ses périphéries…


Des jeunes et des moins jeunes, des hommes des femmes, ils sont partout dans la rue … aussi bien à Rabat, au Caire, à Sanaa et Bahreïn, qu’à Athènes Rome et Lisbonne. La crise est globale et tous les espoirs sont permis


Camarades, vous n’êtes certainement pas sans savoir que, c’est toujours en assumant la solidarité avec les luttes des masses populaires que l’on apporte la solidarité la plus significative aux prisonnier«e»s révolutionnaires.


Les pays arabes dans la diversité de leurs situations constituent bel et bien « le maillon » le plus faible du système en crise. En dépit de toutes les manœuvres impérialistes, et au-delà de toutes les tentatives des réactionnaires en place, aucune perspective n’est plus viable que dans la mesure où elle s’inscrit dans un processus anticapitaliste… Bien entendu, des soubresauts réactionnaires il y en aura, seulement ce n’est plus qu’une question de temps, de peu de temps… le temps nécessaire aux masses populaires de forger leurs outils et organisations de lutte appropriés…


Camarades, face à toutes les manœuvres et agressions réactionnaires, les diverses initiatives solidaires se conjuguent et s’inscrivent d’emblée dans le mouvement global de la lutte.






Non à toutes les interventions impérialistes dans le monde arabe sous n’importe quelle forme !


À bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et leurs complices réactionnaires arabes !


À bas les dictateurs et leurs régimes capitalistes !


Honneur aux martyrs et aux peuples en lutte !


Ensemble, Camarades, nous vaincrons, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons.


À vous tous Camarades mes plus chaleureuses salutations révolutionnaires.


Votre camarade Georges Abdallah

Lannemezan 26/11/2011





PETITION

Le maintien en détention depuis plus d’un quart de siècle d’un résistant libanais est, pour nous français, inadmissible, parce qu’il est un acte politique décidé à Tel Aviv et à Washington, foulant aux pieds le principe républicain de Séparation des Pouvoirs…

Supposons (car il reste à prouver) que ce résistant ait participé à l’exécution d’un membre du Mossad et d’un responsable de l’OTAN en Europe ; mais alors croyons-nous que Jean Moulin aurait hésité une seconde pour exécuter un responsable de la Gestapo ou un responsable militaire européen collaborateur, lors de l’occupation de notre pays par l’Allemagne Nazie ? Imaginons les autorités françaises d’aujourd’hui, projetées dans ce passé non lointain, arrêtant Jean et le condamnant à perpétuité pour ses actes de résistance.

Nous français, dans toutes nos diversités culturelle, cultuelle et ethnique, nous nous engageons à répondre à cet acte politique qui bafoue à la fois la souveraineté de notre pays et l’un des principes fondateurs de la République, si la veille du 22 avril 2012, Georges Ibrahim Abdallah n’est toujours pas libéré.

Les signataires :
Raymond Richa, Ingénieur
Janine Borel



1 commentaire:

Janine BOREL a dit…

Je signe cette pétition et m'engage à suivre le mot d'ordre pour toute action si à la veille du 22 avril 2012 Georges n'est pas à Kobayat.

Merci à toi.