dimanche 30 octobre 2011





 


Les équipes de volontaires collectant les morts dans les ruines de Syrte, la ville fantôme où Mouammar Kadhafi se terrait avant d’y être capturé le 20 octobre, ont indiqué qu’elles continuaient d’y découvrir des dizaines de cadavres, souvent non identifiés.

"On a enterré plus de 500 corps depuis dimanche dernier, et on continue à en trouver à travers la ville…

 Sur le site d’une société de traitement des eaux située dans le quartier n°2, où les forces de l’ancien dirigeant s’étaient réfugiées avant leur déroute, les volontaires ont découvert 26 tombes sommaires, marquées par des parpaings qui ne mentionnent aucun nom.

Au milieu des bâtiments de la société ravagés par les combats, les corps sont enterrés très peu profondément dans le sable, près d’un grand réservoir d’eau, et l’odeur de leur décomposition se fait très nettement sentir, a constaté un journaliste de l’AFP…

Dans le centre de Syrte, au croisement de la rue de Dubaï et de la rue du 1er Septembre, des membres de l’association caritative libyenne Djebel Al-Akhdar ont affirmé à l’AFP que "plus de 50 corps" de civils se trouvaient sous un immeuble de plusieurs étages détruit par une frappe aérienne de l’Otan.

"Il y a plus de 50 corps de civils sous les décombres, des femmes, des enfants. C’est horrible. On ne peut pas y accéder, il faudrait des bulldozers", a déclaré un membre de l’association, Mohammed Muftah, les larmes aux yeux. Des habitants du quartier se tenant à ses côtés ont confirmé l’information, et une forte odeur de cadavres pourris flottait sur les ruines.

Selon Ayman Ibrahim, autre membre de Djebel Al-Akhdar, "l’immeuble s’est écroulé après une frappe de l’Otan". Un cratère de 7 mètres de diamètre rempli d’eau, coupant la rue de Dubaï voisine, attestait en tout cas d’une frappe de l’Otan sur la zone, aucune arme des pro-CNT ou des pro-Kadhafi n’étant en mesure de produire pareilles destructions.

"On roule à travers la ville, on cherche, on demande aux gens. Parfois les gens viennent nous voir pour nous dire qu’il y a des corps chez eux", explique un autre volontaire, Mohammed Younès Al-Hemali. "Les familles, quand elles rentrent chez elles, trouvent souvent un corps ou une tombe de fortune dans leur propriété", raconte-t-il.


Depuis la fin des combats le 20 octobre, les découvertes de cadavres se succèdent à Syrte. Quelque 65 à 70 corps avaient ainsi été découverts pourrissant sur la pelouse de l’hôtel Al-Mahari, certains ligotés, souvent la tête trouée d’une balle.

Les combattants pro-CNT assurent qu’il s’agit de camarades exécutés par les pro-Kadhafi avant leur fuite, mais l’ONG Human Rights Watch, qui a mené une enquête et établi que quatre des victimes étaient des habitants de Syrte proches de Mouammar Kadhafi, estime qu’il s’agit plutôt de pro-Kadhafi sommairement exécutés par les pro-CNT.

Non loin de là, quelque 200 corps avaient également été retrouvés dans et autour des restes du convoi, détruit par une frappe de l’Otan, dans lequel Mouammar Kadhafi avait tenté le 20 octobre de fuir Syrte, avant sa capture et sa mort dans des circonstances troubles.

(Samedi, 29 octobre 2011 - Avec les agences de presse)




LIBAN RESISTANCE

Si justice internationale il y a, les dirigeants américains et français, leurs hauts responsables militaires à l’OTAN ou ailleurs, leur philosophe Bernard Henri Levy leur frayant chemin vers les vastes champs pétroliers en se prenant pour « libérateur des peuples opprimés », les dirigeants arabes ayant participé aux massacres, ainsi que les nouveaux dirigeants libyens doivent tous comparaitre devant la CPI…

Le peuple commence à compter ses innocents enterrés dans les décombres d’immeubles frappés par l’intelligence impérialiste,…, que des femmes et des enfants,…, que des êtres ligotés et une balle dans la tête, messieurs Obama et Sarkozy,…

Le peuple de Libye pleure ses enfants mais aussi cessera de pleurer et exigera que la justice soit faite par sa capacité à résister et par sa détermination à libérer son pays.

La Résistance Nationale Libyenne devra maintenant s’organiser, puis viser juste et frapper fort, jusqu’à ce qu’elle s’empare du pouvoir politique… Il ne peut y avoir d’autres issues…


1 commentaire:

Ghada El Yafi a dit…

Il faudrait écrire une pétition, organiser des débats publics concernant les mensonges des responsables politiques qui prétendent représenter la "communauté internationale", et leurs valets dans la presse, qui implantent des dictateurs ou inventent des guerres lorsque le dictateur se rebelle, pour usurper des richesses qui ne leur appartiennent pas, qui imposent des sanctions pour satisfaire leur avidité au détriment de peuples qui meurent faute de nourriture et de soins. Madeleine Albright trouvait que cela en valait la peine, en Irak! Il faudrait demander AUSSI de juger le chef du conseil de sécurité qui parraine ou a parrainé ces exactions et ne pas se contenter d'excuses comme cela est devenu habituel.
Nous savons pertinemment que la loi de la jungle continue à être appliquée, mais avec plus de sournoiserie, plus d'hypocrisie avec comme instruments des philosophes qui savent manipuler les belles paroles, des drones qui exécutent sans jugement, et ainsi de suite ...