jeudi 2 juin 2011













Bahreïn :
La Révolution ne s’arrêtera pas
Appel à des manifestations…




Dans un message mis en ligne sur Facebook, la coalition des jeunes de la révolution du 14 février appelle les Bahreïnis à manifester pour prouver que notre révolution ne s’arrêtera que lorsque les communautés chiite et sunnite de notre peuple auront arraché leur droit à l’autodétermination.

Une marche sera organisée aussi vendredi 3 juin 2011 en direction de la Place de la Perle, épicentre de la contestation, que les autorités ont rasée en mettant fin par la force, avec l’appui de l’Arabie Saoudite, à la mi-mars, au mouvement de protestation.

Ces appels à des manifestations interviennent alors que les forces de sécurité et de la Garde nationale ont commencé à se déployer sur les principales avenues de la capitale et autour des bâtiments publics, selon des habitants.

Ces forces ont relevé les unités militaires et leurs blindés, dont la mission se termine avec la levée de l’état d’urgence, décidée par les autorités.

Dans un communiqué, Amnesty International a mis en garde contre un recours
« excessif » à la force contre les protestataires qui ont prévu de manifester.

« Les autorités ne doivent commettre les mêmes erreurs qu’en février et en mars, lorsque de larges protestations pacifiques ont été violemment réprimées par les forces de sécurité », écrit le directeur d’Amnesty pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord, Malcolm Smart.

« Avec la levée de l’état d’urgence, les autorités doivent permettre aux gens d’exercer pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression et de rassemblement », ajoute-t-il.

Alors que le roi, Hamad Ben Issa Al-Khalifa, appelait mardi à un dialogue national en juillet, le chef du principal groupe de l’opposition chiite Al-Wefaq, Ali Salmane, et trois responsables du mouvement, étaient convoqués au parquet militaire où ils ont été interrogés pendant cinq heures.

La vague de protestations et sa répression ont fait entre la mi-février et la mi-mars 24 morts, selon Manama. Quatre manifestants sont morts en détention.

(Mercredi, 1er juin 2011 - Avec les agences de presse)





Dialogue royal


Le roi de Bahreïn Hamad Ben Issa Al-Khalifa a appelé mardi 31 mai à l’amorce d’un « dialogue national » à partir du 1er juillet, à la veille de la levée de l’état d’urgence en vigueur dans son pays depuis la répression en mars des protestations hostiles au régime, selon l’agence Bna.

De petits groupes de Bahreïnis ont tenté de manifester mercredi 1er juin, jour de la levée de l’état d’urgence, dans des villages chiites autour de Manama mais ont été à chaque fois pourchassés par la police.



Sourde oreille de l’impérialisme et de ses alliés, particulièrement ceux de la région, alors qu’Amnesty International se contente de donner des conseils au régime et à ses forces répressives…

L’Administration « Obama » déclare sa satisfaction de
l’ « ouverture démocratique »
annoncée par sa majesté le Roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa ; sans doute, elle est tellement préoccupée ailleurs, plus exactement en Syrie, car là-bas, sous prétexte de soutenir l’aspiration du Peuple aux libertés, il s’agit d’en finir avec la fermeté et la résistance face à l’entité sioniste.

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