mardi 15 mars 2011



INCENDIES




Un scénario, l’Art et la Technique, à travers des fragments à la fois implicites et vraisemblables d’espaces et de temps, convergent vers un point ultime : une des pages les plus sombres de l’Histoire de notre pays.


Puis en retour, comme une gifle, ils éveillent en chacun de nous cette conscience d’une nécessité d’un profond changement rejetant définitivement l’abjecte du « moi », du « nous » et des espaces fermés et, comme l’a voulu un certain Farjallah Al Hélou, convergeant vers une patrie libre, souveraine et un peuple heureux.




Un film inspiré de la pièce de Wajdi Mouawad
Résumé du film


Sa fidèle employée Nawal Marwan ayant rendu l'âme, le notaire montréalais Jean Lebel convoque à son bureau les enfants de la défunte, les jumeaux Jeanne et Simon, qu'il considère presque comme des membres de sa propre famille.


Après la lecture du testament, maître Lebel remet à Jeanne une lettre adressée à son père, qu'elle croyait mort; puis à Simon une missive destinée à son frère, dont il ignorait l'existence.


Dans ses dernières volontés, Nawal précise qu'elle refusera toute sépulture tant que ces lettres n'auront pas été délivrées à leurs destinataires.


Suspendant sa formation de professeur en mathématiques, Jeanne s'envole pour le pays du Moyen-Orient où sa mère a vu le jour, à la recherche de son véritable géniteur.


Son enquête l'amène à découvrir des pans insoupçonnés de la jeunesse de Nawal, alors que la guerre civile faisait rage dans le pays.


Malgré sa colère envers la disparue, à qui il a toujours reproché une grande froideur, Simon part rejoindre Jeanne en compagnie de maître Lebel. Lequel a obtenu d'un confrère local des renseignements qui permettront au jeune homme de retrouver la trace de son mystérieux frère.





Un extrait du film : Le bus…




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La Réalité devinée à travers le film…




Soha Béchara est une immigrée libanaise comme bien d’autres. Naturalisée suisse, elle élève deux petites filles à plein temps et s’engage socialement.

Mais sa présence dans le café montréalais où elle raconte son histoire est des plus improbables: en 1988, elle devait mourir.

Cette année-là, la jeune Libanaise de 21 ans, élevée dans une famille chrétienne, laïque et communiste, a accepté une mission kamikaze d’un mouvement de résistance.

Comme prévu, Soha Béchara s’est fait passer pour une professeure de gymnastique et a réussi à infiltrer le cercle restreint du général Antoine Lahad, chef de l’armée du Liban Sud, soutenue par Israël.

Comme prévu, la jeune femme opposée à l’occupation israélienne de son coin de pays a tiré deux balles dans la poitrine de sa cible.

Selon le plan, Antoine Lahad aurait dû y laisser sa peau. La jeune rebelle aussi.

Mais le sort en a voulu autrement: ce général a été grièvement blessé, mais il a survécu ; Soha Béchara, elle, a atterri dans une geôle qui n’était sur aucun radar: la prison secrète de Khiam, en zone occupée.

Elle y a passé 10 ans, sans être accusée et sans avoir de procès.

Elle a été torturée à répétition et maintenue en isolement.

Pendant deux ans, elle a dû survivre dans une cellule à peine plus grande qu’un classeur.




Khiam, le camp des souffrances, de la mort, des femmes et hommes qui chantent debout…


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