vendredi 7 janvier 2011

Un projet de loi visant à interdire sur 15 ans les ventes immobilières entre chrétiens et musulmans au Liban suscite dans le pays une controverse alimentée par des informations sur la vente de nombreuses terres "chrétiennes" à des chiites proches du Hezbollah.

"Un phénomène malsain se développe, je ne fais que tirer la sonnette d'alarme, je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas", affirme à l'AFP le ministre du Travail, le chrétien Boutros Harb, qui a soumis son projet le 30 décembre.

Le "phénomène", selon lui, ce sont des opérations d'achat "organisées ou semi-organisées de terrains appartenant à certaines confessions, par des individus ou des sociétés d'autres confessions".

"Le Liban symbolise la coexistence entre confessions. Si l'un des piliers de cette coexistence tombe, c'est le Liban qui tombe", ajoute-t-il.

"La politique immobilière, démographique et sécuritaire expansionniste du Hezbollah qui se traduit par l'achat de terrains est une stratégie qui pourrait changer le visage du Liban vers 2020", écrivait cette semaine un éditorialiste critique du "Parti de Dieu" dans le quotidien An Nahar.




Non seulement le projet de loi devra sans tarder finir son trajet dans les oubliettes et les poussières des armoires ministérielles; mais aussi, si son auteur persiste, il devra alors démissionner.


Par ailleurs cet auteur, ministre de surcroît, nous a, au travers son projet, les degrés de son intelligence, de son QI et de son attachement à la démocratie qui, tous les trois frôlent le zéro :

Il nous a sans doute dévoilé ses intentions et celles de ses amis : donner à sa loi quinze années de durée de vie, le temps nécessaire pour nous débarrasser définitivement de notre Résistance ; une fois cette dernière liquidée, les choses reviendront comme avant, notamment les transactions entre bourgeois de toutes les confessions.

Quel genre de ministre est-il lorsqu’il tente de proposer une loi qui interdirait à un libanais d’acquérir des biens dans son pays pour la simple raison qu’il est résistant, voire même partisan ou sympathisant… ?


La plus grande bêtise que le Liban n’a jamais connue ; qu’il ose aller plus loin jusqu'au bout de sa logique :

Nous conseillons ce ministre à revoir sa copie car cette loi devrait également frapper les libanais maronites, grecs orthodoxes ou protestants résistants ou sympathisants…

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