vendredi 7 janvier 2011

POURQUOI ET COMMENT LEUR CHAOS…QUE FAIRE ALORS ?





Le chaos : une stratégie douce,…avec une perte frôlant le zéro

L’avant 2006, le Liban a connu une série d’assassinats politiques dans le seul but de réanimer une nouvelle guerre civile, générant ainsi une hémorragie des forces résistantes tant de l’Armée que du Peuple, prélude à leur décapitation par une intervention militaire de l’entité sioniste, opération rendue ainsi possible par la stratégie et les tactiques du chaos.

L’objectif n’ayant pas été atteint, il a donc fallu recourir à la fameuse opération d’invasion et de destruction systématique du Liban en juillet 2006.

Deuxième échec de l’impérialisme et de son gendarme sioniste, avec leur visée : un nouveau Moyen Orient, c’est-à-dire un voisinage de l’entité sioniste composé d’une juxtaposition d’entités confessionnelles et ethniquement pures, en perpétuel affrontement, et dont toutes les richesses, main d’œuvre et matière grise entre leurs mains.

La Résistance non seulement avait mis en échec leur visée et leur manœuvre, mais aussi et surtout avait montré à la Nation Arabe la fausseté de l’idée d’une armée sioniste invincible.

De nouveau, leur rabattement sur la stratégie « douce » qui consiste à mettre en place un tribunal sous couvert de justice internationale pour accuser la Résistance du meurtre d’un ancien premier ministre, toujours dans l’espoir que cela provoque une nouvelle guerre civile avec ses conséquences tragiques pour le Liban et avec son aboutissement : l’anéantissement de la Résistance.

En Iraq, même stratégie du chaos et toujours avec la même visée ; cependant la tactique était différente : la logique d’assassinat politique étant jugée inefficace, il a fallu opérer différemment. Les attentats se multiplièrent avec chaque fois des dizaines de victimes innocentes.
Parallèlement, les tentatives d’éclatement du pays en entités conflictuelles dans le but de rendre facile le pillage n’ont pas cessé.

Cette tactique n’ayant pas généré le déchirement définitif du pays au travers un conflit confessionnel entre sunnites et chiites, ceci grâce à la conscience et le courage du Peuple et de sa Résistance, il a donc fallu changer de cibles : dorénavant, d’autres confessions religieuses seront ciblées, notamment et surtout les confessions minoritaires comme les chrétiens coptes.

L’Égypte, faisant partie de ce voisinage ciblée par leur stratégie, et pourtant est connue la politique extérieure de Moubarak pour sa collaboration avec l’entité sioniste, devait subir le même sort. Le pays devrait s’éclater par déchirement de son tissu social, avec la même visée : empêcher la moindre conscience de la nécessité historique de résistance nationale. Ici, la composition d’une majorité sunnite et d’une minorité chrétienne copte assez importante, présente un terrain assez fertile à leur chaos.

Au Soudan, ils se sont attelés à opérer sur le plan ethnique et espèrent l’éclatement du pays en ce début de l’année 2011.

Le Yémen et des pays du Golfe ne sont pas épargnés puisqu’entre autre l’encerclement militaire de l’Iran, en implantant autour, leurs bases militaires, fait partie de leur stratégie.

L’Afghanistan n’échappera pas à leur chaos ; en effet, leur perte s’alourdit de jour en jour et tôt ou tard, le retrait de leurs troupes se posera et le remplacement de leur stratégie d’affrontement militaire direct par celle du chaos, à la fois plus efficace et plus rentable, serait plus judicieux.

Le Pakistan, voire même l’Inde, risqueraient également de tomber dans le piège de leur stratégie.




Le pillage des richesses, de la main d’œuvre et de la matière grise, devenu une nécessité à leur système capitaliste mondial en difficulté, est leur objectif principal ; cependant le pillage de ces régions ne peut opérer que par l’éclatement des pays qui les composent et leur transformation en entités en perpétuel conflit, ces résultats tant souhaités et attendus ne pouvant aboutir que par la propagation de leur chaos créatif.





Un chaos justifiant l’État Juif

Mais aussi il faut savoir que pour la région du Moyen Orient ; la problématique est plus complexe, la Palestine étant le foyer principal du conflit.

Ils ont déclaré « État Juif » leur entité et ils poursuivront la judaïsation des territoires en Cisjordanie par destruction de l’habitat palestinien et extension de leurs colonies.


Pour convaincre l’opinion publique internationale de la « justesse » de leur acte et de la justification de leur « État Juif », il n’y a rien de mieux que de transformer le voisinage à la Palestine en entités confessionnelles et ethniques en situation de conflits permanents. Ceci est souhaité pour le Liban, la Syrie, la Jordanie, l’Iraq et l’Égypte.



Le sort déjà tracé pour la Palestine

La Palestine, selon eux, a un sort déjà tracé. Sa colonisation a débuté à la première moitié du XXème siècle et devra se poursuivre pour couvrir l’ensemble de son territoire.

Les récurrentes négociations avec l’entité sioniste, souhaitées par la collaboration arabe, notamment palestinienne, non seulement ont été et seront vouées à l’échec, mais surtout ont servi et serviront à faire gagner du temps aux dirigeants sionistes pour concrétiser et parachever leur état juif.


Simultanément, la fuite en avant de la collaboration se dessine puisque tout récemment elle s’attèle à faire reconnaître par les pays son « État Palestinien » qui, au mieux et selon la volonté des dirigeants sionistes et de leur maître américain, sera une réserve aux réfugiés.




Comment agissent-ils pour répandre leur chaos dans nos pays respectifs ?

Lorsqu’il n’y a aucune possibilité d’infiltration pour leurs agents dont la mission est de perpétrer les massacres ou attentats en territoires ennemis (exemple : opérations signées « Mossad »), les seuls moyens restants sont les opérations à distance : surveillance, espionnage, attentats et assassinats ciblés à partir de l’espace aérien ou les opérations douces menées dans l’ombre, excluant ainsi une intervention directe très coûteuse et périlleuse : financement des organisations terroristes déjà implantés dans nos pays, propagande par la désinformation , propagation de leur idéologie, d’ailleurs partagée par les groupuscules terroristes, qui prône le « Choc des Civilisations » et qui attise les haines confessionnelles ou ethniques, jusqu’à vouloir préparer l’ultime recours aux ingérences « humanitaires » pour soi-disant secourir les chrétiens d’Orient ou protéger les minorités ethniques.



Toutes ces manœuvres pourront facilement générer le déchirement du tissu social d’un pays, son éclatement en entités conflictuelles et, par conséquent, la décapitation de la résistance nationale.



L’affrontement militaire direct reste évidemment leur ultime recours.



Que faire en présence de ce tableau assez chargé de couleurs pessimistes ?


Partout où ils frappent, une seule stratégie face à la leur : la Résistance

Dans nos régions, aucune stratégie autre que la résistance ne pourra faire face à l’offensive militaire de l’Impérialisme et de son gendarme sioniste ; mais aussi cette résistance sera faible, fragile, donc en danger permanent si elle n’est pas adoptée par son peuple ou encore si elle rompt avec lui.

En réponse à la présence de forces armées d’occupation ou d’implantation de leurs bases militaires ou de leurs colonies, la lutte armée sera et restera le choix principal. Ceci dit, les circonstances et les réalités du terrain pourront favoriser d’autres formes de lutte accompagnant la lutte armée.

Le peuple vivant sous occupation ou en permanence en proie de l’occupation n’adopte sa résistance que si cette dernière lui procure la sécurité et la survie par l’exécution d’un plan organisant la vie quotidienne sous l’occupation tant sur le plan alimentaire, que sur les plans sanitaire et éducatif.


Ce plan aura le grand mérite de faire perdurer l’esprit et l’acte résistants.




Quant à a Palestine, elle a de tous les temps existé ; sa création et sa reconnaissance par la communauté internationale en tant qu’état juxtaposé à sa partie occupée sont un non-sens et une absurdité ; elle est en partie occupée et sa libération est le seul devoir de la Résistance.

Quelle absurdité plus absurde que celle qui consiste à déclarer la naissance d’un état qui a toujours existé de par sa géographie et son histoire. Quels non sens et absurdité de nous nous contenter d’un soi-disant état seulement sur une partie de son territoire pendant que le reste est occupé ou de nous nous atteler à faire reconnaître la Palestine par les pays, en tant qu’état juxtaposé à sa partie occupée.

Imaginons une seconde seulement l’"indépendance" et la "souveraineté" d’un tel état palestinien !




La Palestine existe et ses limites sont connues sans ambiguïté aucune; elle est en partie occupée et ce fait justifie à lui seul la résistance du peuple palestinien dans toutes ses formes de lutte qui devront être mises en œuvre, notamment la lutte armée.

Pour la Résistance, les cibles seront toutes les réalités qui concrétisent ou matérialisent l’Occupation : opérations et présences militaires, infrastructures et équipements militaires ou non, colonies implantées, collaboration avec l’occupation quels que soient son prétexte et sa forme, organisation économique, réaménagements des territoires, etc.




Pour se résumer, trois questions jamais posées méritent des réponses claires et sans aucune ambiguïté :


1- Quelle réforme de l’O.L.P. pour un gouvernement provisoire de résistance, dans l’unité sur la partie libre du territoire ?

2- Quel sera le programme de la Résistance à la fois militaire, économique, social, sanitaire et éducatif que ce gouvernement s’engagera à exécuter ?

3- Quelle sera la politique internationale en vue non seulement d’élargir et d’approfondir la solidarité dont la Résistance a besoin, mais aussi par réciprocité de manifester sa solidarité envers les autres peuples en résistance ?


Savoir laquelle des deux Jérusalem serait la Capitale du futur État Palestinien ne nous intéresse pas puisqu’il s’agira dorénavant de libérer la Palestine






Partout où leur offensive économique frappe, encore une seule stratégie : la Résistance

Non seulement le pillage est accueilli à bras ouvert par le pouvoir, mais aussi la liberté absolue accordée aux entreprises étrangères implantées dans nos pays respectifs en vue de surexploiter nos mains d’œuvre jusqu’à frôler l’esclavage, voire même l’ultra-esclavage puisque dans l’antiquité ils achetaient l’esclave, ce qui n'est plus la cas aujourd'hui (pas de charges, prétendus salaires, sécurité au travail presque nulle, libertés syndicales interdites, droit à la formation professionnelle bafoué,…), ou pire, la soumission au diktat des organismes comme le FMI, accentuant le chômage et l’extrême pauvreté et détruisant nos infrastructures économiques, sociales et de services publiques.

Savons-nous par exemple que l’achat de 15 avions de chasse américains de la dernière version par un de nos pays se traduit par une sécurité d’emploi à des dizaines de milliers de familles américaines sur une durée dépassant largement l’année, ceci sans compter les profits que font les patrons des industries de la guerre, alors que nos familles et notre jeunesse croulent sous le poids du chômage, de la pauvreté, voire même de la famine ?

Savons-nous que les seigneurs locaux de la grande finance, des seuls profiteurs de l’extraordinaire pillage de nos richesses naturelles organisé par les entreprises étrangères, se moquent complètement de notre exigence de justice, de progrès et d’une vie digne d’êtres humains ? Peu importe pour eux qu’un de nous, depuis longtemps au chômage et se voyant récemment interdit par la police de pratiquer la modeste vente de fruits et légumes, s’immole.

Savons-nous que ce même pouvoir et ses semblables partout osent entretenir des relations avec l’entité sioniste jusqu’à l’alimenter presque gratuitement en gaz et surtout lui fournir l’énergie nécessaire à ses chasseurs lors de leurs bombardements au Liban ou de leurs récentes sorties sur Gaza, pulvérisant des corps d’innocents parmi lesquels des enfants, des femmes et des vieillards, alors que partout les peuples, voire même des pays, commencent à organiser et à rendre plus efficace le boycott de cette entité ?

Logique dirons-nous ; l’impérialisme est toujours venu au secours de ce pouvoir dans des moments très critiques, se justifiant par le droit d’ingérence pour la sauvegarde de la « démocratie » et de la « liberté ». Et par retour d’ascenseur, le pouvoir devait donc lui rendre service : solidarité des classes oblige.

Cet amer constat aurait pu être établi dans n’importe quel pays arabe dit « modéré » selon la nomenclature impérialiste, mais aussi dans d’autres où le despotisme, l’absence de démocratie, l’injustice et la corruption règnent.


L’époque où l’impérialisme s’octroyait à lui seul le droit d’ingérence dans les affaires intérieures de nos pays est révolue ; les frontières de la lutte pour la justice sociale et le progrès, ainsi que de la solidarité envers tous les peuples frères en résistance s’estomperont.


Un très large front de résistance devra émerger dans chacun de nos pays, pour le changement en vue d’une société juste, solidaire, démocratique, de progrès et soucieuse de notre environnement.
Sans cette résistance et sans ce changement, nos pays, à leur tour, seront tôt ou tard victimes du chaos créatif et d’éclatement.


Nos partis politiques et nos syndicats portent une grande responsabilité quant au choix de la forme de lutte, la conduite de ce front et l’aboutissement de cette nouvelle société.

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