jeudi 30 septembre 2010




Le TSL devra poursuivre la mission qui lui est assignée même si cela brûlera le Liban




George Bush et Jacques Chirac étaient persuadés que l’application de la résolution 1559 devait d’abord passé par des préalables : une agression de grande ampleur faisant plusieurs morts et blessés, plusieurs centaines de familles déplacées et détruisant systématiquement les infrastructures et les tissus d’activités ; cette agression devait ainsi provoquer un soulèvement populaire contre la Résistance, l’accusant de tous les maux, puis une mise en application de la résolution 1559 qui consiste à confisquer l’arme résistante.

En juillet-août 2006, le contraire s’était passé : le Peuple, non seulement était resté uni autour de la Résistance et ce, malgré ses grandes souffrances, mais également avait montré une solidarité envers les familles déplacées. Par ailleurs, la Syrie avait sans hésitation soutenu la Résistance et ouvert ses frontières aux aides.

Le pari sur l’agression avait ainsi complètement échoué. L’impérialisme et son protégé, l’entité sioniste, devaient donc revoir leur copie.

Sans aucune hésitation, George Bush avait adopté l’idée d’un tribunal spéciale pour le Liban émise par Jacques Chirac, avec le faux prétexte de rechercher les assassins de Rafiq Hariri, alors qu’en réalité cette instance était la deuxième carte qui devait être joué.

Cette fois-ci l’objectif recherché était d’accuser la Syrie et quatre généraux, cette accusation devant semer la discorde, non seulement au Liban, mais également en Syrie, pour aboutir finalement à des affrontements sans limite provoquant ainsi l’affaiblissement de la Résistance engagée dans ces luttes internes.
Ainsi, Il ne restait plus qu’à attendre le moment opportun pour intervenir en vue de liquider physiquement la Résistance ou tout au moins de la priver de ses armes en imposant l’application de la résolution 1559.

Ce second pari avait également échoué : la Syrie et les quatre généraux furent déclarés hors cause.
Parenthèse qui mérite d’être mise en exergue : la Syrie mise hors cause par la bouche même de Saad Hariri.

Cependant, l’impérialisme et son protégé, déterminés à poursuivre leur objectif, devraient repositionner le TSL en ciblant cette fois-ci directement la Résistance : l’accuser d’avoir assassiné Rafiq Hariri.
Cette accusation devra alors provoquer une nouvelle guerre civile au Liban qui aura pour conséquence l’affaiblissement de la Résistance et sa liquidation.

Les propos de responsables de la coalition connue sous le nom de « 14 Mars », coalition au sein de laquelle ou trouve unis les Hariri, les Geagea, les Sanioura et les Gemayel, venaient récemment confirmer la détermination américano-sioniste : le TSL devra poursuivre la mission qui lui est assignée même si cela brûlera le Liban.

mercredi 29 septembre 2010

LA GIROUETTE PERD SES RESSOURCES HUMAINES


Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) vient de perdre, une fois de plus, un de ses acteurs.

Henriette Aswad, la porte-parole officielle du procureur général Daniel Bellemare, a démissionné de ses fonctions pour des raisons personnelles et a quitté définitivement son emploi.

Il est à noter qu’Aswad a été élue à ce poste il y a seulement quatre semaines.

Ce nouveau départ vient s'ajouter à une série de démissions qui ont commencé avec celle du greffier, Robin Vincent (juin 2009), suivie de six autres Suzan Khan (août 2009), Howard Morrison (août 2009), David Tolbert (septembre 2009),
Nick Kaldas (janvier 2010), Radhia Achouri (mai 2010), François Côté (juin 2010).



Pauvre girouette ou plutôt minable car en plus de ses pertes, elle ne cesse de s’affoler dans tous les sens sauf « un », ne sachant plus dans quelle direction se figer. Elle a tenté de se fixer sur la Syrie et quatre généraux de l’armée libanaise et fut l’échec et voilà qu’elle s’affole à nouveau cherchant à se fixer définitivement sur notre Résistance.

Rassurez-vous, pauvres gens tels que les Geagea, les Gemayel ou les Sanioura, votre si tendre et fidèle girouette sera entraînée dans sa vertigineuse rotation jusqu’à son fracassement au premier choc avec les rocs qui composent notre Résistance.

http://www.alintiqad.com/essaydetails.php?eid=36800&cid=75









Mahmoud Abbas veut qu’Israël observe un moratoire sur la colonisation "tant qu’il y aura des négociations" de paix, a-t-il déclaré mardi à Paris à la radio Europe 1. "Nous demandons le moratoire tant qu’il y aura des négociations parce que tant qu’il y a des négociations, il y a de l’espoir", a-t-il affirmé.










mercredi 29 septembre 2010, par Al Faraby



"Moratoire tant qu’il y a négociations"

"négociations tant qu’il y a moratoire"

"colonisation tant qu’il y a négociations"

"occupation tant qu’il y a colonisation"

"négociations tant qu’il y a occupation"

"colonisation tant qu’il y a occupation"

"occupation tant qu’il y a négociations"

(...)

"résistance tant qu’il y a occupation, colonisation, moratoire et négociations"

"espoir tant qu’il y a résistance"

"résistance tant qu’il y a espoir"

(...)

"eeuuuuhhh... Abbas a dit -espoir tant qu’il y a négociations-"

"logique, c’est Oslo"

"... !?"




Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
http://www.aloufok.net/spip.php?article2

mardi 28 septembre 2010

1ER BILAN DES NEGOCIATIONS
ENTRE ABBAS ET L'ENTITE SIONISTE
video



HYPOCRISIE A FOND SIGNEE "SARKOZY"

video







REPONSE DE "LIBAN RESISTANCE" A NOTRE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE


Le président de la République libanaise, Michel Sleimane, qui a prononcé, vendredi, l’allocution du Liban à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, a souligné l’attachement du Liban à la résolution 1701 et à libérer ses territoires occupés par Israël par tous les moyens légitimes et disponibles.

M. Sleimane qui a condamné le terrorisme international, a toutefois appelé à la nécessité de distinguer clairement entre terrorisme et résistance légitime à l’occupation étrangère.





LES EFFORTS DE L’ONU SE SONT EVANOUIS FACE A L’INTRANSIGEANCE ISRAELIENNE

Au début de son allocution, le président Sleimane a indiqué que « l’ONU n’a pas hésité à œuvrer pour le règlement du conflit israélo-arabe depuis ses débuts, et à émis une série de résolutions visant à restituer leurs droits à leurs propriétaires et à consolider les piliers de la paix et du développement », a-t-il poursuivi.

« Cependant, ces efforts ont baissé et se sont évanouis face à l’intransigeance israélienne et son penchant fort et évident à adopter une politique d’expansion et de colonisation.

En effet, jusqu’à présent, Israël refuse à rejoindre le Traité de non-prolifération nucléaire et à placer ses centrales nucléaires sous le contrôle intégral de l’AEIA.

C’est pourquoi, à l’heure où nous voyons aujourd’hui une prise de conscience grandissante sur le plan international en faveur d’un besoin urgent de trouver une solution au problème du Moyen-Orient, dont la question palestinienne est au cœur, dans des délais fixes, et de redonner vie aux efforts visant à aboutir à une telle solution, l’expérience des décennies précédentes prouve qu’il est impossible d’aboutir à une solution actuelle et permanente au Moyen-Orient si cette dernière n’est pas globale et ne traite pas de tous les aspects du conflit sur toutes les pistes, et à moins que la communauté internationale ne fasse preuve de la détermination nécessaire pour passer du stade des déclarations de principe à celui du travail, pour assurer les moyens de pression appropriés afin d’aboutir à une mise en application favorisant les éléments d’une solution basée sur les résolutions internationales, la référence à la Conférence de Madrid et à l’initiative arabe de paix dans toutes ses dispositions, surtout celles qui assurent le rejet de toute implantation des réfugiés palestiniens dans les pays arabes hôtes, dont la situation ne permet pas une telle implantation », a-t-il souligné.


Comme vous le signalez, Monsieur le Président, toutes les résolutions de Nations Unies ont été vouées à l’échec.

La cause, Monsieur le Président, réside dans le fait que cette instance internationale est sous diktat de l’impérialisme et que par conséquent, toute résolution contraire à ses intérêts sera vouée à l’échec.

Le bilan des récentes et premières négociations Abbas-Entité sioniste tant applaudies par les Nations Unies, à savoir la reprise du processus de colonisation accompagnée d'une pression américaine sur la Collaboration Arabe l'"invitant" à poursuivre les négociations, confirme la justesse de nos dires.


Pour quand les états, notamment ceux du tiers monde, prendront conscience de la nécessaire refonte de cette instance de manière à la transformer, non seulement en une tribune des peuples, mais aussi à lui donner sa souveraineté lui permettant de passer à l’acte quand il s’agit de lutter contre la colonisation, les occupations, les vols des richesses, les violations des droits, les répressions,…. ?

Pouvons-nous oublier que les Nations Unies avaient décrété la partition et l’éclatement de la Palestine, puis avaient passé sous silence les massacres et les destructions des villes et des villages provoquant l’exode des populations ?

Quant aux gouvernances arabes connues pour leur ligne collaboratrice, elles ne pourront jamais concentrer les efforts et les moyens pour faire pression ; elles sont condamnées à se soumettre au diktat impérialiste car pour elles, le seul souci est la préservation de leurs intérêts de classe et le seul danger viendra du changement démocratique répondant aux aspirations de nos peuples à la libération, à la souveraineté nationale et au progrès.







NON A L’IMPLANTATION DES REFUGIES PALESTINIENS

« Le Liban a en effet fréquemment déclaré qu’il n’acceptera aucune forme d’implantation des réfugiés palestiniens sur son territoire. Cela est dû aux raisons et aux considérations sur lesquelles j’ai mis l’accent hier au Conseil de sécurité, surtout dans la mesure où une telle implantation provoquerait des répercussions mettant en danger la sécurité et la stabilité. Il est important de noter que la question des réfugiés palestiniens ne peut être résolue uniquement à travers les négociations israélo-palestiniennes, d’une manière qui ignorerait le Liban ou tout autre pays hôte concerné », a ajouté le chef de l’État.

« Nous ne pouvons que réitérer, à ce stade, que c’est la communauté internationale qui assume la responsabilité d’assurer les conditions de vie et de bien-être aux réfugiés palestiniens, et cela en augmentant sa contribution au budget de l’Unrwa, qui a été créée spécifiquement à ces fins en 1949, ce qui garantirait une vie décente aux réfugiés sous la souveraineté des pays hôtes et avec leur assistance, loin de l’extrémisme et de la violence », a-t-il noté .


Oui Monsieur le Président, notre Liban n’acceptera aucune forme d’implantation des réfugiés palestiniens sur son territoire, pour l’unique raison que le retour des réfugiés dans leur pays, la Palestine, est à la fois un droit et une solution incontournable. Aucune résolution, aucun accord ne pourront aboutir s’ils persistent à ignorer cette exigence.




IL FAUT DISTINGUER ENTRE TERRORISME ET RESISTANCE LEGITIME

« Sur un autre plan, le Liban condamne encore une fois le terrorisme international, dont il a souffert à différents niveaux », a poursuivi Michel Sleimane. « Il coopère également avec la communauté internationale pour le combattre et soutient les positions appelant à explorer des moyens de le définir clairement et trouver une solution à ses causes profondes pour qu’il soit distingué clairement entre terrorisme et résistance légitime à l’occupation étrangère, qui est reconnue par la Charte de l’ONU et les résolutions qui en relèvent », a affirmé le chef de l’État.


Oui Monsieur le Président, nous sommes tous contre le terrorisme, quel qu’il soit, notamment le terrorisme d’état pratiqué par le sionisme depuis les années quarante en Palestine et qui perdure à nos jours.

Nous sommes également tous contre le terrorisme des grandes puissances qui s’emparent des richesses des pays pauvres, et qui, face à toute initiative de changement dans ces pays, n’hésitent pas à utiliser les moyens les plus odieux pour préserver leurs intérêts en renforçant les régimes dictatoriaux et fascistes dans ces mêmes pays.

Monsieur le Président, comment alors convaincre le plus puissant parmi les terroristes de la nécessité de trouver une solution aux causes profondes du terrorisme et de distinguer clairement ce dernier de la résistance légitime à l’occupation étrangère ?




SLEIMANE CRITIQUE LES VIOLATIONS ISRAELIENNES

« Alors que le Liban est attaché à la résolution 1701 du Conseil de sécurité et cherche à contraindre Israël à appliquer toutes ses dispositions, ce dernier maintient ses violations quotidiennes des espaces aérien, territorial et maritime libanais, violations décrites comme provocantes par le secrétaire général de l’ONU dans plusieurs de ses rapports.

Plus que cela, les réseaux d’espionnage israéliens et le recrutement d’agents dans l’objectif de semer le trouble et déstabiliser le pays ont atteint un point nécessitant que la communauté internationale prenne une position ferme et contrecarre ces agressions israéliennes, ces menaces persistantes contre le Liban, son peuple et son infrastructure, et contraigne l’État hébreu à se retirer des territoires libanais toujours occupés dans les fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et la partie nord du village de Ghajar sans retard ou conditions préalables », a-t-il ajouté.


Monsieur le Président, les réseaux d’espionnage israéliens et le recrutement d’agents dans l’objectif de semer le trouble et de déstabiliser le pays ont atteint leur paroxysme grâce à cette incapacité du pouvoir dans notre pays, pouvoir imposé par le mandat français des années quarante, à éradiquer ce phénomène.

Monsieur le Président, ce paroxysme est également atteint par la justice conçue par ce même pouvoir, justice ayant démissionné en relayant ses devoirs à un tribunal instrumentalisé par l’impérialisme et son protégé le sionisme, justice n’osant même plus exécuter ses décisions concernant les agents espions et collaborateurs, justice ignorant la fierté annoncée par quelques uns d’avoir collaboré avec l’ennemi sioniste, justice faisant la sourde oreille aux propos tenus, ici et là, sur l’ordre de l’ennemi, contre notre résistance.

Enfin et pour conclure, nous suppléons le Conseil de Sécurité sous l’emprise de l’impérialisme de contraindre l’entité sioniste à appliquer les dispositions de la résolution 1701 : Quelle naïveté !!!





NOUS MAINTENONS NOTRE DROIT DE LIBERER NOS TERRITOIRES

« À ce stade, il est important de noter que nous maintenons notre droit de récupérer ou de libérer nos territoires encore occupés par tous les moyens légitimes et disponibles. De plus, le Liban aspire à recevoir davantage d’aide financière et technique pour poursuivre le démantèlement des mines et des bombes à fragmentation qui ont été anarchiquement plantées par Israël dans les zones résidentielles durant l’attaque de juillet 2006 et son occupation du territoire libanais », a-t-il poursuivi .

« Dans les cadres appropriés, le Liban n’épargnera aucun effort pour contraindre Israël à compenser toutes les pertes et tous les dommages qu’il a causés au Liban durant ses agressions successives », a souligné le président de la République. Et de poursuivre : « Le Liban voudrait également faire valoir son droit à disposer de ses ressources en eau, pétrole et gaz naturel (...) en conformité avec le droit international, surtout qu’il compte exploiter ses ressources dans les limites de sa zone économique exclusive, dont certaines des frontières ont été délimitées au Sud en concordance avec la carte soumise par le gouvernement libanais au secrétariat de l’ONU le 9 juillet 2010. »


Monsieur le Président, nous adhérons complètement à votre détermination à libérer nos territoires occupés, à dépolluer notre sol de leurs BASM, à exiger de l’ennemi dédommagement et à faire valoir nos droits à nos ressources naturelles.

Cependant, une question qui nous tourmente : les responsables avaient constitué un dossier sur les pertes subies lors de l’agression sioniste de 2006 et, en appui, sur le dédommagement chiffré ? Ce dossier devait être remis à l’O.N.U.

Où sommes-nous avec ce dossier et à quel stade sommes-nous dans l’instruction et les décisions de l’O.N.U. ?





NECESSITE DE COOPERATION ENTRE L’ARMEE ET LA FINUL

« Si nous louons les efforts et les sacrifices des forces de la Finul opérant au Liban-Sud, que nous tenons à préserver, nous mettons à nouveau l’accent sur l’importance de la coordination et de la coopération entre l’armée libanaise et les forces internationales, en conformité avec les règles d’engagement, dans l’objectif d’assurer une application juste de la mission confiée à ces forces.

En retour, nous n’obtenons que des positions israéliennes arrogantes et provocantes qui sont à l’origine des incidents qui se produisent de temps en temps sur la ligne bleue », a-t-il ajouté.



Croyez-vous, Monsieur le Président, que la F.I.N.U.L. irait un jour au-delà du simple rôle d’observateur, en imposant à l’entité sioniste le respect des termes de la résolution 1701 ?





ENTRETIENS AVEC CLINTON, AHMADINEJAD ET TALABANI

Avant de prendre la parole au Palais de Verre, le président Sleimane avait reçu en son lieu de résidence new-yorkais la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, en présence du sous-secrétaire d’État au Proche-Orient, Jeffrey Feltman. Clinton a réitéré le soutien de son pays au Liban et à l’armée.

De son côté, le président Sleimane a repris sa position concernant les violations israéliennes de la 1701.

Le chef de l’État a également rencontré le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et le président irakien, Jalal Talabani.



Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, a salué lundi la "ténacité" dans la recherche de la paix du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

"Nous souhaitons que les négociations continuent", a dit Richard Prasquier à l’issue d’un entretien avec Mahmoud Abbas en début de soirée dans un hôtel du centre de la capitale.

"Mais les accords ne se font pas uniquement sur le papier, ils se font dans la tête des gens, et dans la tête des gens, il faut développer une éducation du respect des uns et des autres et mettre à bas toute cette éducation à la haine qui touche les juifs du monde entier", a-t-il ajouté.

Richard Prasquier a estimé que la question du moratoire était un "élément mineur dans la mesure où des constructions visent à apporter des solutions à la croissance naturelle d’une communauté".

Le Crif se définit comme "la voix officielle et politique" de la communauté juive en France qui compte quelque 600.000 personnes.








"Peut-être que je te dérange"

"non, j’allais m’arrêter... j’ai suffisamment lu pour aujourd’hui... que me veux-tu ?"

"je voulais savoir ce que signifie précisément le verbe -admirer-"

"c’est lorsque tu éprouves un sentiment d’admiration à l’égard de quelqu’un ou quelque chose"

"oui mais là... tu me fais tourner en rond"

"comment ça ?"

"c’est quoi l’admiration ?"

"c’est un sentiment de satisfaction, de joie, éprouvé envers quelqu’un ou quelque chose qui réalise un certain idéal de grandeur, de noblesse, de beauté..."

"je vois, je vois... ça doit donc être un sentiment de satisfaction"

"mais de qui parles-tu ?"

"C’est Richard Prasquier, ce matin sur RMC... tu sais qui c’est ?"

"oui, bien sûr... celui du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif)"

"lui même... il a déclaré qu’il -admirait- la ténacité de Mahmoud Abbas dans sa quête de la paix avec Israël et qu’il le lui dirait à leur rencontre de ce soir"

"absolument... ça signifie qu’il est satisfait d’Abbas... et alors ?"

"c’est inquiétant ne trouves-tu pas ?"

"pourquoi ?"

"parce que Prasquier répète, à qui veut l’entendre, l’attachement de la communauté juive de France à la poursuite du processus de paix et à l’existence ultérieure de deux États, un État du peuple juif et un État du peuple palestinien"

"et alors ?"

"alors, alors... la question est "que deviennent les Palestiniens de 48 dans le cadre d’un Etat du peuple juif ?"

"eeuuuhhhhh.... sûrement que Prasquier envisage-t-il, comme les dirigeants israéliens, leur transfert dans l’Etat palestinien"

"le - t r a n s f e r t - .... dis donc, c’est pas du tout admirable ça... surtout de la part d’un juif... et puis..."

"et puis quoi ?"

"dans le cas d’un transfert, elle devient très, très, très suspecte"

"quoi ?"

"l’admiration de Prasquier pour Abbas"

"... !?"

Al Faraby
Mardi, 28 septembre 2010




Et Abbas persiste à…..et à…..puis à….et encore à….
Drôle de Pétain...

vendredi 24 septembre 2010

un ingénieur franco libanais manifestait ce 23 septembre...



Je fixais un vieux sous la banderole, les yeux enfoncés,...Dans ces yeux, je relisais la plus belle page rédigée par Farjallah El Hélou...
Malgré sa peau sèche,à peine debout, il était prêt à battre les pavés.

Tout près de moi, des jeunes étudiants scandaient «Résistance…Résistance»…J'étais déjà au plus haut sommet de Kornet Al Saouda, scandant ces deux mots.
.......
.......

Je fixais aussi ma Mère souffrante d’un trou grandissant qui, un jour, lui obturera la trachée…





Ce jour-là, j'avais résisté avec les miens...










"Savais-tu qu’un groupe de jeunes Israéliens et de Palestiniens étaient à l’Assemblée nationale ?"

"tu veux dire, à l’Assemblée nationale française, celle présidée par Bernard Accoyer ?"

"lui-même"

"à quel titre étaient-ils là ?"

"le 21 septembre est la -Journée internationale de la paix- décrétée par l’ONU en 2001"

"mais c’est aujourd’hui !"

"oouuuuiiiii......"

"et alors ?"

"les jeunes ont formulé des propositions de paix devant les membres du groupe d’amitié France-Israël"

"intéressant... très intéressant... non, vraiment... trêve de plaisanterie... je trouve ça, très, très intéressant..."

"mais je ne plaisante pas... je suis très sérieux... ils ont même affirmé haut et fort leur soutien aux négociations en cours, dites -de paix-, et appelé leurs dirigeants à conclure un accord le plus rapidement possible"

"c’est bien connu... l’impatience est une caractéristique de la jeunesse... des études démontrent que c’est le plus souvent dû à un manque d’expérience"

"oui mais ceux-là étaient encadrés par des adultes et pas les moindres"

"des amis d’Accoyer, je parie ?"

"comment le sais-tu ?"

"je ne sais pas... j’ai dit ça comme ça"

"je vois"

"tu vois quoi ?"

"que t’as de l’expérience"

"je parie aussi qu’ils les ont présentés aux jeunes de l’UMP"

"ça existe ce machin-là ?"

"bien sûr... faut bien préparer la relève"

"... !?"

Cette manifestation s’est déroulée en présence de l’ambassadeur d’Israël en France, Daniel Shek, du représentant de la Palestine en France, Hael al Fahoum, et du représentant de la Palestine à l’Unesco, l’écrivain Elias Sanbar.

Plusieurs pays étaient représentés par leurs diplomates, dont la Jordanie, le Maroc, la Tunisie et les Etats-Unis.

Al Faraby
Mardi, 21 septembre 2010


(à suivre...)




Correctif…

"Vite, vite... il faut que je corrige"

"quoi ?"

"la dépêche de l’agence Reuters du 21 septembre"

"que disait-elle ?"

"qu’un groupe de jeunes Israéliens et Pales..."

"ouai, ouai... ceux qui ont rencontré Accoyer à l’Assemblée nationale en présence du groupe d’amitié France-Israël"

"justement, la correction porte la-dessus"

"je t’écoute"

"je viens d’être informé que c’était aussi en présence du groupe d’amitié France-Palestine"

"mais dis-moi"

"quoi ?"

"ils affirment toujours haut et fort leur soutien aux négociations de paix et appellent leurs dirigeants à conclure un accord le plus rapidement possible ?"

"eeuuuhhhh... je suppose... aucune correction ne m’est encore parvenue à ce sujet"

"c’est Abou Mazen qui va être ravi"

"Netanyahu aussi"

"tout correspond donc bien à l’air du temps"

"... !?"

Al Faraby
Jeudi, 23 septembre 2010






Ma naïveté m’a trompé…et ce soir-là, dans ma chambre, face à l’écho de cette naïveté, j’étais affaibli et incapable de reconnaître les souffrances et la lutte des miens.




Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël

http://www.aloufok.net/spip.php?article2


lundi 20 septembre 2010

20 septembre 2010 – L’Orient Le Jour

Le Hezbollah accuse le Courant du futur de « la plus grande opération de falsification de l’histoire »

Le secrétaire général du Parti communiste libanais, Khaled Hadadé, a affirmé que le Liban risque une nouvelle agression, qui, pour se faire, doit être précédée « d'une discorde interne qui consiste à pousser la résistance à prendre part à une guerre interne et à s'enliser ».





La polémique autour de l'affaire des faux témoins continue de susciter des réactions vives, notamment au sein de l'opposition, qui est revenue à la charge au cours du week-end pour dénoncer le recours au « langage confessionnel » et réclamer que la lumière soit faite sur ce dossier.

Le responsable des relations de presse du Hezbollah, Ibrahim Moussaoui, a accusé le Courant du futur d'avoir recours, par le biais de certains de ses leaders, « à la plus grande opération de falsification qu'ait connue le Liban à travers son histoire, et de fomenter un soulèvement de l'intérieur contre les institutions de l'État qu'il exploite en faveur de ses intérêts propres ».
Selon lui, le plus dangereux est « le recours au langage confessionnel », pour qualifier notamment l'opposition exprimée contre le Premier ministre. M. Moussaoui a invité les responsables du Courant du futur à faire preuve de « sagesse » et à œuvrer en vue d'étouffer la discorde et de rétablir le processus de l'application de la loi et le rôle des institutions et de l'État.


« Nous n'avions pas du tout envisagé une dégradation de la situation politique telle que nous la voyons aujourd'hui avec la montée de la tension », a déclaré pour sa part le député hezbollahi Ali Fayyad, soulignant que le plus grand danger aujourd'hui est « le discours de deux poids, deux mesures selon lequel l'on affirme une chose et l'on fait son contraire ».
« Ceux qui n'ont cessé de galvauder le concept de l'État et la nécessité de le protéger sont ceux-là mêmes qui le vident de son sens », a-t-il précisé, avant d'ajouter : « Ceux qui mettent en garde contre une discorde utilisent des propos et une terminologie qui s'inspirent de la logique confessionnelle et qui exacerbent le sentiment communautaire.
Comment comprendre sinon l'utilisation de la justice comme outil de terreur politique ? » s'est-il demandé en soulignant que la justice est employée de manière arbitraire pour inquiéter les adversaires politiques.

Pour M. Fayyad, la polémique actuelle vise à faire dévier l'attention du cœur du problème, à savoir la question des faux témoins. « Ils (les forces du 14 Mars) font part de leurs positions en tablant sur l'acte d'accusation alors que la vraie problématique est celle des faux témoins », a-t-il dit. Et de conclure que, quelles que soient les tentatives déployées, « ils ne pourront pas se dérober à leurs responsabilités » dans cette affaire, de même « qu'ils ne pourront pas empêcher la justice de se saisir du dossier ».


De son côté, le député du Bloc de la fidélité à la résistance, Mohammad Raad, a indiqué que le pays témoigne actuellement « d'un nouvel épisode de folie qui se prolongera encore au cours des jours et des semaines à venir. Il est dû à la faillite dont font preuve certains face aux réalités », a-t-il déclaré. Et le député de dénoncer la dégradation du discours politique qui « a désormais recours à la provocation du sentiment confessionnel ».


Évoquant les menaces qui pèsent sur la région, le secrétaire général du Parti communiste libanais, Khaled Hadadé, a affirmé que le Liban risque une nouvelle agression, qui, pour se faire, doit être précédée « d'une discorde interne qui consiste à pousser la résistance à prendre part à une guerre interne et à s'enliser ». S'adressant à Saad Hariri, il a indiqué qu'il ne suffit pas pour ce dernier de reconnaître le fait d'avoir été leurré par les faux témoins, mais qu'il devrait passer à l'acte et les mettre sous les verrous, quelles que soient leurs positions ou leurs responsabilités.


Même son de cloche chez Maurice Nohra, le président de la commission constitutionnelle au sein du Parti communiste libanais , qui s'est demandé pourquoi les faux témoins n'ont pas été à ce jour convoqués dans le cadre d'une enquête et sanctionnés.


L'ancien député Zaher Khatib, qui a rappelé que le TSL a été institué en violation de la Constitution, a indiqué que les Libanais ont unanimement reconnu l'existence de faux témoins qui ont faussé l'enquête, notamment M. Hariri, appelant à faire la lumière sur cette affaire.


Samedi 18 septembre 2010, le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a mis en garde contre un discours confessionnel et sectaire jamais utilisé auparavant et qui présage d'une « très grave discorde que le Liban n'a jamais connue, même durant la guerre civile ».
Fadlallah a répondu au député Ammar Houry qui avait accusé le Hezbollah d'appuyer « ceux qui profèrent des menaces contre le chef des sunnites libanais ». « Par son discours sectaire, le Courant du futur a prouvé qu'il est complice des tentatives de discorde », ajoutant que le Hezbollah ne se laissera pas entraîner sur cette voie.






Réaction de Liban Résistance du 20 septembre 2010

S’il reconnaît avoir été leurré par les faux témoins, qu’attend-il pour passer à l’acte qui consiste à les faire arrêter et les obliger à dénoncer leurs commanditaires.

Et s’il ne le fait pas, il devra alors présenter sa démission ; c’est la démocratie qui l’exige.


« Liban Résistance » interpelle encore une fois tous les partis politiques, de droite comme de gauche, les responsables religieux de tous les bords, les syndicats, les organisations non gouvernementales, les intellectuels et les artistes, le monde de l’Education et la Jeunesse, pour que naisse sans tarder ce large front anti fasciste qui aura la mission historique de barrer la route à ceux qui exécutent les ordres venus de l’administration américaine.

Vendredi 17 septembre 2010, l'émissaire spécial américain pour le Moyen-Orient, George Mitchell, avait déclaré, nous citons : « Nous pensons que le Liban est un élément vital de la paix globale au Moyen-Orient… Le point central est que sans lui, il n'y aura pas de paix globale dans cette région…»

Aurons-nous assez de dose de lucidité et d’intelligence pour saisir les intentions qui se cachent derrière ces propos ?

Washnington, Tel Aviv et Charm El Cheikh ont déjà élaboré un plan d’agression contre notre pays. Ils n’attendent que le moment opportun pour l’exécuter, car selon eux une étape préalable est nécessaire : provoquer la discorde aboutissant à l’affrontement inter libanais qui affaiblira notre Résistance…

Ainsi, la Résistance affaiblie, aura ensuite à subir le coup fatal américano-sioniste qui l’achèvera.

Nous comprenons mieux les propos de l’émissaire américain dépêché à Beyrouth.

dimanche 19 septembre 2010

(Merci au camarade Marcel Khalifé pour cette musique)




Les FL seraient en train de reconstituer leur force militaire
Soraya Hélou
13 septembre 2010

Le dossier de « Bourj Abi Haïdar » clos, le Hezbollah estime avoir déjoué un nouveau piège qui visait à l’entraîner dans des conflits internes pour ôter toute légitimité à la résistance.
Il ne s’agissait pas tant de l’incident lui-même que de son amplification et son exploitation immédiate par une partie de la classe politique.

L’un après l’autre, le Hezbollah avec une grande sagesse est en train de déjouer les pièges qui lui sont dressés. Mais il attend toujours le prochain coup.

Selon des informations parvenues au CPL, cette fois, le piège pourrait revêtir une forme différente et la menace viendrait des Forces libanaises qui seraient en train de se restructurer non seulement politiquement, mais aussi militairement.

L’information n’est en fait pas nouvelle. Depuis au moins trois ans, le commandement des Forces libanaises cherche à reconstituer sa force militaire, étant convaincu que seules les armes ont le dernier mot dans ce pays.

Avant le 7 mai 2008, il avait envoyé des partisans s’entraîner à l’étranger, alors que profitant de son alliance étroite avec le Courant du Futur et avec le Premier ministre de l’époque Fouad Siniora, il a réussi à intégrer des centaines de partisans aux FSI, sous prétexte de rétablir l’équilibre confessionnel dans cette institution. Ce qui lui a donné accès aux armes et aux sessions de formation, notamment celles données par les américains dans le cadre du programme de coopération avec les Forces de sécurité intérieure.

Il a été naturellement plus difficile pour les Forces libanaises de noyauter l’armée, la formation ayant un lourd contentieux avec la troupe, mais régulièrement, le commandement de ces forces, mène campagne contre l’armée stigmatisant ce qu’il appelle « son inefficacité, lorsqu’il s’agit de contrer les comportements miliciens du Hezbollah ».

En réalité, l’attitude des Forces libanaises n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan occidental, et plus particulièrement américain destiné à affaiblir le Hezbollah pour servir les intérêts d’Israël. Le secrétaire d’Etat adjoint pour les Affaires du Moyen Orient Jeffrey Feltman l’a lui-même déclaré lors de son témoignage devant le Congrès. Il a en effet reconnu que l’administration américaine a dépensé 500 millions de dollars pour ternir l’image du Hezbollah auprès des Libanais et de la jeunesse arabe et musulmane. Où est partie cette somme ?

Il est certain que tout plan de déstabilisation du Hezbollah passe désormais par les Forces libanaises qui constituent la formation la plus structurée et la plus hostile à la résistance. Cette formation bénéfice aussi des fonds d’un programme américain de lutte contre le terrorisme et a ainsi le financement nécessaire pour reconstituer son bras militaire.

Selon le quotidien jordanien « Al Majd », le chef des FL Samir Geagea a battu le rappel des anciens dirigeants FL qui s’étaient exilés après son arrestation en avril 1994. Certains s’étaient réfugiés en Australie, d’autres aux Etats-Unis, en Espagne et en France. Geagea aurait rencontré ses anciennes figures des Forces libanaises qui avaient toutes participé aux combats contre l’armée en 1991 et qui étaient en gros chargées des opérations sécuritaires et militaires. L’idée est de leur proposer de nouvelles missions notamment dans la formation des jeunes recrues, puisque ces anciens FL ont pour la plupart désormais passé la cinquantaine et se sont plus ou moins recyclé dans la vie civile.

Le quotidien « Al Majd » rapporte aussi qu’un bateau transportant des armes aurait récemment accosté au port de Jounieh et sa cargaison aurait été immédiatement transportée à l’ambassade américaine à Awkar, avant qu’une partie d’entre elle soit acheminée vers la région de Bécharré et remise en toute probabilité aux Forces libanaises.

En d’autres termes, les Forces libanaise seraient passées à l’étape opérationnelle dans la reconstitution de leurs troupes militaires, en bénéficiant de certaines complicités officielles et elles pourraient passer au cours des prochains mois à la seconde phase du plan de déstabilisation, qui consiste en plus d’une campagne de dénigrement de l’armée destinée à la neutraliser, à provoquer des incidents armés au Nord, notamment dans la région de Tripoli, et là les informations font état d’une certaine coopération entre les Forces libanaises et certaines cellules salafistes, mais aussi dans le jurd de Jbeil et le long de l’ancienne ligne de démarcation à Beyrouth, notamment entre Aïn Remaneh et Chiyah.

Le premier à avoir décelé un tel plan a été le général Michel Aoun qui, par souci d’épargner de nouvelles épreuves au pays et pour préserver l’unité interne, en avait parlé au secrétaire général du Hezbollah au cours d’une de leurs rencontres, ainsi qu’au président syrien. L’information avait d’ailleurs filtré à la presse et comme d’habitude, au lieu de répondre sur le contenu, les attaques se sont multipliées sur la forme et le dossier de l’acte d’accusation attendu a pris le pas sur toute autre information. Mais la menace reste présente et les préparatifs militaires semblent s’accélérer.

Le Hezbollah, et avec lui, le Liban tout entier, ne sont pas encore sortis de l’auberge. La menace revêt plusieurs formes et la vigilance est de rigueur.











(Appel de "Liban Résistance" du 19 septembre 2010)

DETREMINATION, LUCIDITE ET VIGILANCE



Le gouvernement d’unité nationale devra déclarer nul et non avenu le TSL, organisme à la solde des Etats-Unis et de leur bastion sioniste.

La Justice de notre pays devra mettre en exécution les condamnations à l’encontre de tous les espions à la solde de l’ennemi sioniste qui furent récemment arrêtés.

La Justice de notre pays devra poursuivre les faux témoins qui auront à dénoncer leurs commanditaires ; elle devra également poursuivre et arrêter tout libanais, quelles que soient ses influences, qui aura déclaré sa grande fierté d’avoir eu d’étroites alliances avec l’ennemi sioniste durant toutes les périodes noires traversées par notre Liban.

Voilà ce qu’on attend de notre Justice.


Mais aussi, notre lucidité et notre vigilance devront absolument se renforcer car en ces moments nous assistons à des préparatifs fascistes fortement soutenus matériellement par l’impérialisme américain, en vue de déclencher les feux d’une nouvelle guerre civile mettant en péril notre Liban et sa Résistance.

Nous, forces politiques de droite comme de gauche, fortement attachées à la démocratie, nous devons sans tarder faire bloc face au danger fasciste que nous préparent Samir Geagea et ses protecteurs.

Montrons à ces gens-là notre détermination à nous battre contre toute tentative d’une nouvelle guerre civile et à interdire tout acte individuel ou collectif qui mettra en péril la paix civile.






Notre Liban nous interpelle et nous supplie
de mettre en œuvre rapidement un large front anti fasciste dépassant les frontières des idéologies et des croyances religieuses, œuvrant enfin pour le renouveau démocratique et le grand changement auxquels aspire notre Peuple.

vendredi 17 septembre 2010

LE COMBLE DE L'HYPOCRISIE...




LE COMBLE DE L’HYPOCRISIE



Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ont demandé jeudi aux pays arabes et à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de renoncer à une résolution pour forcer Israël à signer le traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) afin de ne pas nuire aux négociations de paix au Proche-Orient.

Au quatrième jour de la réunion des 35 gouverneurs de l’AIEA à Vienne, l’Union européenne s’est jointe à Washington pour souligner qu’une résolution contre Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire au Proche-Orient, pourrait mettre en péril le projet de tenue d’une conférence en 2012 pour dénucléariser la région. Cela pourrait également avoir une influence négative sur les pourparlers de paix en cours entre Israéliens et Palestiniens, ont averti les Occidentaux.

Par la voix de l’ambassadeur du Soudan à l’AIEA, Mahmound El-Amin, les 22 Etats arabes membres de l’agence onusienne ont opposé une fin de non-recevoir à la démarche occidentale : "Le Groupe des pays arabes demande aux Etats membres de l’AIEA de soutenir le projet de résolution et de voter pour", a-t-il déclaré jeudi. Ce projet de résolution est à l’ordre du jour de la conférence générale annuelle de l’organisation, la semaine prochaine, du 20 au 24 septembre. L’année dernière, une résolution en ce sens avait été adoptée à une courte majorité.

"Isoler un pays (...) ne favorisera pas une bonne atmosphère lors de la conférence générale et pourrait seulement empêcher l’AIEA et ses Etats membres de contribuer de manière positive à l’établissement d’une zone sans arme de destruction massive" au Proche-Orient, a argumenté jeudi l’ambassadeur belge, Frank Recker. La récente conférence de suivi du TNP à New York s’était conclue sur un rare consensus pour la tenue en 2012 d’une conférence pour promouvoir un Proche-Orient dénucléarisé.

L’UE estime que l’AIEA "devrait se concentrer sur la mise en application des accords et éviter tout ce qui pourrait mettre en péril les progrès réalisés", a souligné Frank Recker.

L’ambassadeur américain, Glyn Davies, avait tenu des propos similaires plus tôt dans la semaine, estimant que la conférence de 2012 ne se réalisera pas en "matraquant" un pays participant. Selon des diplomates, le sujet tient à coeur à Washington, comme l’indique la présence à Vienne du principal conseiller du président américain Barack Obama sur la question du nucléaire, Gary Samore.



Au-delà du fait que l’impérialisme soit au comble de ses hypocrisies…mais que nous préparent ses gouvernances politiques comme devenir à notre planète ?
Sabra et Chatyla : contre l’oubli
[ 16/09/2010 - 15:22 ]
Stefano Chiarini, en souvenir aussi de Stefano Chiarini.


« La première impulsion pour commencer ce projet d’histoire orale fondé sur les témoignages des survivants du massacre de Sabra et Chatyla me vint pendant ces journées tragiques de septembre 1982, et c’était pour sortir de ce sentiment d’impuissance qui nous tenaillait face à tant d’horreur, et pour rappeler que le sang palestinien, libanais et arabe est égal à celui de tous les autres hommes.

Le monde ces jours-ci, commémore à juste titre les victimes des Tours Jumelles mais les réfugiés palestiniens massacrés à Beyrouth, à peu près le même nombre, ont été totalement oubliés. Personne n’a payé, le principal responsable, Ariel Sharon, a même été défini par le président Bush comme un ‘homme de paix’ ».


Septembre 2004

Bayan el Hout -originaire de Jérusalem, élève de Edward Saïd, enseignante à la Faculté de Sciences politiques de Beyrouth depuis 1979- depuis sa maison tranquille de Beyrouth, proche du quartier de Fakhiani, cœur de la résistance palestinienne jusqu’à l’été 1982, raconte les motivations qui l’ont amenée à découvrir, vérifier et publier, d’abord en arabe et maintenant en anglais, non seulement les noms des 906 personnes tuées et des 484 disparus, mais aussi les circonstances de leur mort et la responsabilité du commandement israélien.

C’est difficile à croire mais jusqu’à présent personne n’avait jamais voulu savoir le nombre des victimes du massacre du 16 au 18 septembre 1982 dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatyla encerclés par l’armée israélienne : certainement pas le gouvernement de Tel Aviv, ni celui de Washington qui en arriva même à menacer le gouvernement belge de déplacer le commandement OTAN de Bruxelles à Varsovie s’il ne bloquait pas le procès intenté à Ariel Sharon ; certainement pas les gouvernements des USA, France et Italie qui, en septembre 1982, avaient en toute hâte retiré leurs troupes, laissant ainsi les camps de réfugiés sans aucune défense ; certainement pas les exécutants matériels des Phalanges libanaises, ni le gouvernement de Beyrouth aux fragiles équilibres et nullement intéressé par le sort des Palestiniens ; et pas même l’ANP, toujours prise dans des nécessités de plus en plus pressantes et tragiques, mais apeurée aussi par les pressions états-uniennes et israéliennes. Mais certains ont brisé cette étouffante omertà.

La vie de Bayan el Hout allait changer pour toujours à treize heures ce samedi 18 septembre 1982. « J’étais chez moi, à la Corniche el Mazra, l’immeuble était complètement vide, seule avec une voisine et ses trois enfants, quand j’ai reçu la visite d’une patrouille israélienne conduite par un officier qui cherchait mon mari, directeur du bureau de l’OLP au Liban.

Au moment de sortir l’officier me dit brusquement : "Vous voyez comme nous sommes civils... ce n’est pas ce que vous pensez." J’avais à peine fermé la porte qu’un journaliste à la radio, la voix brisée, commença à parler du massacre dans les camps de Beyrouth. Toute cette hypocrisie me fût insupportable : de quelle civilité avait-il parlé ?

Peut-on se trouver civils du simple fait qu’on appuie sur un bouton et qu’on ne sent pas dans les narines l’odeur de la chair brûlée des bombes au phosphore ? Ou parce qu’il y a des killers locaux pour ‘finir le travail’ sans se salir les mains avec le sang des victimes ? ».


La période la plus difficile et dangereuse de la recherche fut sans aucun doute le début, au lendemain du massacre. Beyrouth Ouest était encore occupée par les Israéliens, et au gouvernement, avec Amin Gemayel, il y avait les Forces Libanaises, les hommes qui avaient accompli le massacre.

« Nous rencontrions les témoins en secret, hors des camps où nous aurions risqué d’être tués ou arrêtés -poursuit Bayan el Hout- et les enregistrements étaient immédiatement copiés pour empêcher qu’ils ne puissent être détruits ». « Les Israéliens -ajoute l’historienne palestinienne- ont toujours tout fait pour effacer notre existence mais aussi notre mémoire.

Leur premier objectif à Beyrouth fut justement les instituts de recherche, le centre d’études palestiniennes, les archives cinématographiques, photographiques et les documents papier ». Les copies des bandes d’enregistrement étaient ensuite rangées, par dix, dans des paquets cadeau aux couleurs vives et offerts à des amis et connaissances à l’occasion de quelque fête ou anniversaire.

Pour une plus grande sécurité il fallait cependant en transcrire le contenu, « mais la terreur était telle -rappelle en souriant Bayan el Hout- que nous ne trouvâmes aucune dactylo prête à le faire. Une connaissance nous dit même qu’elle ne se sentait pas de nous aider parce que son voisin aurait pu entendre le bruit de la machine à écrire et la dénoncer. Finalement, une jeune fille se proposa de le faire, en écrivant tous les enregistrements à la main pendant que sa famille dormait. »

La recherche sur Sabra et Chatyla, commencée comme un projet d’histoire orale, allait devenir en 1983 une véritable enquête pour identifier les victimes du massacre et le déroulement des événements.

Le virage eut lieu à l’occasion de la publication du rapport israélien sur le massacre, selon lequel il n’y aurait pas eu plus de 700-800 morts : « Ce qui me mit hors de moi, en particulier -déclare Bayan el Hout- c’est quand ils dirent que pas plus d’une vingtaine d’enfants et une quinzaine de femmes avaient été tués. C’est là que je compris à quel point il était important d’établir scientifiquement les noms et le nombre des victimes ».

Il fallait cependant croiser les témoignages oraux avec les listes officielles, même partielles, toutes top secret. Le travail était sur le point de s’arrêter quand, par un de ces hasards surprenants qui arrivent souvent dans des moments aussi dramatiques, un des « techniciens » présents dans l’équipe gouvernementale, le psychiatre Abdul Rahman al-Labbani, Ministre des Affaires sociales, réussît à se faire remettre, pour les faire suivre ensuite à Bayan el Hout, les listes de noms des victimes faites par la Croix-Rouge et par la Défense civile et une autre liste.

Toutes les trois aujourd’hui (l’article a été écrit en 2004, NdT) encore inédites. En ce point, les aspects et les dimensions du massacre commencèrent à apparaître pour ce qu’ils étaient et la recherche put repartir en utilisant aussi les autres listes palestiniennes et les registres d’un cimetière voisin.

Le nombre des noms des victimes palestiniennes et libanaises arriva ainsi, entre interviews et listes officielles, à 906 auquel furent ensuite ajoutés ceux des 484 autres « disparus » et « enlevés », à propos desquels étaient connues les circonstances de l’arrestation par les phalangistes ou les israéliens : ceci pour un total de 1390 victimes. En dehors de ce chiffre se trouvent ensuite ceux qui ont disparu sans laisser de trace et les membres de familles entières qui ont été enterrés avec des voisins et des connaissances dans les refuges où ils s’étaient abrités.

Parmi les victimes dont on n’a aucune nouvelle se trouvent de nombreux habitants étrangers du camp, travailleurs immigrés ou volontaires unis à leurs voisins palestiniens par la misère commune ou par les mêmes idéaux. Parmi eux, six immigrés bengalais tués chez eux ou le jeune infirmier noir de nationalité britannique, volontaire au Gaza Hospital, que tout le monde appelait « Osman », enlevé et tué le matin de samedi 18 septembre 1982. Personne n’a jamais su qui il était. En tenant compte de ces éléments, le nombre total des victimes du massacre pourrait dépasser les 3.000 personnes.

Dans la recherche de Bayan el Hout, à côté des listes des tués, des disparus et des personnes enlevées, se trouvent aussi 47 histoires particulièrement représentatives du point de vue de leur contenu humain : pour l’atrocité des exécutions -de nombreuses femmes enceintes furent écartelées dans les rues, des nouveaux-nés coupés en morceaux et recomposés sur des tables comme des gâteaux, des adolescents furent attachés par les jambes à deux jeeps qui les tranchèrent en deux en partant en sens opposés- la responsabilité des commandements et des soldats israéliens mais aussi pour des gestes de pitié isolés et inattendus.

Certains soldats permirent à des familles de s’enfuir du camp, d’autres firent un rapport à leurs supérieurs, mais personne n’arrêta les "killers". Sharon et ses généraux savaient bien ce qui était en train de se passer à Chatyla. Une lueur d’humanité brilla aussi parfois chez les bouchers des Forces Libanaises comme pour cet homme, au fond d’un puits où on jetait les vivants et les morts, qui fut sauvé par un phalangiste fils d’un collègue de travail avec qui il passait tous ses dimanches, avant la guerre.

« Au cours de la recherche, nous dit Bayan el Hout, ont émergé de nombreux détails inédits de grand intérêt : comme par exemple le fait que le massacre ne concerna pas seulement Sabra et Chatyla, mais aussi plusieurs quartiers voisins ; ou que les assassins, pour ne pas alarmer les habitants du camp et pouvoir les surprendre chez eux, essayèrent dans les premières heures, semble-t-il sur le conseil de certains experts israéliens, de n’utiliser que des armes blanches comme des couteaux et hachettes, mais qu’ils furent obligés ensuite d’ouvrir le feu à cause de la résistance désespérée d’une quinzaine d’adolescents palestiniens : rien à voir avec les 2.500 terroristes armés dont faisait état Ariel Sharon ». Un geste héroïque qui permit à beaucoup de se mettre à l’abri.

Le massacre, d’après la recherche, a eu en réalité plusieurs phases : « Au début, nous dit Bayan el Hout en nous montrant des graphiques, ils ne voulaient laisser personne en vie, et c’est pour ça que le premier jour le nombre des tués est beaucoup plus important que celui des personnes enlevées ou disparues. Puis au fil des heures, le rapport s’inverse soit à cause d’une certaine fatigue ou satiété chez les tueurs, soit parce que les commandements israéliens, avec les journalistes qui commençaient à se diriger vers Chatyla, décidèrent de faire faire ‘le travail’ ailleurs, loin des regards indiscrets ».

Sur le thème, central, des rapports entre commandements israéliens et responsables des Forces Libanaises, au premier rang desquels Elie Hobeika, tué il y a deux ans (2002, NdT) à Beyrouth la veille d’un possible voyage en Belgique pour témoigner contre Ariel Sharon, sont sortis récemment d’importants documents de preuves, qui sont arrivés chez les avocats des victimes par une source anonyme des services secrets étasuniens ou israéliens. Jusqu’à présent cependant, pas le moindre élément de vérité n’est arrivé ni du côté israélien, ni du côté phalangiste : donnée que la publication de cette recherche en anglais, et le temps qui passe, pourraient changer.

« Après avoir fini ce travail de vingt années -nous dit Bayan el Hout avant de retourner à ses travaux- j’espère que maintenant, grâce aussi à la mobilisation internationale "Per non dimenticare Sabra e Chatyla" (Pour ne pas oublier Sabra et Chatyla, organisation toujours active, fondée par l’auteur de l’article, NdT) qui voit arriver aujourd’hui des délégations provenant de plusieurs pays, Italie, Espagne, Usa, Malaisie, France, le monde commencera à donner la même valeur au sang des Palestiniens, et surtout que les responsables de ce crime atroce seront jugés et qu’ils paieront pour leur crime. Il n’y a pas d’autre voie, si nous voulons la paix, que de passer par la porte étroite et inconfortable de la mémoire et de la justice ».

Cet article a été publié le 14 septembre 2004 par il manifesto, et republié le 3 février 2009, à l’occasion du deuxième anniversaire de la mort de Stefano Chiarini, journaliste au manifesto, spécialiste du Moyen-Orient et fondateur de l’association ‘Per non dimenticare Sabra e Chatyla ’ : Pour ne pas oublier Sabra et Chatyla.

Un voyage est organisé chaque année à cette date, pour soutenir les projets initiés par Stefano dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban ; une délégation y est en ce moment, septembre 2010.

Source : il manifesto : http://www.archiviostorico.info/ind...
via ism : http://www.ism-france.org/news/arti...
Traduction : Marie-Ange Patrizio

jeudi 16 septembre 2010

16 SEPTEMBRE 1982 – 16 SEPTEMBRE 2010

Grand hommage
au Front de la Résistance Nationale Libanaise


16 septembre 1982, Beyrouth est sous l’occupation israélienne…

16 septembre 1982, Georges Haoui, secrétaire général du Parti communiste libanais, Mohsen Brahim, premier responsable de l’Organisation de l’action communiste au Liban,
lancent un appel à la résistance…

Ainsi est née notre Résistance.

Partout, sous les feux des résistants communistes et de leurs alliés, l’armée israélienne, ayant subi de lourdes pertes, se retire…



video

"La balle Rouge"
Permière Partie



video

"La Balle Rouge"
Deuxième Partie



video

"La Balle Rouge"
Troisième Partie


16 septembre 2010
Khaled Hdadeh, secrétaire général du Parti communiste libanais :
"Oui à la Résistance jusqu'à la Libération et le Changement..."


A nos lecteurs arabophones :
http://www.aloufok.net/spip.php?article2452

Merci à Omaïma Al Khalil pour sa chanson

lundi 13 septembre 2010

Lorsque, pour eux, la vie deviendra intolérable,
ils n’hésiteront pas à recourir
à leur ultime acte de violence : le fascisme
(Raymond RICHA)












Contre l’oubli


11 septembre 1973, Chili……


16 au 18 septembre 1982, Sabra Chatila (Beyrouth – Liban)






Sabra Chatila

Merci, Alberto Cortez








J’étais chez moi, à la Corniche el Mazra, l’immeuble était complètement vide, seule avec une voisine et ses trois enfants, quand j’ai reçu la visite d’une patrouille israélienne conduite par un officier qui cherchait mon mari, directeur du bureau de l’OLP au Liban.

Au moment de sortir l’officier me dit brusquement : « Vous voyez comme nous sommes civilisés… ce n’est pas ce que vous pensez ».

J’avais à peine fermé la porte qu’un journaliste à la radio, la voix brisée, commença à parler du massacre dans les camps de Beyrouth.

Toute cette hypocrisie me fût insupportable : de quelle civilité avait-il parlé ? Peut-on se trouver civilisés du simple fait qu’on appuie sur un bouton et qu’on ne sent pas dans les narines l’odeur de la chair brûlée des bombes au phosphore ? Ou parce qu’il y a des killers locaux pour ‘finir le travail’ sans se salir les mains avec le sang des victimes ? ».

(Bayan el Hout, originaire de Jérusalem, enseignante à la faculté de sciences politiques de Beyrouth, 18 septembre 1982, treize heures, depuis sa maison)




Après deux mois de négociations tendues, un accord est finalement conclu entre l'OLP, le Liban et Israël sous garantie américaine.

L'OLP s'engage à quitter le Liban en échange de garantie que la sécurité des réfugiés des camps, sera assurée.

Israël s'engage à ne pas pénétrer dans Beyrouth ouest et Arafat reçoit la promesse écrite des Américains que les marines ainsi qu'une force multinationale (800 Français, 500 Italiens et 800 Américains) seront les garants ultimes de l'engagement israélien.

Le premier contingent français arrive le 21 août 1982 et doit assurer l’évacuation et la collecte des armes. Cette force doit rester une trentaine de jours, empêcher tout dérapage et protéger les familles palestiniennes.

1er septembre 1982, le retrait d'Arafat et de l'OLP est achevé.

3 septembre 1982, le gouvernement américain. M. Caspar Weinberger, secrétaire à la défense, donnera l’ordre à ses marines de quitter le Liban alors même que les milices fascistes prennent position dans le quartier Bir Hassan, en bordure des camps de Sabra et Chatila.

Le départ des Américains entraîne automatiquement celui des Français et des Italiens.

10 septembre 1982, le dernier soldat de la force internationale est parti de Beyrouth, alors qu’elle devait rester jusqu'au 21 septembre.

11 septembre 1982, le ministre de la Défense israélien Ariel Sharon communique l'estimation de l'armée israélienne selon laquelle il resterait 2 000 combattants de l'OLP à Beyrouth. Cette déclaration est contestée par les Palestiniens.

Le même jour, le Premier ministre israélien Menahem Begin s'entretient avec Bachir Gemayel à Nahariya et propose la signature d'un traité de paix. Gemayel, qui doit composer avec les intérêts de factions rivales au Liban, craignant une guerre civile, choisit de refuser la paix.

14 septembre 1982, Bachir Gemayel est assassiné lors d'un attentat à la bombe qui détruit la totalité de ses bureaux.

M. Ariel Sharon prend ce prétexte pour envahir Beyrouth-Ouest et pour cerner le camp de Sabra et Chatila.

Le massacre ne devait plus tarder à venir.

Les premières exactions commencent jeudi soir du 16 septembre 1982.

Les militaires israéliens assistent passivement tout au long du vendredi 17 septembre 1982 aux massacres commis par les phalangistes.

17 septembre1982, dans l'après-midi, le commandant en chef de Tsahal, le général Rafael Eitan rencontre les officiers phalangistes qui l'informent que l'opération dans le camp était achevée et qu'ils quitteront les lieux le lendemain à cinq heures du matin.

Samedi 18 septembre1982, huit heures du matin, les derniers des phalangistes quittent le camp.



Bilan de l’opération

Près de 5000 victimes, tous des civils, dont 906 tuées et 484 disparues identifiés














Chili
11 septembre 1973

Dernières estimations : 3.197 morts et portés disparus
plus de 28.000 cas de torture

Merci, Jean Ferrat











I/ les circonstances

Au début du XXe siècle, le Chili connaît une industrialisation rapide soutenue par la forte croissance économique des États-Unis d'Amérique. Cette dépendance vis-à-vis des États-Unis fait que la crise économique des années 1930 se répercute durement au Chili. De là vient une certaine sensibilité sociale qui s'impose dès 1938 avec l'arrivée du Frente Popular au pouvoir. Le Chili se lance alors dans une série de réformes : rôle accru de l'État dans l'économie, législation et protection sociale.

Lors du scrutin présidentiel de 1958, Jorge Alessandri arrive au pouvoir soutenu par les partis de droite. Dès 1960, il doit affronter une forte agitation sociale et lors des élections de 1964, Salvador Allende (coalition socialo-communiste) s'oppose à Eduardo Frei Montalva (démocrate-chrétien). Celui-ci est soutenu par le centre et la droite (opposés à Allende) ainsi que par les États-Unis qui financent sa campagne électorale fondée sur l'anti-communisme. Frei gagne les élections, engage des réformes : syndicats, éducation, réforme agraire, services sociaux. Mais il doit faire face à l'opposition du Congrès (qui ne le soutient plus), de ses propres partisans (qui doutent de sa réforme agraire) et lutter contre une inflation importante.

A) Le scrutin serré de 1970

Au scrutin de 1970, la gauche et la droite se livrent à un combat de coqs. Le communiste Pablo Neruda retire sa candidature et forme avec les autres partis de gauche l'Unité Populaire. Cette nouvelle alliance des gauches présente le socialiste Salvador Allende pour candidat unique et prône d'importantes réformes, « une révolution par voies légales », telles que l'expropriation des grands propriétaires terriens et des nationalisations d'entreprises. Face à Allende, se présentent Rodomiro Tomic pour la démocratie-chrétienne et Alessandri (président en 1958).

Les résultats sont très serrés : 27.95% pour Tomic, 35.76% pour Alessandri et 36.29% pour Allende. Puisqu'il n'y a pas de majorité absolue, et comme le veut la constitution, c'est au Congrès qu'il revient de confirmer l'élu à la présidence. Celui-ci adopte précipitamment plusieurs amendements constitutionnels visant à limiter les pouvoirs du futur gouvernement et confirme Allende en tant que président de la République. Le nouveau président met rapidement en place le programme de l'Unité Populaire.

B) Crise économique

Des difficultés d'approvisionnement, l'inflation galopante (508% en 1973), les difficultés de la politique économique et les grèves ont vite fait de mettre le Chili dans une situation difficile. La forte augmentation de salaires provoqua d'abord une hausse de la consommation mais ensuite une inflation. Les catégories sociales menacées par des nationalisations se révoltent, notamment les grands propriétaires dont les possessions doivent être nationalisées.

C) La résolution parlementaire contre Allende

Le 22 août 1973, les chrétiens démocrates (centre) et les membres du Parti National (droite) de la chambre des députés votent par 81 voix contre 47 une résolution intimant à l'armée de mettre fin immédiatement à ce qu'ils appellent des violations de la Constitution et de restaurer le droit, l'ordre constitutionnel et les bases essentielles de la démocratie.

La résolution déclarait que le gouvernement d'Allende recherchait à "[...] conquérir un pouvoir absolu à la fin évidente de soumettre tous les citoyens à des contrôles politique et économique des plus stricts par l'État [avec] le but d'établir un système totalitaire". La plus grande critique consistait dans l'absorption par l'exécutif des prérogatives législatives et judiciaires.

Plus particulièrement, le régime était accusé de:

* diriger par décret en contournant le système législatif
* ne pas appliquer les décisions judiciaires prononcées contre ses partisans ou contrariant ses objectifs
* diverses pressions économiques et policières envers les medias
* permettre à ses partisans de défiler armés tout en empêchant à ses opposants de se réunir légalement
* réprimer illégalement la grève de El Teniente

La résolution condamne enfin "le développement, sous la protection du Gouvernement, des groupes armés qui, en plus d’attenter à la sécurité du peuple et ses droits et à la paix de la Nation, sont destinées à se battre contre l’armée." Les efforts d'Allende pour réorganiser l'armée et la police en lesquelles il ne pouvait faire confiance, furent décrits comme "tentative notoire d'utiliser l'armée et la police à des fins partisanes, détruire la hiérarchie institutionnelle et infiltrer politiquement leurs rangs."

D) Les prémices du putsch

Allende nomme Carlos Prats, chef des armées et allié politique, au poste de ministre de l'Intérieur. Lors des législatives de 1973, l'Unité Populaire obtient 44 % des voix. Il semble que la décision d'une intervention militaire soit prise à ce moment-là. Bien qu'il ait sauvé le gouvernement d'un premier putsch en juin 1973 (un régiment de chars s'en était pris au palais présidentiel, la Moneda), Prats doit démissionner suite à de nouvelles grèves dans les professions libérales et chez les camionneurs, ainsi qu'à la grogne du parti du Pouvoir Féminin. Il est remplacé par Augusto Pinochet. Allende prépare, pour le 12 septembre, un discours aux Chiliens devant annoncer un referendum sur une nouvelle organisation économique du pays.


II/ L'implication des États-Unis

Les États-Unis ne sont guère satisfaits de l'expropriation de grandes compagnies américaines du cuivre et de l'entente entre la Havane et Santiago du Chili. Ils décident d'instaurer un blocus vis-à-vis du Chili et coupent tous les crédits sauf ceux de l'armée chilienne. Ils offrent par ailleurs des stages aux officiers chiliens.

A) L’hostilité de l'administration Nixon

L'administration Nixon est fondamentalement hostile au gouvernement socialiste d'Allende dès son élection. Cette hostilité ressort notamment du mémorandum transmit à Nixon le 5 novembre 1970 par Henry Kissinger, alors Conseiller à la sécurité national. D'après Peter Kornbluh, chercheur au National Security Archive, qui a participé à la déclassification des archives de la CIA, "si les Etats-Unis n'ont pas directement participé au complot du 11 septembre 1973, ils ont tout fait pour préparer le coup d'État contre Allende." Deux documents déclassifiés de la CIA démontrent que dès 1970, le président Nixon souhaitait qu’Allende soit renversé, en étranglant l'économie et en déclenchant un coup d'État.

Selon une retranscription d'écoutes publiée par le National Security Archive, Henry Kissinger, devenu Secrétaire d'État américain, dit au président Nixon, le 16 septembre 1973, en parlant du coup : "Du temps d'Eisenhower, nous aurions été des héros.", puis : "Nous les avons aidés à créer les conditions au mieux".

B) La stratégie de déstabilisation

La CIA a pour mission de déstabiliser le régime chilien afin "d'alimenter un climat propice au coup d'Etat". William Colby, directeur de la CIA de 1973 à 1976, affirme dans ses mémoires, que sept millions de dollars ont été dépensés par la centrale dans ce but. Le mouvement de la grève des camionneurs qui paralyse le pays en octobre 1972 est soutenu financièrement par la centrale de renseignement américaine. Réagissant aux nationalisations effectuées par le gouvernement d'Allende, plusieurs firmes américaines dont ITT apportent leur concours à cette stratégie.

La sédition au sein de l'armée chilienne a également été favorisée, en coordination avec le mouvement d'extrême-droite Patrie et Liberté. En octobre 1970, le chef d'état-major René Schneider, susceptible de s'opposer à un coup d'État, est assassiné par ces éléments séditieux menés par le général Roberto Viaux, lors d'une tentative d'enlèvement.

Les États-Unis ont directement participé au coup d'État proprement dit du 11 septembre 1973. L'administration Nixon fut enchantée du coup de 1973. Kissinger affirme par ailleurs que les grandes manœuvres américaines, dont il ne faut pas perdre de vue qu'il était le principal coordinateur, étaient terminées à l'époque du coup.


III/ Le coup d'État: Septembre 1973

Le 11 septembre 1973 à 9 h du matin, la Monda est assiégée par l'armée sous le commandement de Pinochet. On ne laisse qu'un choix à Allende : s'exiler. Mais il refuse, fait évacuer sa famille et le personnel, et se suicide à l'aide d'une arme automatique que Fidel Castro lui avait offert.
La junte militaire se forme alors, dirigée par un conseil de quatre soldats qui mettent à leur tête Pinochet :

* Augusto Pinochet pour l'armée de terre;
* Gustavo Leigh Guzmán pour l'armée de l'air ;
* José Torii Mérinos Castro pour la marine ;
* César Mendoza Duran pour la gendarmerie.

À sa prise de pouvoir, Pinochet fait en sorte d'être seul à la tête du conseil et est proclamé Président de la république. Il s'attache aussitôt à consolider son pouvoir.

Le 13 septembre, la junte dissout le congrès et met hors-la-loi les partis membres de l'Unité Populaire. Le stade national est temporairement transformé en une immense prison ; 130 000 personnes sont arrêtées en trois ans dont des milliers dans les premiers mois.

La dictature ultralibérale de l'ami de Margareth Thatcher commence dans un bain de sang.










Dernier discours d’Allende, avant sa disparition

L'histoire nous appartient, c'est le peuple qui la fait.




Je paierai de ma vie la défense des principes qui sont chers à cette patrie. La honte tombera sur ceux qui ont trahi leurs convictions, manqué à leur propre parole et se sont tournés vers la doctrine des forces armées.

Le peuple doit être vigilant, il ne doit pas se laisser provoquer, ni massacrer mais il doit défendre ses acquis. Il doit défendre le droit de construire avec son propre travail une vie digne et meilleure.

A propos de ceux qui ont soi-disant " autoproclamé " la démocratie, ils ont incité la révolte, et ont d'une façon insensée et louche mené le Chili dans le gouffre.
Au nom des plus gros intérêts du peuple, au nom de la patrie, je vous appelle pour vous dire de garder l'espoir. L'Histoire ne s'arrête pas ni avec la répression, ni avec le crime. C'est une étape à franchir, un moment difficile. Il est possible qu'ils nous écrasent mais l'avenir appartiendra au peuple, aux travailleurs. L'humanité avance vers la conquête d'une vie meilleure.

Compatriotes, il nous est possible de faire taire les radios, et je prendrai congés de vous. En ce moment, ils sont en train de faire passer les avions ; ils pourraient nous bombarder. Mais sachez que nous somme là pour montrer que dans ce pays, il y a des hommes qui remplissent leurs fonctions jusqu'au bout.
Moi je le ferai, mandaté par le peuple et en tant que président conscient de la dignité de ce dont je suis chargé.

C'est certainement la dernière opportunité que j'ai de vous parler. Les forces armées aériennes ont bombardé les antennes de radio. Mes paroles ne sont pas amères mais déçues. Elles sont la punition morale pour ceux qui ont trahi le serment qu'ils firent.

Soldat du Chili, Commandant en chef, associé de l'Amiral Merino, et du général Mendosa, qui hier avait manifesté sa solidarité et sa loyauté au gouvernement, et aujourd'hui s'est nommé Commandant Général des armées. Face à ces évènements, je peux dire aux travailleurs que je ne renoncerai pas.

Dans cette étape historique, je paierai par ma vie ma loyauté au peuple. Je vous dis que j'ai la certitude que la graine que l'on à confié au peuple chilien ne pourra pas être détruit définitivement. Ils ont la force, ils pourront nous asservir mais n'éviteront pas les procès sociaux, ni avec le crime, ni avec la force.

L'Histoire est à nous, c'est le peuple qui la fait. Travailleurs de ma patrie, je veux vous remercier pour la loyauté dont vous avez toujours fait preuve, de la confiance que vous avez reposé sur un homme qui a été le seul interprète du grand désir de justice, qui jure avoir pu respecter la constitution et la loi. En ce moment crucial, la dernière chose que je voudrais vous adresser est que j'espère que la leçon sera retenue.

Le capital étranger, l'impérialisme, ont créé le climat qui a cassé les traditions : celles que montrent Scheider et qu'aurait réaffirmé le commandant Araya. C'est de chez lui, avec l'aide étrangère, que celui-ci espérera reconquérir le pouvoir afin de continuer à défendre ses propriétés et ses privilèges.

Je voudrais m'adresser à la femme simple de notre terre, à la paysanne qui a cru en nous ; à l'ouvrière qui a travaillé dur et à la mère qui a toujours bien soigné ses enfants.
Je m'adresse aux personnels de l'Etat, à ceux qui depuis des jours travaillent contre le coup d'état, contre ceux qui ne défendent que les avantages d'une société capitaliste. Je m'adresse à la jeunesse, à ceux qui ont chanté et ont transmis leur gaieté et leur esprit de lutte.
Je m'adresse aux chiliens, ouvriers, paysans, intellectuels, à tous ceux qui seront persécutés parce que dans notre pays le fascisme est présent déjà depuis un moment. Les attentats terroristes faisant sauter des ponts, coupant les voies ferrées, détruisant les oléoducs et gazoducs ; face au silence de ceux qui avaient l'obligation d'intervenir, l'Histoire les jugera.

Ils vont sûrement faire taire radio Magallanes et vous ne pourrez plus entendre le son métallique de ma voix tranquille. Peu importe, vous continuerez à m'écouter, je serai toujours près de vous, vous aurez au moins le souvenir d'un homme digne qui fut loyal avec la patrie. Le peuple doit se défendre et non pas se sacrifier, il ne doit pas se laisser exterminer et se laisser humilier.

Travailleurs : j'ai confiance au Chili et à son destin. D'autres hommes espèrent plutôt le moment gris et amer où la trahison s'imposerait. Allez de l'avant sachant que bientôt s'ouvriront de grandes avenues où passera l'homme libre pour construire une société meilleure.

Vive le Chili, vive le peuple, vive les travailleurs ! Ce sont mes dernières paroles, j'ai la certitude que le sacrifice ne sera pas vain et qu'au moins ce sera une punition morale pour la lâcheté et la trahison.

11/09/73