mardi 31 août 2010

Avant de lire la réponse de Robert, Liban Résistance vous recommande de lire d’abord Pierre-Yves Salingue dans :
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14311&type=analyse&lesujet=Collabos

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14312&type=analyse&lesujet=Collabos

ainsi que la réponse de Dominique Vidal dans :
http://www.aloufok.net/spip.php?article2378





« BLOCAGE » OU DÉBLOCAGE EN PALESTINE OCCUPÉE ?
(Polémique entre Pierre-Yves Salingue et Dominique Vidal)

robertbibeau@hotmail.com

SAMIDOUN

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html



La polémique

La polémique fait rage entre Pierre-Yves Salingue militant pro palestinien et Dominique Vidal de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) (1) à propos de la situation en Palestine occupée et l’amorce de « négociations » entre d’une part – non pas le peuple palestinien ou ses représentants – mais bien l’Autorité palestinienne et l’État sioniste (2).

Dans une réponse aux accusations de P-Y Salingue (3) monsieur Dominique Vidal affirme : « toute la démarche de l’AFPS consiste à souligner que la responsabilité essentielle dans la solution du problème palestinien revient aux acteurs internationaux, au premier rang desquels les États-Unis et l’Union européenne. » (4). Monsieur Vidal en appelle ainsi aux responsables – aux acteurs internationaux – afin qu’ils se rendent compte de leur négligence ou de leur aveuglement, se ressaisissent et qu’ils changent d’attitude.

Monsieur Vidal a-t-il songé que « cette responsabilité essentielle des acteurs internationaux » ne tient pas de la négligence mais de la collusion ? Faire appel aux fauteurs de guerre pour raisonner leur agent local – le sionisme israélien – pendant sa mission spéciale de colonisation en Palestine occupée, est-ce vraiment la meilleure tactique de « déblocage » qui se puisse imaginer ?

Passons sur le peu de cas que Monsieur Vidal fait de l’opinion et de l’action des acteurs locaux – sionistes israéliens – peuple Israélien et peuple Palestinien, nous pouvons tout de même lui faire remarquer qu’il n’y a pas d’un côté l’État sioniste et de l’autre l’impérialisme américain, lequel pourrait – ou devrait – jouer le rôle d’arbitre impartial. Tout cela n’est que mystification et fumisterie. L’un est l’agent de l’autre et c’est le commandant qui ordonne à l’agent jamais l’inverse. Mal positionné ce commandant pour critiquer son agent d’avoir fait le travail qu’il lui avait commandé !

Plus loin dans son article Dominique Vidal revient à la charge, s’appuyant sur cette première fumisterie politique il avance une seconde mystification : « Car nous partons du constat du blocage total sur le terrain, du fait de la politique du gouvernement israélien, le plus extrémiste que ce pays ait connu. ».

Vous aurez noté que Monsieur Vidal affirme d’une part qu’il y a « blocage », et que d’autre part ce « blocage » est dû au gouvernement israélien « le plus extrémiste que ce pays ait connu ». Premièrement, à quel « blocage » fait-on référence ici ? Deuxièmement, doit-on rappeler à Dominique Vidal que tous les gouvernements israéliens depuis Ben Gourion jusqu'à Benjamin Netanyahu ont toujours « bloqué » la situation en Palestine (5). Depuis 62 ans jamais aucune négociation de paix n’a aboutit à la paix et jamais aucun pourparler de libération n’a libéré la Palestine de l’occupation, de la colonisation et du nettoyage ethnique ?

En effet, Israël est une créature de l’impérialisme et un État colonial d’occupation qui est né de l’expropriation et de l’occupation des terres arabes de Palestine, telle est la source du « blocage », et tant que cet État sioniste et raciste s’entêtera à occuper ces terres arabes il y aura « blocage » avec ceux qui refusent cet état de fait, ceux qui rejettent ce fait qui se voudrait accompli et irrémédiable et qui ne l’est pas du tout puisque la résistance a décidé de faire reculer l’histoire et de refaire par la force des armes et par d’autres formes de résistance (BDS, résistance économique et résistance pacifique (6), le trajet vers la constitution d’un seul État libre, démocratique, sans apartheid, couvrant l’ensemble du territoire du mandat britannique (7).


Les divisions palestiniennes

Comme le souligne Dominique Vidal, le fait est que : « la division profonde du mouvement national palestinien entre le Fatah et le Hamas, l’un et l’autre en situation d’échec stratégique : la ligne politico diplomatique du premier n’a pas débouché sur l’État promis, la lutte armée menée un temps par l’autre n’a pas non plus libéré la Palestine. ». L’objectif d’un « État promis » n’a jamais été entériné par le peuple palestinien. Est-ce véritablement l’objectif stratégique du mouvement de libération nationale palestinien que de créer un État palestinien ? Nous avons ici la réponse à la question du « blocage ». Pour Monsieur Vidal il y a blocage si la situation n’évolue pas vers la création d’un État palestinien. Mais si l’on s’achemine vers la création d’un bantoustan palestinien y a-t-il « déblocage » monsieur Vidal ?

Le fait que la Palestine ne soit pas encore libérée ne signifie nullement que l’objectif stratégique soit erroné. Cette incapacité à libérer la Palestine indique simplement l’immense déséquilibre du rapport de force entre d’une part tous les impérialistes occidentaux (US américain, canadien, français, britannique, allemand, italien, israélien, etc.) et d’autre part le peuple Palestinien, ses organisations combattantes et ses ONG, bénéficiant de l’appui des peuples du monde eux-mêmes sous domination impérialistes et de leur bourgeoisie nationale comme l’Égypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et autres.

Qu’y a-t-il d'étonnant à ce que 4 à 10 millions de palestiniens, si l’on tient compte de ceux qui sont dans les camps de réfugiés et en diaspora, n’aient pas encore réussi à renverser tous les impérialismes occidentaux et leurs agents sionistes en Israël ?

L’étonnant c’est que le peuple Palestinien soit encore debout et résistant devant un front uni impérialiste réactionnaire d’une telle ampleur. Le piétinement ou si l’on veut utiliser le terme de monsieur Vidal, le « blocage » du mouvement de Libération nationale palestinien sur ses positions présentes et sa difficulté à percer les Murs et les défenses de l’ennemi sioniste ne doivent pas nous amener à soutenir la capitulation de l’Autorité palestinienne à Washington le 2 septembre prochain mais plutôt nous porter à dénoncer ces pourparlers de la capitulation palestinienne.

En appeler au maître de cérémonie américain, comme le fait Monsieur Vidal, pour qu’il incite le sous-fifre israélien à plus de retenue dans sa cupidité territoriale n’est pas non plus la voie vers le « déblocage » de la situation au Proche-Orient mais bien plutôt une fuite en avant vers la capitulation.

La situation n’est pas vraiment compliquée contrairement à ce que toutes ces jérémiades tentent de nous faire croire. Il y a d’un côté le peuple Palestinien et ses organisations de résistance politique et/ou populaire et de l’autre une vaste alliance entre les impérialistes, les sionistes, les cryptos sionistes, et leurs alliés au sein du mouvement palestinien et parmi le mouvement de « solidarité » avec la Palestine. Les premiers rejettent toutes négociations – pourparlers qui se feraient aux conditions de l’occupant colonisateur sioniste – alors que les second font croire qu’un « déblocage » est possible entre un peuple opprimé – colonisé – occupé et une puissance coloniale opprimante – occupante – génocidaire et ce en laissant à cette puissance coloniale sa mission, ses visées hégémoniques régionales, ses pouvoirs, son armement nucléaire et la terre qu’il a déjà usurpée.

Il faudra encore bien du temps avant que ce rapport de force tourne à l’avantage du peuple Palestinien mais quelle alternative s’offre à lui ? Accepter de vivre emmuré dans quelques bantoustans surnommés « État palestinien » sans droit de retour, administré par un roitelet local autochtone surnommé « président de l’Autorité sans autorité » ?


Salam Fayyad

Pierre-Yves Salingue accuse l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) et Dominique Vidal d’agir comme des « fantassins français » du Premier ministre palestinien Salam Fayyad, tous leurs efforts visant, selon lui, à lui assurer le soutien le plus large en France (8). Pierre-Yves Salingue présente l’ex-employé de la Banque mondiale comme un thuriféraire et un « collaborateur actif et dévoué de l’occupant. » (9)

Ce n’est pas le nombre de signes (289 et 589) que vous consacrez au représentant du FMI en Palestine occupée que Salingue met en cause Monsieur Vidal mais le caractère des signes utilisés. Dans les deux rapports incriminés il n’est nulle part mention que Salam Fayyad, dont la liste électorale n’a obtenu que 2,4 % des suffrages, a été imposé comme premier Ministre à l’occasion d’un coup de force anti-démocratique mené par la Présidence de l’Autorité en 2007.

Pierre-Yves Salingue aurait pu aller plus loin et constater que Salam Fayyad n’est pas un vendu ou un traître à la cause palestinienne, ou encore un collaborateur payé par l’occupant israélien. Pas du tout. Salam Fayyad est le représentant de la bourgeoisie compradore palestinienne qui s’est constituée à la faveur des 62 années d’occupation militaire et de colonisation israélienne (10). Le groupe social que représente Salam Fayyad a un intérêt économique, commercial et financier à maintenir la colonisation et l’occupation. Cette section de classe ne tolère pas l’occupation telle une fatalité incontournable dont elle aimerait bien se libérer à condition que ce soit sans violence, non, cette section de classe parasitaire vit du commerce avec l’occupant colonisateur, elle a un intérêt objectif à ce que la colonisation perdure car c’est son fond de commerce. C’est ce qui explique qu’elle ne combat pas l’occupation ni la colonisation et qu’elle essaie de la faire accepter comme tolérable à la population palestinienne opprimée. Salam Fayyad n’est pas un homme hésitant qui se serait fourvoyé, c’est le représentant de la classe compradore palestinienne qui s’oppose à la fin de la colonisation et de l’occupation. Pierre-Yves Salingue aurait pu écrire que Salam Fayyad et son cabinet font partie du problème de la lutte de libération nationale palestinienne et en aucun cas de sa solution. Voilà ce que vous auriez du écrire dans votre rapport, utilisant 289 ou 589 signes à votre choix monsieur Vidal.

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(1) http://www.france-palestine.org/

(2) http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=20756

(3) http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14311&type=analyse&lesujet=Collabos http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14312&type=analyse&lesujet=Collabos

(4) http://www.aloufok.net/spip.php?article2378

(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Ben_Gourion

(6) http://boycottisraelinternational.com/

(7) http://www.robertbibeau.ca/palestine/edito6.6.2010.doc

(8) http://www.aloufok.net/spip.php?article2378

(9) http://www.silviacattori.net/article1317.html?var_mode=calcul

(10) http://fr.wiktionary.org/wiki/Discussion:compradore

dimanche 29 août 2010

AINSI SOIT-IL...

Si le général De Gaulle et Jean Moulin prenaient connaissance de cet évènement, ils reviendraient très vite à leurs tombes

Une parlementaire américaine a demandé, vendredi 27 août 2010, à la France de ne pas vendre de missiles anti-char au Liban, arguant qu'ils pourraient être utilisés contre Israël, étant donné "l'influence du Hezbollah" au sein du gouvernement libanais.


La représentante Ileana Ros-Lehtinen, qui siège à la commission des Affaires étrangères, a émis cet avis dans un communiqué à la suite d'une information parue dans le journal en arabe Asharq Al-Awsat selon laquelle la France pourrait vendre ce type de missiles au Liban.


"L'influence des militants du Hezbollah et de leur soutien iranien et syrien est de plus en plus importante au sein du gouvernement libanais", écrit-elle. "En conséquence, vendre des armes au Liban en ce moment serait irresponsable et pourrait menacer la sécurité et la stabilité de la région".


"La France devrait prendre une décision responsable et annuler cette vente jusqu'à ce que le gouvernement libanais fasse les efforts nécessaires pour éradiquer les extrémistes dans ses propres rangs et désarmer le Hezbollah", poursuit-elle.


Citant un responsable français, le journal Asharq Al-Awsat annonce que le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a envoyé une lettre à son homologue libanais Elias Murr en mai pour l'informer que Paris était "prêt" à livrer 100 missiles anti-char à Beyrouth.







Pendant plus de dix années, le pouvoir politique libanais n’a pris aucune mesure pour protéger le secret des communications.


Des experts libanais ont assuré que l’entité sioniste espionne tous les appels téléphoniques effectués dans les régions libanaises limitrophes de la Palestine occupée, grâce à des appareils installés à la frontière, a rapporté le quotidien libanais Al Akhbar, proche de l’opposition.

Dans son article, paru ce samedi 28 août, le chroniqueur du journal, Hassan Olleik, expert dans les questions de contre-espionnage, incombe au gouvernement libanais d’avoir laissé la porte ouverte à l’espionnage électronique israélien. Après consultation d’experts, il en arrive à la conclusion que l’Etat libanais n’a pris, durant les dix années qui se sont écoulées, aucune mesure pour protéger le secret des communications au Liban.

Pourtant, constate-t-il, les installations d’espionnage sud sont facilement visibles à partir des régions libanaises : les paraboles pullulant du côté palestinien de la frontière, à commencer par la localité de Nakoura, en passant par celles de Elma Chaab et le site Abbad, jusqu’à la montagne Ash-Sheikh.

Dernièrement, les israéliens se sont acquis les technologies les plus perfectionnées connues sous le terme « direction finding ». Elles permettent d’intercepter par voie aérienne tous les appels de téléphonie mobiles, sans fil, ainsi que ceux de la téléphonie fixe contractés par des appareils sans fil.
Pire encore, signale ces experts, la façon dont sont installés les poteaux d’émission au Liban est suspecte. Prenant comme exemple les deux plantés dans les localités de Saffaryé et de Dardgaya, proche de la ville de Tyr, force est de constater qu’ils se trouvent sur une ligne droite avec le poteau israélien installé à Ziret, en Palestine occupée. Comme les trois poteaux sont visibles de l’un à l’autre, cet ordre facilite aux Israéliens d’intercepter les appels des téléphones mobiles sans difficulté.
Ces derniers pourraient même entrer dans le disque dur de la société Alpha, s’il s’avère que l’un de leurs collaborateurs au Liban a pu installer sur l’un des poteaux libanais un appareil de diffusion Micro Wave.
Mais jusqu’à présent, révèle Olleik, personne au Liban ne s’enquit des appareils qui ont été déposés sur les poteaux d’émission de sociétés de téléphonie mobile !!
Il faut également savoir que le suspect Tarek R., arrêté pour espionnage au profit de l’ennemi israélien, s’est avéré être le planificateur de la distribution des panneaux d’émissions dans la société Alpha.

Par ailleurs, les experts assurent que les mesures de préventions nécessaires pour protéger les réseaux de communication de toute infiltration extérieure sont simples et peu couteuses, mais elles nécessitent uniquement une décision politique de la part des autorités.
Or le sujet est presque tabou pour certaines parties libanaises qui misent sur les informations requises par ce réseau pour l’émission du chef d’accusation du Tribunal spécial pour le Liban, lequel serait en train d’œuvrer actuellement pour accuser le Hezbollah, selon des sources israéliennes.





Basses manœuvres…



Le journaliste d’investigation américain, Wayne Madsen, a publié un document dans lequel il révèle ses dernières données que voici :

EGALEMENT LE MOUVEMENT DU FUTUR

Parmi les partis politiques infiltrés par le Renseignement israélien, il y a le Mouvement du Futur du premier ministre Saad Hariri, fils de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, assassiné par une voiture piégée à Beyrouth en 2005.

DANIEL BELLEMARRE REPOND PRESENT

Le procureur en chef du TSL, le canadien Daniel Bellemare est soupçonné par les services secrets libanais d’avoir eu des contacts étroits avec des agents de la CIA et du Mossad.

Nous avons également signalé que Bellemare est soupçonné d’avoir autorisé et présenté, dans les pièces à conviction de l’assassinat d’Hariri, des interceptions trafiquées de téléphone cellulaire qui désignent le Hezbollah de manière flagrante.
Il se pourrait qu’il soit à craindre que Bellemare donne au Mossad les preuves du Hezbollah, afin que les Israéliens déterminent l’origine de la fuite des vidéos classées confidentielles.


L’ARABIE SAOUDITE EGALEMENT…

On signale aussi que le Mossad prépare un successeur au leader politique chiite Nabih Berri, actuel président du parlement libanais. L’opération du Mossad est activement soutenue en coulisses par l’Arabie saoudite, un pays dont l’alliance avec Israël est en passe de devenir l’un des plus grands secrets de polichinelle du Moyen-Orient.

LE SALAFISME ET AL - QAIDA AU SERVICE DU MOSSAD…

Selon nos sources au Liban, une organisation sur laquelle Israël et les États-Unis peuvent compter pour aider l’ONU, après l’inculpation espérée du Hezbollah pour l’assassinat de Hariri, est un réseau sunnite de la vallée de la Bekaa au Liban, soutenu par des saoudiens salafistes et englobant des partenaires d’Al-Qaïda.

Il servira à cibler les Chiites du Liban à la suite des accusations de Bellemare contre le Hezbollah.

Le Renseignement libanais a également découvert que des membres de ce même réseau, soutenus par le Mossad, ont aussi ciblé de hauts dirigeants chiites en Irak.

Bien que toujours à l’état embryonnaire au Liban, ce même réseau était à la solde du Mossad et de la CIA pour espionner les groupes palestiniens du Liban durant les années 80 et 90.

LA SYRIE N’EST PAS EPARGNEE

Le réseau d’espionnage israélien se prolonge aussi en Syrie. Nos sources libanaises signalent que l’ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam, qui avait accusé le président syrien Bachar al Assad d’avoir ordonné l’assassinat de Rafic Hariri, est soutenu tactiquement par Israël et les États-Unis.

Khaddam, qui dirige le Front de Salut National en exil (NSF), cherche à renverser Assad.

Le NSF reçoit un soutien non seulement des renseignements israélien et américain, mais aussi des renseignements français et allemand.

Le NSF qui a des bureaux à Bruxelles, Berlin, Paris et Washington, est soupçonné d’œuvrer en coulisses avec Bellemare afin d’apporter des charges contre le Hezbollah pour l’assassinat de Rafic Hariri.

samedi 28 août 2010




OBJECTIVITE, LUCIDITE, FERMETE ET VIGILANCE…


Dans l’attente de l’accusation de la Résistance d’avoir assassiné Rafiq Hariri, accusation en cours de préparation par Monsieur Daniel Bellemare, le néo-colonialisme et son agent sioniste dans la région ne désarment pas.

Tous les moyens sont à l’œuvre, non seulement pour ternir l’image de la Résistance, mais aussi et si les opportunités se présentent à eux, pour lui infliger des coups, l’affaiblir, voire même la liquider avant qu’elle ne soit accusée.

L’infiltration sioniste, non seulement dans les institutions mais aussi dans des formations politiques fut un préalable nécessaire à la mise en œuvre de ces moyens. Cependant, il faudra noter que l’aspect le plus dangereux de cette infiltration est qu’elle touche surtout la base, puisqu’ils savent bien qu’elle est vulnérable, facilement perméable et manipulable.

A leurs yeux, cette nécessaire infiltration n’est pas suffisante, car il faudra également :

1- activer les agents locaux à leur solde, appelés d’urgence quant au recueil des données non seulement sur les mouvements de la Résistance et à l’acheminement de la logistique nécessaire aux réseaux spécialisés dans la déstabilisation de notre pays, mais aussi sur la moindre opportunité (d’une banale querelle pour un emplacement de stationnement, jusqu’aux légitimes revendications de la rue) qui se présente et qui est susceptible de jouer le rôle de catalyseur pour l’amplification et l’élargissement territorial des conflits, espérant ainsi accompagner l’accusation tant attendue par le déclenchement d’une nouvelle guerre civile ;

2- mettre en branle les groupuscules terroristes et les préparer car ils qui auront à jouer également leur rôle dans les jours, mois et années qui suivront l’accusation portée par le TSL contre la Résistance ;

3- activer leurs agents spécialisés dans la désinformation et la manipulation de l’opinion publique libanaise ;

4- Il faudra intensifier les survols de reconnaissance et les élargir sur tout le territoire national tout en les couplant par les données de terrain que leur fournissent leurs agents infiltrés dans les structures de télécommunication et de l’information.



Toutes leurs manœuvres s’inscrivent dans un complot qui exige de la part des forces de la Résistance :

1- Objectivité et lucidité dans l’approche des questions relatives aux légitimes revendications sociales ; elles devront porter sans aucune ambiguïté ces revendications en œuvrant démocratiquement et pacifiquement pour qu’elles aboutissent.

2- Fermeté quant à l’application de la justice ; non seulement la trahison devra être exécutée, mais aussi tout comportement individuel ou collectif, d’où qu’il vienne, qui met la Résistance en péril devra être poursuivi et traduit devant la justice.

3- Vigilance vis-à-vis des différentes manœuvres de l’ennemi sur l’ensemble du territoire national ; une attention particulière devra être portée sur celles qui tenteront de manipuler l’émotivité et la réactivité spontanée des individus et des foules.

vendredi 27 août 2010

Il suffit d'un battement d'ailes d'un papillon...

Bourg Abi Haïdar fut une opportunité pour eux…




Le néo-colonialisme et son bastion avancé dans notre région guettent le moindre élément d’insécurité, voire le moindre comportement d'incivilité pouvant servir à déclencher les premières étincelles d’une nouvelle guerre civile, ultime moyen pour eux de liquider notre Résistance.





Leur TSL traversant une phase délicate après l’intervention de notre Sayyed, cherche en ce moment à inventer ses justifications lui permettant d’affirmer très haut l'innocence de l’entité sioniste.

Ils savent bien que cela prendra un certain temps et en attendant, il fallait surveiller la situation intérieure libanaise dans ses moindres détails du domaine de la sécurité, en vue d’exploiter le moindre état d’insécurité et de violence, pour lancer de nouveau leurs marionnettes bien tenues à la ficelle, comme Fouad Sanioura, dans leur rôle qui leur est assigné, à savoir, ternir l’image de notre Résistance et affaiblir sa popularité.

Pour s’en convaincre, il suffit de prendre connaissance des propos tenus par Sanioura suite aux évènements survenus à Bourg Abi Haïdar, en allant sur ce lien :
http://www.alintiqad.com/fastnewsdetails.php?fstid=30316



Drôles d’individus que sont Fouad Sanioura et ses semblables ; ils restent dans l’ombre durant des moments de silence relativement longs avant de surgir à nouveau par impulsion que leur infligent leurs maîtres.



Ces manœuvres s’inscrivant toutes dans l’acharnement du néo-colonialisme à vouloir déstabiliser notre Liban par une nouvelle guerre civile aboutissant tout droit à la liquidation de nos forces résistantes nous obligent à redoubler vigilance et à serrer nos rangs.


L’enjeu et ses exigences sont importants, comme le montre bien le communiqué qui suit :
http://www.alintiqad.com/essaydetails.php?eid=35909&cid=75


jeudi 26 août 2010

PETAINISME EN PALESTINE...QUE FAIRE

Nous ne serons pas complices des Pétain palestiniens
par Pierre-Yves Salingue
sur :


Chers amies, Liban Résistance vous recommande vivement la lecture de cette remarquable analyse de PY Salingue, en trois parties.
DEUX SOLUTIONS, PARMI TANT D’AUTRES, A LA PROBLEMATIQUE DE L’ELECTRICITE AU LIBAN




Les centrales thermiques nucléaires











Une centrale nucléaire est une centrale thermique qui utilise l'énergie fournie par un réacteur nucléaire (fonctionnant avec de l'uranium 235 ou du plutonium 239). Ce réacteur produit une grande quantité de chaleur qui est captée par de l'eau sous pression circulant dans le circuit primaire ( circuit fermé ).

Par l'intermédiaire du générateur de vapeur, l'eau sous pression du circuit primaire communique sa chaleur à l'eau d'un deuxième circuit fermé, le circuit secondaire. Il est ainsi possible d'obtenir de la vapeur à haute pression dans ce circuit secondaire.

La pression de cette vapeur fait tourner à grande vitesse une turbine qui entraîne elle-même un alternateur qui produit une tension alternative sinusoïdale.


A la sortie de la turbine la vapeur est refroidie pour se transformer en eau, puis renvoyée dans le générateur de vapeur.

Le refroidissement de la vapeur issue de la turbine est confié à une tour de refroidissement et/ou un cours d'eau important. Les deux systèmes de refroidissement peuvent être utilisés simultanément.

Les tours de refroidissement sont souvent surmontées d'un nuage résultant de la condensation de la vapeur d'eau. Ce nuage ne doit pas être confondu avec de la fumée.

Un réacteur nucléaire fournit une puissance électrique de l'ordre du millier de mégawatts (1 MW = 1 000 000 W). A titre d’exemple, les réacteurs en service en France ont des puissances de 900 MW, 1300 MW et 1450 MW.




Un alternateur, une machine tournante


L'alternateur est une machine tournante destinée à produire une tension alternative sinusoïdale. Son fonctionnement est proche de celui d'une génératrice de bicyclette à cette différence près qu'il peut peser plusieurs dizaines de tonnes.

Les alternateurs sont couplés à la turbine dans les centrales thermiques (à flamme ou nucléaire) et dans les centrales hydrauliques. Dans le cas d'une éolienne, l'hélice entraîne l'alternateur par l'intermédiaire d'un système d'engrenages (système de transmission).


Alternateur de bicyclette

La génératrice de bicyclette est en fait un petit alternateur très simple.







1 Galet d'entrainement.

2 Carcasse métallique de la génératrice.

3 Rotor (aimant permanent), élément tournant.

4 Stator (bobine et lames métalliques) d'entrainement, élément fixe.





Un alternateur n'est pas une dynamo, une dynamo produit une tension continue alors qu'un alternateur produit une tension alternative sinusoïdale.

Une génératrice de bicyclette est donc un alternateur bien qu'on lui donne à tort le nom de "dynamo".

Les alternateurs industriels

Les alternateurs des centrales électriques fonctionnement selon un principe très proche. Seules leurs masses et leurs dimensions les distinguent de cette génératrice.


Turbines à eau ou à vapeur

Une turbine est essentiellement une roue destinée à transformer le mouvement d'un corps fluide (eau ou gaz) en un mouvement de rotation. Les centrales électriques utilisent principalement deux types de turbines couplées à un alternateur : les turbines à eau et à vapeur.

Les turbines à eau




Dans le cas le plus simple (turbine type Pelton, schéma ci-dessus), une turbine à eau est une roue à aubes enfermée dans un carter métallique. L'eau arrivant sur ses aubes provoque un mouvement de rotation rapide. La turbine entraîne alors l’alternateur auquel elle est couplée.




Les turbines à vapeur




Une turbine à vapeur est constituée d'un grand nombre de roues (une centaine pour un modèle de puissance) portant des ailettes. La vapeur sous pression traverse d'abord les roues de petit diamètre avant d'atteindre les roues de plus grand diamètre. La turbine tourne alors en entraînant l’alternateur qui lui est accouplé.









Un choix à faire, tout en étant conscient des aspects négatifs.




L’énergie nucléaire permet une production puissante et performante de l’électricité sans émission de gaz à effets de serre, mais l’utilisation de l’énergie nucléaire pour produire de l’électricité est controversée en raisons des aspects suivants :


• Problèmes liés à la gestion des déchets radioactifs

• Risque d’accident nucléaire

• Ressources de combustibles extrêmement limitées (Toutefois si les centrales à fusion étaient perfectionnées, elles pourraient alimenter la terre pendant plusieurs milliers d'années)

• Risque de destruction de la centrale par l’ennemi sioniste

• Risque de prolifération nucléaire






Les serpents de la mer





Une deuxième solution pourra être envisagée : la production de l’énergie électrique par transformation de l'énergie mécanique des vagues de la mer.


Les deux vidéos qui suivent expliquent le procédé.





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video






Cependant, il reste à savoir si ce procédé pourra entièrement satisfaire les besoins et quel est son impact sur l’environnement maritime ?


Egalement, il faudra tenir compte de la vulnérabilité du système et des risques encourus (destruction ou bombardement).






L’ACCOMPAGNEMENT





La solution apportée au manque de l’électricité, quelle qu’elle soit, n’aura de sens que si elle est accompagnée simultanément :


1- d’une réhabilitation des réseaux de transport de l’énergie portant sur l’enfouissement des réseaux en ville et dans les villages et la prise en compte de l’environnement naturel quand il s’agit de la haute tension.

2- d’une planification urbaine portant sur un développement harmonieux des villes et villages, respectant le patrimoine bâti existant (insertion dans le site bâti existant et typiquement libanais), encourageant et parfois obligeant l’intégration de l’ élément naturel dans le projet et protégeant l’environnement ; la délivrance des permis de construire devra se faire dans le cadre de cette planification.

3- d’une politique efficace de défense et de dissuasion nationales se basant sur le principe de l’alliance tripartite : Armée – Résistance – Soutien Populaire. Sans cette politique, notre Liban et ses infrastructures resteront en permanence des cibles faciles à l’agression.

samedi 21 août 2010




QUAND LA PRIERE EPOUSE LA RESISTANCE





KALANDIA
Vendredi, 20 août 2010
Une palestinienne de Ramallah à qui les forces d’occupation ont interdit l’accès à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem pour le Ramadan prie au checkpoint de Kalandia.

KALANDIA
Aug. 20, 2010
A Palestinian woman prays next to the wall at Kalandia checkpoint after she was denied crossing from the West Bank city of Ramallah to attend prayers at the Al Aqsa Mosque in Jerusalem’s Old City on the second Friday of the Muslim holy month of Ramadan.


QUAND LA COLLABORATION SE SOUMET





Reprise des pourparlers

Les pourparlers de paix directs entre Israéliens et Palestiniens reprendront le 2 septembre à Washington, après une suspension de 20 mois, et peuvent aboutir "d’ici un an", a annoncé vendredi la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.

"J’ai invité le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l’autorité palestinienne (Mahmoud) Abbas à se rencontrer le 2 septembre à Washington afin de relancer les négociations directes", a indiqué la chef de la diplomatie américaine.

M. Netanyahu a indiqué dans un communiqué qu’il accueillait favorablement l’invitation des Etats-Unis.

Côté palestinien, le Comité exécutif de l’OLP devait se réunir à 17H00 GMT vendredi à Ramallah sous la présidence de M. Abbas pour discuter de l’invitation, selon le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat.

Le but de ces pourparlers "est de résoudre toutes les questions de statut. " Nous sommes persuadés que (ces questions) peuvent être résolues en un an", a poursuivi Mme Clinton, faisant implicitement référence aux dossiers sensibles que sont les contours d’un futur Etat palestinien, le statut des réfugiés palestiniens ainsi que celui de Jérusalem.

Les pourparlers auront lieu sous l’égide du président Barack Obama en présence du président égyptien Hosni Moubarak et du roi Abdallah de Jordanie. "Leur leadership et leur engagement pour la paix seront essentiels à notre réussite", a souligné Mme Clinton.

Au même moment, le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) a invité les deux parties à reprendre des négociations directes et, à l’image de Mme Clinton, estimé que le dialogue pouvait aboutir d’ici un an.

Les négociations doivent "mener à un accord, négocié entre les parties, qui mette fin à l’occupation qui a commencé en 1967 et aboutisse à la constitution d’un Etat palestinien indépendant, démocratique, viable et cohabitant dans la paix avec Israël et ses autres voisins", est-il écrit dans le communiqué du Quartette.

Barack Obama faisait pression depuis la rupture du dialogue direct il y a 20 mois à la faveur de l’offensive israélienne à Gaza pour qu’Israéliens et Palestiniens renouent leurs négociations sans intermédiaire.

Mme Clinton a assuré qu’elle partageait avec M. Obama, MM. Netanyahu et Abbas l’objectif de voir "deux Etats, l’un israélien l’autre palestinien, cohabiter dans la paix et la sécurité".

La reprise des négociations sera précédée, le 1er septembre, de discussions bilatérales auxquelles M. Obama conviera les dirigeants israélien, palestinien, égyptien et jordanien, suivies d’un dîner auquel Tony Blair, le représentant du Quartette, se joindra.

Le 2 septembre, Mme Clinton devrait recevoir MM. Netanyahu et Abbas au département d’Etat pour des discussions trilatérales en vue de relancer les négociations directes proprement dites.

"Il y a eu des difficultés par le passé. Il y en aura d’autres à l’avenir (...). Mais je demande à toutes les parties de continuer à avancer même lorsque les temps sont durs et de continuer à travailler à atteindre une paix juste et durable dans la région", a lancé Hillary Clinton.

La chef de la diplomatie de l’Union européenne Catherine Ashton a pour sa part appelé Israéliens et Palestiniens à travailler "vite et dur" pour faire aboutir les négociations de paix d’ici un an.

Les Palestiniens ont résisté depuis plusieurs mois aux pressions américaines les invitant à discuter directement avec Israël, arguant que M. Netanyahu n’avait pas sérieusement l’intention de se retirer des territoires occupés depuis 1967, notamment de Jérusalem-Est, dont ils veulent faire la capitale de leur futur Etat. Ils demandent aussi un gel complet de la colonisation juive.

Israël de son côté s’est dit prêt à reprendre des négociations directes mais sans conditions préalables.

Reprise des négociations directes israélo-palestinienne : Sarkozy propose une conférence des donateurs

Nicolas Sarkozy, qui a dit se réjouir de l’annonce vendredi de la reprise des négociations directes entre Israël et l’Autorité palestinienne, propose "d’organiser une nouvelle conférence des donateurs destinée à appuyer l’édification du futur Etat palestinien".

Le président français réagit à l’annonce par la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton de la reprise des négociations directes à Washington le 2 septembre.
"La France n’a cessé d’appeler les deux parties à retrouver le chemin de la négociation", souligne l’Elysée dans un communiqué. "Avec ses partenaires de l’UE, elle souhaite poursuivre l’effort de soutien au processus désormais relancé et propose, dans le contexte du progrès des discussions entre les parties, d’organiser une nouvelle conférence des donateurs destinée à appuyer l’édification du futur Etat palestinien".

Une conférence internationale des donateurs pour l’Etat palestinien avait eu lieu à Paris le 17 décembre 2007, à l’occasion de laquelle 87 pays s’étaient engagés à verser 7,4 milliards de dollars.

Nicolas Sarkozy appelle les dirigeants et les négociateurs israéliens et palestiniens "au sens des responsabilités pour saisir la chance qui se présente".
(Vendredi, 20 août 2010 - Avec les agences de presse)

La matière…
Par Al Faraby

"Où vas-tu Mahmoud ?"
"comment... t’as pas écouté la radio ?"
"non, pourquoi ?"
"les pourparlers directs reprennent le 02 septembre à Washington sous l’égide de Barack Obama et en présence de Hosni Moubarak et du roi Abdallah de Jordanie"
"c’est pas étonnant"
"quoi ?"
"que ça soit en présence de ces deux-là"
"et pourquoi ?"
"parce qu’ils ont de l’expérience en la matière"
"quelle matière ?"
"celle pour laquelle tu vas à Washington"
"qu’en sais-tu, puisque moi même je ne le sais pas ?"
"pas grave... tu verras bien sur place"
"... !?"










PLUS DE SOIXANTE ET UN AN D’OCCUPATION ET TOUJOURS LE MEME REFRAIN…

MAIS AUSSI, QUELQUES MILLIARDS DE DOLLARS POUR L’EDIFICATION DE LA PLUS GRANDE RESERVE AU MONDE, A L’IMAGE DES RESERVES INDIENNES AUX ETATS-UNIS ET A QUELQUES DIFFERENCES PRES :
Y PARQUER TOUT UN PEUPLE CHASSE DE SA PATRIE, SOUS UNE SURVEILLANCE POLICIERE DE TYPE VICHYSTE…


MERCI MAHMOUD ABBAS, HOSNI MOUBARAK ET SA MAJESTE ABDALLAH

MARIAM







Israël a prévenu qu'il utiliserait la force, si nécessaire, pour empêcher le bateau d'aide humanitaire « Mariam », d’atteindre Gaza.




Une nouvelle affaire de flottille se profile-t-elle à l'horizon de Gaza ?

Un bateau d'aide humanitaire, avec à son bord des militantes pro-palestiniennes déterminées à briser par la mer le blocus israélien de la bande de Gaza, doit quitter le Liban pour Chypre, dimanche 22 août 2010, au soir.

Une cinquantaine de femmes, libanaises et étrangères, doivent embarquer à bord du "Mariam", un cargo battant pavillon bolivien et dont le capitaine est libanais. Israël et le Liban étant techniquement en état de guerre, aucune liaison maritime n'est possible entre les deux pays.

D'ores-et-déjà, Israël a, ce vendredi 20 août 2010, prévenu qu'il utiliserait tous les moyens nécessaires pour empêcher ce bateau d'entrer à Gaza.

Dans une lettre au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, l'ambassadrice d'Israël à l'ONU Gabriela Shalev avait affirmé, nous citons : « Le groupe organisateur du voyage est soupçonné d'avoir des liens avec l'organisation terroriste Hezbollah. ». Elle accusa les organisateurs de vouloir provoquer une confrontation dans la région.

De son côté, le Liban campe sur ses positions en refusant de céder aux menaces d'Israël. « Nous ne tenons pas compte des désirs et des demandes d’Ehud Barak, ministre israélien de la Défense, et tout ce qu'il dit nous importe peu », a déclaré le ministre des Transports Ghazi Aridi.

Le ministre libanais a toutefois précisé que les autorités chypriotes n'avaient pas encore accordé au bateau l'autorisation d'accoster à Chypre, ni de passer par les eaux territoriales de ce pays pour se rendre à Gaza, tout en ajoutant que le gouvernement chypriote avait rappelé que l'interdiction de se rendre à l'enclave palestinienne à partir des ports chypriotes était toujours en vigueur.






LIBAN
MARIAM
20/08/2010



Depuis le jour où quelques femmes libanaises ont décidé de prendre le relai de la flottille de la liberté pour briser le blocus imposé à la Bande de Gaza, les embûches fusent de toutes parts pour les dissuader de mener ce périple. Cependant, ces embûches n’ont pu ébranler leur obstination à aller au bout de leur but.

Le dernier de ces obstacles est venu de la part des Chypriotes qui ont déclaré par la voix de leur ambassadeur au Liban qu’ils n’étaient pas en mesure d’accueillir le bateau "Mariam". Le motif invoqué était que le bateau d’aides qui devrait amarrer dans la soirée de dimanche prochain, avec à son bord des dizaines de femmes de nationalités différentes (entre 50 et 70), pourrait « compromettre la vie de gens, la paix et la stabilité régionales ».

La décision chypriote semble avoir étonné l’un des organisateurs du voyage, Yasser Kachlak, qui déplore un changement de position de dernière minute de la part des autorités de Chypre. Lorsque l’ambassadeur chypriote l’avait visité dans les locaux du navire il y a quelques jours, il lui avait fait part de sa compassion pour les objectifs humains du voyage.

Auparavant, des obstacles étaient dressés par les autorités libanaises qui ont pris leur temps pour octroyer leur feu vert; ce qui a laissé croire à certains observateurs qu’elles font l’objet de pressions exercées par certaines capitales occidentales.

Les responsables israéliens avaient dépêché des messages flamboyants via des voies diplomatiques, mettant en garde que les militantes ne seront pas les bienvenues et faisant allusion qu’elles auront un sort similaire à ceux des militants de la flottille de la liberté, dès la date de l’annonce du bateau d’aide.
Le chef d’état major israélien avait lui aussi révélé, nous citons : « Nous combattons Mariam par-dessus et par-dessous la table ».

Finalement quoique les autorités libanaises ont fini par céder, elles se sont contentées d’une autorisation de voyage vers Chypre et non vers la bande de Gaza. Il incombera donc aux voyageuses d’assumer les retombées des péripéties qui pourraient survenir durant leur périple.

Mais ce n’en était pas encore fini ; jeudi dernier, alors que la date de l’amarrage du navire devait être annoncée lors d’une conférence de presse dans l’enceinte du port de Tripoli, les militantes du bateau "Mariam" se sont vues interdites d’y accéder. Ce qui a laissé dire à la coordinatrice du comité des organisateurs du voyage, Mme Samar El Hajj : « il faut lever le blocus contre le port de Tripoli et "Mariam", avant celui de Gaza ».

Assurant détenir tous les papiers en règle pour la conférence de presse, Mme El Hajj qui n’est pas une femme à baisser les bras, a insisté pour la tenir à l’entrée du port, tout en soupçonnant les mêmes personnes qui étaient derrière les cinq dernières années d’injustice infligées au pays de faire de même avec "Mariam".
Il faut savoir qu'elle est l’épouse de l’un des quatre hauts officiers libanais soupçonnés et arrêtés injustement dans l’affaire de l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri.

« Face aux sionistes, le navire "Mariam" va amarrer pour briser le blocus contre Gaza.
Il semble que les sionistes de l’intérieur sont plus nombreux que ceux de l’extérieur ; cependant, nous amarrerons dimanche à dix heures du soir » a-t-elle clamé.

Mme El Hajj a enfin conclu dans ces termes : « Soyez nombreux pour les au revoir »…

vendredi 20 août 2010

LA NORME...




AU-DELA DE SA MEILLEURE PERIODE DE VIE :
LA NORME SIONISTE











Cette jeune soldate israélienne était toute fière de poster ses photos sur son profil Facebook.

Dans un album intitulé «L'armée, la meilleure période de ma vie», elle a publié 28 photos de son expérience en tant que sous-lieutenant dans l’armée israélienne.

On la voit souriante, posant à côté de prisonniers palestiniens, assis les yeux bandés et les poignets ligotés.

Pire, les commentaires sur son profil Facebook qui nous rappellent ceux des soldats nazis posant devant des détenus juifs ou encore ceux des SS posant devant leurs victimes, durant la 2ème guerre mondiale.

En voici un extrait.

«Tu es très sexy comme ça !», commente un ami de la jeune soldate israélienne.

Ce à quoi l’intéressée répond :
«Oui je sais lol, quelle journée ça a été, regarde comme il (le Palestinien) complète bien mon image, je me demande s’il est aussi sur Facebook. Il faut que je le tague sur la photo ! LOL.»




Loin d’être un acte isolé, ce comportement répond parfaitement à la norme, comme le montrent les photos ci-dessous : des actes similaires commis par d’autres soldats de l’armée du Tsahal.









jeudi 19 août 2010

QUE VOTRE VOLONTE SOIT FAITE...AMEN

18 AOUT 2010
LE LIBAN SOUS UNE CHAPPE DE L’AVIATION MILITAIRE SIONISTE

Selon un communiqué de l’armée libanaise, douze avions de chasse sionistes ont violé ce jour notre espace aérien ; une fois de plus la preuve que l’entité sioniste se moque totalement des termes de la résolution 1701.

Huit de ces avions ont violé notre espace en le pénétrant au-dessus de Rmaïch, ce jour à 10h30, puis en survolant la totalité des régions avant de quitter notre espace à 11h au-dessus de Naqoura.

Ce même jour, à 10h35, deux autres avions de chasse ont violé notre espace à partir de la ville de Byblos (Jbeil) et ont survolé les régions de Riaq et de Baalbek, avant de quitter notre espace à 11h50 au-dessus de Naqoura.

Deux autres appareils se sont également joints à ceux-ci à 10h40.



Dire que des voix « libanaises » osent encore défendre la thèse de « la force du Liban est dans sa faiblesse » ou plus judicieusement dit, dans ses liens d’amitié étroits avec les grandes puissances…

Quant à l’O.N.U., patron de la F.I.N.U.L., la Communauté européenne et les régimes collaborateurs arabes, bouches cousues, ils persistent à ne pas intervenir pour mettre fin à ces violations. Comment peut-on expliquer un tel comportement si ce n’est une complète aliénation à la politique d’agression et de domination des États-Unis et de son gendarme sioniste dans la région ?


Enfin il faut reconnaître que, concrètement, par l'intensification de leur violation de notre espace, les dirigeants sionistes traite notre pays, dans la totalité de ses 10.452 kilomètes carrés, comme une province de leur entité; notre indépendance et notre souveraineté volent ainsi en éclats...

mercredi 18 août 2010



Brut de décoffrage

Souvenirs de Tsahal



mercredi 18 août 2010, par Al Faraby



"J’arrivais dans ma base. J’étais contente, je voulais montrer des photos aux amis sur mon expérience dans l’armée"
"quel type d’expérience ?"
"comme par exemple détenir des Palestiniens"
"il vous fallait donc fournir des preuves"
"évidemment, sinon on m’aurait pas cru... je ne comprends pas ce que j’ai fait de mal"
"ah non ?"
"la preuve, je leur ai donné à boire et à manger"
"il vous fallait leur accord ?"
"pas du tout, je ne leur ai pas dit qu’ils étaient photographiés... je ne leur ai jamais parlé"
"il ne vous arrive pas de regretter votre geste ?"
"en aucune façon... c’était la meilleure période de ma vie"
"ça se voit"
"à quoi ?"
"à vos photographies... vous resplendissez, on dirait un soldat SS qui vient de mettre la main sur des juifs"
"... !?"

L’armée israélienne a précisé dans un communiqué qu’Eden Abargil avait achevé son service militaire il y a un an. Selon la radio militaire, elle ne peut pas être sanctionnée dans la mesure où elle a terminé son service.



Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
http://www.aloufok.net/spip.php?article2







De la main d’œuvre à très bon marché


La classe dirigeante au pouvoir, dans toute sa panoplie confessionnelle, fait adopter sa loi portant sur le droit des réfugiés palestiniens au travail.

Le capitalisme libanais, connu pour son oligarchie financière et bancaire, ses logiques de brader les forces vives de notre économie nationale et sa sauvagerie dans la façon de gérer les dossiers à caractère social, accorde ce droit aux réfugiés en veillant à ce que leur droit à l’éducation et à l’accès aux universités ne soit pas également au rendez-vous dans l’hémicycle du Parlement.



Traduisez : de la main d’œuvre potentielle à très bon marché, n’est-ce pas ?



LE CAMARADE ASSAF, AU RENDEZ-VOUS AVEC MLITA



Amenez-moi là-bas, où notre dignité fut….En ces mots le camarade avait souhaité visiter le musée de la Résistance ; ce fut ainsi sa dernière sortie avant son martyre.

Assaf, connu par son mutisme au point qu’on l’appelait « le journaliste silencieux » et durant cette visite, était entièrement pris par sa plume et son cahier de route, comme pour ne rater aucun détail.

Sur le trajet et à un croisement, il avait noté sur son cahier, je cite : « Je marche à l’endroit même où ils marchèrent … ». Il respirait déjà un parfum de dignité qu’avaient conçu ses vivants.


Il était fier de cette région escarpée jadis empruntée par les résistants, lors de leur combat pour défendre la terre et notre fierté.
« Ainsi furent-ils, ces combattants que rien ne les déroutait de l’objectif. », avait ajouté Assaf.

Durant cette marche, il se dressait souvent face à ces mannequins de la taille d’homme qui représentent des résistants lors de leur mouvement à travers les arbres, chacun d’eux sachant ce qu’il avait comme mission.

Je me souviens de cet instant où Assaf, devant des indications relatant le vécu de quelques-uns de ces résistants porter les munitions aux leurs, ajouta, je cite : « De quelle terre sont-ils façonnés ? ».

Poursuivant la visite, nous avions atteint l’endroit où étaient exposées les armes de la Résistance. Assaf, la joie au visage, contemplait ces armes qui nous ont permis de rester et de lutter sur ce sol.

La «colline des martyrs » fut le dernier rendez-vous lors de cette visite. Cette colline difficilement accessible, nous avaient donné raison de nous reposer. Je m’étais reposé, en compagnie de Souad, sa femme. Quant à Assaf, le rire au visage, nous interpela en criant : « Vieilles, marchez…Ils nous ont dépassés… ».



Sans nous attendre, accompagné de sa solitude, il escalada jusqu’à atteindre le sommet pour s’adresser aux martyrs en leur promettant de les rejoindre un jour.

Puis fut son départ ; mais cette fois-ci, il n’était pas silencieux et sa voix fut assourdissante et plus forte que leurs obus.

Certes ils l’avaient fauché, mais ils furent et resteront impuissants à vouloir effacer ses écrits et arrêter sa marche.

Nous lui promettons de rester, de tous les temps et de tous les espaces, la plume résistante face à l’ennemi.






Le camarade martyr, Assaf Abou Rahhal à Mlita







Comme d’habitude, muni de son cahier de route, il rédige et rédige encore






Puis il complète l’explication de la carte





17 août 2010
Fatima Chouaïb
Traduction : Raymond Richa





La page en arabe :
http://www.alintiqad.com/essaydetails.php?eid=35637&cid=76

mardi 17 août 2010


LIBAN RESISTANCE ne souhaite pas répondre aux propos tenus par Amine GEMAYEL dans son discours que voici :
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/668192/Gemayel_denonce_les_positions_officielles_justifiant_la_dualite_entre_l
Ses propos, sans doute dictés par ses maîtres occidentaux, ne sont même pas à la hauteur de la moindre goutte d’encre d’une plume tenue par le plus cancre de nos écoliers.

Cependant, Liban Résistance lui dédie cette page.





INTENSIFICATION DES VIOLATIONS SIONISTES DE NOTRE ESPACE AERIEN

Vendredi 13/08/2010



Encore une violation à ajouter sur la longue liste des violations israéliennes de notre souveraineté : deux avions israéliens de reconnaissance ont survolé la région de Nakoura dans la nuit de jeudi, 12 août 2010, en effectuant des vols circulaires au-dessus du Sud, selon un communiqué de l'armée libanaise.


Samedi 14/08/2010



Le département de l'orientation du commandement de l'armée a publié le communiqué suivant :

A 18h05 hier soir, des avions de reconnaissance israéliens ont violé l'espace aérien libanais au dessus de la localité de Nakoura, au Liban-sud.

Ils ont effectué des vols circulaires au dessus de Rayack et Baalbeck. Ils ont enfin regagné leurs bases dans leur pays, dimanche, 15 août 2010, vers 02h40.


Lundi, 16/08/2010



A 11h15, l'aviation militaire israélienne a survolé, à une moyenne altitude, les régions du caza de Tyr - secteur ouest, a rapporté lundi le correspondant de l'ANI.

Par ailleurs, un avion israélien de reconnaissance a survolé la région de Nakoura, le soir de dimanche 15 août 2010 en effectuant des vols circulaires au-dessus du Sud, selon un communiqué de l'armée.

Un autre avion israélien a survolé la région de Kferkela l’après minuit de dimanche 15 août 2010 en effectuant des vols circulaires au - dessus de la Békaa et du Nord, avant de se diriger vers la Palestine occupée.







Entretien réalisé par Zine Cherfaoui pour El Watan - Edition en ligne du 11 août 2010, avec l’intellectuel et l’ex-ministre des finances libanais Georges Corm.


• Après une période de relative accalmie — qui aura finalement été de courte durée —, le Liban renoue avec la tension. Cela semble avoir commencé après les accusations portées contre le Hezbollah dans l’affaire de l’assassinat de Rafik Hariri. Pensez-vous que ce pays est encore sur le point de rentrer dans un nouveau cycle de violence ?

Il ne fait aucun doute qu’il y a plusieurs tentatives de déstabilisation du pays qui se déroulent en même temps depuis plusieurs mois.
Tout d’abord, il y a les fuites organisées depuis un an, à partir d’un article du quotidien allemand Der Spiegel, sur l’implication supposée du Hezbollah dans l’assassinat de M. Hariri par le Tribunal international.

Ces fuites ont été amplifiées par de nombreuses déclarations récentes d’officiels israéliens.

Tout autant que la piste syrienne, cette piste est une pure fantaisie destinée à provoquer des troubles dans le pays.

Par ailleurs, l’activisme récent du contingent français de la Finul au sud du Liban pour tenter de découvrir des caches d’armes du Hezbollah a aussi fait monter la tension avec la population locale.

Enfin, il faut noter la multiplication des provocations renouvelées de l’armée israélienne sur la ligne bleue ayant marqué son retrait du sud du Liban en 2000, sous les coups trop durs qui lui avaient été portés par les résistants du Hezbollah.


• Ce serait un peu la goutte qui aura fait déborder le vase…

Ces provocations ont fini par amener, la semaine dernière, l’armée libanaise à ne plus se taire devant la passivité de la Finul et à ouvrir le feu pour arrêter les tentatives permanentes d’infiltration au-delà de cette ligne, ce qui a été une très bonne chose pour le Liban qui a ainsi montré le peu de cas que faisait la Finul des agressions israéliennes quotidiennes à la souveraineté libanaise.

Le Liban a aussi rappelé à Israël et aux puissances occidentales que l’armée libanaise ne restera pas les bras croisés en cas de conflit ouvert au sud du Liban. Ceci ne veut pas dire du tout que nous sommes au bord de nouveaux affrontements politiques ou militaires interlibanais, car d’abord l’armée est une garante très efficace de la paix civile, mais aussi la conduite jusqu’ici responsable des grands acteurs locaux, ainsi que le maintien de la coordination syro-saoudienne pour empêcher tout dérapage, ce qui a été récemment consacré par la visite conjointe au Liban du roi d’Arabie saoudite et du président syrien.


• Qui aurait, selon vous, le plus intérêt (dans la région ou au Liban même) à voir la situation se dégrader ? Pour quelle raison ?

Il est clair que les mêmes états qui ont voulu déstabiliser le Liban par la fameuse résolution 1559 du Conseil de sécurité de l’ONU de septembre 2004 semblent avoir des velléités de recommencer.
La raison en est très simple : porter atteinte à la crédibilité et la popularité du Hezbollah et l’entraîner dans des problèmes internes qui entameraient sa force et sa cohérence.

Cela n’a pas marché en 2005-2008, dans une conjoncture plus troublée régionalement qu’aujourd’hui ; je ne pense pas que cela réussira plus dans les circonstances actuelles, alors que sous la politique ultra- agressive de George W. Bush, cela n’a donné aucun résultat.


• Etes-vous d’accord avec les nombreux observateurs qui soutiennent que le gouvernement israélien mènera tôt au tard une seconde guerre contre le Liban pour neutraliser durablement les capacités militaires du Hezbollah ?

N’ayant pas réussi à éliminer la force militaire du Hezbollah en 2006, il est normal aujourd’hui qu’Israël, son allié américain et ses alliés européens tentent sa déstabilisation politique qui, dans leur optique, pourrait peut-être créer une conjoncture favorable à une nouvelle opération militaire israélienne contre lui, ayant plus de chances de réussir que celle de 2006.

Mais c’est une nouvelle fois sous-estimer la sagesse politique du Hezbollah et de ses alliés locaux, ainsi que l’efficacité de l’équation « Armée libanaise, Résistance et appui populaire » qui a prouvé sa validité au cours de la dernière décennie. Elle a permis, en effet, la libération du sud du Liban en 2000, après 22 ans d’occupation sauvage israélienne ; elle a mis en échec l’armée israélienne qui a voulu pénétrer à nouveau en territoire libanais en 2006, malgré les ravages opérés par les bombardements massifs israéliens d’infrastructures civiles. Enfin, elle a aussi fait avorter tous les efforts déployés pour créer une véritable guerre civile entre sunnites et chiites au Liban et qui ont atteint leur point culminant en 2007-2008.


• Qu’est-ce qui, selon vous, constitue l’obstacle majeur à une stabilité durable du Liban ?

Il faut une dose de myopie et de manque de bon sens politique (ou de cynisme) très considérable pour ne pas voir que le comportement de l’axe américano-israélien — et accessoirement l’appui des gouvernements européens à cet axe — est la source de toutes les déstabilisations non seulement du Liban, mais de l’ensemble de la région qui, depuis l’attaque franco-britannique et israélienne sur l’Egypte en 1956, n’a jamais connu de stabilité.

Depuis 1990, date de la fin de la guerre froide, le colonialisme occidental le plus cru est revenu dans cette région du monde. Ne pas s’y opposer, ou pire ne pas en prendre conscience, c’est contribuer à maintenir les conditions de la déstabilisation.

lundi 16 août 2010





LES DIX COMMANDEMENTS DE NOTRE LIBAN



1- Autour de notre Président de la République, refusons toute condition préalable à l’armement de notre vaillante armée ; mais aussi refusons toute aide matérielle non adéquate et non efficace pour défendre notre pays.

2- Soyons vigilants car les pièges tendus par l’Occident et son gendarme, l’entité sioniste, iront en croissant dans l’avenir : manœuvres d’espionnage et de déstabilisation de notre pays, dans l’objectif de déclenchement d’une nouvelle guerre civile.

3- Soyons fermes et intransigeants vis-à-vis des espions et des agents collaborateurs. Procédons sans tarder à la découverte et au démantèlement total de leurs structures et à la restructuration de nos moyens de communiquer.

4- Soyons discrets dans nos déclarations lorsqu’il s’agit de nos décisions à propos de notre stratégie de défense nationale. La moindre communication ou appel facilement détectable ne devra comporter aucune information, aussi minime qu’elle soit, sur notre armée et notre résistance.

5- Revendiquons haut et fort un pouvoir garant à notre résistance et protecteur de notre peuple ; ce pouvoir aura entre autre, et sans tarder car le temps presse, la grande mission d'élargir et de consolider le front de la résistance (ce front devra épouser toutes les couleurs de l'arc-en-ciel), de consolider l’alliance de notre armée avec ce front, solidement appuyée par notre peuple et de coordonner les actions de défense de notre pays.

6- Optons pour des armes et des moyens logistiques techniquement capables simultanément de dissuader et de défendre notre pays.

7- Optons pour une stratégie et des tactiques militaires permettant à la fois de protéger nos soldats lors des agressions (camouflages, capacités à frapper par surprise,…), de percer les logistiques de reconnaissance et d’espionnage de l’ennemi et de porter de lourdes pertes à ses troupes.

8- Soyons suffisamment intelligents pour reconnaître les pays amis et pour saisir les opportunités qui se présentent à nous.

9- Mobilisons nos jeunes ingénieurs et techniciens et mettons leurs savoir faire et leurs expériences au service de notre résistance et de notre armée. Développons des formations techniques et scientifiques dans les divers domaines comme l’informatique et les télécommunications et dans un esprit de défense nationale.

10- Mobilisons nos écoles sur les techniques de défense et de protection civiles ; vis-à-vis du front des combats, organisons et consolidons nos arrières et préparons sans tarder toutes les formes de solidarité (accueil des familles en cas de nouvelles agressions, construction des abris, organisation de la distribution des soins et des vivres,…etc.).

Liban, deux confirmations...Palestine, une solidarité

DEUX PAGES VENANT CONFIRMER LES DIRES DU SAYYED A PROPOS DE L’ASSASSINAT DE RAFIQ HARIRI

http://www.france-irak-actualite.com/pages/liban-mais-qui-a-assassine-rafic-hariri-21-2-05--1982537.html



LES CHRETIENS DE PALESTINE CONTRE L’EPURATION ETHNIQUE




Al-Qods occupée – CPI

Des dizaines de religieux et citoyens chrétiens ont organisé, samedi 14 août, un sit-in dans la cour de l'église de la résurrection, dans la vieille ville d'Al-Qods occupée pour se solidariser avec trois députés d'Al-Qods et un ancien ministre, menacés d'expulsion par les autorités de l'occupation israélienne.

Ils ont condamné fermement l'attaque de l'occupation contre les monuments historiques des chrétiens dans le village d'Eïn Karem proche d'Al-Qods.

L'évêque Attallah Hanna, président des archevêques de Sebastia pour les romains orthodoxes, a déclaré dans son discours prononcé devant les participants au sit-in : "Nous sommes ici pour se solidariser avec les personnalités d'Al-Qods menacées d'expulsion notamment, les trois députés et l'ancien ministre ; nous exprimons notre refus solennel aux politiques sionistes visant à affaiblir la présence palestinienne dans la ville sacrée et nous déclarons notre attachement à la ville occupée d'Al-Qods et à sa stabilité, aux lieux saints, aux legs pieux, ainsi qu’à nos sociétés nationales".

Il a appelé à annuler les décisions injustes contre les personnalités maqdissies menacées d'expulsion, tout en déclarant que les députés d'Al-Qods et l'ancien ministre doivent rester dans leur ville sainte.

"La décision de les expulser est un acte inhumain et immoral", a-t-il ainsi ajouté tout en dénonçant la politique discriminatoire et raciste des autorités occupantes sionistes.

dimanche 15 août 2010

INDOMPTABLE,
LE « JEAN MOULIN » DE NOTRE LIBAN

Hassan Nasrallah, l’indomptable



René Naba

A Beyrouth, le Vietnam d’Israël, la mère de toutes les villes du récit de la résistance arabe.
Dans sa double version : Beyrouth ouest (1982) et Beyrouth sud (2006) (1)

L’homme pèse ses mots et ses propos valent leur pesant d’or, immédiatement décryptés par tous les exégètes de la philologie, de la sémantique et de la linguistique, tant les universitaires que les diplomates, les stratèges que les spécialistes de la guerre psychologique, les arabisants de chic que les orientalistes de toc.

La bulle politico-médiatique occidentale risque de s’étrangler de colère rentrée, de même que ses thuriféraires arabes, devant une telle affirmation qui correspond néanmoins à la réalité : Sayyed Hassan Nasrallah (2), chef du Hezbollah, le mouvement paramilitaire chiite libanais, est un homme qui ne se paie pas de mots. Ses actes sont conformes à ses discours et ses discours à ses actes. Le contraire en somme d’un bonimenteur, dont les propos retentissent comme autant des sentences.

Le constat ne relève pas de la fanfaronnade et sa crédibilité ne relève pas de l’effet de propagande. Elle est confirmée dans les faits, attestée par les plus grands journalistes arabophones d’Israël, dont le signataire de ce texte en a recueilli la confidence : Al Manar, la chaîne du Hezbollah, fondée par Hassan Nasrallah en personne, la chaîne du mouvement chiite libanais bannie de l’espace européen à l’instigation de la France, était, en pleine guerre de destruction israélienne du Liban, en 2006, la chaîne de référence du déroulement des hostilités, au même titre que la chaîne transfrontière arabe « Al Jazira », et non la télévision israélienne.

Dans une zone où la démagogie est un mode de gouvernement, l’homme est sobre sans la moindre théâtralité, en faisant la spectaculaire démonstration un certain dimanche après-midi de juillet 2006, ordonnant en plein discours politique, depuis sa tribune télévisuelle, devant des centaines de milliers de téléspectateurs médusés, la destruction d’une vedette israélienne qui narguait les côtes libanaises. L’ordre à peine donné, la balistique hezbollahi atteignait de plein fouet sa cible, repoussant la vedette au delà de l’horizon dans un nuage de fumée noire, signe indiscutable de la blessure de l’ennemi cuirassé, signant par la même dans l’ordre symbolique la défaite israélienne dans ce duel à distance entre ce moine soldat de l’Islam moderne et ses assaillants, les fers de lance de l’hégémonie israélo-occidentale sur la sphère arabe.

Dans un pays où l’instrumentalisation du martyrologe relève d’une véritable industrie florissante au point de constituer une rente de situation, l’homme n’a jamais cherché à tirer avantage de la mort de son fils, Hadi, sur le champ d’honneur dans une opération de harcèlement anti-israélienne au sud Liban. Tué au combat à 18 ans, à Jabal al Rafei, en 1997, dans la zone frontalière libano-israélienne. Et non au cours d’un règlement de compte entre factions rivales pour le partage du butin, comme la guerre du Liban en a donné de nombreux exemples particulièrement au sein des forces libanaises, la milice chrétienne libanaise.

Dans une zone gangrenée par une religiosité niaise, ce religieux au langage châtié, au verbe riche, où s’entremêlent expressions religieuses et profanes, le dialectal et le littéraire, est un tribun dont la tonalité du discours ressortit pleinement de la thématique nationaliste arabe la plus exigeante. Une tonalité laïque, qui tranche avec le rigorisme de façade de certains de ses détracteurs. Lointaine réminiscence d’une conviction filiale d‘un père membre actif d’un parti laïc, nationaliste et pansyrien, ce chiite libanais et patriote, formé à Nadjaf, la ville sainte du sud de l’Irak, cité refuge de l’Ayatollah Ruhollah khomeiny, chef de la révolution iranienne, passe pour avoir réussi la synthèse du chiisme arabe et iranien, de l’lslamisme et du nationalisme arabe, du visage occidental du Liban et de son appartenance au monde arabe.

Natif de Bourj Hammoud, dans la banlieue populeuse de Beyrouth, Hassan Nasrallah a vu le jour dans la zone de brassage par excellence des laissés-pour-compte de la société d’abondance et de la cohorte des peuples sans terre, réfugiés palestiniens, minoritaires kurdes et chiites défavorisés refoulés du sud Liban. Un lieu de naissance, par effet du hasard, formateur, tout comme sa région d‘origine. Le futur chef du Hezbollah est en fait originaire d’une zone géographiquement prédestinée au combat : la région du Sud Liban dans la zone frontalière libano-israélienne, une zone qui est la cible de l’artillerie et de l’aviation israélienne depuis un demi-siècle, que les militaires israéliens vouaient à faire office de zone tampon, qui sera, paradoxalement, par la suite, le fer de lance du combat antioccidental, le tremplin de Hassan Nasrallah vers la gloire militaire.

Le chef-lieu natal de sa famille, Bazouriyeh, il est vrai, est une localité située près de Bint Jbeil, la grande bourgade du Sud Liban, qui infligea deux camouflets militaires aux Israéliens, la première fois, en 1982, avec la destruction du PC israélien fixé dans ce lieu, dans le cadre de « l’opération Paix en Galilée », la deuxième fois, un quart de siècle plus tard, en 2006, lors de la mémorable bataille de chars précédant le cessez-le-feu israélo-libanais qui transforma Bint Jbeil en cimetière des Merkava, se soldant par la destruction d’une trentaine de véhicules blindés israéliens.

L’invasion israélienne du Liban aura d’ailleurs un effet déclencheur de sa prise de conscience politique. A 22 ans, ce chef d’une fratrie de neuf enfants s’engagera cette année-là au sein du Hezbollah, à l’époque vague groupuscule sous la férule des Gardiens de la révolution iranienne, dont il gravira rapidement tous les échelons pour en devenir dix ans plus tard, en 1991, à 31 ans, son secrétaire général après l’assassinat de Abbas Moussaoui par les Israéliens. Une promotion démocratique, d’une ascension au mérite, sans coup de force ni coup d‘Etat, qui le mettra en position d’intégrer le jeu politique libanais, en 1992, en concomitance avec l’arrivée au pouvoir du milliardaire libano-saoudien le sunnite Rafic Hariri, l’autre poids lourd de la politique libanaise, induisant une nouvelle équation dans le système politico-confessionnel libanais, désormais marqué par la prééminence des deux grandes communautés musulmanes - sunnite et chiite - au détriment des communautés historiques fondatrices du Liban, maronite et druze.

Issu de la communauté la plus méprisée à l’époque du Liban et la plus négligée des pouvoirs publics, la communauté chiite, dirigée en ces temps-là par des féodaux claniques, trafiquants de drogue et alliés privilégiés du Chah d’Iran et de l’Occident, notamment la famille Kazem al Khalil de Tyr, parent par alliance de l’Irakien Ahmad Chalabi, l’agent par excellence de l’invasion américaine de l’Irak, Hassan Nasrallah en fera le fer de lance du combat anti-israélien, la fierté du pays, sa colonne vertébrale, obtenant le dégagement militaire israélien du Liban sans négociation ni traité de paix, en 2000, propulsant son pays à la fonction de curseur diplomatique régional, et, dans l’histoire du conflit israélo-arabe, le standard libanais au rang de valeur d’exemple, tant cet exploit a revêtu dans la mémoire collective arabe un impact psychologique d’une importance comparable à la destruction de la ligne Bar Lev, lors du franchissement du Canal de Suez, lors de la guerre d’octobre 1973.

Récidiviste huit ans plus tard, il initiera, face à la puissance de feu de son ennemi et à l’hostilité quasi générale des monarchies arabes, une nouvelle méthode de combat, concevant un conflit mobile dans un champ clos, une novation dans la stratégie militaire contemporaine, doublée d’une audacieuse riposte balistique, à la grande consternation des pays occidentaux et de leurs alliés arabes.

- La crise du modèle occidental de guerre limitée de haute technologie

« Malgré l’engagement de l’équivalent de l’armée de terre et l’armée de l’air françaises, les Israéliens ont échoué à vaincre au Liban quelques milliers d’hommes retranchés dans un rectangle de 45 km sur 25 km, un résultat tactique surprenant, probablement annonciateur d’un phénomène nouveau, la fin une ère de guerres limitées dominées par la haute technologie occidentale. L’armée israélienne découvre alors que ses adversaires se sont parfaitement adaptés face au feu aérien israélien, le Hezbollah a développé une version « basse technologie » de la furtivité, combinant réseaux souterrains, fortifications et - surtout - mélange avec la population. Le Hezbollah, légèrement équipé, maîtrisant parfaitement son arsenal, notamment antichar, a mené un combat décentralisé, à la manière des Finlandais face aux Soviétiques en 1940. Il pratique aussi une guerre totale, tant par l’acceptation des sacrifices que par l’intégration étroite de tous les aspects de la guerre au cœur de la population.
En face, l’armée d’Israël s’engage dans une ambiance de « zéro mort », et échoue. Au bilan, Israël a perdu 120 hommes et 6 milliards de dollars, soit presque 10 millions de dollars par ennemi tué, et ce, sans parvenir à vaincre le Parti de Dieu. À ce prix, sans doute eut-il été tactiquement plus efficace de proposer plusieurs centaines de milliers de dollars à chacun des 3 000 combattants professionnels du Hezbollah en échange d’un exil à l’étranger estimera un stratège français au Centre français de doctrine d’emploi des forces (armée de terre), chargé du retour d’expériences des opérations françaises et étrangères dans la zone Asie/Moyen-Orient (3).

Mais au regard de cet exploit singulier dans l’histoire peu glorieuse du monde arabe contemporain, une levée de bouclier d’une classe politique archaïque, reformatée dans la féodalité moderniste, résultante d’un torrent d’opportunisme fera alors vibrer la fibre communautaire dans une zone en proie à l’intégrisme, dans un pays qui en a si grandement pâti dans le passé, en proie à la désespérance d’une population en voie de paupérisation croissante, en proie à l’amnésie des victimes des anciennes turpitudes, en proie à la mauvaise humeur débridée d’une jeunesse en révolte contre toute forme de tutelle, en proie à l’indigence intellectuelle et morale d’une fraction de l’élite, en proie enfin au nanisme des géants de la politique libanaise coalisés au sein d’une alliance contre nature des anciens « seigneurs de la guerre » et de leur principal bailleur de fonds.

Pariant implicitement sur une défaite du Hezbollah, le trio pro-occidental - Saad Hariri, Walid Joumblatt et leur allié maronite Samir Geagea, l’ancien compagnon de route d’Israël de la guerre civile interlibanaise - s’est lancé dès la fin des hostilités, au-delà de toute décence, dans le procès de la milice chiite aux cris « Al-Haqiqa » (la vérité), plutôt que de rechercher la condamnation d’Israël pour sa violation du Droit humanitaire international et sa destruction des infrastructures libanaises. Un cri de guerre curieusement popularisé par la fugace pasionaria de la scène libanaise, la ministre maronite Nayla Mouawad, paradoxalement, plus soucieuse de démasquer les assassins de Rafic Hariri que ceux de son propre époux, l’ancien Président René Mouawad, tué dans un attentat le 22 novembre 1990, le jour anniversaire de l’indépendance libanaise. Affligeant spectacle et infamant.

Nasrallah s’en tirera, faisant preuve de mansuétude à l’égard des supplétifs de l’armée israélienne, enrôlés sous la férule d’un général félon, Antoine Lahad, les exonérant du crime de trahison, leur épargnant le supplice du goudron réservé aux collaborateurs français du régime nazi. Il contournera ce piège démagogique par son alliance avec la hiérarchie militaire chrétienne, les deux anciens commandants en chef de l’armée, soucieux de brider les pulsions mortifères de l’ordre milicien chrétien. Le président Emile Lahoud « un résistant par excellence » aux dires de son allié chiite, et le général Michel Aoun, chef de la plus importante formation politique chrétienne, l’assureront d’une couverture diplomatique internationale transconfessionnelle, d’un sas de sécurité à l’effet de briser net un nouveau clivage islamochrétien, point de basculement vers une nouvelle guerre civile à connotation religieuse.

De l’aveu même des responsables américains, les Etats-Unis, depuis 2006, à travers l’USAID et la Middle East Partnership Initiative (MEPI), ont débloqué de plus de 500 millions de dollars pour neutraliser le Hezbollah, la plus importante formation paramilitaire du tiers-monde, arrosant près de sept cents personnalités et institutions libanaises d’une pluie de dollars « pour créer des alternatives à l’extrémisme et réduire l’influence du Hezbollah dans la jeunesse » (4). A cette somme se superpose le financement de la campagne électorale de la coalition gouvernementale aux élections de juin 2009, de l’ordre de 780 millions de dollars, soit un total de 1,2 milliard de dollars en trois ans, à raison de 400 millions de dollars par an. En vain.

Véritable Etat dans l’Etat, le principal grief de ses adversaires, son mouvement aura pourtant suppléé pendant trente ans la vacance d’un pouvoir d’Etat longtemps auparavant vidé de sa substance par l’ordre milicien prédateur et parasite, en tout cas bien avant la naissance du Hezbollah, collaborant étroitement avec les services d’un Etat en déshérence, initiant une culture du combat et de la résistance dans un pays aux moeurs redoutablement mercantiles.

Principale formation politico-militaire libanaise, dont le démantèlement est réclamé par les Etats-Unis, le Hezbollah dispose d’une représentation parlementaire sans commune mesure avec l’importance numérique de la communauté chiite, sans commune mesure avec sa contribution à la libération du territoire national, sans commune mesure avec son prestige régional, sans commune mesure avec l’adhésion populaire dont il jouit sans chercher à en tirer avantage. Tant au niveau de la démocratie numérique que de la démocratie patriotique, la place qu’occupe le Hezbollah est une place de choix. Un positionnement incontournable à l’effet de dissuader quiconque songerait à usurper la place qui n’est pas la sienne. Dans les querelles byzantines dont les Libanais sont tant friands, il était salutaire que cette vérité d’évidence soit rappelée et les mésaventures du tandem Hariri Joumblatt sont là pour l’attester.

Walid Joumblatt et Saad Hariri feront amende honorable après une succession de revers et reprendront le chemin de Damas, sans trop de fanfaronnade, tandis que Nayla Moawad était battue aux élections législatives et son fils, Michel, l’espoir de la relève maronite au sein des néoconservateurs américains qui finançaient le culte de la mémoire de son père et sa propre carrière politique via le National Endowment for Democracy, était conduit à s’expatrier en Amérique latine pour se refaire une santé financière à défaut d’une rigueur morale.

Le Premier ministre socialiste français Lionel Jospin, qui avait qualifié de « terroriste » le Hezbollah, en a fait l’expérience à ces dépens, déclenchant le plus célèbre caillassage de l’époque contemporaine, terminant piteusement sa carrière politique, irrémédiablement carbonisé.

Jacques Chirac qui avait préconisé des « mesures coercitives » pour brider le Hezbollah se ravisera après l’échec israélien dépêchant une escadrille française pour protéger l’espace aérien libanais lors du défilé célébrant la « divine victoire », craignant que la moindre anicroche atteignant Nasrallah, ne déclenche par représailles l’éradication politique et physique de la famille de son ami Rafic Hariri, assassiné en février 2005, particulièrement de son héritier politique, Saad Hariri, planqué à l’étranger durant les hostilités loin d’une capitale dont il est le député et d‘un pays dont il est le chef de sa majorité gouvernementale. La « belle » Condoleeza Rice, secrétaire d’Etat américain, le plus ferme soutien à l’équipée israélienne, a depuis lors été renvoyée à ses chères études, de même que l’ancien agent du Mossad, la « belle » Tzivi Lipni, sa collègue israélienne ; Dan Halloutz, chef de l’aviation israélienne, ordonnateur des raids destructeurs sur Beyrouth, a été démis de ses fonctions, renvoyé à ses pénates pour manigance financière, de même que son Premier ministre Ehud Olmert.

Victorieux sans appel d’une épreuve de force contre une coalition pro-occidentale agrégeant tous les anciens seigneurs de la guerre du Liban, qui voulaient porter atteinte à l’autonomie de son réseau de transmissions, le nerf de sa guerre contre Israël, le 7 mai 2008, le dignitaire religieux acquiert alors une nouvelle stature, celle d’un prescripteur dans l’ordre régional, initiateur de la rhétorique des représailles et de la parité de la terreur. Son fief du sud de Beyrouth supplante alors Beyrouth-Ouest dans la conscience arabe en tant que foyer de la contestation panarabe, signant définitivement le désengagement du sunnisme militant dans le combat contre Israël, le Hamas palestinien excepté à Gaza.

L’homme qui sera le premier à accorder son soutien à Bachar al Assad, à l’autorité mal assurée à la succession de son père, alors que ses rivaux libanais supputaient les chances de survie politique du jeune président, sera payé en retour par le syrien qui en fera son interlocuteur pivot au Liban. Consécration suprême, Hassan Nasrallah est désormais investi de la mission de servir de caution patriotique aux anciens enfants prodiges de la politique libanaise, tel le chef druze Walid Joumblatt, brebis égarée dans le marécage politique libanais, revenu au bercail sur le chemin de Damas, sous les auspices du Chef du Hezbollah, son garant auprès du pouvoir syrien.

Cette mesure, insolite, révèle néanmoins le degré de fiabilité du personnage, une mesure de précaution qui révèle le degré de suspicion que nourrissent les Syriens et leurs alliés libanais à l’encontre de son lieutenant, M. Marwane Hamadé, ancien ministre des Télécommunications, maître-d’œuvre du projet de neutralisation du réseau de transmissions du Hezbollah. L’inculpation début juillet 2010 d’un responsable exerçant des fonctions sensibles au sein d‘une entreprise stratégique de téléphonie cellulaire pour « intelligence avec l’ennemi », a donné a posteriori raison au Hezbollah dans sa détermination à préserver son autonomie tant au niveau de son réseau de télécommunications que de ses voies de ravitaillement. Elle a justifié en même temps la méfiance des Syriens à l’égard de l’entourage de Walid Joumblatt tant est patente sa connivence pro occidentale. L’homme, Charbel Qazzi, en poste depuis quatorze ans dans les télécommunications, est accusé par la justice militaire d’avoir connecté le réseau de la téléphonie mobile de sa firme Alpha, au réseau des services israéliens, répercutant l’ensemble du répertoire de ses abonnés et de leurs coordonnées personnelles et professionnelles, y compris bancaires, de même que leur communications à un pays officiellement en guerre au Liban et qui n’a cessé ses incursions militaires contre le Liban.

Alors que le Liban retentit régulièrement de la commémoration des « martyrs » Bachir Gemayel, le chef des milices chrétiennes et président éphémère du Liban, septembre 1982, et Rafic Hariri, le milliardaire libano saoudien, ancien bailleur de fonds de la guerre interfactionnelle libanaise et ancien Premier ministre sunnite du Liban, Hassan Nasrallah porte un deuil muet sur son fils, trente ans après sa mort au combat, ne mentionnant jamais cette douleur d’ordre personnel, s’abstenant de toute commémoration, un comportement identique à celui qu’il observe à l’égard d’une autre figure prestigieuse du Hezbollah, Imad Fayez Moughnieh « Al Hajj Radwane », le cauchemar de l’Occident, maître-d’œuvre des opérations anti-occidentales au Moyen-Orient depuis la décennie 1980, fondateur de l’ossature militaire du Hezbollah et par capillarité militante du mouvement palestinien Hamas à Gaza, artisan du dégagement militaire israélien du Sud Liban après 22 ans d’occupation, tué dans un attentat à Damas, le 12 février 2008.

Ni palace, ni limousine, incorruptible dans un monde ruisselant de pétrodollars, cette figure marquante du monde arabo-musulman force le respect de ses interlocuteurs par la retenue de son comportement, son sens de l’humour et une crédibilité à tout crin, sa marque de fabrique, son viatique pour l’éternité. « Al Wahd al Sadeq », la « promesse sincère » sera une promesse tenue. Elle apportera, en 2007, la démonstration la plus éclatante de sa fiabilité en obtenant la libération du doyen des prisonniers arabes en Israël, le druze libanais Samir Kintar, au cours de la plus importante opération d’échange de prisonniers qui aboutit en outre à la restitution de la dépouille de Dalal Moughrabi, une résistante palestinienne tuée au cours d’une opération commando à l’intérieur du territoire israélien.

Ni port, ni aéroport, aucune route ni autoroute, pas la moindre ruelle, ni venelle ne rend hommage à celui qui porte en lui une part du destin du Liban et du monde arabe, un prescripteur essentiel de l’ordre régional. Aucun monument, aucune oeuvre humaine pour immortaliser le passage sur terre de cet homme. Aucune trace, aucune autre trace que celle que l’histoire réservera à cet homme dont le passage réussi des Thermopyles, l’été 2006, au Sud Liban sur le champ d’honneur de la résistance, a réanimé le souffle du monde arabe dans la reconquête de sa dignité. Huit cents des siens ont péri cet été-là, l’arme à la main, pour que vive le Liban dans son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale et que se maintienne vivante la revendication nationale palestinienne à un état indépendant.

Bulleurs occidentaux, ne vous égarez pas trop une fois de plus en de vaines recherches : « L’Islam des Lumières », c’est lui et non la cohorte des gérontocratiques pétro monarchies obscurantistes du Golfe.

Bulleurs occidentaux, ne vous méprenez pas, non plus : « L’Islam moderne », c’est lui et non cette cohorte de dictateurs bureaucratiques à propension dynastique.

Lui, le nouveau chef de file d’un nationalisme arabe revigoré, que vous avez tenté de démanteler depuis un demi siècle, lui ce chiite minoritaire d’un monde arabe majoritairement sunnite, le digne héritier du sunnite Nasser.

Lui, et non ce « bouffon du roi », véritable dindon de la farce de l’affaire afghane, Oussama Ben Laden, célébré par vous toute une décennie en tant que « combattant de la liberté » pour avoir détourné 50 000 combattants et vingt milliards de dollars pour faire le coup de feu contre les Russes en Afghanistan à des milliers de km du principal champ de bataille, la Palestine.

Lui, l’idole des jeunes et des moins jeunes, de Tachkent à Tamanrasset, de Toubrouk à Tombouctou, lui, le théologien de la libération sans successeur prédestiné, lui, Hassan Nasrallah, l’indomptable, l’homme qui n’a jamais pactisé avec ses ennemis, ni avec les ennemis de ses ennemis, lui, dont l’unique point de mire est Israël, dont il n’en détachera ni le regard ni la gâchette pour d’autres de vos mirages incertains, pour d’autres de vos cibles incertaines, pour aucune autre cible, aucun autre objectif que la libération du sol national et la sécurisation de l’espace national arabe.


Références

1 - Les journalistes français, particulièrement ignorants en la circonstance des réalités locales, s’imaginent que Hassan Nasrallah habite une autre planète que la capitale libanaise, qualifiant son lieu de résidence de « Dahiyeh ». « Dahyeh » signifie en fait en arabe « banlieue » par abréviation de « Dahyeh al jounoubiyah », la banlieue sud de Beyrouth, ce qui prouve a contrario que le chef du Hezbollalh réside bien dans la banlieue sud de Beyrouth et non dans une agglomération urbaine autre que la capitale libanaise.

2 - Sayyed Hassan Nasrallah signifie littéralement en arabe « Belle Victoire de Dieu ». Le titre Sayyed qui signifie littéralement en arabe « seigneur » ou « Maître », est un titre honorifique donné à des musulmans de haut rang, descendants du prophète Mahomet par sa fille Fatima Zahrah et son cousin et beau-fils Ali ibn Abi Talib.
Hassan Nasrallah est né le 31 Août 1960 dans le quartier de Bourj-Hammoud (Beyrouth Est). Il est l’aîné d’une famille de neuf enfants qui n’est pas particulièrement religieuse. Son père, Abdel Karim, épicier de son état, est membre du Parti social-nationaliste syrien. Il débute des études théologiques à l’école publique de Sin el Fil, un quartier où cohabitent chrétiens et musulmans à l’est de Beyrouth, ce qui lui permet de faire la connaissance de chrétiens libanais. En 1975, lorsque la guerre civile éclate au Liban, sa famille est obligée de retourner dans leur village d’origine, Bazourieh, proche de la ville de Tyr (Sud Liban). C’est là que Nasrallah décide de rejoindre le mouvement Amal (« Espoir »), une organisation chiite politique et paramilitaire, présidée alors par l’Imam Moussa Sadr, chef spirituel de la communauté chiite, mystérieusement disparu en 1978 lors d’un voyage en Libye.
Il étudie la théologie dans la ville sainte de Nadjaf, en Irak, où il fait la connaissance de celui qui sera son prédécesseur à la tête du Hezbollah, Abbas Moussaoui. La jonction s’est faite, sous l’égide de L’Imam Mohamad Bakr al Sadr, Fondateur du parti ad-Daawa et parent de l’Iman Moqtada Sadr, le chef de la révolte anti américaine en Irak.
L’intensification de la répression du gouvernement de Saddam Hussein à l’encontre des religieux chiites en Irak, de même que la guerre de succession engagée au sein du Amal libanais, consécutive à la disparition de l’Iman Moussa Sadr en Libye, le contraint à rentrer au Liban en 1978 pour intégrer avec son ami Abbas Moussaoui le Hezbollah. Hassan Nasrallah est marié et père de trois enfants, dont l’aîné, Hadi, tué alors qu’il combattait l’armée israélienne au Liban sud à Jabal al-Rafei, en 1997. - Ses deux prédécesseurs ne disposaient ni de son charisme, ni son sens de l’organisation. Le premier cheikh Sobhi Toufayli était davantage perçu comme un chef radical, en méconnaissance des rapports de forces régionaux, le second Abbas Moussaoui a été tué sans disposer du temps pour imprimer sa marque au mouvement.
Le grand ayatollah Mohammad Hussein Fadlallah, mort dimanche 4 juillet 2010, a longtemps été considéré comme le mentor du parti pro-iranien Hezbollah. A l’instar du dirigeant actuel du Hezbollah, Hassan Nasrallah, il était inscrit par les Etats-Unis sur leur liste des « terroristes internationaux » établie en 1995. Il avait été accusé dans les années 1980 par les médias américains d’être à l’origine des prises d’otages d’Américains au Liban par des groupes radicaux liés à l’Iran. En 1985, il a été la cible d’un attentat qui a tué 80 personnes, une opération organisée par la CIA avec trois millions de dollars, venant de fonds pétro monarchiques du Golfe. Son garde de corps de l’époque n’était autre qu’Imad Moughniyeh. Personnalité très influente de l’Islam chiite au Liban, en Asie centrale et dans le Golfe, Fadlallah se servait de ses prêches du vendredi pour dénoncer la politique américaine au Moyen-Orient. Il a émis des fatwas (décrets religieux) interdisant les crimes dits d’honneur ou l’excision. Auteur de plusieurs ouvrages théologiques, il était connu pour son ouverture sur le développement scientifique et son audace dans l’interprétation des textes de l’islam. Le charismatique dignitaire à la barbe blanche et au visage serein était connu pour ses avis religieux tolérants, notamment vis-à-vis des femmes.

3 - Dix millions de dollars le milicien, La crise du modèle occidental de guerre limitée de haute technologie par Michel Goya, CF la revue Politique étrangère 1/2007 (Printemps), p. 191-202. Lieutenant-colonel et rédacteur au Centre de doctrine d’emploi des forces (armée de terre), il est chargé du retour d’expériences des opérations françaises et étrangères dans la zone Asie/Moyen-Orient. Il est l’auteur de La Chair et l’Acier (Paris, Tallandier, 2004) qui s’attache au processus d’évolution tactique de l’armée française pendant la Première Guerre mondiale.

4 - Déposition de Jeffrey D. Feltman, assistant de la secrétaire d’Etat américaine et responsable du bureau des affaires du Proche-Orient, et de Daniel Benjamin, coordinateur du bureau de lutte contre le terrorisme, devant une commission du Sénat américain le 8 juin 2010. CF à ce propos le journal libanais As Safir, en date du 29 juin 2010, sous la plume de Nabil Haitam, affirmant qu’« une liste de 700 noms de personnes et d’organisations ayant bénéficié de l’aide américaine circule et que certains ont reçu des sommes comprises entre 100 000 et 2 millions de dollars ». Le journaliste s’interroge : « Quelles clauses du code pénal ces groupes ou personnes ont-ils violées ? Est-ce que contacter ou agir avec un Etat étranger, et travailler avec cet Etat en échange d’argent à une campagne visant l’une des composantes de la société libanaise - une campagne qui pourrait avoir déstabilisé la société -, est légal ? » (...) Et Haitam se demande pourquoi Feltman a rendu cette information publique, d’autant qu’elle risque d’embarrasser des alliés des Etats-Unis au Liban. Selon lui, « l’ambassade américaine à Beyrouth a rassuré ses alliés en leur affirmant que Feltman voulait simplement montrer au Congrès que les Etats-Unis agissaient au Liban et qu’il n’est pas question qu’ils révèlent des noms ». A cette somme de 500 millions de dollars se superpose le financement de la campagne électorale de la coalition pro occidentale.
Le quotidien américain New York Times a accusé, de son côté, l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis, dans un article intitulé Elections libanaises : les plus chères au monde », d’ingérence dans le processus électoral des prochaines élections législatives de juin 2009 en révélant que des sources proches du gouvernement saoudien ont admis le financement de candidats opposés au mouvement chiite Hezbollah, le financement du voyage d’expatriés libanais, voire l’achat du vote collectif de communautés entières en faveur de leurs alliés locaux. Selon le New York Times, plusieurs centaines de millions de dollars (700 millions de dollars) auraient été ainsi transférés au Liban non seulement pour participer à la campagne électorale mais également pour corrompre leur vote. Le quotidien ajoute qu’il s’agirait pour l’Arabie Saoudite de limiter l’influence iranienne au Liban et de soutenir ses alliés pour faire pression sur Téhéran.
Côté américain, toujours selon le même quotidien, l’International Republican Institute, réputé pour être un lobby proche du parti républicain, aurait ouvert des bureaux à Beyrouth pour aider les dirigeants de la majorité actuelle ainsi que leurs médias affiliés dans la campagne électorale. Ce lobby aurait ainsi ouvert des bureaux auprès des différents partis appartenant à la coalition pro occidentale du 14 mars, dont les forces libanaises de Samir Geagea, le courant du futur du député Saad Hariri, le parti phalangiste d’Amine Gemayel et du député druze Walid Joumblatt (New York Times 24 avril 2009, élections libanaises : les plus chères au monde). Deux jours après ses révélations, Hillary Clinton, secrétaire d’Etat, effectuait une visite surprise à Beyrouth pour fleurir la tombe de Rafic Hariri, l’ancien Premier ministre assassiné, et préconisé, sans craindre le ridicule, des élections libres de toute ingérence........à l’exception sans doute de l‘argent saoudien et américain.

5 - Le juge du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a ordonné mercredi 29 avril 2009 la remise en liberté immédiate des quatre généraux libanais prosyriens détenus depuis 2005 dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. L’attentat à la bombe avait fait un total de 23 morts le 14 février 2005 à Beyrouth. Les généraux Jamil Sayyed, Ali Hajj, Raymond Azar et Mustafa Hamdan, seuls suspects, étaient détenus le 30 août 2005. Ils n’avaient pas été officiellement inculpés. Le juge Daniel Fransen a suivi les procureurs qui trouvaient le dossier trop léger pour maintenir ces hommes en détention. Des feux d’artifice ont salué l’annonce de leur libération à Beyrouth.


René Naba est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.
Paris, le 10 juillet 2010 - Mondialisation