mardi 20 avril 2010

QU'IAN BROSSAT NE VIENNE PAS S'EXPLIQUER...

Nous devons expulser les Arabes et prendre leur place et nous devons le faire avec violence (David Ben Gourion - 1937)









Le projet de donner à l’esplanade le nom de David Ben Gourion aurait été voté à l’unanimité, donc avec l’approbation d’Ian Brossat, à la fois membre du Parti Communiste Français et conseiller municipal de Paris.


Comment pourrait-on qualifier le comportement de cet élu communiste quand on sait que David Ben Gourion, non seulement avait déclaré en 1937, je cite : « Nous devons expulser les Arabes et prendre leur place et nous devons le faire avec violence », mais aussi avait mis en pratique son intention en rasant plus de 500 villages palestiniens, c’est-à-dire plus de 500 Oradour-Sur-Glane, gravés dans notre mémoire.


Ian Brossat devrait maintenant être fier de sa ville ayant au crédit de son patrimoine une esplanade portant le nom d’un criminel ayant pratiqué la purification ethnique.



Non seulement nous déplorons l’attitude irresponsable de cet élu communiste, mais aussi nous interpellons la Direction du Parti Communiste Français afin que cesse ce double jeu qui consiste simultanément à approuver tout projet en faveur de l’entité sioniste et à s’inscrire dans le mouvement de protestation contre cette même entité et de boycott de ses intérêts.



Quant à Ian Brossat et à tous ses semblables dans la classe politique française, ils pourront dorénavant et lors des prochaines échéances électorales si chères à leurs chaires, soustraire de leurs crédits, les voix de celles et ceux toujours solidaires des luttes de libération menées par les peuples, notamment de la lutte héroïque du Peuple de Palestine.







« Camarade » Ian, pratiquer la contradiction dans nos pratiques politiciennes quand il s’agit de la ligne directrice qui exprime à la fois les fondements, les valeurs et la raison d’être de notre parti nous est, nous communistes libanais, la pire des expressions anticommunistes.
Raymond RICHA,
Membre du Parti Communiste Libanais




samedi 17 avril 2010

QUAND LA MATHEMATIQUE DIT SON MOT...




LIBAN RESISTANCE
avait précédemment abordé la Topologie du Gruyère qui opère sur la Palestine…

La vidéo ajoutée à la fin de cette page montre comment cette topologie opère…Mais aussi comment le capitalisme, à travers ses organismes bancaires comme la banque DEXIA, finance cette opération.

Quant aux récentes déclarations d’un collaborateur palestinien promettant l’émergence de l’Etat Palestinien en 2011, elles prouvent non seulement la négation par ce collaborateur de la Palestine Historique, mais également son attachement à l’idée de l’émergence d’un résidu spatial non connexe généré par cette topologie, c’est-à-dire plus clairement une réserve palestinienne non connexe.


Voyons par un simple schéma ce qu’on entend par espaces connexes et non connexes :











A est connexe.


B (dans tous ces fragments, en couleur bleue) ne l'est pas.

Ce schéma est à rapprocher de l’ensemble des cartes de la Palestine à travers son histoire, ensemble de cartes qui montre clairement comment cette Palestine, jadis connexe dans toute sa diversité, se transforme, avec le temps, et par cette topologie du gruyère, en un ensemble non connexe.

Cette topologie a démarré en 1948 par une large épuration ethnique pratiquée par David Ben Gourion et se poursuit aujourd'hui avec la contruction massive de nouvelles colonies de manière à demeurer aptes à s'étendre et la judaïsation des lieux de vie palestiniens.






16 AVRIL 2010
Sud Liban
Les habitants d’Aabbassiyeh
défient les barbelés de l’entité sioniste


Les habitants d’Aabbassiyeh, avec la participation d’un député, ont aujourd’hui démantelé des barbelés installés par l’armée sioniste en début de semaine dans une partie de notre territoire.
Au même moment, deux tanks et plusieurs dizaines de soldats sionistes se sont déployés de l’autre côté de la frontière, tandis que notre armée était en état d’alerte.

Mardi dernier, le Liban avait déjà déposé une plainte auprès du conseil de sécurité de l’ONU, accusant Israël d’avoir pénétré le week-end dernier sur son territoire, près de la rivière Wazzani, située à proximité d’ Aabbassiyeh.

Selon notre armée, onze soldats sionistes avaient pénétré dans notre territoire et saboté un bulldozer d’un chantier situé près de cette rivière.



RAPPEL HISTORIQUE

La ligne dite « ligne bleue », tracée par l’ONU, est une démarcation qui traduit l’occupation des parties de notre territoire telles les collines de Kfarchouba, les Fermes de Chebaa, ainsi que d’autres zones, comme celles situées à proximité d’Aabbassiyeh..







UNE PAGE D’HISTOIRE ET DE GEOGRAPHIE D’AABBASSIYEH





Situation géographique



Vue de la campagne d'Aabbassiyeh par un beau jour d'hiver avec le Mont Hermon ou Jabal El Cheikh en arrière-plan


Aabbassiyeh et ses célèbres sites archéologiques




Histoire-Géographie



La signification du mot "Aabbassiyeh" revient au gouverneur de la ville de Tyr, le nommé Cheikh "Abbas Al Mohammed de Al-Saghir", qui passait ses jours de repos dans sa grande demeure bâtie sur les terres d'Aabbassiyeh.

Au temps des phéniciens, elle était considérée l'une de la partie terrienne de Tyr, et le chemin qui conduisait à Banias en Palestine ; la découverte des ruines et des cimetières phéniciens et romains le prouve.

Au début du 20eme siècle, elle fut construite et agrandit par les habitants, qui ont fait une collecte de leurs biens et ont rassemblé une grande somme d'argent pour acheter les terres des féodaux.

La superficie d'Aabbassiyeh atteint les 36 Km2 et son altitude est de 170 mètres au cœur du centre-ville. Elle est loin de la capitale Beyrouth de 84 Km.

Une longue plage au bord de la Méditerranéenne borde sa cote ouest, approchant Tyr à ses approximatives limites, le Litani frôle ses bords du côté est-ouest.

Le nombre des habitants est estimé à 16,000- personnes ; on n'a pas un nombre exact, vu que le dernier recensement officiel a été fait au Liban en 1932!

Il existe à peu près 8,000. - habitants vivant au cœur de l'ancien bourg, tandis que le reste de la population est dispersée tout autour, notamment dans la plaine et aux confins de Tyr, rendant ainsi Aabbassiyeh plus vaste.




Géographie économique


L'infrastructure économique à Aabbassiyeh est basée sur trois piliers : l'agriculture, l'artisanat et les services publics

I- Agriculture

Les plantations d'agrumes et les vergers d'olivier entourent Aabbassiyeh. La culture des agrumes couvre le tiers de la superficie d'Aabbassiyeh.

Alors que la culture des oliviers représentait plus que 50% des terres cultivées, elle ne vaut aujourd'hui que 20% de la superficie cultivée du fait que l'expansion urbaine.

En 2000, on a estimé le taux de la production des olives et de ses dérivées comme suit :

- Olives : 117 552 Kg
- Huile d'olive : 50 000 Litres
- Savon : 100 Kg

La clientèle est constituée de 60% des habitants d'Aabbassiyeh.

D'autre part, un bois de pin de 88 km supplante la colline au sud-ouest du bourg. Considéré comme l'une des ressources naturelles où la population locale trouve un refuge calme et sain. La municipalité cherche à la rendre comme réserve naturelle pour le sauvegarder.

II- Artisanat

Les établissements industriels s'activent de plus en plus dans le centre du vieux bourg, mais notamment aux alentours, créant un réseau d'ateliers et de petites fabrications tel que: menuiseries, aluminium, pierres pour les maisons, centres de distribution de gaz naturel.

III- Les services publics

S'étendant sur une superficie aussi grande, il est évident que les services publics vont se multiplier à Aabbassiyeh pour répondre aux besoins de la population locale.
Ainsi, on compte la présence de :

- 4 Banques : Banque de Beyrouth et les Pays Arabes - Banque du Koweït et le Monde Arabe - Banque de Beyrouth - Banque de Jammal Trust.

- 4 Hôpitaux : Jamal Amel - Hiram- Elissa - El Zahra'a.

- 8 Ecoles : 2 écoles publiques Secondaire et Complémentaire, 6 écoles privées : Collège Cadmous - Collège Catholique - Le Lycée Français "Elite" - Collège Amiliyeh ou Ecole Amlieh du Sud - Collège Mehdi - Collège Moh'd Saad.

- De nombreux commerces : On trouve une grande chaîne de grands et petits magasins, de pharmacies, des restaurants et des cafés, un centre de théâtre et de cinéma, des compagnies commerciales, etc.…

Mais également le plus intéressant est le traditionnel "Souk" populaire qui regroupe un grand nombre de marchands venant des villages aux alentours et parfois de loin, offrant une variété de marchandise. Ce "Souk" a été créé en 1948 et tenu chaque vendredi dans la grande place du village.






PARIS LE PEUPLE SE REVOLTE...



Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le président israélien Shimon Pérès et Rachida Dati, maire du 7è arrondissement de la capitale ont inauguré l’esplanade le 15 avril 2010.
Cela s’est passé dans la Ville lumière.

La municipalité de Paris a baptisé l’un de ses plus beaux sites du nom de David Ben Gourion(*).

Il s’agit d’une promenade en bord de Seine, qui fait face au musée du quai Branly, consacré aux arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Océanie.



(*) David Ben Gourion est l’homme qui a conçu et dirigé la Naqba (la Catastrophe) palestinienne, avec la destruction de cinq cents villages, l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens, et l’exécution de nombreux civils.







PARIS LE PEUPLE SE REVOLTE

C'est fait, Bertrand Delanoë a baptisé son esplanade sous le nom d'un des plus grands criminels sionistes...


La communauté franco-libanaise de Paris a bien noté ses rendez-vous aux prochaines échéances électorales....





mardi 13 avril 2010


Les espaces de l’arche Marengo à Toulouse, pour y tenir une célébration du 62eme anniversaire de la proclamation de l’Etat d’Israël.




Nous vous appelons à écrire massivement aux responsables de location de ces espaces pour demander l’annulation de l’autorisation accordée aux organisateurs de cette manifestation.

Envoyons une copie de notre message à M. Pierre Cohen et à M. Martin Malvy, parce que les salons Marengo sont gérés par un organisme dépendant de la Ville et de la Région.

Ci-dessous est un exemple de lettre type :

Madame, Monsieur,

Je vous écris pour vous demander d’annuler l’autorisation de mise à disposition d’espaces de l’arche Marengo que vous avez donnée à des associations pour y tenir une célébration du 62eme
anniversaire de la proclamation de l’Etat d’Israël, en présence d’officiers de « Tsahal ».

La création de cette entité coloniale, après avoir expulsé en 1948, par la terreur et le fascisme, plus de 85% de la population palestinienne, fut l’acte premier d’épuration ethnique qui se poursuit jusqu’à nos jours. Par ailleurs, cette entité a un interminable bilan de violations des droits de l’homme et de mépris des résolutions des résolutions internationales la concernant.

S’en réjouir est une insulte à la justice et à l’opinion de la grande majorité de nos concitoyens.

De plus, l’invitation d’officiers de « Tsahal », armée estimée responsable de crimes de guerres voire de crimes contre l’humanité par le rapport Goldstone de l’ONU, ajoute la provocation à l’insulte.


Promotoulouse et SEM Tourisme, organismes parapublics dépendant de la Ville et de la Région, chargés de la gestion de cet espace public, ont l’obligation éthique de refuser la mise à disposition des espaces Marengo à des associations cherchant à glorifier cette entité et son armée.

C’est pourquoi je vous demande d’annuler l’autorisation donnée d’utiliser les locaux de l’Arche Marengo pour une célébration de « Yom Haatzmaout » le 19 avril 2010.

Signature



A :

Mme Michèle Drouin, 05 61 21 92 32
infos@promotoulouse.com

M. Jean-François Renac, SEM Toulouse, 05 61 21 92 32
jf.renac@toulouseconventionbureau.com

Copie à :

M. Pierre Cohen
http://www.toulouse.fr/web/guest/contact



lundi 12 avril 2010




Entrevue avec Marie Nassif-Debs,
une dirigeante du Parti Communiste Libanais


Par Toni Solo et Salah Ahmine
20 mars 2010


La proposition d’une “Cinquième Internationale” a provoqué assez de débat sur la nature et la forme qu’une initiative de ce genre pourrait avoir.
Avec un groupe d’écrivains et d’activistes au Nicaragua, nous avons tenté de contribuer à ce débat au moyen d’apports en espagnole et en anglais.
Nous étions préoccupés par le fait que cette possibilité d’échange nécessaire sur l’idée d’une “5ème Internationale” - ou comme le Président Daniel Ortega a appelé, une Internationale des Peuples - allait souffrir d’une vision trop étroite.


Nous voulions nous assurer que les points de vue d’autres régions du monde soient inclus - particulièrement les perspectives des pays et peuples arabes et islamiques qui affrontent l’impérialisme dans sa forme la plus virulente.
Aussi, nous avions voulu nous assurer que nos apports à ce débat seraient basés sur des expériences très concrètes pour éviter ainsi les prises de positions idéalistes qui évadent les réalités, les difficultés et vérités pratiques.
Nous espérons que cette entrevue avec une dirigeante du Parti Communiste Libanais aidera à élargir les termes des discussions vers un contenu opérationnel et efficace fidèlement enraciné dans les diverses luttes des peuples contre la barbarie de l’impérialisme.



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Toni Solo et Salah Ahmine : Dans les difficiles conditions de la réalité Libanaise, les différentes composantes confessionnelles et politiques, les douloureuses expériences du passé, les manipulations des puissances impérialistes, que pouvez-vous nous dire sur l’expérience et l’orientation unitaire de la Résistance Nationale Libanaise ?

Marie Nassif-Debs : La Résistance nationale libanaise a fait ses premières preuves en 1969, quand les agressions israéliennes se faisaient quotidiennes au Sud du pays et, même, à Beyrouth, profitant de la théorie lancée par la bourgeoisie pro-étasunienne au pouvoir sous le mot d’ordre “ La force du Liban réside dans sa faiblesse”.

Cette Résistance commença avec “ La Garde Populaire” (Al-Haras Al-Cha’bi) que les Communistes libanais avaient formée afin de préserver les villageois des attaques-surprises des commandos de Tel Aviv.

Puis, ce fut, un an plus tard, le tour des “ Forces des Partisans” (Qouat Al-Ansar) qui, sous l’égide du Parti Communiste libanais, une fois de plus, rassembla des militants de plusieurs partis communistes arabes, y compris des Palestiniens.

Mais, l’expérience la plus glorieuse fut celle du “ Front de la Résistance Nationale Libanaise”, plus connue sous le nom de “ JAMOUL : Jabhat Al Mouqawama Al Wataniiya Al Loubnaniya” et dont les militants, appartenant au PCL et à d’autres petits groupes de la Gauche libanaise, furent à la base de la libération de la majeure partie du territoire national occupé, en 1978 puis, surtout, en 1982 par les armées israéliennes.

Ce que nous devrions dire de tous ces groupes de Résistance, c’est que, même s’ils furent formés par les Communistes, il n’en reste pas moins qu’ils étaient ouverts à tous ceux qui voulaient participer à la libération de leur pays ; c’est ce qui, d’ailleurs, a fait, pendant de longues années, la force de ces mouvements.

Par rapport à la dernière décennie du XX° siècle et à la décennie passée, il faut dire que nos Camarades, malgré des tensions et des attaques armées, n’ont pas manqué à la tradition d’ouverture : ils furent présents lors de la riposte contre l’opération dite des “ Raisins de la colère” (1996), puis en 2000, lors de la Libération.

Et, là, je dois ouvrir une parenthèse pour dire que notre Camarade Souleiman Ramadan fut le dernier à quitter le camp de concentration de Khiam, après avoir soutenu, avec notre Camarade Ghassan Saïd, tous les prisonniers qui s’y trouvaient…

Nous ne devrions pas oublier la lutte glorieuse qui nous avait unie à la Résistance islamique et à tous ceux qui se sont opposés, en 2006, à l’agression israélo-étasunienne la plus barbare et la plus meurtrière.

Si j’évoque ces faits, ce n’est pas parce que je veux vanter le rôle de notre Parti (Le Parti Communiste libanais) et de la Gauche libanaise dans la Résistance, mais pour dire que nous avions toujours voulu une orientation unitaire entre les forces de la Résistance au Liban ; malheureusement, ce ne fut pas toujours le cas et nos appels sont restés sans réponse, la plupart du temps. Mais nous continuerons dans la même voie, parce que nous pensons que le complot impérialiste et sioniste contre notre peuple et les peuples arabes se poursuit et qu’il est de notre devoir de faire la jonction avec ceux qui veulent contrer ce complot ; comme nous pensons, aussi, que la Résistance d’un peuple dépasse tous les clivages confessionnels et autres…

Toni Solo et Salah Ahmine : Vu depuis la gauche et les secteurs démocratiques, est-ce que vous pouvez nous faire un résumé sur les expériences unitaires des forces politiques et sociales durant les dernières décennies dans le monde arabe ? Existerait-il une expression ou une structure de ce genre d’expérience dans
l’actualité ?


Marie Nassif-Debs : Dans les dernières décennies, les expériences unitaires dans le monde arabe ont presque disparu. Les causes, nombreuses, peuvent se résumer dans les deux suivantes : d’abord, la chute de l’Union soviétique et du Mouvement communiste international ; ensuite, la crise qui a abouti à l’implosion du Mouvement de libération nationale arabe, à la suite d’une série de déboires des armées arabes face à Israël et des dissensions aigües entre certains pôles de ce mouvement, notamment la Syrie et l’OLP.

Cependant, il y eut des alliances entre des forces progressistes dans certains pays, dont le Liban, qui avaient pour but de préserver les acquis sociaux et de promouvoir la lutte pour le changement.

Il y eut, aussi, des alliances entre des forces politiques et sociales disparates à propos de l’appui qui doit être accordé à la Résistance ; mais ces formes d’alliance ne sont pas très stables, vu qu’elles se basent sur des forces qui n’ont pas une vision commune minimum de la situation, d’une part, et, d’autre part, vu la faiblesse de la gauche en tant que noyau dur.

Il est vrai que notre Parti a fait, en mai 2007, appel à une réunion des Communistes et de la gauche dans le monde arabe, afin de mettre au point une structure nouvelle, en alternative à celle qui venait d’imploser ; il n’en reste pas moins que, jusqu’à ce jour, rien de concret ne fut créé, bien que des luttes communes furent mises au point en ce qui concerne les problèmes arabes essentiels, à savoir : la cause palestinienne (Gaza, le droit au retour…), les territoires arabes occupés, le conflit arabo-israélien, la résistance à l’occupation des sources d’énergie en Irak et ailleurs.

Nous œuvrons également pour transformer les réunions des Partis Communistes et de gauche arabes en une structure plus stable, à la manière de la Rencontre internationale des Partis communistes et ouvriers.

Et, si nous rendons vers des structures unitaires, dépassant les simples alliances, c’est parce que, depuis la disparition du Mouvement communiste, la lutte anti impérialiste n’avance pas très rapidement.

Bien au contraire : l’offensive impérialiste a fait des percées, tant sur le plan socio politique que sur le plan militaire. Nous devrions noter que les forces impérialistes (les Etats-Unis, l’OTAN et les autres alliances, dont Israël) ont enregistré des victoires un peu partout et le Mouvement altermondialiste, malgré son expansion, n’est pas à même d’y faire obstacle.

Toni Solo et Salah Ahmine : Comment est perçue la proposition du Président Chávez pour une internationale des peuples ou une “ cinquième internationale” actuellement depuis la perspective de la gauche en affrontement direct à l’entité sioniste et aux gouvernements alliés de l’impérialisme dans la région comme l’Egypte et l’Arabie Saoudite ?

Marie Nassif-Debs : Le projet lancé, le 20 novembre, par le Président du Venezuela Hugo Chavez répond, en grande partie, à nos attentes.
Je dis bien “ en grande partie”, parce que la littérature qui concerne cette “ Cinquième Internationale” n’est pas, encore, bien précise.


Il est vrai que de par la définition que le président Chavez lui donne (un espace où les partis, les mouvements, les courants à orientation socialiste pourront coordonner une stratégie commune contre l’impérialisme et pour le renversement du capitalisme par le socialisme), elle semble être un très grand pas très en avant dans la lutte menée contre le nouveau projet impérialiste ; il est vrai aussi que l’appel à une forme d’organisation dite “ sans manuel et sans obligation où les différences seront les bienvenues” est de nature à élargir le rassemblement des forces anti impérialistes ; cependant, il est nécessaire d’attendre la rencontre du mois prochain et, surtout, le contenu d’une telle initiative.

Parce que, selon notre humble expérience, il ne suffit plus, avec les putschs, les complots et les guerres étasuniens, d’élargir et d’ouvrir une perspective, il faut aussi tenter de mettre au point un projet alternatif.

De même, s’il n’est pas nécessaire de créer une organisation très centralisée, à l’exemple des Internationales précédentes, il ne faut pas négliger l’importance d’une sorte de front commun à caractère permanent, qui regrouperait les forces et les mouvements sociaux, tant régionaux qu’internationaux, et les mobiliserait, dans un élan commun de solidarité internationale, dans le sens de trouver, ensemble, des solutions aux défis auxquels nous faisons face.

Toni Solo et Salah Ahmine : Certains sont de l’opinion qu’une “ cinquième internationale”, du moins pour le nom qui lui est désigné, peut perpétuer le prolongement du sectarisme au sein de la gauche, quel est votre avis à ce sujet ?


Marie Nassif-Debs : Il est vrai que certains ont peur des impacts laissés par les expériences précédentes, et ils ont raison en quelque sorte, vu que ces expériences se sont soldées par un échec retentissant dont nous sommes tous responsables, à des degrés différents.

Mais, ce dont je suis sûre, c’est que nous avons beaucoup appris de ces expériences ; et ceux qui ont lancé le projet ont montré qu’ils ne tentent pas de remplacer un sectarisme par un autre.

De même, les partis de gauche, de par le monde, ont analysé, depuis 1990, leur expériences précédentes : au Liban par exemple, et malgré la douleur laissée par les assassinats des années quatre-vingts du siècle passé, le PCL a œuvré dans le sens d’une alliance des deux Résistances, nationale et islamique ; et, si nous n’y avons pas parvenu, c’est peut-être parce que le Hezbollah n’est pas encore prêt à s’ouvrir dans le sens d’une ouverture en dehors des forces “ religieuses” et, surtout, vers un parti communiste.

Et, même maintenant, au moment où nous voyons le Hezbollah s’enfoncer dans les projets d’un gouvernement de classe, nous l’appelons, ainsi que d’autres forces se disant anti impérialistes, à un programme commun du mouvement qui voudrait résister contre le projet impérialiste dit “ le Nouveau Moyen-Orient”.

Il nous est possible de lutter contre le sectarisme qui avait prévalu jadis, mais nous devons aussi prendre en considération la base idéologique de certaines forces et agir en connaissance de cause pour ne pas avoir de grandes désillusions à l’avenir. Pour nous, l’ouverture est très nécessaire, mais non suffisante.

Toni Solo et Salah Ahmine : Existeraient-ils dans votre région les conditions pour une initiative efficace et pratique de ce genre ?


Marie Nassif-Debs : Oui. Déjà, d’ailleurs, il y a des regroupements qui ont fait leur preuve : il y a, d’abord, le bureau arabe des Partis communistes et ouvriers ; il y a, ensuite, les mouvements ouvriers et de masse, mais aussi des partis de résistance qui partent d’une idéologie religieuse.

Mais, le problème avec ces regroupements, c’est que leur action ne fut pas continue. Ils font des réunions ou des conférences, ou encore quelques rassemblements…

Toni Solo et Salah Ahmine : Quels sont les critères qui doivent être adoptés pour qu’une initiative de ce genre aie un impact positif, - y aurait-il une place pour des mouvements d’inspiration religieuse comme le Hezbollah et Hamas ?


Marie Nassif-Debs : Tout dépend des objectifs du projet alternatif que nous voulons ; parce que c’est sur la base d’un projet que nous déciderons des forces que nous voulons rassembler.

Si notre projet se limite à la lutte contre la présence (militaire) de l’impérialisme dans nos régions, l’éventail pourra être très large. Mais, si nous voulons poser, en même temps, la lutte socio-économique (la lutte de classe), alors, le front des forces sera plus restreint.

Bien sûr, chaque rassemblement a son importance. Il est très vital pour la classe ouvrière et les peuples de lutter contre la cause première des guerres, des maladies et, surtout, de l’exploitation qu’est l’impérialisme ; cependant, pour moi, il faut que cela soit lié à un projet d’avenir. Non pas le socialisme, parce qu’il limite les forces auxquelles nous voudrions nous unir, mais, au moins, les lignes générales d’une société non basée sur l’exploitation ou, même, une société où il y aurait une certaine justice sociale.

Je ne suis pas très d’accord avec ceux qui disent : faisons le rassemblement sans bases ; l’avenir décidera.

Je crois que nous devrions, au moins, laisser à nos peuples la possibilité d’entrevoir de quel avenir nous parlons, non de les entraîner à l’aveuglette. D’ailleurs, je suis sûre que le Président Hugo Chavez et ceux qui ont formé le projet de la Cinquième Internationale savent ce qu’ils font et où ils vont.

Dans une telle perspective, toutes les forces de résistances, y compris le Hezbollah, auraient leur mot à dire et leur place au sein du groupe.

Toni Solo et Salah Ahmine : De votre point de vue, comment pourrait-on concilier l’idée d’un Front Mondial anti-impérialiste, une proposition de toujours d’un grand secteur de la gauche dans le monde, avec l’idée qui nous intéresse dans ce cas d’une “ internationale des peuples” ?


Marie Nassif-Debs : Comme je viens de le dire, nous devrions appeler au rassemblement sur des bases claires, en précisant les objectifs, à partir de la “ contradiction principale”.

Ainsi, l’Internationale des peuples ne pourra pas entrer en contradiction avec les formations déjà existantes, parce qu’elle ne vise pas à les remplacer toutes. D’ailleurs, elle n’appelle pas, vu son point de départ et le projet qu’elle présente, à éliminer les autres formations qui pourraient, si elles le voulaient, continuer à fonctionner.

Toni Solo et Salah Ahmine : Si les conditions existent, jusqu’à quels objectifs concrets devrait-on travailler ?


Marie Nassif-Debs : Je l’ai déjà mentionné : jusqu’à un projet social alternatif. Le capitalisme a assez prouvé qu’il est générateur de misère, de guerres et d’exploitation. Nous devons en finir avec le capitalisme, si nous voulons préserver les acquis sociaux, mais aussi la Planète et, surtout, le genre humain menacé de disparaître.

Beyrouth, le 13/3/2010

vendredi 9 avril 2010



Un message a été publié ce jour sur le site de Bertrand Delanoë, à cette adresse :

http://bertranddelanoe.net/leseditos/editocentral/pays-confluent/comment-page-1/#comment-654


Ceci, en réponse à son article publié sur la même page.

Ci-dessous une copie de ce message, en cas où il serait supprimé.

Monsieur le Maire,

Nous apprécions votre approche de l'espace urbain de Beyrouth et de la qualité de mon Peuple que nous pouvons résumer en un seul mot : la Résistance.

Mais aussi sachez, Monsieur le Maire, que nous ne pouvons pas comprendre vos initiatives répétées de baptiser plusieurs lieux de rencontre et de solidarité dans Paris sous les noms de criminels comme Ben Gourion (Plus de 500 villages de la Palestine ayant, par ses bras, eu le même sort qu'Oradour sur Glane), ou encore vos sympathies envers une entité qui n'a jamais hésité à massacrer jusqu'à nos enfants; souvenez-vous de QANA deux fois meurtrie ou de GAZA meurtrie et mourant d'une mort lente que lui inflige cette entité occupante.

Monsieur le Maire, au Pays des Cèdres, il y a des femmes et des hommes qui apprécient Paris, celle de la Commune ou encore celle de ces résistants à l'occupation nazie. Ces femmes et hommes répètent avec fermeté cette belle phrase de Louise : Le verbe "résister" doit toujours se conjuguer au présent.

Croyez-nous, Monsieur le Maire, en tant que Franco-Libanais, de surcroît, parisiens, notre conscience aura dorénavant son écho et son mot à dire à tous les rendez-vous de l'espace politique parisien...

Bien à vous,
Raymond Richa
Franco-Libanais

jeudi 8 avril 2010

TERRORISME ET RESISTANCE





1ère Partie








2ème Partie




mardi 6 avril 2010



Le site Internet WikiLeaks a publié lundi 5 avril une vidéo d'une rare violence montrant un hélicoptère de l'armée américaine tuer un photographe et un chauffeur de l'agence de presse Reuters dans une attaque à Bagdad en juillet 2007.

On peut y entendre les soldats demander à plusieurs reprises la permission de tirer sur un groupe d'hommes dans une rue déserte, parmi lesquels se trouvaient les deux employés, et s'y reprendre à deux fois pour achever les cibles. Un haut gradé de l'armée américaine a confirmé l'authenticité de l'enregistrement, qui a été pris d'un des deux hélicoptères impliqué dans l'attaque.









Les choses prennent un tout autre sens ici (…) On doit en tirer la vraie leçon, c’est qu’on doit se battre contre toutes les formes de répression et d’oppression, en tout lieu et en tout temps.
(Mohammed Barakeh, dirigeant du Parti Communiste d’Israël)






Le 10 mars dernier commençait le procès politique du secrétaire général du Hadash (Front Démocratique pour la Paix et l’Egalité) et dirigeant du Parti Communiste d’Israël, Mohammed Barakeh.


Au-delà de ce procès, l’enjeu est important car ce sont les libertés d’expression et de manifestation qui sont menacées. Par ailleurs, avec ce procès, l’entité sioniste cherche à intimider les militants pacifistes, musulmans, juifs et chrétiens de cette Palestine, maintes fois rejetée et bannie.


Personnalité dangereuse du fait de sa lutte pour la paix, Barakeh a déjà été à plusieurs reprises menacé de mort et contraint à limiter ces mouvements. Cela ne l’a pas empêché de participer aux manifestations contre les nouvelles colonies.


La solidarité avec le dirigeant communiste s’exprime déjà en Israël et en Palestine. Dès le premier jour du procès, plusieurs dizaines de militants pacifistes dont des membres éminents de Hadash – les députés Dov Khenin, Afou Agbaria et Hanna Swaid – se sont rassemblés au Tribunal de Tel-Aviv pour manifester leur indignation et leur colère.


Barakeh avait dernièrement participé à un hommage rendu aux victimes de la Shoah à Auschwitz, en tant que membre d’une délégation de la Knesset.

Ainsi, attaqué par les sionistes – pour qui un arabe, de surcroît communiste, ne peut s’associer aux commémorations de l’Holocauste – comme par les milieux islamistes – qui confondent antisionisme et antisémitisme, Barakeh avait néanmoins refusé de céder à ces menaces et avait prononcé dans l’ancien camp d’extermination un discours vibrant, tourné vers le présent comme vers un avenir qui s’assombrit, concluant ainsi : « Les choses prennent un tout autre sens ici (…) On doit en tirer la vraie leçon, c’est qu’on doit se battre contre toutes les formes de répression et d’oppression, en tout lieu et en tout temps. »




Aurons-nous la lucidité et le courage pour comprendre le sens profond de ces mots prononcés par ce militant communiste ?


Le combat de Barakeh est également le nôtre car il est inséparable du combat pour la fin de l’occupation et de la colonisation de la Palestine et pour la paix !

samedi 3 avril 2010

Children of Gaza



LE P’TIT GENIE DE SON EXCELLENCE NAPOLKOZY
NOUS DEVOILE SES PROPOS ET SES INTENTIONS

« Je suis pour aller le plus loin possible sur la voie de l'interdiction générale de la Burqua sur le territoire français », a affirmé au micro d'Europe 1.

« Le voile intégral est une négation de la femme, une espèce de cercueil ambulant, ça n'est pas dans la tradition française occidentale » a-t-il ajouté.

Interrogé sur les limites que posait le droit français à cette interdiction totale, le ministre a balayé l’avis du Conseil d’Etat, en précisant, je cite : « C’est son rôle de rappeler les principes du droit, mais le Parlement et le gouvernement peuvent aller plus loin ».


Ah Monsieur le Ministre, si vous saviez combien sont-ils ces cercueils ambulants sur le territoire français ?

Des centaines ou des milliers ?

Plus, Monsieur le P’tit Génie de son Excellence Napolkozy.

Des centaines de milliers ou un million ?

Plus, Monsieur le P’tit Génie.

Quelques millions ?

Vous n’êtes plus loin, Monsieur le P’tit Génie de son Excellence Napolkozy.

Ils sont près de 50.000.000 : de ces femmes qui portent sur le cou la médaille de Marie ou celle du Crucifix, jusqu’aux hommes qui portent la kipa sur la tête, sans oublier bien sûr, ces femmes partiellement ou intégralement voilées.

Oui Monsieur le P’tit Génie de son Excellence Napolkozy, ils sont 50.000.000.


Vous êtes un p’tit génie, mais vous avez malgré tout une grande chance de devenir le Grand Génie d’Europe, dépassant largement celui de vos collègues belges, si vous décrétez l’interdiction de tous les signes religieux sur le territoire français.


Mais de grâce, Monsieur le P’tit Génie de son Excellence Napolkozy, répondez à cette petite question :

Vos intentions sont-elles les prémisses d’un retour à un ordre jadis reconnu pour ses monstruosités et si c’est le cas, dites-nous quels sont les prochains sujets qui seront pourchassés ?
Certainement pas, selon votre chère philosophie, les monstres ambulants qui sont ces soutanes ou encore ces respectueuses vestes et cravates, derniers cris de la mode masculine, dissimulant leur pédophilie.



vendredi 2 avril 2010

L’aviation sioniste a mené, ce vendredi 2 avril 2010, six attaques aux missiles sur la bande de Gaza, causant des dégâts et blessant légèrement trois enfants.

……….

Ce vendredi, 2 avril 2010, le secrétaire général des Nations unies,
Ban Ki-moon, dans un discours tenu à Dakar, plaide en faveur d’une meilleure compréhension de l’autisme, à travers notamment une réévaluation des attitudes individuelles et collectives relatives à ce handicap.

Ce mois-ci encore, les dirigeants américains ont conseillé l’entité sioniste à poursuivre son processus de colonisation dans la plus stricte discrétion ; quant aux dirigeants arabes de la Collaboration…même pas la moindre réaction, puisque pour eux ces raids relèvent de faits divers...

A VOUS TOUS, CE CRI QUI SUREMENT VOUS DERANGERA

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Dernier appel de Georges, de sa cellule, en mars 2010 :






GEORGES IBRAHIM ABDALLAH,

MILITANT COMMUNISTE LIBANAIS,
PRISONNIER POLITIQUE EN FRANCE DEPUIS 1984



24 octobre 1984 – 02 avril 2010 : bientôt 26 ans que Georges Ibrahim Abdallah est enfermé dans les prisons françaises.


En 1982, l’Etat sioniste envahit le Liban. L’organisation de Georges Ibrahim Abdallah, les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), mène la lutte contre l’agresseur et ses soutiens en Europe : l’attaché militaire à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Paris et le responsable du Mossad en France sont exécutés.


Accusé pour ces faits, Georges Ibrahim Abdallah est condamné à la réclusion à perpétuité en 1987 au terme de nombreuses manipulations politico-judiciaires et avec l’aval du gouvernement étasunien de Reagan.


Comme les 11 000 prisonniers palestiniens en Palestine occupée, il est enfermé en tant que combattant de la lutte de libération nationale du peuple palestinien.


Libérable depuis 1999, il voit ses demandes de libération conditionnelle rejetées les unes après les autres.


Les raisons de son maintien en détention sont clairement revendiquées par le gouvernement français.



Dans une lettre adressée à la justice française par la Direction de la surveillance du territoire, on peut lire : « Personnalité emblématique de la lutte antisioniste, la libération de Georges Abdallah constituerait sans nul doute, au Liban, un événement. Il sera probablement fêté comme un héros à son retour dans son pays, mais aussi par différentes mouvances engagées dans une lutte révolutionnaire. »


La France en tant que puissance impérialiste et ancienne puissance tutélaire au « Proche Orient » estime de son intérêt de ne pas libérer un symbole du combat pour la libération complète du Liban.



Oui, Georges Ibrahim Abdallah reste indéfectiblement un militant communiste anti-impérialiste. La libération de la Palestine reste pour lui un objectif toujours nécessaire et réalisable.


La fidélité à ses engagements demeure intacte en prison. Il continue à lutter derrière les barreaux pour ses droits et ceux des peuples en lutte pour leur libération. Pour exemple, en août 2002, en solidarité avec les prisonnières en grève de la faim détenues à Neve Tirza, il refuse de s’alimenter avec une dizaine d’autres prisonniers en France.


Pour les dirigeants français, Georges ne peut sortir que s’il abandonne la lutte et renie ses engagements. Il lui faut devenir un repenti. L’Etat français espère transformer sa libération en victoire politique. Devant le refus de Georges d’échanger sa liberté contre une trahison, il reste en prison.


Face à cet acharnement politico-judiciaire, nous devons amplifier le mouvement de solidarité pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Nous devons obtenir la libération de cet otage du gouvernement français et refuser le chantage politique orchestré par les soutiens zélés du sionisme et de l’impérialisme.

Vergès son avocat, qui accuse l’autorité américaine d’empêcher la libération d’Abdallah, a affirmé que tous les prisonniers politiques qu’il a défendus ont eu la vie sauve parce que l’opinion publique était à leurs côtés, et s’est enfin demandé : « Qu’est-ce que l’opinion libanaise attend pour exiger la libération d’un de ses fils qui est en prison parce qu’il a lutté contre l’occupation israélienne au Liban », et de conclure : « Quelles que soient les circonstances, la volonté des peuples a triomphé … Essayez de penser un peu à Georges Ibrahim Abdallah ».




On accuse Georges d’avoir exécuté un membre du Mossad et cela a suffit pour l’enfermer et cela dure depuis un quart de siècle…et ça continue…

Pas plus qu’hier, des agents du même Mossad assassinent à Dubaï un responsable de la Résistance Palestinienne…et depuis ces criminels courent toujours…et depuis bouche cousue de l’Impérialisme et de ses instances juridiques aliénées, si ce n’est quelques officielles timidités verbales adressées aux commanditaires sionistes, uniquement au sujet du cynique jeu des passeports…

Nicolas Sarkozy et la clique américano sioniste
bafouent la Justice en maintenant Georges en prison…



« LIBAN RESISTANCE » INTERPELLE SON PEUPLE :
TOUS UNIS, EXIGEONS

AUPRES DE NOTRE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

DE NOTRE PREMIER MINISTRE

ET DE NOTRE PRESIDENT DU PARLEMENT

AFIN QU’ILS INTERVIENNENT…

LE LIBAN OFFICIEL DEVRA AGIR

POUR LA LIBERATION INCONDITIONNELLE
DE SON FILS






KENY ARKANA
LA RESISTANTE ET RAPPEUSE MARSEILLAISE
INTERPELLE LA JEUNESSE DU MONDE

MERCI KENY

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