vendredi 1 octobre 2010



Nadim Gemayel à L’OLJ :
Les jeunes doivent s’investir dans la chose publique pour défendre la raison d’être du Liban

Par Michel TOUMA 01/10/2010

M. Nadim Gemayel, député de Beyrouth, est arrivé hier à Bruxelles pour une visite de plusieurs jours au cours de laquelle il aura une série d'entretiens avec des parlementaires européens, à l'initiative du ministère hollandais des Affaires étrangères. Peu après son arrivée, M. Gemayel s'est rendu au siège du Parlement européen et a tenu des réunions avec plusieurs députés. Il s'est en outre entretenu avec le directeur du département du Moyen-Orient au ministère hollandais des AE avec lequel il a notamment discuté de l'action du Tribunal spécial pour le Liban.
Avant son départ, M. Gemayel a accordé à L'Orient-Le Jour une interview, exposant les objectifs de sa visite au Parlement européen et évoquant par la même occasion les dossiers brûlants de l'actualité locale.


« L'un des buts des entretiens avec les parlementaires européens est de sensibiliser ces derniers à la nécessité de consolider un Liban indépendant, souverain et libre, d'autant que cette indépendance et cette souveraineté sont aujourd'hui bafouées, a notamment déclaré Nadim Gemayel. Dans tous nos contacts avec les responsables étrangers ainsi qu'avec les chancelleries étrangères, nous mettons l'accent sur le fait qu'il existe au Liban un peuple qui pâtit des ingérences syriennes et iraniennes et qui endure du fait de l'arsenal militaire du Hezbollah, lequel tente d'imposer son hégémonie sur l'État. »
D'une manière plus spécifique, M. Gemayel souligne que le problème de la désaffection des jeunes Libanais à l'égard de la chose publique et de la vie politique sera l'une des questions qu'il discutera avec ses interlocuteurs européens. Pour le député de Beyrouth, ce problème est en effet lié, par ricochet, aux fondements culturels, aux spécificités, aux valeurs, qui ont caractérisé, à travers l'histoire, le pays du Cèdre. Car si les jeunes du Liban se désintéressent de la vie politique de leur pays, c'est précisément parce qu'ils ont le sentiment que les valeurs auxquelles ils croient s'estompent de plus en plus.
Pour M. Gemayel, défendre la vocation historique du Liban, les fondements du Liban-message, sanctuaire des libertés, de l'ouverture, du libéralisme et des droits des minorités dans cette partie du monde, est une façon indirecte de juguler l'hémorragie des cerveaux dont le pays est le théâtre depuis de longues années. Et inversement, pour défendre et préserver la raison d'être du Liban, il est aussi nécessaire que les jeunes s'impliquent davantage dans la chose publique et dans la vie politique du pays. « Nous devons miser sur les jeunes pour édifier l'État auquel nous aspirons, souligne M. Gemayel sur ce plan. Il est nécessaire d'inciter les jeunes qualifiés et l'élite à revenir au Liban et à se sentir concernés par ce qui se passe dans le pays. Cela nécessite des initiatives, l'exécution de certains projets dans le but de stimuler à nouveau les jeunes à s'investir dans la chose publique. »
Mais comment serait-il possible d'inciter les jeunes à s'engager dans la vie politique lorsqu'ils sont confrontés à une situation de crise chronique, lorsqu'ils voient que le Hezbollah tente d'imposer aux Libanais l'édification d'une société guerrière, fondée sur le culte de la mort, à l'ombre d'un climat de conflit permanent ? « C'est précisément à ce niveau que se situe notre mission, souligne Nadim Gemayel, et c'est l'un des points que nous allons soulever dans le cadre de nos entretiens avec les députés européens. La ligne de conduite du Hezbollah et des alliés de la Syrie au Liban reflète une politique de destruction systématique et un travail de sape des valeurs auxquelles nous croyons, à savoir les libertés, le libéralisme, les pratiques démocratiques, la recherche de la paix. Un tel travail de sape se répercute négativement sur l'économie, le niveau de l'éducation et de la culture. D'où la nécessité de combattre le projet du Hezbollah et les tentatives de rétablir la tutelle syrienne. Ce combat est nécessaire pour des considérations géopolitiques, ce qui intéresse au plus haut point les pays européens, et il est nécessaire aussi afin de réduire l'émigration des jeunes. L'enjeu dépasse donc le cadre libanais en raison de ce que représente le Hezbollah à l'échelle régionale et en raison aussi des implications possibles d'un éventuel renforcement de l'influence syrienne. D'où le fait que nous avons besoin de l'aide internationale, des pays arabes et du monde libre. »
M. Gemayel rappelle dans ce contexte que des résolutions internationales, notamment la 1559 et la 1701, ont été adoptées en faveur du Liban et il faut donc œuvrer à les mettre en application. « Grâce à ces résolutions, précise le député de Beyrouth, nous avons les moyens juridiques et légaux d'édifier un État de droit, mais ce qu'il nous faut à cet égard c'est la volonté politique. »


Le tribunal international et les repères

Évoquant le dossier du Tribunal spécial pour le Liban et, d'une manière générale, les assassinats politiques au Liban, Nadim Gemayel s'élève contre le fait que le Hezbollah et les alliés de la Syrie tentent de modifier les repères des Libanais. « Nous risquons de perdre les repères du bien et du mal, de ce qui est faux et ce qui est juste, précise sur ce plan le député de Beyrouth. Ce qui est faux, c'est l'attentat du 14 février, et ce qui est juste, c'est d'avoir une justice qui puisse réclamer des comptes. L'importance du tribunal international réside précisément dans le fait qu'il contribue à rétablir les repères justes de manière claire. D'aucuns cherchent à modifier les repères en imposant le fait que lorsqu'un crime est commis, personne n'est responsable et personne ne doit payer le prix. »
Pour M. Gemayel, le but du TSL est de rétablir les critères justes sur ce plan, afin que, pour chaque crime commis, le coupable soit condamné. « Tout le monde soupçonne la Syrie d'avoir commandité les assassinats de Kamal Joumblatt, Bachir Gemayel et René Moawad, déclare dans ce cadre Nadim Gemayel. Lorsque la Syrie commet tous ces crimes, il n'est pas surprenant qu'elle puisse perpétrer l'attentat qui a coûté la vie à Rafic Hariri. Sauf que, cette fois-ci, nous avons la possibilité réelle que ce meurtre soit sanctionné par un tribunal international juste et équitable. » Et d'ajouter : « Même si le prix est lourd à payer, il est préférable de l'assumer une fois pour toutes afin de ne pas faire face chaque quelque temps à de nouveaux assassinats politiques. En quelque sorte, c'est parce que les assassinats de Kamal Joumblatt, Bachir Gemayel, René Moawad et d'autres sont restés impunis que les assassinats politiques se sont poursuivis. J'ai ainsi la conviction que le TSL, en rendant un verdict juste, contribuera à renforcer l'État de droit. »
M. Gemayel relève, à l'appui de son argumentation, que le TSL « ne concerne pas uniquement la famille Hariri ou les familles des martyrs du 14 Mars ». « En quelque sorte, souligne-t-il, ce tribunal international est un message d'espoir aux jeunes, en ce sens que jamais au Liban les coupables des assassinats politiques ont été jugés. Aujourd'hui, il est temps que cela change. En tant que jeunes, nous en avons assez de voir tous ces assassinats perpétrés sans qu'une instance judiciaire ne réclame des comptes. »
Dans un souci de parfaire sa vision de l'action politique, notamment au niveau des jeunes, Nadim Gemayel établit un parallèle digne d'intérêt entre la situation présente et le contexte du début de la guerre libanaise. « Dans les années 70, les jeunes ont pris les armes et combattu pour défendre la cause de la liberté et de la souveraineté, et ils étaient prêts à consentir d'importants sacrifices, souligne M. Gemayel. Aujourd'hui, il ne s'agit plus de porter les armes. Les jeunes devraient plutôt s'engager dans l'État, dans les institutions afin de défendre cette même cause. L'approche est donc nouvelle et le mode de combat est différent. »
Une telle approche est certes séduisante. Sauf que l'effort de construction ne saurait aboutir aux résultats escomptés lorsqu'en face une faction s'obstine à détruire tout ce qui pourrait être construit...










REPONSE D’UN LIBANAIS REFUGIE EN FRANCE DEPUIS 1976



Je n’aborderai pas dans ma réponse à Nadim Gemayel et à Michel TOUMA tous les sujets évoqués ; je me contenterai seulement de deux :

1-Les causes qui, depuis les années quarante, incitent notre jeunesse à quitter le Liban.

2- les années noires vécues par la région du Metn, plus précisément les années 70 évoquées par Nadim Gemayel.



1-Les causes qui, depuis les années quarante, incitent notre jeunesse à quitter le Liban.

Les droits fondamentaux bafoués par un système obsolète

Depuis les années quarante, la chose publique et la vie politique sont gérées par un système qui, de par sa nature, est contradictoire avec les aspirations populaires et notamment avec celles de notre jeunesse.

A titre d’exemple, ce système conçoit un concours administratif en déclarant les postes pourvus et l’admission à concourir sous l’unique critère de l’appartenance religieuse, rejetant d’emblée le savoir, la compétence et l’expérience. Comment alors voulez-vous qu’un jeune diplômé puisse bâtir son avenir dans un tel contexte : Pour tel concours, six postes à pourvoir, quatre pour les sunnites, deux pour les chiites. Les candidatures maronites sont d’emblée rejetées.

Cette année, le ministère de la justice avait, par manque de candidatures, annulé un concours. Pourtant, plusieurs personnes avaient fait la demande d’inscription, sauf qu’aucune ne répondait au fameux critère d’appartenance confessionnelle relatif aux postes pourvus.
Comment voulez-vous qu’un jeune puisse accéder à la chose publique et à la vie politique, en lui imposant un tel critère, alors que sa citoyenneté libanaise suffirait ?

Je pousse plus loin mon interrogation, à quelle absurdité a-t-on affaire lorsqu’on me prive d’accéder à la Présidence du Parlement pour la simple raison que je suis maronite ou sunnite ou encore lorsqu’on me prive d’accéder à la Présidence de la République car le hasard a voulu que je sois chiite ?


Libéralisme si cher à Nadim Gemayel ? Parlons-en.

Août 2010, lors de mon séjour dans mon pays, j’ai rencontré des amis dont un est professeur d’école. Pour pouvoir subvenir aux besoins de sa famille, il attend la fin de la journée scolaire pour se transformer en chauffeur de taxi durant une bonne moitié de la nuit. Il m’a confié qu’il avait récemment entamé des démarches pour quitter définitivement le pays.

Un second ami, professeur d’université, me confia (discrètement car son entourage ne devra pas le savoir ; vous devinez pourquoi, n’est-ce pas ?) qu’il avait un second emploi de nuit : gardien dans une entreprise.

Un autre ami, ingénieur, a par contre pu obtenir un contrat de travail avec une société basée à Dubaï.

Toujours Août 2010, lors de ma visite de la citadelle à Tripoli, le hasard a voulu que je rencontre une des familles pauvres de cette ville : une famille composée de plus de six enfants vivant tous dans un domicile dont la superficie n’atteint pas les dix mètres carrés ; la cuisine ne pouvait même pas accueillir deux personnes à la fois et par manque d’espace, cette famille a eu l’idée de superposer les lits.
Malgré l’extrême pauvreté dans laquelle elles étaient plongées, les deux sœurs aînées poursuivaient avec réussite leurs études dans des conditions de confort telles qu’à la lumière des bougies ; il faut savoir qu’en ce moment, plusieurs régions du pays subissent des coupures de courant ; le libéralisme a d’autres soucis que d’assurer le minimum de vie décente au peuple.

Dans mon village, le service des routes n’a même pas le minimum des moyens pour entretenir les voies ; pire encore, par manque de compétences et d’expérience, ainsi que par manque de matériaux, il avait aménagé au bord de la chaussée un fossé pour la récupération et le ruissellement des eaux pluviales, sauf que les dimensionnements furent conçus de manière à se réduire en aval. Conclusion, à chaque forte pluie, plusieurs propriétés privées se trouvent inondées.

Manque de moyens et de technicité de nos services, quel que soit le domaine d’intervention, est la dernière des préoccupations du libéralisme.

Les années passent et on assiste au basculement dans l’extrême pauvreté une bonne partie de la classe moyenne, jadis plus ou moins aisée.

La rigueur ronge la vie quotidienne des familles au point de voir les enfants privés d’école et jetés dans le marché de l’emploi précaire et de l’exploitation.

Ainsi les richesses sont créées et ceux qui les produisent n’en profitent pas.

La protection sociale et l’éducation sont également ciblées par cette rigueur ; de plus, elles ne sont pas les seules à voir leurs défaillances générées par cette rigueur, inscrites au registre des « bienfaits » du libéralisme. La pollution des eaux censées être potables, la précarité des équipements d’assainissement ou leur défaut dans plusieurs régions, l’environnement pollué, l’anarchie de l’urbanisme y sont également inscrits.

Les caisses de l’Etat, si elles ne sont pas dérobées, servent à maintenir en vie les travailleurs.

Les fonctionnaires ne pouvant pas échapper à l’ordre libéral et devant satisfaire les besoins de leurs familles, ont recours à la corruption.

Août 2010, voulant obtenir un simple certificat de nationalité, je me suis renseigné auprès des voisins pour connaître les formalités appliquées à ce jour : faire directement la demande auprès du service compétent sans oublier la somme d’argent à remettre au fonctionnaire qui aura à traiter le dossier ; sinon, vous risquerez d’attendre des mois, voire une année entière pour pouvoir obtenir cette pièce, avec bien sûr le passage obligé par la corruption. Normalement, la délivrance de ce certificat devrait être gratuite.

Il y a même eu récemment de ventes de faux diplômes universitaires ; quant à la pratique de délivrance de permis de conduire sans subir un examen, en contre partie d’une somme d’argent, elle est monnaie courante ; ce qui entre autre explique la multiplication des accidents de la route et surtout le non respect du code.

Les effets du libéralisme si cher à Nadim Gemayel n’épargnent même pas les organisations non gouvernementales ou associations de défense qui fleurissent dans le pays afin de combler le vide généré par l’absence de l’Etat.
Lors de ma visite d’une des plus belles forêts de cèdres, celle de Becharré, j’ai eu l’occasion de rencontrer un des bénévoles qui a à sa charge d’entretenir les nouveaux plants. A la question de savoir si l’association recevait une subvention de l’Etat, la réponse fut nette et précise :
de quel Etat parlez-vous ; quel est ce machin que vous évoquez ?

Revenons donc à notre jeunesse.

Son seul espoir ne peut être que d’abord dans le changement démocratique éradiquant le confessionnalisme de la chose publique et de la vie politique.
Ce système imposé par le mandat français dans les années quarante est incompatible avec les aspirations de la jeunesse.


Les jeunes restés dans le pays ou ceux l’ayant quitté devront rejoindre la lutte pour ce changement. L’enjeu est grand car c’est de l’avenir de notre Liban dont il s’agit.

Ensuite notre jeunesse devra lutter pour l’abolition du libéralisme et son remplacement par le socialisme à visage humain, parfaitement adapté à notre Liban et seul pouvant lui permettre d’accéder à la fois au progrès et à la justice sociale et d’assurer à son pays sa pleine souveraineté.



2- les années noires vécues par la région du Metn, plus précisément les années 70 évoquées par Nadim Gemayel.

Avril 1976, deuxième quinzaine - Beit Chabab, un village du Metn Nord.
La milice phalangiste encercle le village ; ses tirs se concentraient sur les quartiers connus pour leur rejet du fascisme.

Chawieh, village limitrophe connaît un autre sort : tous les foyers connus pour leur lutte anti fasciste ont été investis par la force. Ce fut ainsi le sort de notre domicile. Ma mère a été insultée et humiliée ; on lui avait reproché d’avoir mis au monde un communiste. Ce jour-là, la milice avait emporté avec elle tous les bijoux de ma sœur aînée.

Mon père, enseignant à Champville, collège mariste de Dick El Mehdi, fut arrêté sur un barrage dressé par cette même milice à Kornet El Hamra, lors de son trajet pour le travail. On l’obligea de descendre de son véhicule et de se mettre à genoux ; il avait cru qu’il allait mourir.
A genoux, il recevait quelques insultes, coups et crachats avant d’être relâché. L’ironie du sort, quelques jeunes de ce barrage fasciste étaient ses propres élèves.

Ma petite sœur, dans son trajet vers le domicile de son amie situé à quelques centaines de mètres de chez nous, avait failli être renversée par une jeep fasciste qui l’avait repérée ; elle avait eu juste le temps de se jeter dans le fossé, au bord de la route. On lui reprochait d’être la sœur d’un militant communiste.

Devant ce déferlement de la violence phalangiste, mon père décida de mettre à l’abri sa famille ; ce fut ainsi notre départ du Liban.

Mon père avait fait le bon choix car, après notre départ, des jours encore plus sombres se sont abattus sur cette région :

- Des militants antifascistes assassinés, parmi eux un jeune militant communiste de dix sept ans abattu chez lui, en plein sommeil, en présence de ses parents, ses frères et sœurs, impuissants.

- Assassinats d’ouvriers syriens, les corps jetés ensuite aux bords des routes, dans les fossés.

- Un premier passage d’un convoi de voitures klaxonnant comme s’il s’agissait d’un mariage ; la tradition voulait alors que, de leurs balcons, les habitants jettent du riz sur le convoi. Ce jour là, ce ne fut pas un mariage, les véhicules arrosés de riz traînaient à grande vitesse des être vivants, des jeunes palestiniens ou des militants antifascistes libanais kidnappés. Les véhicules ne s’arrêtaient que lorsque les fascistes constataient la mort de la victime.



Conclusion

Aujourd’hui, comme il est dit plus haut, Nadim Gemayel établit un parallèle digne d'intérêt entre la situation présente et le contexte du début de la guerre libanaise.

« Dans les années 70, les jeunes ont pris les armes et combattu pour défendre la cause de la liberté et de la souveraineté, et ils étaient prêts à consentir d'importants sacrifices », souligne M. Gemayel.

Il poursuit, je cite : « Aujourd'hui, il ne s'agit plus de porter les armes. Les jeunes devraient plutôt s'engager dans l'État, dans les institutions afin de défendre cette même cause. L'approche est donc nouvelle et le mode de combat est différent. »

Ce n’est absolument pas le cas comme ce monsieur le décrit puisque l’un de ses alliés fidèles, non seulement prône la violence fasciste, mais aussi s’y prépare puisqu’il croît pouvoir déclencher une nouvelle guerre civile.
Et notre Gemayel poursuit encore en déclarant qu’ « une telle approche est séduisante. Sauf que l'effort de construction ne saurait aboutir aux résultats escomptés lorsqu'en face une faction s'obstine à détruire tout ce qui pourrait être construit...»

Il n’a même pas le courage de nommer explicitement la faction : notre Résistance dans toutes ses composantes ainsi que notre peuple dans sa grande majorité.

Quant à prétendre de construire, ce monsieur va très loin dans ses propos car la seule construction pour laquelle son parti se bat est celle d’un Liban transformé en province rattachée à l’entité sioniste, gouverné par une dictature fasciste.
Le farouche attachement de Nadim Gemayel à ce projet de construction est ainsi dans la continuité de la fierté déclarée récemment par son parti d’avoir jadis accepté une alliance avec l’entité sioniste.

Il faut également savoir que ce projet de construction si cher à Nadim Gemayel ne peut se concrétiser que par la préservation d’un système obsolète niant en permanence les aspirations de notre peuple et de sa jeunesse à la souveraineté de notre Liban, à la justice sociale et au progrès.




Pour conclure, deux questions posées aux responsables européens que monsieur Nadim Gemayel a rencontrés lors de sa tournée :
Accepteront-ils d’abandonner leur système de gouvernance dans leurs pays respectifs en le remplaçant par le même que subit aujourd’hui notre peuple ?

Parmi eux, des français ; accepteront-ils une nouvelle constitution décrétant que l’accès à la Présidence de la République serait dorénavant exclusivement réservé aux français catholiques, celui à la Présidence de la Chambre des députés aux français protestants et celui à la fonction de chef de gouvernement aux français juifs ou musulmans ?

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Nadim Gemayel, comme son père et son oncle et cousin, sont des fascistes, ils appartiennent à la féodalité maronite de la montagne, et les Européens ferment les yeux, parce que cela leur convient. Ils veulent des gens de ce genre pour continuer à exercer leur mandat et tutelle sur le Liban. Quand Nadim ou les autres Gemayel ou Geagea parlent de souveraineté, cela fait rire, eux qui sont encore prêts à faire appel aux sionistes pour rester au pouvoir.
Le Hezbollah et ses armes font partie du Liban et de la région. Ils y resteront tant qu'Israël existe. Luttons contre Israël, chassons-le de la région, retrouvons la Palestine arabe, et toute la région n'aura plus besoin des Gemayel et consorts, car les puissances étrangères ne pourront plus intervenir.
Tous unis autour de la résistance du Hezbollah, tous avec les armes de la résistance, tous pour combattre Israël, c'est le Liban de la modernité, c'est le seul qui vivra, sinon, c'est la destruction et le départ des chrétiens de toute la région.