dimanche 19 septembre 2010

(Merci au camarade Marcel Khalifé pour cette musique)




Les FL seraient en train de reconstituer leur force militaire
Soraya Hélou
13 septembre 2010

Le dossier de « Bourj Abi Haïdar » clos, le Hezbollah estime avoir déjoué un nouveau piège qui visait à l’entraîner dans des conflits internes pour ôter toute légitimité à la résistance.
Il ne s’agissait pas tant de l’incident lui-même que de son amplification et son exploitation immédiate par une partie de la classe politique.

L’un après l’autre, le Hezbollah avec une grande sagesse est en train de déjouer les pièges qui lui sont dressés. Mais il attend toujours le prochain coup.

Selon des informations parvenues au CPL, cette fois, le piège pourrait revêtir une forme différente et la menace viendrait des Forces libanaises qui seraient en train de se restructurer non seulement politiquement, mais aussi militairement.

L’information n’est en fait pas nouvelle. Depuis au moins trois ans, le commandement des Forces libanaises cherche à reconstituer sa force militaire, étant convaincu que seules les armes ont le dernier mot dans ce pays.

Avant le 7 mai 2008, il avait envoyé des partisans s’entraîner à l’étranger, alors que profitant de son alliance étroite avec le Courant du Futur et avec le Premier ministre de l’époque Fouad Siniora, il a réussi à intégrer des centaines de partisans aux FSI, sous prétexte de rétablir l’équilibre confessionnel dans cette institution. Ce qui lui a donné accès aux armes et aux sessions de formation, notamment celles données par les américains dans le cadre du programme de coopération avec les Forces de sécurité intérieure.

Il a été naturellement plus difficile pour les Forces libanaises de noyauter l’armée, la formation ayant un lourd contentieux avec la troupe, mais régulièrement, le commandement de ces forces, mène campagne contre l’armée stigmatisant ce qu’il appelle « son inefficacité, lorsqu’il s’agit de contrer les comportements miliciens du Hezbollah ».

En réalité, l’attitude des Forces libanaises n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan occidental, et plus particulièrement américain destiné à affaiblir le Hezbollah pour servir les intérêts d’Israël. Le secrétaire d’Etat adjoint pour les Affaires du Moyen Orient Jeffrey Feltman l’a lui-même déclaré lors de son témoignage devant le Congrès. Il a en effet reconnu que l’administration américaine a dépensé 500 millions de dollars pour ternir l’image du Hezbollah auprès des Libanais et de la jeunesse arabe et musulmane. Où est partie cette somme ?

Il est certain que tout plan de déstabilisation du Hezbollah passe désormais par les Forces libanaises qui constituent la formation la plus structurée et la plus hostile à la résistance. Cette formation bénéfice aussi des fonds d’un programme américain de lutte contre le terrorisme et a ainsi le financement nécessaire pour reconstituer son bras militaire.

Selon le quotidien jordanien « Al Majd », le chef des FL Samir Geagea a battu le rappel des anciens dirigeants FL qui s’étaient exilés après son arrestation en avril 1994. Certains s’étaient réfugiés en Australie, d’autres aux Etats-Unis, en Espagne et en France. Geagea aurait rencontré ses anciennes figures des Forces libanaises qui avaient toutes participé aux combats contre l’armée en 1991 et qui étaient en gros chargées des opérations sécuritaires et militaires. L’idée est de leur proposer de nouvelles missions notamment dans la formation des jeunes recrues, puisque ces anciens FL ont pour la plupart désormais passé la cinquantaine et se sont plus ou moins recyclé dans la vie civile.

Le quotidien « Al Majd » rapporte aussi qu’un bateau transportant des armes aurait récemment accosté au port de Jounieh et sa cargaison aurait été immédiatement transportée à l’ambassade américaine à Awkar, avant qu’une partie d’entre elle soit acheminée vers la région de Bécharré et remise en toute probabilité aux Forces libanaises.

En d’autres termes, les Forces libanaise seraient passées à l’étape opérationnelle dans la reconstitution de leurs troupes militaires, en bénéficiant de certaines complicités officielles et elles pourraient passer au cours des prochains mois à la seconde phase du plan de déstabilisation, qui consiste en plus d’une campagne de dénigrement de l’armée destinée à la neutraliser, à provoquer des incidents armés au Nord, notamment dans la région de Tripoli, et là les informations font état d’une certaine coopération entre les Forces libanaises et certaines cellules salafistes, mais aussi dans le jurd de Jbeil et le long de l’ancienne ligne de démarcation à Beyrouth, notamment entre Aïn Remaneh et Chiyah.

Le premier à avoir décelé un tel plan a été le général Michel Aoun qui, par souci d’épargner de nouvelles épreuves au pays et pour préserver l’unité interne, en avait parlé au secrétaire général du Hezbollah au cours d’une de leurs rencontres, ainsi qu’au président syrien. L’information avait d’ailleurs filtré à la presse et comme d’habitude, au lieu de répondre sur le contenu, les attaques se sont multipliées sur la forme et le dossier de l’acte d’accusation attendu a pris le pas sur toute autre information. Mais la menace reste présente et les préparatifs militaires semblent s’accélérer.

Le Hezbollah, et avec lui, le Liban tout entier, ne sont pas encore sortis de l’auberge. La menace revêt plusieurs formes et la vigilance est de rigueur.











(Appel de "Liban Résistance" du 19 septembre 2010)

DETREMINATION, LUCIDITE ET VIGILANCE



Le gouvernement d’unité nationale devra déclarer nul et non avenu le TSL, organisme à la solde des Etats-Unis et de leur bastion sioniste.

La Justice de notre pays devra mettre en exécution les condamnations à l’encontre de tous les espions à la solde de l’ennemi sioniste qui furent récemment arrêtés.

La Justice de notre pays devra poursuivre les faux témoins qui auront à dénoncer leurs commanditaires ; elle devra également poursuivre et arrêter tout libanais, quelles que soient ses influences, qui aura déclaré sa grande fierté d’avoir eu d’étroites alliances avec l’ennemi sioniste durant toutes les périodes noires traversées par notre Liban.

Voilà ce qu’on attend de notre Justice.


Mais aussi, notre lucidité et notre vigilance devront absolument se renforcer car en ces moments nous assistons à des préparatifs fascistes fortement soutenus matériellement par l’impérialisme américain, en vue de déclencher les feux d’une nouvelle guerre civile mettant en péril notre Liban et sa Résistance.

Nous, forces politiques de droite comme de gauche, fortement attachées à la démocratie, nous devons sans tarder faire bloc face au danger fasciste que nous préparent Samir Geagea et ses protecteurs.

Montrons à ces gens-là notre détermination à nous battre contre toute tentative d’une nouvelle guerre civile et à interdire tout acte individuel ou collectif qui mettra en péril la paix civile.






Notre Liban nous interpelle et nous supplie
de mettre en œuvre rapidement un large front anti fasciste dépassant les frontières des idéologies et des croyances religieuses, œuvrant enfin pour le renouveau démocratique et le grand changement auxquels aspire notre Peuple.

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