dimanche 30 août 2009




PROPOSITION DE LOI

N° 1869
ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
TREIZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 22 juillet 2009.

PROPOSITION DE LOI
Tendant à la création d’une journée nationale de la Résistance,
(Renvoyée à la commission de la défense nationale et des forces armées, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)
Présentée par Messieurs
Maxime GREMETZ et Jean-Jacques CANDELIER,
Députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

La célébration annuelle d’une journée nationale de la Résistance est un devoir de mémoire et de transmission pour notre pays, c’est aussi un souhait des associations de résistants et d’anciens combattants.

Cette journée nationale sera dédiée aux valeurs de la Résistance et à la perpétuation du souvenir des femmes et des hommes qui ont eu le courage de refuser la capitulation, de combattre l’occupation nazie et la collaboration et qui ont redonné à la France sa dignité bafouée par Vichy.

Le Conseil national de la Résistance, réuni pour la première fois le 27 mai 1943, sous la présidence de Jean Moulin, était l’une des instances majeures de la France en guerre. Les mouvements, les courants politiques et les syndicats résistants se trouvaient rassemblés, au-delà des différences, autour d’une cause commune : la Résistance pour une France libre.

C’est la fondation du Conseil national de la Résistance qui a permis que la Résistance intérieure joue un rôle prépondérant dans la libération de notre pays.
Le 27 mai 1943, la Résistance intérieure française a ainsi démontré son union et sa force et cette date est devenue le symbole de la victoire. Elle s’impose donc pour célébrer annuellement le souvenir des femmes et des hommes qui ont donné l’élan et œuvré à la libération.

En outre, une telle célébration pourra être l’occasion pour les enseignants de transmettre aux élèves la mémoire de cette période historique mais aussi les valeurs humanistes et d’engagement que symbolisent les femmes, les jeunes et les hommes qui se sont battus jusqu’au sacrifice de leur vie, pour sauver notre République.

C’est pourquoi, nous vous invitons à voter cette proposition de loi qui tend à instituer une journée nationale de la Résistance, fixée au jour de la date anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance.

PROPOSITION DE LOI

Article 1er
La République française institue une journée nationale de la Résistance.

Article 2
Cette journée, ni fériée, ni chômée, est fixée au 27 mai, jour anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance.

Article 3
Dans tous les établissements d’enseignement, les enseignants consacrent une partie de cette journée anniversaire aux thèmes de la Résistance et de la Déportation.





BATTONS-NOUS EGALEMENT POUR L’INSTITUTION PAR LES NATIONS-UNIES
D’UNE JOURNEE INTERNATIONALE DE LA RESISTANCE :
UNE RESISTANCE SANS FRONTIERES

samedi 29 août 2009





LE LITANI INTERPELLE NOTRE CONSCIENCE REVOLUTIONNAIRE



Sa carte d’identité

Longueur : 170 km ;

Superficie de son lit : 2168 km2 ;

Débit moyen à son embouchure : 793 millions de m3 par an ;

De quoi irriguer plusieurs dizaines de milliers d’hectares de notre espace agricole (12 régions concernées) et de fournir à cet espace à la fois l’eau potable et l’énergie électrique.


Qu’a-t-elle fait, depuis l’Indépendance, notre gouvernance dont les fondements politico-socio-économiques nous furent imposés par le mandat français ?

Rien si ce ne sont que quelques minimes et timides aménagements du territoire ; la principale et permanente action des gouvernements qui s’étaient succédés depuis s’articulait toujours autour des quatre objectifs :

1- La pérennisation d’un pouvoir socio-économique permettant ainsi l’accumulation des richesses dans les mains de la bourgeoisie, toutes franges confessionnelles confondues, accompagnée d’une distribution permanente, car indispensable à la survie de cette bourgeoisie, de miettes à la dynamique de la Corruption qui mine toutes les sphères de la vie : économique, politique et sociale ;

2- La pérennisation de la soumission économique de notre pays à la grande famille internationale du Grand Capital en bradant notre agriculture et nos secteurs d'activtés publics comme privés ;

3- La pérennisation de la logique du confessionnalisme et de la dynamique des cycles de violence et de guerres civiles, cette logique et cette dynamique constituant les deux conditions nécessaires et suffisantes à la survie du pouvoir de plus en plus vacillant ;

4- La pérennisation de la logique de trahison bien rémunérée régionalement et internationalement lorsqu’il s’agit de la souveraineté de notre pays et de la Défense Nationale.


Nulle dynamique de la part de ce pouvoir quant à la politique d’aménagement du territoire englobant à la fois, l’eau, l’énergie et le patrimoine naturel en général.
Son seul souci dans ce domaine consiste à brader notre environnement naturel en faveur de la promotion immobilière et d’une urbanisation sauvage et anarchique mettant en péril notre paysage.

Il est vain également d’aller chercher la moindre dynamique caractérisant ce pouvoir dans d’autres domaines tels qu’une politique de redistribution des richesses en faveur de toutes celles et tous ceux qui les produisent ou une politique de justice sociale ou encore une politique d’éducation nationale orientée vers un renouveau économique dans notre pays.

Seuls comptent pour lui car il est leur oxygène : Le Profit à outrance et la Corruption Généralisée dont il a besoin.



L’enjeu est si important que…

L’Or Bleu sera l’enjeu principal pour tous les pays de notre bassin méditerranéen ; il le sera également et surtout pour l’entité sioniste qui connaît parfaitement nos richesses naturelles telles que le Litani et qui n’a cessé, depuis notre indépendance, de nous exprimer sa convoitise par le discours menaçant et l’agression.

Cet enjeu est si important qu’il nous est interdit de minimiser le rôle et l’impact négatifs de ce pouvoir qui nous ronge et nous déchire pendant que notre territoire subit, depuis notre indépendance, des cycles d’occupation et de destruction.

Ce pouvoir pourri et impuissant est seul responsable de l’absence de la moindre dynamique de défense nationale. De par son absence répétée lors des agressions successives, il nous a maintes fois montré son impuissance face au défi lancé par l’ennemi.

Ainsi fut la raison de notre Peuple : sa résistance et n’allons surtout pas chercher une quelconque raison ou dynamique animant cette résistance dans nos croyances respectives aux livres saints ou encore dans nos idéologies dispersées.


Et pour quand notre révolution pour une gouvernance qui se souciera à la fois de notre souveraineté et du bien être de notre peuple ?

Le mot est enfin prononcé : Révolution.

La Révolution sera, car nous elle nous est salutaire pour la survie de notre Liban, notre unique chemin.

Par elle devra être renversé ce pouvoir et par sa permanence seront bâties toutes les politiques qui mettent en priorité et à leurs centres de gravité, à la fois, l’intérêt général et celui, enfin, du citoyen libanais et rien d’autre.

Par elle notre Litani mettra généreusement ses ressources à la disposition de notre peuple. Et par cette fenêtre d’espoir, nous irons vers d’autres fenêtres d’espoir, comme celle d’un patrimoine naturel enfin protégé et défendu, cohabitant avec des dynamiques intelligentes de prospérité et de lendemains meilleurs pour nos enfants.



Pour quand alors notre révolution pour une gouvernance qui se souciera à la fois de notre souveraineté et du bien être de notre peuple ?

29 août 2009
Raymond Richa

lundi 24 août 2009

J'ACCUSE...









La Souveraineté de la France, le principe de « Fraternité » sur lequel repose la République et l’attachement de la France à ses Droits de l’Homme,
bafoués par la politique extérieure menée par Sarkozy-Kouchner






Au sujet du Liban

Ils se sont récemment attelés au sein des instances internationales à vouloir modifier la mission de la FINUL pour rendre cette dernière opérationnelle quant à la satisfaction de la stratégie de l’Occupation Sioniste qui consiste à déraciner la Résistance Libanaise, à l’éradiquer définitivement et à pérenniser une situation d’occupation de territoires libanais.

Tous les jeux et les hypocrisies sont mis en œuvre jusqu’à provoquer et faire pression sur le Gouvernement Libanais et l’Armée Libanaise, voire empêcher la formation d’un gouvernement au sein duquel la Résistance aurait ses responsabilités.

Parallèlement, bouches cousues et parfaite inertie de Sarkozy et de Kouchner quand il s’agit des multiples violations sionistes de la Résolution 1701.




J’accuse le Pouvoir Français de complicité avec l’Entité Sioniste et d’avoir trahi un des idéaux du Peuple de France : le droit de tout peuple à la résistance face à l’Occupation.




Au sujet de la Palestine

Sarkozy avait récemment émis un souhait auprès des dirigeants de l’Entité Sioniste de voir la peine d’un citoyen français, Salah Hamouri, détenu actuellement et injustement en « Israël », allégée et d’obtenir sa libération.

Les dirigeants sionistes ont tout simplement refusé sa demande.

Depuis, Sarkozy et son ministre dévoué Kouchner, n’ont pas réagi ; pire, ils gardent à ce jour bouches cousues, inertes et surtout incapables de la moindre initiative face à une atteinte aux droits de l’Homme perpétrée contre un des leurs.




J’accuse le Pouvoir Français d’atteinte à la Souveraineté de la France.


La France soutient le siège de Gaza qui frappe 1.500.000 habitants, privant ainsi ces populations du moindre moyen de survie ; de plus, elle soutient la Collaboration Arabe dans toutes ses franges dans sa lutte contre la Résistance du Peuple de Palestine.



J’accuse le Pouvoir Français d’avoir encore trahi cet idéal du Peuple de France : le droit de tout peuple à son autodétermination et à la résistance face à l’Occupation.


Tout récemment, grâce à quelques médias et à la Justice Américaine, une pratique digne d’une pratique néo-nazie fut révélée au monde : l’Entité Sioniste prélève des organes sur les corps de palestiniens tués par son armée, le Tsahal, organes destinés au grand trafic international :

Le corps, une fois charcuté dans le sens du bas du ventre au sommet de l’œsophage en vue de prélever les organes, puis cousu, est rendu cinq jours après à sa famille, systématiquement dans la nuit accompagnée d’une coupure d’électricité !!!

Faut-il couper le courant afin que la famille ne puisse pas découvrir les traces de pillage d’organes pratiqué sur le corps avant son total recouvrement par un linceul, généralement des couleurs de la Résistance ou de celles du drapeau de la Palestine, comme le veut la tradition palestinienne ?




Kouchner, notre champion des Droits de l’Homme et son Président n’ont fait à ce jour aucune déclaration dénonçant vivement ces pratiques dignes du Néo – Nazisme et n’ont pris aucune décision concrète en vue de porter plainte contre les Autorités Sionistes et leurs trafiquants.

Décidemment, le Pouvoir Français ne se soucie guère des crimes contre l’Humanité quand il s’agit des crimes perpétrés contre le Peuple Palestinien.



J’accuse le Pouvoir Français d’avoir trahi la Lettre des Droits de l’Homme.

ILS PILLENT LES ORGANES DE NOS ENFANTS ET DE NOS DETENUS...


COMME PRECEDEMMENT DANS UN DE SES ARTICLES,
LIBAN RESISTANCE DENONCE ENERGIQUEMENT LA PRATIQUE DE L’ENTITE SIONISTE QUI CONSISTE A PILLER LES ORAGNES PRELEVES SUR DES CORPS DE DETENUS ET DE JEUNES PALESTINIENS KIDNAPPES ET TUES PAR LE TSAHAL

http://mplbelgique.wordpress.com/2009/08/23/farwana-%C2%ABtous-les-faits-sur-le-terrain-prouvent-que-le-reportage-suedois-est-exact/

dimanche 23 août 2009





INTELLIGENCE OU NAIVETE


Notre sous-pape, sa Sainteté Nasrallah Sfeir a récemment déclaré, je cite : « Seule l’armée a la légitimité de détenir les armes pour assurer la défense du pays. »


Quelles intelligence et lucidité devine-t-on à travers cette phrase !!!

Intelligence et lucidité dans la façon de servir les intérêts suprêmes de l’entité sioniste en s’acharnant à vouloir interdire toute logique d’appui à notre armée qui, à elle seule, ne pourra faire face à la première puissance militaire dans notre région.

Briser toute alliance entre la Résistance et l’Armée et provoquer l’affrontement : objectif que l’ennemi veut surtout atteindre.
Sinon, imposer une situation sur le terrain, permettant, à la prochaine agression, d’anéantir en quelques heures ou quelques jours une armée régulière privée de son appui : la Résistance. Les propos tenus par notre Sainteté convergent ainsi avec ce désir tant recherché par les dirigeants néo – nazis de l’entité sioniste.


Sinon, quelle formidable ignorance se dégage de ces propos !!?

Dans ce cas, la déclaration de notre Sainteté, avec sa naïveté dans ses analyses, sert encore une fois la stratégie d’agression permanente de l’entité sioniste perpétrée contre notre pays.


Du pareil au même

Dans les deux cas, notre Sainteté n’a encore pas saisi le sens général de l’Histoire ou tout au moins une évidence que l’Histoire de notre pays nous a toujours confirmée : l’échec répété sur le terrain du principe : la force du Liban est dans sa faiblesse.

Et oui, renforçons sa faiblesse en privant son armée de tout appui populaire à travers la Résistance et le tour est joué.
Bien compris et merci Monsieur Bernard Kouchner, ce conseiller à la fois proche de notre Sainteté et très loin de l’intérêt suprême de notre Liban, de par son dévouement inconditionnel au sionisme.


Conclusion sans conclure...

Il faut que sa Sainteté sache enfin que la défense d’une rose, plus exactement sa force de dissuasion, se concrétise par son système complexe d’épines et le fait d’arracher la moindre épine contribue à l’affaiblissement de sa défense et, à terme, à son arrachement et son anéantissement.


23 août 2009,
Raymond RICHA

samedi 22 août 2009

Communiqué du PCL

Parti Communiste libanais
Section des relations internationales




Bulletin 4

La situation politique au Liban et dans la région arabe a connu des développements très dangereux sur tous les plans, à la suite de la visite du président étasunien Barak Obama et du discours qu'il avait prononcé au Caire (juin 2009).




I- Sur le plan du conflit arabo-israélien

En effet, l'activité, tant politique que militaire, déployée depuis un mois par les Etats-Unis dans la région arabe montre que la nouvelle administration dirigée par Barak Obama a, non seulement, renforcé ses liens avec Israël qu'elle qualifie désormais d' « Etat des Juifs dans le monde », mais aussi que Washington fait fi des droits du peuple palestinien, en premier lieu du droit au retour de centaines de milliers de réfugiés. Et cette situation ne manquera pas d'avoir des répercussions très graves sur tout le monde arabe, surtout si nous considérons la poursuite de la politique de colonisation des terres palestiniennes en Cisjordanie, les nombreuses déclarations des membres du gouvernement Netanyahu sur la nécessité de recourir, une fois de plus, à la politique de « transfert », y compris des Palestiniens vivant dans les territoires dits « de 1948 ». Sans oublier les tentatives de supprimer la présence palestinienne dans la partie Est d'Al Qods, où plus d'un millier de familles sont actuellement menacées.

Tout cela nous conduit à dire que le discours étasunien sur la création d'un Etat palestinien signifie, en réalité, la préservation de l'état de fait existant depuis 1993, à la suite des Accords d'Oslo.

Il faudra ajouter que les Etats-Unis et Israël profitent des divisions palestino palestiniennes et, surtout, des concessions avancées par le dernier gouvernement formé par Mahmoud Abbas pour poursuivre son plan et refuser de discuter du point concernant le droit au retour.

D'ailleurs, au moment où la diplomatie étasunienne met fin à l'initiative arabe, qui fut présentée par le roi saoudien, il y a quelques années, et tandis qu'elle insiste sur la priorité de normaliser les relations arabo-israéliennes « sans poser de conditions préalables », la Ligue arabe fait la sourde oreille à propos des déclarations de certains de ses membres sur l'ouverture des airs devant les avions israéliens ou, encore, sur le passage des navires de guerre et des sous-marins israéliens dans le Canal de Suez et la possibilité d'établir des relations diplomatiques entre les Emirats Arabes Unis et Israël. Ce qui montre que ceux qu'on appelle les « Arabes modérés » poursuivent leur obéissance aux directives de Washington, y compris celles visant à faciliter une possible agression israélienne contre les installations nucléaires iraniennes, si les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran n'aboutissent pas en ce qui concerne les problèmes de l'Irak et de l'Afghanistan.


II- Sur le plan du conflit israélo-libanais

Le gouvernement israélien, dirigé par le tandem Netanyahu-Lieberman, se base, dans les nouvelles menaces lancées contre le Liban, sur ces positions arabes, ainsi que sur celle présentée, dernièrement, par les Etats-Unis au Conseil de sécurité à propos de la transformation de la zone libanaise au Sud du fleuve Litani (zone concernée par la résolution 1701, à la suite de l'agression de 2006) en une zone d'opérations de « Forces multinationales » (de l'OTAN ?) qui viendraient relayer la présence de la FINUL (Forces Intérimaires des Nations Unies au Liban).

Il va même jusqu'à parler d'une opération terrestre allant jusqu'à la ville de Saïda et d'un plan de destruction de toute l'infrastructure libanaise au cas où le Hezbollah est représenté dans le nouveau gouvernement, parce que cette présence constitue, d'après Tel Aviv, « un danger » politique et militaire sur ses frontières.

Il faut dire que ces menaces sont lancées au moment où l'armée de l'air israélienne continue ses violations quotidiennes contre le Liban et qu'elle se prépare à participer, à la fin du mois d'août 2009, aux plus grandes manouvres aériennes jamais organisées par l'OTAN. Fait qui remet en mémoire l'agression israélienne de 2006, préparée, longtemps à l'avance, dans les bases étasuniennes de la Méditerranée, mais aussi celle perpétrée par Ariel Sharon en 1982 et qui eut pour prétexte une attaque armée contre l'ambassadeur d'Israël à Londres ; surtout que le Mossad commence à parler d'une coordination entre l'Iran (et, donc, le Hezbollah) et le Venezuela dans le but de porter un coup aux intérêts israéliens en Amérique latine.
Ce qui nous amène à nous demander sur la présence d'une relation tangible entre le putsch au Honduras, l'accord signé avec l'Equador et les nouvelles déclarations contre le Venezuela et le Liban : les Etats-Unis préparent-ils un nouveau plan contre les points de résistance qui s'opposent à son hégémonie et à sa mainmise sur les sources de pétrole?
La réponse est affirmative. Washington vient de commencer une contre-offensive contre ceux qui avaient mis en échec son projet du « Nouveau Moyen-Orient » et d'une Amérique latine docile ; il veut contrer la nouvelle poussée à gauche sur ses frontières directes, mais aussi contre ceux qui font face à son allié principal au Moyen Orient. Mais réussira-t-il là où il avait échoué lamentablement ?


III- Sur le plan intérieur libanais

Cette situation de crise en général a empêché la formation d'un nouveau gouvernement libanais, malgré des tentatives datant de plus de sept semaines et, surtout, on assiste à des rumeurs sur une entente syro-saoudienne basée sur une tutelle équilibrée entre les deux Etats et soutenue par les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Iran.

Il faut dire aussi que la formule agréée par l'entente syro-saoudienne, consistant à donner au président de la République libanaise la possibilité de jouer à l'arbitre entre la majorité (71 députés) et l'opposition (57 députés), a reçu un coup dur à cause des changements dans l'équilibre des forces survenus et exprimés par les propos du président du Parti Socialiste libanais, Walid Joumblatt, sur la nécessité de mettre fin au dualisme «8 mars »-« 14 mars », de redessiner un nouveau paysage politique, avec un courant centriste et de retourner à une alliance entre les forces musulmanes, afin « d'éviter » au pays un nouvelle guerre sunnite-chiite.
Ce cercle vicieux se répercute sur toute la situation politique libanaise, tant par le retour aux campagnes médiatiques virulentes que par les différends entre les « amis » d'hier sur la répartition du gâteau gouvernemental et, même, sur les ministrables.

De plus, la tension contre les Palestiniens s'est réinstallée dans certains milieux déjà hostiles et qui trouvent de nouveaux atouts, tant dans le refus d'Israël de permettre aux réfugiés palestiniens de retourner dans leur pays que dans les armes palestiniennes à l'extérieur des camps et, surtout, dans les cellules et les réseaux « fondamentalistes » arabes qui élaborent au sein des camps palestiniens leurs attaques contre la FINUL et les Libanais aussi.


IV- Sur le plan de la situation économique et sociale

Les nouveaux plans étasuniens et israéliens n'ont pas des répercussions sur la seule situation politique, mais aussi sur les plans économique et social, surtout si nous prenons en considération la crise mondiale du capitalisme qui va s'envenimant.

Et, si les forces de la bourgeoisie libanaise, présentes au pouvoir ou non, se battent entre elles afin d'améliorer leurs parts au pouvoir, elles s'unissent dès qu'il s'agit de défendre leur régime et contrecarrer les aspirations et les intérêts des masses populaires.

Ainsi, la dette publique continue à grossir, dépassant le cap des 50 milliards de dollars ; cette dette est décrite dans le rapport du Fonds monétaire international comme étant « une des dettes gouvernementales les plus élevées dans le monde, surtout par rapport au PIB et en raison de la « dollarisation » à outrance dans le système bancaire (...).

Et, avec la chute de la Banque étasunienne d'investissement (Liman Brothers), le Liban a paru, tel un livre scolaire ouvert, comme un des buts de la crise des marchés financiers.

Le gouvernement sortant n'a rien fait et ne fait rien ni à propos de la fuite des capitaux, ni à propos de la baisse des investissements (plus de 8%).

Les prix enregistrent des hausses dangereuses tandis que la livre libanaise recule et que le déficit budgétaire va augmentant.

Les jeunes cadres sont dans un désarroi complet : pas de débouchées pour eux ; ils tentent d'émigrer vers des horizons lointains, à la suite de la fermeture des portes du Golfe arabique devant des dizaines de milliers d'entre eux.

Les taxes, surtout celles sur les carburants, augmentent selon une bourse hebdomadaire : elles constituent presque 50% du prix de l'essence.

La crise dans le secteur de l'électricité s'aggrave et les coupures du courant deviennent plus fréquentes, surtout dans les campagnes.

A partir de cette situation de fait, mais aussi des résultats des élections législatives qu'il a longuement étudiés, le Parti Communiste libanais trouve que le dernier semestre de l'année en cours va connaître des développements négatifs sur tous les plans et qu'il est nécessaire de prévoir des solutions rapides, afin de diminuer, autant que possible, les répercussions dangereuses de ces développements, tant sur l'économie que sur la vie des masses.

Le PCL, tout en affirmant la nécessité de sauvegarder et de développer la Résistance patriotique contre les possibilités d'une nouvelle agression israélienne et les nouveaux projets étasuniens visant à liquider la cause palestinienne et le conflit arabo-israélien contre les intérêts des peuples arabes, trouve que la mission essentielle réside, aujourd'hui, dans le renouveau des forces de la Gauche et des forces démocratiques sur la base d'un plan national et de classe pouvant mobiliser les masses et les forces syndicales dans la lutte contre le nouveau projet étasunien.

Ce renouveau est le seul capable de trouver les solutions adéquates aux problèmes nationaux (en premier lieu la solution du problème palestinien et le droit au retour des réfugiés). Enfin, il est le seul capable de mettre au point les assises d'un nouvel Etat libanais laïc et démocratique dans lequel la corruption n'a pas droit de cité et où l'économie se basera sur les seuls secteurs productifs (l'agriculture et l'industrie).


12 août 2009

NON AUX MANOEUVRES SARKOZY-KOUCHNER

Tentative française d’amender la mission de la Finul au Liban-sud

9/08/2009, le quotidien libanais al-Akhbar a révélé que les états qui soutiennent l’entité sioniste au Conseil de sécurité des Nations Unies cherchent à exploiter l’affaire de l’explosion du dépôt d’armes de Kherbet Selem au Liban sud pour introduire certain changements dans la mission de le Force intérimaire des Nations Unies la Finul.
D’après le journal, c’est surtout la France qui s’attèle à faire adopter un nouveau paragraphe exigeant la liberté d’action de la Finul au sud du Litani. Ce que refusent plusieurs états, dont la Russie, la Chine et la Turquie.

Le journal a aussi critiqué la diplomatie libanaise à qui il reproche d’accorder peu d’importance face aux contacts israéliens effectués deux jours avant le débat qui sera lancé au sein du Conseil de sécurité, sa réaction s’étant limitée à présenter un rapport qui répertorie le nombre des violations aériennes israéliennes de la souveraineté libanaise durant le mois de juillet dernier.




Nous dénonçons l’attitude et l’irresponsabilité de la France des Sarkozy et Kouchner, au sein des instances des Nations Unies, qui s’attèlent à modifier les missions de la FINUL, voulant transformer cette dernière en une force armée dont l’action s’inscrive dans la stratégie et les tactiques de l’armée sioniste d’occupation.


Nous refusons toute modification de la mission de cette force en contradiction avec les principes et les termes de la résolution 1701 acceptés par les deux parties et nous exigeons le respect de cette résolution.


Nous exigeons de notre gouvernement une plus grande fermeté et une dynamique dans sa diplomatie et ses actions au sein des instances internationales, protégeant notre Résistance et contrecarrant toutes les manœuvres sionistes au sein de ces instances.


Vive le Liban Libre


21 août 2009
Les signataires :
Le Rassemblement des Démocrates Libanais et des Amis du Liban,
La Section Lyonnaise du Parti communiste Libanais.

IL ETAIT UNE FOIS ANSAR

Liban Résistance dédie cette page de l’Histoire Contemporaine du Liban à toutes et à tous, aujourd’hui détenus dans les geôles de l’Occupation, en Palestine occupée, ainsi qu’à leurs familles et amis.




Ci-dessous, un essai de traduction pour les francophones, parmi nous


Il était une fois, au Liban Sud, Ansar, un haut lieu de détention ; les détenus étaient des résistants et des partisans de la Résistance Libanaise…
Aujourd’hui, plusieurs Ansar sont implantés en Palestine occupée ; les détenus sont des résistants et, comme cela ne suffisait pas, des femmes, enfants et vieillards…




Ansar des barbelés…, des tentes dressées…, des tours de contrôle…, des gardiens…, nouvelle ville habitée par des milliers de détenus…, vile de la peur et de la répression…, ville nommée « Camp d’Ansar », un camp très loin qu’on oublie ou qu’on impose son oubli, ainsi nous vivons dans nos petites détentions…
Ce camp très lointain étale sur nous son ombre ainsi que les voix qui proviennent de l’autre côté des barbelés, comme si nous y étions ou comme si ce là-bas est ici, comme si toute chose pénètre dans toute chose et ainsi nous devenons simultanément détenus et Ansar…



Le tortionnaire les avait amené des villes, des villages et des camps de réfugiés occupés…, Il les avait transporté les yeux bandés et les mains menottées…, il les avait conduit d’une souffrance à une autre et leur séjour dans ce camp fut long…

Ansar est la ville-camp dans laquelle ces milliers d’hommes vivent leur vie d’attente, trompent le temps et patientent…Ils vivent en rêvant…Ils tentent de ne pas oublier en gravant dans leur mémoire, la nôtre, la nouvelle, les récits du tortionnaire et de sa victime…Ils gravent leurs mémoires dans les nôtres afin que nous n’oublions pas et nous n’oublierons jamais qu’Ansar fut ce récit de la quotidienneté du Sud…

Quelques uns parmi eux sortent de ce camp pour y revenir ; d’autres n’y sortiront jamais et d’autres y rentreront, comme si ce camp était une miniature de Sud du Liban ou encore une miniature de cet immense monde arabe, muet, incapable de se prononcer ou de contester…

Ces hommes dans ce camp, plongés dans un froid et dans les maladies, crient les récits de leurs révoltes qui commencent à franchir les barbelés : Eid Al Adha, début des mois de pluie, fête de l’Indépendance, et encore d’autres, méconnus jusqu’au moment où les tirs et les balles que les paysans des environs entendent nous les racontent…

A la fête de l’Indépendance, ils étaient la vraie fête ; ils avaient chanté les hymnes et avaient porté les torches ; ils étaient plus libres que nous.
Ils étaient encore plus beaux que leur liberté interdite. Dans ce camp, ils avaient animé des flammes que l’Occupation tentait d’étouffer…

Toute une vie oubliée, celle d’une génération et de plusieurs générations qui avaient connu le vrai sens de l’Occupation…



Je suis l’homme solitaire qui voit et ne regarde pas…Ils questionnent et je réponds…ou encore je ne réponds pas et alors ils me crucifient…Ils crient alors : crucifiez-le…et ils me crucifient sans une croix et sans la présence d’une femme…Mais, le Soleil est au rendez-vous et s’écroule par terre ; mon visage en flamme s’écroule à son tour…

Je suis un homme d’Ansar ; je suis celui qui voit…les ténèbres qui m’entourent…Je vous ai vus et nous étions tous ensemble…Aucun parmi nous n’avait manqué au rendez-vous, même ceux qui étaient tombés sans que personne ne les ai enterrés…

Ils étaient venus lorsqu’ils nous avaient arrêtés…Je les ai vus se redresser et essuyer de leurs manches leurs tâches de sang …Et lorsqu’ils nous avaient amenés les yeux bandés, nous vîmes tout…

Lorsque j’avais eu soif…, une pensée allait déjà vers les yeux que j’avais quittés…, et je n’avais pas pleuré…

D’une fosse à une autre, je marchais avec vous…, également d’un interrogatoire à un autre…

Je n’ai pas oublié et je n’oublierai jamais, le visage du combattant mourant ou celui d’un homme de Tyr noyé dans ses habits tomber comme un tas d’habits ou encore celui d’un enfant de Qana défiguré, ses yeux fixés vers les lointains…

Je suis l’homme d’Ansar, espace où les jours se noient dans les jours, où les barbelés pénètrent les yeux…, et où les yeux sont plus larges que la Terre…

C’est ici que nous débutons…Le voyage commence…Les voix s’élèvent…Les barbelés s’élèvent…Egalement leurs balles…
Vous venez quand bon vous semble, amis…




Cette ville-camp tente de rechercher des formes de survie…les détenus tentent l’attente et espèrent que là-bas, au bout du tunnel de cette longue attente, quelqu’un debout les attend…

Mais alors, pourquoi nous les oublions ou ignorons…Nous les ignorons car la peur pousse les gens à vivre dans des conditions minima ou encore en-dessous de ces conditions…C’est l’instant dominant sous l’Occupation…Nous les oublions car les guerres civiles ne cessent de nous déchiqueter et nous dévorer…Nous les oublions car les massacres vengent de massacres…Nous les oublions car la mort nous transforme en fantômes vivant dans les ténèbres de l’Occupation ou dans la peur de cette occupation…Nous les oublions car nous nous oublions et nous ignorons nos visages et nos bras…

Parce que nous oublions et malgré cet oubli, eux n’oublient pas…
Dans Ansar, des yeux et Ansar est le camp de ces yeux assoiffés d’amour et de liberté…Dans Ansar, des bras sont toujours levés racontant leur liberté et guidant leur recherche de la liberté…
A Ansar des détenus non reconnus comme tels, des humains non reconnus comme tels…

Dans Ansar, nous tous pénétrons avec eux ces tentes basses, vivant l’humiliation quotidienne…




Pour nous et pour ceux qui vivent en dehors des barbelés, pour qu’elle ne se transforme pas en un grand mensonge, cette terre est à nous et nous n’accepterons jamais qu’elle se transforme en une grande prison meurtrière…

Ainsi, D’Ansar à Beyrouth, se prolonge le tunnel de l’attente… D’Ansar à Beyrouth, des hommes se redressent propageant leur ombre pour couvrir le Liban tout entier.

mardi 18 août 2009




Réponse du Peuple du Pays des Cèdres à l’hystérie des dirigeants sionistes



Vous pouvez équiper vos chars des plus sophistiquées parmi les armes ; mais sachez que s’ils violent à nouveau notre sol, nos montagnes et nos vallées les pulvériseront…



Vous pouvez préparer vos vedettes ; mais alors sachez que nos vagues répondront à l’appel…



Vous pouvez également réviser votre aviation ; cependant, sachez que notre ciel, amoureux de nos cèdres, se pliera pour se rabattre sur votre barbarie…



Vous pouvez entraîner vos soldats et les équiper des meilleures technologies ; cependant, s’ils envahissent à nouveau notre pays, ce ne sont pas les milliers de résistants qui les affronteront, mais des dizaines de milliers…
La moindre botte de foins, le sage rallié à ses braises, le moindre chêne, les accueilleront…



Vous pouvez, jour et nuit, vous préparer à votre future agression ; cependant sachez qu’aucune force et quelles que soient ses capacités technologiques ne pourra liquider notre Résistance et détruire notre école, celle de Moughniyé ; cette force là sur laquelle vous comptez sera ébranlée par les cloches et mouazens propageant la Lettre appelant à la résistance et à l’ultime sacrifice et inéluctablement, elle sera anéantie…




Si un jour vous bombardez Beyrouth ou sa banlieue sud, nous bombarderons Tel Aviv ….



Si un jour vous bombardez nos villes ou villages, le temps se dilatera, l’espace se contractera, puis nous bombarderons la moindre ville ou la moindre colonie de votre entité…



Si un jour vous comptez éradiquer notre Résistance, sachez alors que notre peuple tout entier entrera en résistance…
La moindre placette ponctuant un village, la moindre ruelle, la moindre ruine témoignant encore de votre barbarie, le moindre espace-temps de notre Liban, seront au rendez-vous…



vendredi 14 août 2009


LA RESISTANCE…NOTRE DIGNITE





La Communauté Internationale s’agite chaque fois que la moindre opportunité se présente à elle pour s’acharner contre notre Résistance ; rappelons d’ailleurs que cette dernière est sur la liste noire bushéenne des groupes terroristes.

Mais en même temps, la Communauté Internationale reste bouche cousue et inerte lorsque des bombes à sous munitions nous arrachent des vies innocentes comme tout récemment l’explosion de quelques unes qui ont gravement blessé deux de nos enfants ramassant du bois pour le chauffage.

La Communauté Internationale n’avoue même pas son incapacité à obtenir de l’ennemi les vrais plans permettant un déminage et une dépollution efficaces des terres de notre Sud.

Nous nous posons la question légitime sur le rôle de sa FINUL dans l’application de la résolution 1701 et nous exprimons notre grande inquiétude des tentatives en vue de transformer cette force en un outil de soutien aux forces d’occupation sioniste et pérennisant un fait : une partie de notre territoire toujours occupée.


Quant à notre Résistance, dès le lendemain de sa victoire en août 2006, elle s’était mise à l’œuvre dans le déminage et la dépollution de notre sol jusqu’à perdre six résistants ayant trouvé la mort lors de ces opérations.

Aujourd’hui, notre Résistance, avec la participation de notre Armée, poursuit avec acharnement ces opérations, en renforçant ses capacités, comme le montrent ces quelques photos :










Quand la Communauté Internationale se résoudra-t-elle enfin à admettre que le terrorisme est de l’autre côté de nos frontières sud et que les terroristes méritant d’être en tête de la liste bushéenne sont BUSH lui-même et sa clique, ainsi que tous les dirigeants sionistes, militaires comme politiques, responsables des massacres perpétrés au Liban, en juillet-août 2006.

Enfin, peu importe pour nous que notre Résistance soit injustement inscrite sur cette liste noire, car elle fut et restera l’émanation d’un peuple qui aspire à sa souveraineté et à sa dignité : une réalité historique que les grands de ce monde ne veulent pas admettre.
14 août 2009
Raymond Richa

mardi 11 août 2009


FEU SUR LE LIBAN ET SA RESISTANCE


Le Figaro, Nouvelobs.com, Romandie.com, Le Monde, Radio-Canada,…bref, toutes les composantes du média occidental se mettent au diapason des propos menaçants des dirigeants sionistes contre notre Pays, alors qu’aucune d’elles ne relatent les faits concernant les agressions répétées de l’armée de l’entité sioniste violant en permanence les termes de la résolution 1701.

Nétanyahou va jusqu’à avertir du risque qu'entrainerait pour le Liban une entrée du Hezbollah dans notre futur gouvernement. Nouvelle atteinte à notre souveraineté, avouez-le, messieurs les patrons de la presse occidentale, si vous avez le moindre souci d’objectivité pour vos rédactions.

Quant à David Ayalon, son vice-ministre des affaires étrangères, il a tenu des propos avertissant que si le Hezbollah touchait un seul cheveu d'un représentant officiel israélien à l'étranger ou même d'un touriste, il en subira les conséquences qui seront très graves.


Parallèlement à cet acharnement aveugle et irresponsable des médias contre notre Résistance, l’armée sioniste venait très récemment de procéder à l’intensification de ses mouvements de troupes et de blindés sur le territoire occupé de Chebaa.

Rappelons également que cette même armée
maintient à ce jour ses positions sur les collines occupées de Kfarchouba ; pourtant la FINUL avait, il y a de cela plus d’un mois, promis le démantèlement en soixante douze heures !?


Revenons à ce David Ayalon qui décidemment ignore la pratique de l’assassinat politique ciblé menée par l’entité sioniste contre des dirigeants de la Résistance, tant en Palestine qu’au Liban.

Ce nouveau champion qui mérite qu’on lui décerne le Prix Joseph Goebbels de la désinformation, de la propagande et de la manipulation, ose tenir les propos précités alors que, avec la complicité des services de sécurité égyptiens, il cherchait et chercherait encore un processus qui, à son terme, lui permettrait d’accuser notre Résistance et de déclencher par la suite une nouvelle agression contre le Liban.

Quel formidable processus ?!

1- Attentat contre un des siens, responsable ou simple touriste, peu importe, conçu et commandité par les dirigeants de sa chère entité sioniste et exécuté par des membres d’Al Qaïda ;

2- Suite à cet attentat, et avec le concours des médias occidentaux, accuser notre Résistance d’être le commanditaire et l’exécutant ;

3- L’opportunité s’offre ainsi à la justification, à la nécessité et à l’urgence absolue d’une agression de grande envergure contre notre Pays.




lundi 10 août 2009

Le sionisme a gommé les différences idéologiques.

Par Pierre Stambul


Si le sionisme naît à la fin du XIXe siècle, une importante scission se produit en son sein il y a environ 80 ans.
Un nouveau courant qui s’intitule lui-même « révisionniste » apparaît. Son principal animateur se nomme Vladimir (Ze’ev) Jabotinsky.


Le « transfert » : un vieux projet

Jusque-là, les immigrants sionistes installés en Palestine sous mandat britannique, avaient tendance (comme la plupart des colonialistes) à ignorer l’existence même du peuple autochtone. Israël Zangwill avait proféré le mensonge fondateur en affirmant qu’il fallait trouver « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » et que cette terre serait la Palestine. David Ben Gourion avait bien remarqué que le pays était peuplé. Il pensait (à juste titre) que ces « fellahs » étaient les descendants des Hébreux. Mais, feignant d’ignorer la réalité coloniale, il imaginait que ces « fellahs » s’intègreraient au projet sioniste. La révolte palestinienne de 1929 (à Hébron) et surtout l’insurrection de 1936 allaient démentir ces rêves.

Dès lors pour Jabotinsky (admirateur du fascisme italien) et ses disciples, la voie à suivre est claire. Puisqu’il est entendu que les Palestiniens sont valeureux et prêts à résister avec détermination, il faut les expulser au-delà du Jourdain. Dès la fin des années 30, le terrorisme de la droite sioniste se développe, s’en prenant aussi bien aux Palestiniens qu’aux Britanniques. Pour la majorité sioniste qui se revendique du socialisme, cette droite est infréquentable et ces « socialistes » n’hésitent pas à la qualifier de raciste et de terroriste, voire de fasciste.

Pourtant, dès le départ, « gauche » et droite sionistes sont d’accord sur l’essentiel : privilégier à tout prix la construction du futur Etat Juif au détriment de toute autre considération.


Deux démarches complémentaires

En 1933, les Juifs Américains décrètent un blocus économique contre l’Allemagne où Hitler vient de devenir chancelier. Ben Gourion s’y oppose et le commerce entre le Yichouv (communauté juive en Palestine avant la création de l’Etat d’Israël) et l’Allemagne nazie se poursuivra.

À droite, le groupe Stern s’est lancé dans une guerre totale contre les Palestiniens et les Britanniques. Sa faction la plus dure dirigée par le futur Premier Ministre Itzhak Shamir assassinera des soldats britanniques et prendra des contacts avec le régime hitlérien alors que le génocide nazi bat son plein. Ce même groupe assassinera le comte Bernadotte pendant la guerre de 1948 pour bien signifier que le nouvel Etat d’Israël ne respectera pas le droit international.

Avec l’ouverture des archives, les historiens israéliens ont confirmé ce que les Palestiniens disaient depuis longtemps. La « Naqba » (catastrophe), c’est-à-dire l’expulsion de 800 000 Palestiniens de leur propre pays était préméditée et elle avait largement commencé au moment de l’entrée en guerre des pays arabes voisins en mai 1948. Les groupes terroristes d’extrême droite et l’armée régulière dirigée par la « gauche sioniste » (la Haganah, le Palmach) ont joué des rôles complémentaires. Ainsi à Deir Yassine, c’est un groupe terroriste, l’Irgoun, dirigé par le futur Premier Ministre Menahem Begin qui massacre la population, mais c’est l’armée régulière qui occupe le village. Deir Yassine n’existe plus, c’est devenu le quartier de Giv’at Shaul et le tunnel routier qui passe en dessous porte le nom de l’assassin : Menahem Begin.


Les responsabilités de la « gauche sioniste »

« Gauche » et sionisme, c’est un oxymore. Si la droite sioniste a toujours revendiqué la nécessité du nettoyage ethnique (certains regrettent aujourd’hui qu’on n’ait pas terminé la guerre de 48 et qu’il reste des « Arabes » en Israël), la gauche l’a pratiqué sans vergogne.

En fait la « gauche » sioniste est compromise dans tous les crimes commis contre le peuple palestinien. En 1948, la « gauche » est au pouvoir pendant la guerre. Non seulement, elle planifie l’expulsion, mais elle confisque les terres des expulsés et s’oppose à tout retour des réfugiés palestiniens dès la signature de l’armistice. L’idée du pays « de gauche » aidé par l’URSS avec des kibboutz et des pionniers défrichant leur pays pour en faire un jardin,est fausse au départ : ce pays est né d’un nettoyage ethnique. En 1956, la « gauche » est au pouvoir quand l’armée israélienne, alliée aux impérialistes français et anglais, conquiert le Sinaï. La même année, 49 Palestiniens d’Israël sont massacrés à Kafr Kassem. Ils protestaient contre le vol de leurs terres. En 1967, on sait maintenant que la crise autour du détroit de Tiran était un prétexte. La conquête était préméditée et dès l’été 1967, la colonisation est décidée.

C’est un ministre « de gauche » Yigal Allon, chef d’un petit parti « socialiste » (l’Ahdut Ha’avoda) qui organise la colonisation de la Cisjordanie. Comme il n’a pas le personnel politique pour coloniser, il va rencontrer le seul courant religieux sioniste, celui des disciples du rabbin Kook. Il leur offre des millions de shekels pour qu’ils partent coloniser. Aujourd’hui, ce courant national-religieux, soutenu au départ à bout de bras par la « gauche », représente 1/4 de la société israélienne et une bonne partie des 500 000 Israéliens installés dans les territoires conquis en 1967 s’en réclame. Bien sûr, l’arrivée au pouvoir des disciples de Jabotinsky en 1977, avec la déroute électorale de la « gauche » face à Begin, ressemble à un tournant historique. C’en est un surtout parce que, pour la première fois, l’électorat séfarade sanctionne les fondateurs de l’Etat d’Israël tout en faisant le jeu de la droite raciste.

En 1987, Yitzhak Rabin est ministre de la Défense quand la première Intifada est réprimée avec une très grande brutalité. En 1993, cette même « gauche » semble avoir accepté l’idée de « la paix contre les territoires » en signant les accords d’Oslo. Pendant les quelques mois qui séparent ces accords de l’assassinat de Rabin, 60 000 nouveaux colons sont installés. Pourquoi ? L’épisode de Shimon Pérès au pouvoir avant sa défaite face à Benjamin Nétanyahou est une succession de crimes destinés à relancer la guerre : massacre du village de Cana au Liban, assassinat à Gaza de YahiaAyache, « artificier » du Hamas (d’après Pérès) en pleine période de trêve (1996).

À partir de cette période, la « gauche » sioniste participe à de nombreux gouvernements de coalition. C’est un ministre « de gauche » (Fouad Ben-Eliezer) qui est à l’origine du mur qui balafre la Cisjordanie (appelé clôture de séparation en novlangue). C’est un ministre travailliste réputé sensible aux questions sociales (Amir Péretz) qui, en tant que ministre de la défense, organise l’attaque contre le Liban en 2006. Et c’est un autre ministre « de gauche », Ehud Barak qui commande le carnage qui vient d’être commis à Gaza. Il y a tellement peu de différence entre « gauche » et droite sionistes que, quand Ariel Sharon (un pur disciple de Jabotinsky), plus clairvoyant que ses anciens compagnons, décide d’évacuer Gaza (pour mieux pouvoir détruire cette région), une partie des travaillistes (avec Shimon Pérès à leur tête) le rejoint dans le parti Kadima.


À l’origine du consensus

Juste avant d’attaquer à Gaza, Tzipi Livni a consulté l’ensemble des partis sionistes et tous ont donné leur accord, y compris le Meretz dont plusieurs dirigeants étaient à l’origine des accords d’Oslo. L’ancien mouvement de masse Shalom Arshav (La Paix Maintenant) est devenu un appendice du parti travailliste. Les grands écrivains considérés comme des consciences morales (Amos Oz, Avraham Yehoshua, David Grossman) ont approuvé l’agression contre Gaza après avoir approuvé celle contre le Liban deux ans auparavant.

Michel Warschawski a toujours considéré que la minorité anticolonialiste en Israël est une petite roue. En 1982, cette petite roue en avait entraîné une grande et des centaines de milliers de manifestants avaient dénoncé l’invasion du Liban et les tueries de Sabra et Chatila. C’est fini. Les manifestations contre le carnage à Gaza (en dehors de celles organisées par les Palestiniens d’Israël), n’ont rassemblé que 10 000 participants. La frontière ne passe pas en Israël entre « gauche » et droite. Elle sépare les sionistes des non sionistes ou des antisionistes.

Le « complexe de Massada » a réussi à convaincre la majorité de la population israélienne qu’elle est en danger, qu’on veut la détruire, que les victimes, ce sont les Juifs, qu’il n’y a pas de partenaires pour la paix et que les Palestiniens poursuivent le projet d’anéantissement nazi. Le Hezbollah et le Hamas ont été habilement érigés en épouvantails infréquentables. Puisque l’ennemi est monstrueux, le permis de tuer existe et il n’y a pas de question à se poser. Le discours des fanatiques religieux (« les Palestiniens sont des Amalécites, la Torah dit qu’il est permis de les tuer ainsi que leurs femmes, leurs enfants, leurs troupeaux ») est devenu le discours dominant. D’ailleurs le rabbinat militaire a officialisé ce discours raciste et intégriste en excusant à l’avance tous les crimes de guerre commis à Gaza. Les barrières morales se sont écroulées.


Les électeurs ont préféré l’original à la copie

Les dernières élections en Israël, c’est un peu comme si l’OAS avait gagné la guerre d’Algérie et que des élections françaises se jouent entre Philippe de Villiers, Bruno Mégret et Jean-Marie Le Pen.

Sans doute l’ancien gouvernement Livni-Barak avait des arrière-pensées électorales en attaquant Gaza et s’imaginait y gagner des voix. Il est symptomatique de voir que les trois partis qui sont arrivés en tête aux dernières élections israéliennes sont trois « héritiers » différents de Jabotinsky.

Celui qui apparaît le plus infréquentable a été videur dans une boîte de nuit en Moldavie. Avigdor Lieberman, comme un certain politicien célèbre en France, a la réputation de dire tout haut ce qu’une bonne partie de l’opinion publique israélienne pense tout bas. Il a proposé, il y a quelques années, qu’on lance une bombe atomique sur Téhéran ou qu’on bombarde le barrage d’Assouan. Ce « diplomate » un peu particulier est aujourd’hui ministre des Affaires étrangères. Son succès électoral est venu d’une idée plus que centenaire, celle qui a été à la base de tous les nationalismes meurtriers : un état ethniquement pur. Il propose sans rire que le million et demi de Palestiniens d’Israël prêtent allégeance au dieu sionisme, et qu’en cas de refus, ils soient déchus de leur nationalité et expulsés. Il ne se dit pas opposé à un Etat Palestinien du moment qu’Israël garde l’essentiel, à savoir les colonies. Si son succès était prévisible dans l’électorat russophone, son discours sécuritaire (qui a failli aboutir à l’interdiction des partis politiques des Palestiniens d’Israël) lui a permis d’énormes progrès, dans les colonies ou à Sdérot. Il est cocasse d’entendre les médias français se demander si son arrivée au ministère ne va pas « mettre un coup d’arrêt au processus de paix ». Quel arrêt ? Quel processus ? Quelle paix ?

L’héritier « légitime » de Jabotinsky, Bégin et Shamir, c’est Nétanyahou. Il n’a pas varié, il est toujours hostile à tout Etat palestinien. Face à la question démographique (5 millions et demi de Juifs et 5 millions de Palestiniens entre Méditerranée et Jourdain), sa stratégie, c’est le Grand Israël et l’Apartheid : confiner les Palestiniens dans des zones de plus en plus restreintes, les pousser à partir, installer 300 000 nouveaux colons. N’ayant rien à proposer aux Palestiniens, même pas quelque chose qui pourrait remettre en selle l’Autorité palestinienne, il fait diversion en proposant une attaque « préventive » contre l’Iran. Cette idée est populaire en Israël où l’on a toujours préféré noyer la question palestinienne dans un univers plus grand : celui du choc des civilisations et de la guerre du bien contre le mal. Héritière de Jabotinsky et de Sharon, qualifiée de « centriste » par les médias, Tzipi Livni (ancienne du Mossad où elle a organisé des attentats contre des Palestiniens) est à l’origine du carnage à Gaza.

Sans doute, Barack Obama aurait préféré qu’elle gagne les élections pour maintenir la fiction de négociations possibles. Les Etats-Unis essaieront sûrement de la ramener au pouvoir d’ici quelque temps. Le parti Kadima ne se dit pas hostile à un Etat Palestinien à condition qu’Israël garde Jérusalem Est, Maale Adoumim, Ariel, les blocs de colonies, la vallée du Jourdain ... Bref, il y aurait des bantoustans éclatés, non viables reliés par des tunnels et on appellerait cela l’Etat Palestinien.


Une classe politique nulle

Et les autres partis ? L’empressement d’Ehud Barak à rallier le parti travailliste à l’extrême droite n’a rien de surprenant. Rien ne les oppose sur le fond.C’est Barak qui a imposé l’idée qu’il n’y a pas de partenaire de la paix et qu’il n’y a aucune alternative à l’écrasement du Hezbollah ou du Hamas. C’est Barak qui a convaincu les hésitants à l’idée d’une guerre sans fin. Son alliance rappelle les pires moments de la guerre d’Algérie quand les « socialistes » Guy Mollet, Robert Lacoste, Max Lejeune faisaient cause commune avec les militaires « pacificateurs » (les généraux Massu et Bigeard), les adeptes de la torture ou les futurs dirigeants de l’OAS. Le parti socialiste français a mis 20 ans à s’en remettre. Laminé aux dernières élections, le parti travailliste israélien risque de subir le même sort.

À sa gauche, le Meretz est dans l’impasse. Prisonnier du sionisme, il a échoué dans l’idée d’un « sionisme à visage humain » qui accepterait grosso modo un retrait sur les frontières d’avant 1967. De toute façon, cette frontière internationalement reconnue (la ligne verte) n’existe plus. Elle ne figure sur aucune carte israélienne. L’annexion n’est plus rampante, tout a été fait pour la rendre définitive. L’autoroute Tel-Aviv/Jérusalem traverse les territoires occupés à Latrun. De gigantesques entreprises s’installent en Cisjordanie occupée. Les ruines d’Hérodion ou de Qumran (Cisjordanie) sont devenues des parcs nationaux israéliens, la plus grande partie de Jérusalem-Est a été transformée en banlieue résidentielle. Les routes de contournement ont redessiné la carte de la Cisjordanie. Pour que la solution de « deux peuples, deux Etats » sur la base de la ligne verte existe, il faudrait que les 500 000 colons partent ou acceptent de devenir citoyens palestiniens. L’un comme l’autre sont devenus plutôt irréalistes. Faute d’avoir posé les questions essentielles (le colonialisme, l’égalité des droits), le Meretz n’a plus rien à proposer.

Du côté des religieux, ceux qui ont conservé méfiance ou aversion vis-à-vis du sionisme (comme le groupe Nétouré Karta) sont aujourd’hui très minoritaires. Ce qui a le vent en poupe repose sur une synthèse entre messianisme fanatique (« Dieu a donné cette terre au peuple juif »), nationalisme guerrier et racisme. Ainsi, le chef spirituel du Shass (parti séfarade religieux ayant 11 députés), le rabbin Ovadia Yossef, a pu déclarer que les Palestiniens étaient tous des serpents et que la Shoah était une punition divine contre les Juifs qui s’étaient mal conduits. Le franco-palestinien Salah Hamouri est en prison pour être soupçonné (sans preuves) d’avoir eu des intentions hostiles contre ce chef « spirituel » d’une autre époque. Les partis religieux rivaux ne valent pas mieux.


Ce qui unifie la classe politique israélienne, c’est la corruption.

Sharon et ses fils ont eu affaire à la justice. Ehud Olmert aussi, mouillé dans des affaires de permis de construire monnayés quand il était maire de Jérusalem, a dû démissionner. Nétanyahou lui-même a connu des moments d’éclipse. Lieberman est aujourd’hui poursuivi pour des détournements sur le financement des partis qui pourraient lui coûter son poste. Il y a deux ans, une membre de son parti, Esterina Tartman, a menti effrontément sur ses diplômes pour pouvoir devenir ministre des sciences (à la place d’un « Arabe » pressenti à ce poste). Elle a été poussée à la démission quand la vérité est apparue. Au moment du déclenchement de la guerre du Liban, le général en chef de l’armée Dan Halutz avait fait un délit d’initié en vendant toutes ses actions et en précipitant la chute (de 8%) de la Bourse de Tel-Aviv. Quand les dirigeants israéliens ne sont pas poursuivis pour détournements, ils le sont pour délits sexuels comme l’ancien président Moshé Katzav, accusé de harcèlement sexuel et de tentative de viol. Il n’y a rien à attendre de cette classe politique où le fric et l’individualisme sont devenus les valeurs dominantes. Il est peu probable que sorte de cette classe quelqu’un comme le Sud-Africain De Klerk, capable de négocier un compromis historique et de se projeter dans l’avenir. Rabin a payé de sa vie le fait d’avoir paru l’être.


Quel espoir ?

Les Palestiniens ont retenu de leur histoire tragique qu’il faut résister, ne plus partir.

On en est à la 4ème génération depuis la Naqba. Le rêve fou des sionistes, que les Palestiniens disparaissent en se fondant dans le monde arabe environnant ou qu’ils ne soient plus (à l’image des Amérindiens aux Etats-Unis ou des Aborigènes d’Australie) en situation de réclamer leurs droits n’est pas possible. En même temps, aucune paix juste ne sera possible tant que le projet sioniste sera à l’œuvre parce que ce projet a toujours reposé et repose sur la négation de la Palestine. Alors ?

Peu avant le carnage à Gaza, les élections municipales de Tel-Aviv avaient donné un résultat surprenant. La principale liste d’opposition était dirigée par un jeune membre du Hadash (le parti communiste) qui était refuznik (= objecteur de conscience) et antisioniste. Il y avait des Palestiniens de Jaffa sur cette liste qui a obtenu 36% des voix. Il semble que les jeunes aient massivement voté pour un refuznik (c’est un indice). Mais le score obtenu montre une aspiration à vivre « normalement » sans une guerre tous les deux ans, sans une mobilisation permanente, sans cette fuite en avant criminelle et suicidaire.

Tout Israélien qui réfléchit sait que la politique actuelle de destruction de la Palestine et de crimes répétés ne peut pas durer indéfiniment sans des conséquences très graves pour les Israéliens. Si la société israélienne prenait le temps de se retourner, elle aurait le temps de voir ses vrais problèmes : la violence, l’ultralibéralisme, l’effacement des identités, le militarisme, la segmentation, la perte des repères et des valeurs. Le dépassement du sionisme suppose de répondre à ces défis.

Mais pour quand ? Le temps passe, les crimes s’accumulent. Ce changement indispensable et cette rupture du « front intérieur » urgent.

Pierre Stambul,
Bureau National de l’UJFP




Pierre a su nous montrer une des petites, très petites fenêtres déterministes incapables de se concrétiser ou de se fixer car le processus qui, à la fois englobe et nie leurs petites histoires, est loin, très loin d'être purement déterministe :

Faire et défaire pour refaire...

Plier, étirer puis replier et de nouveau étirer en remodelant et en contractant...

Itération permanente d'un processus qui dessine inéluctablement son attracteur : LA PALESTINE.

Cette formidable dynamique se résume en un seul mot : RESISTANCE.

Raymond Richa

samedi 8 août 2009



LA TOPOLOGIE DU GRUYERE S’INTENSIFIE EN PALESTINE OCCUPEE






Confiscation des terres arabes à Al Qods et expulsion de leurs propriétaires…

Creusement de tunnels sous la mosquée d’Al Aqsa, menaçant ses fondations et sa pérennité…

Incendies déclenchés par les colons faisant ainsi partir en fumée de superficies d’oliveraies appartenant à des cultivateurs palestiniens…

Intimidations et terreurs fascistes quotidiens contre les familles palestiniennes en vue de les obliger à partir…

Intensification de l’immigration et nouvelles colonisations…

Sanction de quiconque commémore la Nakba…

Approbation par la Knesset de la loi de "privatisation des terres" qui consacre le crime de confiscation de propriétés palestiniennes datant de 1948…

Judaïsation des noms de villes et villages arabes…



ET PARALLELEMENT



Soutien caché d’Obama à l’entité sioniste et à sa politique d’occupation et d’épuration ethnique…

Complicité flagrante des de l’ONU, de l’UE et des comités de défense des droits de l'homme qui n'ont jamais voulu concrétiser leur volonté de défendre les droits du peuple palestinien…

Refus quasi unanime des instances internationales de reconnaître le droit au retour des réfugiés palestiniens dans leur pays…

Silence et collaboration de régimes arabes…



ET ENFIN LE COMBLE



Intensification des manœuvres miliciennes de la Collaboration Palestinienne contre la Résistance et ses partisans…

Soutien de l’Occident et de régimes arabes à la Collaboration Palestinienne, ainsi que leurs efforts permanents de saper toute tentative d’entente nationale ou d’unité du Peuple Palestinien autour de sa Résistance…




Peu importe pour nous tout cela ; nous ferons plier et replier sur elle-même la Palestine, contracter et étirer le temps,…, jusqu’à ce que le moindre vide comblé par l’Occupation disparaisse définitivement…


vendredi 7 août 2009

MEME LA CCFI S'Y MET...


MEME LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANCE – ISRAEL S’Y MET…
TRADUISEZ : L'ENTITE SIONISTE JOUE SES DERNIERES CARTES




Le site de la CCFI a diffusé l’article qui suit de Maxime Perez.



Par Maxime Perez
à Tel-Aviv

Le journal koweitien « Al Anba » révèle ce jeudi que le Pentagone aurait été informé de préparations intensives de l’armée israélienne en vue d’une opération militaire ciblée contre les infrastructures du Hezbollah au Sud-Liban.

D’après un haut responsable américain, des forces spéciales de Tsahal s’entraîneraient notamment à prendre le contrôle de zones situées le long du fleuve Litani, là ou sont déployées les rampes de lancement destinées aux missiles Zelzal-2 du Hezbollah, capables d’atteindre Haïfa et Tel Aviv.

Ces rumeurs s’ajoutent à une série informations inquiétantes publiées tout au long de la semaine.

Cité mercredi dans le quotidien « Times », le général Alon Fridman a ainsi affirmé que la milice chiite avait accumulé un arsenal de 40.000 roquettes depuis la deuxième du Liban en 2006 et que ses troupes se préparaient à en faire usage en cas de nouvelle escalade militaire avec l’Etat hébreu.

Evoquant un calme largement trompeur, Alon Fridman a estimé qu’à l’heure actuelle, la frontière nord pouvait s’embraser à tout instant.

Faisant écho à ces bruits de bottes, d’autres sources révélaient par ailleurs que des unités de l’armée libanaise étaient directement instruites par les hommes du Hezbollah pour mieux faire face à une éventuelle avancée de blindés israéliens.

Ces derniers jours, le commandement nord de Tsahal a renforcé sa vigilance à la frontière, signalant des mouvements suspects au Sud-Liban qui laissent craindre l’imminence d’une action hostile des miliciens chiites.

Par mesure de précaution, des tanks “merkava” ont été positionnés dans le secteur contesté des fermes de Sheba (Har Dov).
En réponse, l’armée libanaise dit avoir déployé des blindés M-113 autour du village de Kfar Chouba qui fait face à Israël.

L’affaire ne s’arrête pas là.
Afin d’illustrer ce qu’elle considère comme des violations répétées de la résolution 1701, l’armée israélienne a diffusé dans la presse plusieurs vidéos tournées par ses drones.

Tournées dans des villages libanais où la FINUL n’a pas accès, ces images témoignent du regain d’activité du Hezbollah et montrent notamment des hommes transporter des roquettes dans des structures souterraines.

Cette opération de communication israélienne a visiblement porté ses fruits puisque la Grande Bretagne s’est immédiatement déclarée “très préoccupée” par le réarmement de la milice chiite.
Coutumier de la guerre psychologique, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a pour sa part menacé de bombarder Tel Aviv si son QG de Dahia, situé au sud de Beyrouth, était visé par l’aviation de Tsahal.

De son coté, le ministre de la défense Ehoud Barak a précisé ce jeudi à la radio israélienne que le Liban ne bénéficierait pas d’immunité en cas de conflit avec le Hezbollah et que les infrastructures du pays du Cèdre seraient prises pour cible.

C’est dans ce contexte tendu que l’armée israélienne vient d’achever des manœuvres de grande envergure sur le plateau de Golan.

L’exercice, qui a impliqué plusieurs bataillons de tanks, des unités d’infanterie et des hélicoptères de combat, avait pour objectif principal de tester la coordination entre les différents corps de Tsahal en cas d’attaque terrestre syrienne sur le Golan.

Les blindés se sont notamment à entraînés faire face à des tirs nourris de missiles anti-tanks en multipliant des mouvements de progression et de repli sur des hauteurs.



Ni notre Résistance, ni non plus notre Armée qui, depuis août 2006, multipliaient leurs atteintes à la résolution 1701 de l’ONU.

Nous avions à plusieurs reprises et chaque fois que l’armée sioniste violait nos espaces aérien, terrestre ou maritime, averti la Communauté Internationale.

Notre Pays avait récemment transmis sa lettre précisant que le dépôt d’armes qui explosa tout dernièrement était un dépôt israélien datant de l’agression de juillet 2006.
Ecoutez donc l’interprétation que fut donnée par l’ennemi à cet évènement et qui fut reprise très largement par les médias occidentaux, pour qu’enfin mesurer l’ampleur de leur acte de désinformation.

Enfin, notre Président a récemment exigé le retrait total de l’armée d’occupation sioniste de tout notre territoire et le respect des termes de la résolution 1701.

Malgré tous ces avertissements et notre acharnement à apporter les preuves de ces violations sionistes répétées, la Communauté Internationale n’a pris à ce jour aucune mesure concrète allant dans le sens des termes exprimés par notre Président, si ce ne sont que quelques réponses naïves de la FINUL ou encore quelques enregistrements des éléments de la FINUL, ces derniers ayant souvent été de simples rédacteurs ou rapporteurs ou pire, ayant été récemment soumis au piège que leur tendait l’ennemi dans l’objectif de transformer la FINUL en une armée complètement sous son contrôle.

Bouche cousue et mains liées de la Communauté Internationale face à l’occupation de Ghajar et des fermes de Chebaa.

Bouche cousue et mains liées de la Communauté Internationale face à la récente occupation sioniste des collines de Kfarchouba.

Bouche cousue et mains liées de la Communauté Internationale face aux récentes provocations sionistes visant nos enfants recherchant la fraîcheur de notre Wazzani, en ces temps de grandes chaleurs d’été.

Bouche cousue et mains liées de la Communauté Internationale face aux récents survols sionistes de notre espace aérien.

Et voilà que maintenant, l’entité sioniste multiplie ses propos menaçant d’une nouvelle agression, au point que non seulement les grands médias occidentaux à la solde du sionisme international en fassent l’écho, mais aussi des sites, comme celui de la CCFI, censés être des outils de renforcement des liens commerciaux entre cette entité et des pays à travers le monde.



La Communauté Internationale, par son inertie permanente, prouve encore une fois, non seulement sa complicité avec l’entité sioniste, mais aussi sa complète soumission à cette entité et pire encore, son soutien non déclaré de l’agression réitérée depuis août 2006.



Notre Peuple ne pourra compter que sur lui-même, c’est-à-dire, comme tous les peuples qui avaient résisté depuis la nuit des temps, sur sa Résistance alliée à son Armée.


Quant aux médias occidentaux et aux organismes tels que la CCFI, ils pourront poursuivre leurs activités de désinformation et de soutien à l’entité sioniste…
En vain, seule compte une farouche résistance de tout un peuple, déterminée à se battre sur son sol pour libérer le dernier des quelques mètres carrés de son territoire.

Seule comptera notre farouche résistance armée par l’endurance et la science, si l’ennemi tente encore une fois d’éparpiller sur notre territoire ses grandes et puissantes folies, dignes du nazisme déferlant sur l’Europe, tout au début de la deuxième guerre mondiale.



VIVE LA RESISTANCE LIBANAISE,

VIVE LE LIBAN LIBRE.

mercredi 5 août 2009

Kamal ou l'Antithèse de la Collaboration...








Le roc est dur au pied de ce chêne rouge au point que rares sont ceux qui pourront y bâtir leur croyance en deux nécessités historiques : une farouche résistance à une entité qui, de par sa nature, puise en permanence sa pérennité dans la colonisation et l’occupation, et la lutte pour le changement démocratique, seul garant pour cette résistance.

Ce roc là, toujours aussi dur, fut témoin pendant une longue période, de la dureté et de la constance dans l’acte résistant de Kamal.

Puis fut, le premier appel à la résistance armée contre l’occupant que lancèrent Kamal et Georges.

Des vallées, on entendait l’écho des flancs de nos montagnes, puis nos jeunes prirent les armes face à l’Occupation.

La moindre ruelle de Beyrouth, la moindre place parmi lesquelles ponctuant nos villages du sud devenaient un enfer pour leurs chars.

Ainsi furent les premières balles brisant le moral des troupes occupantes au point de les faire sortir du territoire. L’acte résistant rentrait ainsi en symbiose avec ce roc dur.

Mais aussi à cette époque, le Liban témoignait de l’acte d’un jeune amoureux de ce chêne qui se jeta sur l’ennemi en éparpillant son corps sur cette terre ayant soif d’amour.

Notre Liban, fier de ses fils résistants, renaissait à nouveau.



Quant à Walid, il nous revient maintenant de très loin. Souhaite-t-il se réconcilier avec l’Antithèse ? Seul le temps confirmera ou infirmera.



Cependant, dans ce Liban fier de ses fils, il y a des actes invariants hors de tous les temps qui se résument par :

1- L’Arabité du territoire à travers les hommes et les femmes qui y habitent ;

2- L’acte de résistance, à la fois garant de notre souveraineté et force de dissuasion ;

3- La nécessité absolue de changement démocratique dont un de ses objectifs restera l’abolition du confessionnalisme ;

4- La fermeté dans nos lettres au monde et dans nos actes quant à notre soutien inconditionnel à la Cause Palestinienne et à la Résistance en Palestine ;

5- La Solidarité avec tous les peuples en lutte