mercredi 29 juillet 2009


Le Nazisme en copié-collé

Ils assassinent nos enfants pour, entre autre, alimenter leur banque d’organes ou leurs centres de recherche scientifique



L'entité sioniste a tacitement admis que les médecins de son institut légal avaient extrait les organes essentiels de trois enfants palestiniens âgés de 14 et 15 ans, tués de sang froid et sans raison par l'armée israélienne, à Gaza et en Cisjordanie, en décembre 2008.


Le Ministre de la Santé sioniste Nessim Dahhan a déclaré, en réponse à une question posée par un membre de la Knesset, Ahmed Teibi, ce mardi 28 juillet 2009, qu'il ne pourrait pas refuser des organes provenant de corps de jeunes palestiniens tués par les forces israéliennes et voués à des greffes ou à la recherche scientifique.


Les médecins de cet institut avaient extrait des organes tels que le cœur, les reins et le foie à partir des corps de ces adolescents.


Les corps avaient été remis à leurs proches en vue de leur enterrement, le 6 janvier 2009.

Cependant, peu avant l'enterrement, les équipes médicales palestiniennes les avaient examinés et avaient découvert que ces essentiels organes étaient absents des corps.


Les médias en « Israël » et ceux de l’Occident, comme les organisations humanitaires ou de défense des Droits de l’Homme, ont presque complètement ignoré cette affaire sans doute d’aucune importance à leurs yeux.


Sans aucune importance puisque sans doute à leurs yeux le Peuple Palestinien est une « sous race ».

mardi 28 juillet 2009

à toi ma belle...




Gaza


Tu tourmentes le Soleil,
ivre de ta beauté,
et d’un trait de souffrance
et de résistance,
tu défies à la fois
le crime, l’indifférence et l’hypocrisie

Tu joues avec une étoile sans nom
à l’infini,
berçant ainsi cette petite sous une tente,
pourtant non loin de sa demeure
que les barbares avaient rasée

Tu caresses un ruisseau
qui danse à la lumière de tes yeux
Non, c'est un mirage
L’occupant te l’interdit

Une symphonie céleste
épouse ta voix rebelle
et guide les pas des tiens,
tes résistants

Tes mains aux doigts bruns
caressent le crépuscule,
puis agitent la Voie Lactée,
pour tracer aux confins des cieux
le mot : Liberté

Tu es l’ivresse de tous les écrits
dans toutes les langues
qui te sont solidaires
et qui retracent à la fois
tes souffrances et ta farouche résistance

L’espace se contracte
Le temps se dilate
Pour t’aimer

Raymond RICHA
Lyon, 22h20
28 juillet 2009

Gaza, la belle, rebelle et révolutionnaire,
dénonce le profit généré par l’exploitation des souffrances d’un million et cinq cent mille âmes, souffrances générées par le blocus que l’Occident soutient activement.

Blocus de Gaza : Qui profite de ce crime contre l’humanité ?
Par Miche
mailto:intmorb@googlemail.com


A tous ceux qui sont curieux de comprendre comment le blocus de Gaza fonctionne, de voir à quel point les autorités égyptiennes, américaines, arabes et européennes sont complices d’Israël dans le maintien de ce blocus criminel et illégal, une violation flagrante des droits de l’Homme, de voir comment les autorités égyptiennes maltraitent et rackettent les Palestiniens, nous vous invitons à venir passer quelque temps à la frontière de Rafah.


Les autorités égyptiennes ont transformé le Sinaï, la péninsule située entre Gaza, "Israël" et le Canal de Suez, en camp militaire destiné à protéger l’Etat Sioniste mais cela a une contrepartie : l’exploitation financière des Palestiniens assiégés.


Suite à la signature en 2005 de l'accord de libre mouvement et accès (AMA), entre Israël, l’Autorité Palestinienne et l’Union Européenne, accord honteux qui permettait l’ouverture du passage de Rafah sous surveillance européenne et israélienne, l’Egypte a commencé à mettre en place l’infrastructure routière qui permettrait de soutenir l’activité économique liée à cette ouverture, en démarrant la construction d’une quatre-voies entre Ismaïlia et Rafah.


Mais en janvier 2006, après la victoire du Hamas aux élections parlementaires pourtant considérées par tous comme démocratiques, Israël a imposé un embargo à l’Autorité Palestinienne, les Etats-Unis et l’Union Européenne ont gelé l’envoi de leurs aides et l’Egypte a fermé le passage de Rafah, mis en place des dizaines de checkpoints à travers le Sinaï, poursuivi la construction de l’infrastructure routière et économique et développé l’industrie des tunnels.


Les medias traditionnels lient généralement les tunnels à l’entrée d’armes dans Gaza alors qu’ils ne servent, en grande majorité, qu’à alimenter en produits de base les Gazaouis assiégés et à enrichir les industriels et autorités égyptiennes.


Et cela se fait au vu et au su des autorités égyptiennes, de l’armée sioniste, des observateurs américains, européens et des Nations-Unies.


Lorsque l’on passe quelque temps dans le nord du Sinaï et au Passage de Rafah, l’on comprend bien pourquoi l’Egypte n’est pas pressée d’ouvrir le passage de Rafah et pourquoi les déclarations du Quartet, de l’Union Européenne et des Etats-Unis ne sont qu’hypocrisie.


N’importe quel observateur, même sans connaître la langue, peut le constater.


Il y a d’abord les signes extérieurs de richesse : les grosses voitures, les pickups neufs : rien à voir avec ceux que l’on peut voir ailleurs en Egypte. En effet, des centaines de ces pickups flamboyants, bleus, verts, rouges, sillonnent les routes entre le Canal de Suez et Rafah. Ils transportent tous du matériel ou des produits de base que les Gazaouis paieront 7 fois leurs prix.


Un activiste local m’a expliqué qu’en fonction de leurs couleurs, on pouvait connaître le chef d’entreprise qui dirige le réseau, en général, un dignitaire bédouin du Sinaï et ce trafic est obligatoirement connu des autorités égyptiennes, étant donné le nombre important de checkpoints placés sur cette route et la présence des services de renseignements sur ces checkpoints.


Ces véhicules sillonnent les rues de Rafah où ils franchissent allègrement les plusieurs dizaines de checkpoints de police installés dans la ville et circulent sans problèmes devant le poste d’observation des Nations-Unies.


Ils passent également quotidiennement devant la base des Forces Internationales basées dans le Sinaï, à 25 km de Rafah, d’où partent les convois des Forces Américaines qui viennent chaque jour à la Porte de Rafah pour contrôler que le blocus de Gaza est bien maintenu.
Ce qui démontre vraiment l’hypocrisie des leaders mondiaux et du Quartet lorsqu’on les entend appeler à la levée du Siège de Gaza.


Le problème n’est pas seulement l’hypocrisie générale au sujet des tunnels mais aussi le racket organisé des Palestiniens qui tentent d’entrer ou de sortir de Gaza.


Tout Palestinien qui a eu la chance, pour une raison quelconque, généralement un problème médical, d’obtenir une autorisation de sortie de Gaza auprès de l’Autorité Palestinienne et donc, par conséquent, des Israéliens et des Egyptiens, se voit octroyer une durée limitée à son séjour en Egypte ou à l’étranger.Mais s’il tente de revenir à Gaza au-delà de cette période après avoir été bloqué des jours ou des semaines en Egypte en raison de la fermeture de la frontière, il devra s’acquitter d’une taxe « de retard » auprès des autorités égyptiennes, somme qui s’ajoute aux 90 EGP (11,5€) que chacun doit verser pour entrer en Palestine.


Je dirais que pour revenir dans Gaza, il vaut mieux être membre du Fatah et se coordonner avec le représentant de l’Autorité Palestinienne à Al Arish, évidemment toujours contre une certaine somme d’argent.


Pour mieux piéger les Palestiniens, les autorités égyptiennes ne fournissent aucune information sur la marche à suivre pour l’entrée dans Gaza et n’annoncent les dates d’ouvertures de la frontière que quelques jours avant.


En effet, selon un accord signé entre le Hamas et l’Egypte, la frontière doit être ouverte 2 jours par mois, ce qui est d’ailleurs une ignominie car lorsque la frontière est ouverte, des milliers de gens s’entassent à la Porte de Rafah et l’entrée dans Gaza se fait dans la pagaille la plus complète.


Pour parer aux débordements, les autorités égyptiennes déploient ces jours-là des centaines de policiers antiémeutes qui n’hésitent pas à frapper et interdisent l’accès aux véhicules à moins de 500 mètres de la frontière.
Là encore, les Palestiniens sont rackettés. Afin de pouvoir transporter leurs lourdes valises jusqu’à la frontière, ils doivent même payer aux Bédouins la location d’une charrette à un prix exorbitant.


D’ailleurs ces jours-là, tout augmente : même la location d’un taxi pour venir d’Al Arish qui peut passer de 30 EGP (4€) à près de 300 EGP (40€).


Si un Palestinien loue un véhicule égyptien pour entrer dans Gaza les marchandises qu’il a achetées en Egypte, il doit payer 125 EGP (16€) par personne aux autorités égyptiennes gérant le Passage de Rafah.


Je n’ai pas parlé, bien entendu, des prix des séjours dans les hôtels d’Al Arish où tout le monde a été obligé de séjourner en attendant l’ouverture de la frontière, ce qui bénéficie à l’industrie hôtelière locale.


Pendant mon séjour dans le camp que nous avons installé à la Porte de Rafah, en protestation contre le siège, j’ai même assisté à un évènement très étrange : les plus gros importateurs et industriels du Sinaï déjeunaient à la cafétéria de la porte de Rafah après une réunion très importante à l’intérieur du Passage de Rafah. Quelques heures plus tôt, j’y avais également vu entrer le convoi des Forces Armées américaines.
Que s’y est-il passé ? Quel accord y a été conclu ? Je n’ai pas pu obtenir de réponses à mes questions mais j’ai eu droit à l’hospitalité égyptienne et j’ai été invitée à participer à leur repas.


En deux mots, je dirais que dans le nord du Sinaï, tout le monde profite du blocus et pas seulement les gros chefs d’entreprises qui sont à la tête de l’industrie des tunnels.


Un autre sujet tout aussi scandaleux, c’est le problème de ceux qui utilisent le blocus de Gaza pour se faire une notoriété et se font accueillir comme des héros par les habitants de Gaza lorsqu’ils réussissent à briser temporairement le blocus.Dès leur passage, la frontière se referme de façon hermétique et cela incite les Gazaouis à accepter leur enfermement.


J’aimerais juste ajouter que les Palestiniens de Gaza n’ont pas besoin de charité mais ils ont besoin de liberté. Ils n’ont pas besoin de héros car ce sont eux les héros !


A tous ceux qui sont curieux de comprendre comment le blocus fonctionne, de voir à quel point les autorités égyptiennes, américaines, arabes et européennes sont complices d’Israël dans le maintien de ce blocus criminel et illégal, une violation flagrante des droits de l’Homme, de voir comment les autorités égyptiennes maltraitent et rackettent les Palestiniens, nous vous invitons à venir passer quelque temps à la frontière de Rafah.


Nous invitons, également, les Européens à demander au Conseil de l’Union Européenne d’annuler immédiatement la Mission de l’EUBAM-Rafah dont le mandat a été prolongé jusqu’au 24 Novembre 2009. Cette mission est toujours basée à Ashkelon en Israël. Elle ne fait absolument rien pour aider les Palestiniens bloqués en Egypte et permet de donner une excuse à l’Egypte dans ce crime contre l’humanité.


Nous invitons les activistes américains à maintenir la pression sur leur gouvernement et à leur demander des comptes sur ce que font les Forces Armées américaines en Egypte et plus particulièrement à la Porte de Rafah.


Enfin, nous devons tous continuer à faire pression sur nos gouvernements respectifs pour que les droits de l’homme et la Charte des Nations-Unies soient respectés par Israël (même si cela est un peu cause perdue !) et par l’Egypte (peut-être aussi !) et que le blocus de Gaza soit ENFIN levé !


QUE L’OPINION PUBLIQUE INTERNATIONALE NOUS ECOUTE…


Depuis Août 2006, l’entrée en vigueur de la résolution 1701, l’entité sioniste n’a presque pas manqué un jour pour violer nos espaces aérien et maritime ; ses forces armées occupent toujours les fermes de Chebaa et la localité de Ghajar, comme elles viennent d’occuper récemment les collines de Kfarchouba. Tout cela sous les yeux témoins, mais uniquement témoins, de la FINUL.

En ce moment, nous assistons à des tentatives occidentales, sous pression de l’entité sioniste, en vue de modifier les termes de l’engagement de la FINUL et de son rôle sur notre territoire, voulant la transformer en une force armée sous contrôle de l’Occupation.

En ce moment, nous assistons également à une mobilisation de médias à la solde de l’impérialisme contre notre Résistance ; tous les moyens sont déployés : logique de désinformation, conditionnement psychologique des masses populaires, propos racistes et haineux contre nos sympathisant(es),…etc.



Notre Peuple uni, est et restera solidement attaché à sa Résistance et à son Armée.
Mais ce que l’entité sioniste et ses protecteurs occidentaux ignorent complètement, c’est le choix fait par ce peuple de résister pour le moindre laps de terre occupé et pour la moindre de ses innocences brûlées et broyées jusqu’à l’os par leurs derniers cris technologiques.

Notre Peuple se souvient encore de ses ancêtres de Tyr qui, face au siège d’Alexandre le Grand, préférèrent se battre et résister jusqu’à même se donner la mort par le feu, plutôt que vivre humiliés.

C’est bien cette mémoire gravée dans notre conscience et cet amour infini pour notre pays qui feront encore et plus fort trembler leurs soldats en faisant de la sorte que chaque mètre carré de nos 10.000 se transforme en enfer pour eux.

Ce sont bien eux et pas autre chose, aucune, qui sont le garant de notre souveraineté et de notre liberté.








lundi 27 juillet 2009

A sa Sainteté....


A notre Patriarche et à son protégé Geagea,
Comme aussi à tous ceux qui veulent nous écouter…

Selon un communiqué de notre armée, dans la nuit de samedi, 25 juillet 2009, un avion de reconnaissance sioniste a violé notre espace à partir de Naquoura et en direction du nord.
Il survola ensuite la région de Baalbeck – Riak – Hermel, pour terminer son survol ce 26 juillet au matin, au-dessus de Kfarkala et en direction des territoires occupés de Palestine.

Y'EN A MARRE...
QU'AURAIT FAIT L'ETAT FRANCAIS SI CELA SE PRODUISAIT DANS SON ESPACE AERIEN!!!!!?????

dimanche 26 juillet 2009

LE GENIE DU XXIEME SIECLE NOUS REVIENT



Ce génie nous revient avec sa géniale idée d’une forme de résistance bien évidemment fondamentalement différente de l’acte de résistance.

De plus, ce génie du siècle nous promet sans le dire et sans aucun doute, son retour aux affaires en qualité de premier ministre, avec évidemment l’appui du régime égyptien qui sans doute multiplie actuellement ses efforts d’ingérence dans nos affaires, au point de bloquer le processus de formation du gouvernement.

Il fera l’impossible pour que ses visées aboutissent et pour qu’enfin il nous impose sa géniale résistance, copiée collée de celle qu’on connaît chez les Moubarak ou Abbas ou encore chez les dirigeants arabo - musulmans à la solde de l’impérialisme américain.

Ce génie ne croît pas, même pas une seconde, à l’acte de résistance ; je dirai même qu’il appartient à la tare bourgeoise et de par cette appartenance, il n’est apte qu’à émettre les idées parfaitement compatibles avec ses intérêts de classe, et tout particulièrement la fausse idée de résistance qui porte le nom de collaboration, et à les mettre en pratique.


Crachée enfin, l’idée géniale de faire de la résistance par la collaboration.

Comme si la Collaboration n’a encore jamais existé et mise à l’épreuve durant plus d’un demi siècle ; comme si les dirigeants sionistes allaient, pour la première fois et grâce à elle, se soumettre et nous rendre sur un plateau en or à la fois la terre volée, la souveraineté quotidiennement bafouée et la dignité de notre peuple.

Mais que cherche-t-il derrière cette idée ?

Pourquoi ce génie l’évoque sans la divulguer en ces moments même, c’est-à-dire ces moments où l’Occident lance son offensive médiatique contre la présence de notre Résistance au sud du Litani et tente de transformer la FINUL en une force sous les ordres de l’Occupation ?

Est-ce le début d’un conditionnement psychologique de notre peuple, visant à lui faire admettre la nécessité de la liquidation de notre Résistance, mais cette fois-ci et comme le souhaitent les dirigeants sionistes, par des bras libanais ?

De concert, il faut également le dire, Samir Geagea s’y met également. Oui, Le président du conseil exécutif des Forces Libanaises a déclaré, ce samedi 25 juillet 2009, que l’expression « résistance libanaise » porte, désormais, plusieurs sens différents de la signification que nous connaissions…


Une seule question que tout libanais aurait envie de leur poser :

Résister en collaborant ; mais alors collaborer avec qui pour résister contre qui, pourquoi et comment ?

Une question qui n’aura, aujourd’hui, une réponse ni de la part de notre génie du XXIème siècle, ni de la part de Geagea. Cependant, belles perspectives pour leur programme de gouvernance qui ne se concrétiseront qu’après le conditionnement psychologique du peuple.

L’intelligentsia bourgeoise et sa clique fasciste savent qu’écraser la Résistance n’est pas une mince affaire.

jeudi 23 juillet 2009

KFARCHOUBA...


KFARCHOUBA




L’ultimatum adressé par les habitants de Kfarchouba aux forces de la FINUL, en vue d’intervenir pour le retrait des forces d’occupation des collines et le démantèlement de leurs infrastructures vient de prendre fin.

Encore une fois et comme d’habitude, la FINUL se dérobe lorsqu’il s’agit des violations sionistes de la résolution 1701.




L’Occupation devra s’attendre à une nouvelle intervention des habitants, cette fois-ci avec plus d’ampleur et de détermination….et peu importe qu’elle ouvre le feu.

mardi 21 juillet 2009

La Communauté Internationale n'a plus le droit de se taire, car c'est la Paix dans le Monde qui est visée

LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DEVRA VITE AGIR



Au sujet de la Palestine

Elle devra dans l’urgence exiger la fin du blocus contre Gaza, la destruction totale du mur de l’Apartheid, la libération de tous les détenus et l’arrêt définitif du processus de colonisation qui se poursuit depuis 1948.

Elle devra agir pour qu’enfin un Etat Démocratique voie le jour sur toute la Palestine et où musulmans, juifs et chrétiens puissent enfin vivre en paix. Le retour de tous les réfugiés palestiniens sera le principal objectif de cet état.



Au sujet de la souveraineté du Liban

Elle devra assumer ses responsabilités en mettant fin à l'occupation israélienne de la partie libanaise du village de Ghajar, des collines de Kfarchouba et des Hameaux de Chebaa.

Elle devra réagir aux quotidiennes violations israéliennes terrestres, aériennes et maritimes de la souveraineté du Liban.

Elle devra réagir pour que cessent enfin, tantôt l’inertie de la FINUL face aux violations israéliennes de la résolution 1701, tantôt les tentatives de quelques membres de la FINUL, dans leurs provocations de nos populations et leur atteinte à notre dignité.

Elle devra exiger de la France la libération de notre concitoyen Georges Ibrahim Abdallah.



Concernant la région du Moyen Orient

Elle devra agir pour mettre fin à l’occupation israélienne de territoires arabes, pour exiger le retrait total de toutes les forces étrangères de l’Iraq, le démantèlement de toutes les bases militaires dans notre région et le démantèlement de toutes les armes de destruction massive.

Elle devra réagir face aux visées impérialistes, particulièrement celles des dirigeants français, à travers leur politique constante de déstabilisation des pays de la région du Moyen Orient et de préparation de nouvelles guerres contre nos peuples.



Concernant notre choix de résistance

La Communauté Internationale devra enfin comprendre que l’acte de résistance est et restera notre choix et qu’aucune force, quelle que soit sa technicité et son ampleur de destruction, ne pourra nous le confisquer.

Il faudra qu’elle sache que ce choix est fait à la lumière des résistances des peuples à travers l’Histoire qui ont réussi à préserver et consolider la Paix Mondiale.

lundi 20 juillet 2009

APPEL A LA SOLIDARITE AVEC GAZA
L’EGYPTE DEVRA OUVRIR DEFINITIVEMENT LE PASSAGE DE RAFAH

Appelons l’Ambassade d’Egypte pour exiger l’ouverture du Passage de Rafah !


Depuis l’installation de leur camp au Passage de Rafah le 13 juin denier, les membres du « Mouvement pour Ouvrir la Frontière de Rafah » ont constaté la collaboration des autorités égyptiennes dans le siège de Gaza imposé par le gouvernement israélien avec le soutien des Etats-Unis et de la communauté internationale.


Malgré l’entrée des membres de Viva Palestina et d’un peu d’aide, la situation difficile des personnes qui attendent de sortir ou d’entrer dans Gaza n’a pas changé.


Cette situation est devenue insupportable pour les citoyens ordinaires !


Appelons l’ambassade d’Egypte et faisons suivre autour de nous cet appel.

Ci-dessous les coordonnés des ambassades d’Egypte dans 40 pays.

Ambassade d'Egypte à Alger, Algérie
Tél: (213) 21 69 16 73Fax: (213) 21 69 29 52

Egyptian Consulate in Sydney, Australia
Phone: (61 2) 9281-4844
Fax: (61 2) 9281-4344
Web Site: http://www.egypt.org.au/
Email: consular@egypt.org.au,visa@egypt.org.au
Office Hours: 9:00 am - 3:00 pm
Open to public: 9:30 am - 2:00 pm

Egyptian Embassy in Canberra, Australia
Phone: (00612) 6273 4437 - 6273 4438
Fax: (00612) 6273 4279
Email: egyembassy@bigpond.com
Office Hours: Monday - Friday: 9.00 a.m. - 4.00 p.m.

Egyptian Consulate in Melbourne, Australia
Phone: (00613) 9654 8869
Fax: (00613) 9654 8634
Office Hours: Monday-Friday: 9.00 a.m. - 3.00 p.m.

Ambassade d’Egypte à Bruxelles, Belgique
Tél : (02) 663.5800Fax : (02) 675.5888

Egyptian Embassy in Brasilia, Brazil
Phone: +55.61.3323.8800
Fax: +55.61.3323.1039
Email: embegito@opengate.com.br, eg.emb_brasilia@mfa.gov.eg
Office Hours: Mo Fr: 9:00 17:00

Egyptian Embassy in Ottawa, Canada
Phone: (613)234-4931, (613)234-4935
Fax: (613)234-4398
Email: egyptemb@sympatico.ca
Office Hours: Monday to Friday from 9 am to 4 pm.

Egyptian Embassy in Beijing, China
Phone: (8610) 6532 1825
Fax: (8610) 6532 5365
Email: eg_emb_bj@yahoo.com

Egyptian Embassy in Nicosia, Cyprus
Phone: 00357 22449050/1
Fax: 00357 22449081
Email: info@egyptianembassy.org.cy

Egyptian Embassy in Prague, Czech Republic
Phone: +420 224 311 506
Fax: +420 224 311 157
Email: embassyegypt@centrum.cz
Office Hours: Monday through Friday from 09.00 to 16.00

Sr. Embajador de la República Árabe de Egipto en Madrid, España
TEL: (0034) 915776308 - 915776309 - 915776310
FAX: (00.34) 915781732
Email: egyptemb@teleline.es, embegipto.alicia@gmail.com

Ambassade d'Egypte à Paris, France
Tel : 01 53678830-32
Fax: 01 47230643

Consulat d'Egypte à Marseille, France
Tel : 04 91 25 04 04
Fax: 04 91 73 79 31

Consulat d'Egypte à Paris, France
Tel : 0145009989 - 0145007427 - 0145007710Fax: 0145003528
Email: Paris_Con@mfa.gov.eg

Egyptian Embassy in Berlin, Germany
Phone: 030 477 54 70
Fax: 030 477 10 49
Web Site: http://www.egyptian-embassy.de/
Email: Embassy@egyptian-embassy.de

Egyptian Consulate in Hamburg, Germany
Phone: 0049 - 40-413326 0
Fax: 0049 - 40-413326 19
Email: gen-kons-et-hh@gmx.de, eg.con_hamburg@mfa.gov.eg
Office Hours: Application: Monday to Friday from 09:00 to 12:00

Egyptian Embassy in Athens, Greece
Phone: 210 36 18 612 13
Fax: 210 36 03 538
Email: emb.egypt@yahoo.gr, eg.emb_athens@mfa.gov.eg

Egyptian Embassy in Budapest, Hungary
Phone: (+361) 225-2150
Fax: (+361) 225-8596
Email: egyemb@pronet.hu, eg.emb_budapest@mfa.gov.eg
Office Hours: Mo Fr: 9:00 17:00

Egyptian Embassy in New Delhi, India
Phone: 26114096/7
Fax: 26885355
Email: egyptdel@spectranet.com
Office Hours: Monday till Friday 9am till 4 pm

Egyptian Embassy in Jakarta, Indonesia
Phone: (+6221) 3143440, 31935350, 31931141
Fax: (+6221) 3145073
Email: egypt@indosat.net.id
Office Hours: Office hours: 8:30 am 4:00 pm

Egyptian Embassy in Dublin, Ireland
Phone: +353-1-6606718
Fax: +353-1-6683745
Email: info@embegyptireland.ie

Egyptian Embassy in Roma, Italy
Phone: +39-6-8440192 - +39-6-8440191
Fax: +39-6-8554424
Email: amb.egi@pronet.it

Egypt Consulate General , Milano, Italy
Phone: +39-2-9516360 - +39-2-9526482
Fax: +39-2-9518194

Egyptian Embassy in Tokyo, Japan
Phone: 03-3770-8022(3)
Fax: 03-3770-8021
Web Site: http://www.embassy-avenue.jp/egypt/
Email: egyptemb@mc.kcom.ne.jp

Egyptian Embassy in Amman, Jordan
Phone: 5605175 / 5605176 / 5605202 /5605203
Fax: 5604082
Email: egypt@tedata.net.jo, embegypt@tedata.net.jo
Office Hours: Sunday to Thursday 9 a.m. - 4 p.m

Egyptian Embassy in Nairobi, Kenya
Phone: 3870298-3870278-3870360
Fax: 3870383
Email: egypt@wananchi.com
Office Hours: Embassy Working Hours: From 09:00 till 16:30

Egyptian Embassy in Benghazi, Libya
Phone: 00218612232522
Fax: 00218612232523
Email: Egyptian_Consulate_Ben@yahoo.com
Office Hours: Working Hours Daily from 8:30 am till 3:00 pm

Ambassade d'Egypte à Rabat, Maroc
Tél: (212) 37 73 18 33
Fax: (212) 37 70 68 21

Ambassade d'Egypte en Mauritanie
Tél: (222) 25 21 92

Egyptian Embassy in The Hague, Netherlands
Phone: +31 (0) 70-354 20 00, +31 (0) 70-354 45 35
Fax: +31 (0) 70-354 33 04
Office Hours: From 8.30 a.m. To 15.30 p.m.

Egyptian Embassy in Oslo, Norway
Phone: +47 22 44 77 67 or +47 23 08 42 00
Fax: +47 22 56 22 68
Web Site: http://www.egypt-embassy.no/
Email: Counsellor@egypt-embassy.no
Office Hours: 09.00-15.00

Egyptian Embassy in Islamabad, Pakistan
Phone: +92 (51) 2209072 or 2209082
Fax: (+92) 51 2279552
Office Hours: Monday to Friday, 10:00am to 12:00 pm

Egyptian Embassy in Lisbon, Portugal
Phone: +351-1-213018301
Fax: +351-213017909
Email: egiptembassy@ip.pt

Egyptian Embassy in Bucharest, Romania
Phone: (4021) 2110938 - 2110939
Fax: (4021) 2100337
Email: Embassyofegypt@gmail.com
Office Hours: The Chancellery Monday to Friday; from 0900 to 1700

Egyptian Embassy in Riyadh, Saudi Arabia
Phone: (009661)4810159 - 48312754810427 - 4831367 - 4810464
Fax: (009661)4810463
Web Site: http://www.mfa.gov.eg/missions/ksa/riyadh/embassy/en-gb/
Email: Riyadh_emb@mfa.gov.eg

Egyptian Embassy in Singapore, Singapore
Phone: (+65) 67371587 / (+65) 67371811
Fax: (+65) 67323422
Email: eg.emb_singapore@mfa.gov.eg
Office Hours: Mon - Fri: 9.00 am - 3.00 pm

Egyptian Embassy in Seoul, South Korea
Phone: 00 822/ 749-0787, 749-0788, 749-0789
Fax: 00 822/ 795-2588
Email: embassyegyptkorea@yahoo.com

Egyptian Embassy in Stockholm, Sweden
Phone: (46 8) 662 9687 or 662 9603 or 660 3145
Fax: (46 8) 661 2664

Egyptian Embassy in Bern, Switzerland
Phone: 031 352 80 12 / 13
Fax: 031 352 06 25
Office Hours: Opening hours: Monday Friday 09.00 14.00

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Phone: 022 347 62 55
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Ambassade d'Egypte en Tunisie
Tél: +216 71 792 233 / 841 192
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Office Hours: Working Hours of the embassy:- 9 am -4 pm

Egyptian Embassy in Kiev, Ukraine
Phone: 272-13-27 / 486-65-30
Fax: 4869428
Email: eg.emb_kiev@mfa.gov.eg

Egyptian Embassy in Abu Dhabi, United Arab Emirates
Phone: 4445656 4445566
Fax: 4449878
Office Hours: 9 am till 4 pm.

Egyptian Consulate in Dubai, United Arab Emirates
Phone: 3971122
Fax: 2971033

Egyptian Embassy in London, United Kingdom
Phone: 020 7235 9777
Fax: 020 7235 6562
Email: info@egyptianconsulate.co.uk

Egyptian Consulate in London, United Kingdom
Phone: 020 7235 9777
Fax: 09065 540 833
Email: consulate.london@mfa.gov.eg
Office Hours: Opening Hours: Monday

Egyptian Embassy in Washington D.C., United States
Phone: (+1) (202) 8955400
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Egyptian Consulate in Chicago, United States
Phone: (312) 828-9162-3-4
Fax: (312) 828-9167
Email: egyptianembassy@cantv.com.ve
Office Hours: 9:30 a.m. - 3:00 p.m.

Egyptian Consulate in Houston, United States
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Fax: (713) 9613868
Office Hours: = From 9:00 AM Till 3:00 PM

Egyptian Consulate in New York, United States
Phone: +212-759-7120/1/2
Fax: +1212-308-7643
Web Site: http://www.egyptnyc.net/
Email: info@egyptnyc.net

Egyptian Embassy in Caracas, Venezuela
Phone: 0058212 9926259
Fax: 0058212 9931555
Email: egyptianembassy@cantv.com.ve
Office Hours: From 9 am till 3:30 pm

dimanche 19 juillet 2009





CONTRE L'OUBLI

31 JUILLET 2006 - 31JUILLET 2009

QANA



ET





SOLIDARITE INTERNATIONALE

AVEC

LES HABITANTS DE KFARCHOUBA

Solidarité avec un peuple qui résiste pour sa dignité

samedi 18 juillet 2009

Notre drapeau doit flotter sur chaque mètre carré de notre territoire



18 JUILLET 2009



Aux amoureux courant
à l’ombre de mon Cèdre



Aux ouvriers de mon Sud
qui travaillent la terre,
malgré la barbarie
qui grignote l’espace
d’une identité : une dabkeh,
un chêne et un filet de pêche



Aux travailleurs du bâtiment
qui dialoguent avec la pierre,
celle qui leur répond avec fierté :
J’ai vécu cet instant
où des pas s’élançaient
pour libérer la demeure
et la place arborée


A cette souffrance maternelle
qui allaite entre deux murs
lézardés,
témoins d’un jour
de juillet 2006


A nos innocences qui courent nos terrasses agricoles,
inconscientes du danger qui les guettent :
une grappe ou un semblant de jouet


Je dédie cette page






Aucune trace d’occupation ne devra subsister sur les collines de Kfarchouba



Les habitants du village et leur Maire exigent de la F.I.N.U.L. le retrait immédiat et total des forces d’occupation sioniste


NOTRE DRAPEAU FLOTTERA DE NOUVEAU SUR LES COLLINES DE NOTRE VILLAGE





vendredi 17 juillet 2009

erased - wiped off the map

Sortie du film sur la guerre à Gaza

Erased-wiped off the map

Effacé : Rayé de la carte



Alberto Arce est arrivé à Gaza, depuis Chypre, avec le bateau du Free Gaza Movement le 18 décembre 2008, en tant que membre de l’International Solidarity Movement (ISM).

Alberto a travaillé en solidarité avec le peuple palestinien, accompagné les pêcheurs et les fermiers pour tenter de dissuader la violence des forces israéliennes, et témoigner des impacts quotidiens du siège sur les Gazaouis.

Il fait partie des militants d'ISM qui ont choisi de rester à Gaza pendant l’opération « Plomb Durci », où ils furent volontaires pour accompagner les ambulances médicales.

Chers amis,

Le film d’Alberto Arce sur l’attaque massive d’Israël contre Gaza a été enfin diffusé par la télévision espagnole.

Le documentaire de 55 minutes « Effacé : Rayé de la carte » commence avec l’arrivée du 5ème et dernier bateau du Mouvement Free Gaza, puis couvre l’impact du siège et les événements terribles qui ont jalonné les 22 jours d’attaques israéliennes contre les centres de défense civile, les secouristes, les enfants et le quartier général des Nations Unies.

En solidarité, et tout notre respect à Alberto, à Olaf Gozalez, monteur et à tous ceux qui ont travaillé sur le film.

http://www.youtube.com/watch?v=9KXOmsalqxU&feature=related



Ewa Jasiewicz
ISM

G8 ET LA CLIQUE COLLABORATRICE ARABE MENACENT LA PAIX...

ISRAËL
Des sous-marins de combat nucléaires traversent Suez, avec l’accord de l’Egypte

L’Iran dans le colimateur des Dauphins, war game en Mer Rouge


Manlio Dinucci



Le Dauphin a émergé de l’eau face aux baigneurs en villégiature à Eilat, le port israélien dans le golfe d’Aqabah en Mer Rouge.

Ce n’était cependant pas un cétacée, mais un Dolphin, un des sous-marins israéliens armés de missiles nucléaires.

La nouvelle a fait sensation. Ce n’est pourtant pas un mystère que les Dolphin croisent en Mer Rouge pour tenir l’Iran sous leur ligne de feu : nous l’avons écrit il y a sept ans sur il manifesto (5-4-2002).

Les trois premiers sous-marins de cette classe, dotés des systèmes de navigation et de combat les plus sophistiqués, ont été fournis à Israël par l’Allemagne, dans les années 90, dont deux sous forme de don.

Sur requête israélienne, aux six tubes de lancement de 533 mm, adaptés aux missiles de croisière à courte portée, on a ajouté dans chaque sous-marin quatre tubes de 650 mm, pour le lancement de missiles de croisière nucléaires à longue portée : les Popeye Turbo, qui peuvent atteindre un objectif à 1.500 km. Ce sont des missiles dérivés des missiles étasuniens, dont la société israélienne Raphaël et Lokheed-Martin ont réalisé aussi, conjointement, une version pour avions.

En 2010, aux trois sous-marins de combat nucléaires s’en ajouteront deux autres, toujours fournis par l’Allemagne. Ils sont construits par les chantiers Howaldtswerke-Deutsche Werft AG pour 1,27 milliards de dollars, dont un tiers financé par le gouvernement allemand.

Le Jérusalem Post confirme que les deux nouveaux sous-marins aussi, dont le sigle est
U-212, sont construits selon les “spécificités israéliennes” : ils ont une plus grande vitesse (20 noeuds) et un plus grand rayon d’action (4.500 km) et sont plus silencieux pour pouvoir s’approcher des objectifs sans être identifiés.

Selon les experts militaires (nucléaires), un des trois Dolphins fournis par l’Allemagne, est gardé pour la navigation en Mer Rouge et Golfe Persique, l’autre en Méditerranée, et le troisième reste en réserve.

Avec l’ajout de deux autres, le nombre de ceux qui sont en navigation, prêts à l’attaque nucléaire, pourra être doublé.
Et ceci n’est qu’une partie des forces nucléaires israéliennes, dont le potentiel est estimé à 200-400 têtes nucléaires, avec une puissance équivalente à presque 4 mille bombes d’Hiroshima, et dont les vecteurs se montent à plus de 300 chasseurs étasuniens F-16 et F-15, et environ 50 missiles balistiques Jericho II sur rampes de lancement mobiles. Ces armes et d’autres armes nucléaires sont prêtes au lancement 24h sur 24.

Le gouvernement israélien, qui refuse de signer le Traité de non-prolifération, ne reconnaît pas qu’il possède des armes nucléaires (dont l’existence est reconnue par l’Agence internationale pour l’énergie atomique), mais laisse entendre qu’il les a et peut les utiliser.

Ainsi s’explique pourquoi le Dolphin est apparu sous les yeux des baigneurs d’Eilat et pourquoi le Jerusalem Post informe qu’il a transité par le Canal de Suez, au retour d’une manoeuvre en Mer Rouge.

Comme l’écrit ce même journal, c’est “un signal à l’Iran”. En d’autres termes, une façon de faire comprendre à l’Iran et à d’autres pays de la région, lequels ne possèdent pas d’armes nucléaires, qu’Israël, par contre, en a et est prêt à les utiliser.

Ultérieur “signal d’avertissement à l’Iran”, la nouvelle, rapportée par Haaretz, qu’hier, deux autres navires de guerre israéliens, le Hanit et le Eilat, ont traversé le Canal de Suez en direction de la Mer Rouge. Le Hanit y avait déjà transité en juin avec le sous-marin Dolphin.

Ceci implique un accord israélo-égyptien de fonction anti-iranienne. Les sources militaires israéliennes elles-même parlent d’un “changement de politique”, qui permet aux unités de la marine de transiter librement par le Canal.
C’est ce qu’a confirmé le ministre égyptien des affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, qui a qualifié de “légitime” l’utilisation militaire du Canal de Suez par Israël, établie par “un accord entre Le Caire et Jérusalem”.

Il existe donc une liaison stratégique plus étroite entre la Méditerranée, la Mer Rouge et le Golfe Persique.

Et tandis qu’Israël s’exerce à l’attaque nucléaire contre l’Iran, les leaders du G8 (quasiment tous souteneurs actifs du programme nucléaire militaire israélien), dénoncent “les risques de prolifération posés par le programme nucléaire iranien”, dans les documents approuvés à L’Aquila le 8 juillet “au cours du dîner”.


Edition de mercredi 15 juillet de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20090715/pagina/09/pezzo/255010/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

MOUBARAK DEMISSION...



Egypte - 15-07-2009

Joie et honte à Rafah
Par IntMorb



Aujourd’hui, le 15 juillet aurait dû être une journée de joie ici à la porte de Rafah car le convoi Viva Palestina était enfin autorisé à entrer dans Gaza mais elle a viré au cauchemar pour les nombreuses familles palestiniennes bloquées en Egypte.

Enfin à 22h, la joie est revenue sur nos visages lorsque nous avons vu sortir de la Porte de Rafah Jenny Linnel et Nathalie Abu Chakra, deux membres de l’ISM-Gaza, à qui l’Egypte refusait l’entrée sur son territoire parce qu’elles étaient arrivées à Gaza avec les bateaux du Free Gaza Mouvement.

Pour ceux qui ne connaissent pas la Porte de Rafah, la frontière entre l’Egypte et Gaza, est située en rase campagne, à 2 km de Rafah, où il n’y a aucun hôtel ; la police égyptienne y interdit l’accès aux étrangers et pour contrôler la ville, elle y a installé plusieurs dizaines de checkpoints.

Je dirais un checkpoint tous les 50 mètres !

Et ne nous dites pas que c’est pour lutter contre la contrebande vers Gaza car tous les chemins de terre menant aux tunnels sont libres d’accès et très fréquentés en fin d’après-midi et la nuit.

De nombreuses familles palestiniennes bloquées à la frontière depuis des semaines, voire plus, sont donc obligées de vivre dans des hôtels d’Al Arish, une station balnéaire située à 40 km de la frontière.

Etant donné la saison estivale, les hôtels ont tous augmenté leurs tarifs, donc cela coûte une fortune à ces familles.

Et je ne vous parlerai pas des taxis. Le coût d’un taxi entre Al Arish et Rafah peut varier de 35 Livres égyptiennes à plus de 100 Livres, et si vous voulez éviter les checkpoints, cela peut vous coûter jusqu’à près de 300 Livres.

Parmi ces familles, on trouve des Palestiniens vivant à l’étranger qui sont venus rendre visite à leurs parents, assister à un mariage, d’autres reviennent après une hospitalisation en Egypte ou à l’étranger, des étudiants ayant terminé leurs études, etc… Chacun a sa propre histoire.

Ayant appris l’arrivée du convoi Viva Palestina, beaucoup de ces familles, épuisées, endettées, sont venues avec joie aujourd’hui tenter leur chance à Rafah, en espérant que la police égyptienne serait plus clémente et qu’elles pourraient peut-être obtenir de l‘aide des membres du convoi.

Mais malheureusement, ça n’a pas été le cas et pour ces familles, cette journée a été un cauchemar.

Elles étaient arrivées tôt pour ne pas rater le convoi et elles ont donc attendu toute la journée sous un soleil de plomb.

Les premiers membres du convoi ont commencé à arriver vers 14 heures dans des bus fermés.

Mais, horreur !

A ce moment-là, la police anti-émeute égyptienne s’est déployée et a expulsé de force toutes les familles palestiniennes qui étaient présentes ; les gens hurlaient, criaient, pleuraient. Et les flics tapaient.

Nous avons essayé de nous infiltrer dans la porte de Rafah.

Nous avons même réussi puis nous avons été trainés à l’extérieur.

La scène à laquelle nous assistions était encore une fois tellement scandaleuse qu’Iman a hurlé sa colère en insultant Moubarak et ses sbires.

Laila est montée dans l’un des bus et a appelé à l’aide les membres du convoi mais ils lui ont répondu qu’ils ne pouvaient rien faire : « Nous voulons entrer dans Gaza. Nous ne voulons pas d’ennuis. »

Un homme dans le bus a répondu : « Je suis Palestinien ! »

Et une Palestinienne, bloquée en Egypte depuis des jours, n’a pas pu se contenir et lui a répondu : « Ah Bon. Tu es un Palestinien d’Amérique et moi je suis une Palestinienne de Gaza. Toi, tu entres avec tes amis et moi, je ne suis même pas autorisée à retourner dans ma maison à Gaza.»

Puis la police égyptienne est arrivée rapidement et a expulsé Laila et la dame du bus.

Pas de contacts entre les Palestiniens et les internationaux ! Ca, c’est le mot d’ordre depuis que nous avons installé notre camp ici à Rafah.

On peut comprendre l’attitude des membres de ce convoi impressionnant composé de bus, de camions frigorifiques et de containers. Il leur a été tellement difficile d’arriver jusque là avec la moitié de leur aide (l’autre moitié à été confisquée à Alexandrie) qu’il leur était difficile de compromettre l’entrée de l’aide en venant au secours de ceux qui se faisaient tabasser sous leurs yeux.

La punition serait tombée : Interdiction d’entrer dans Gaza !

Comment comprendre la politique de l’Egypte ?

Comment comprendre ces policiers égyptiens qui tabassent les Palestiniens et les traitent comme des sous-hommes, des ennemis ?

Pourquoi interdire aux Palestiniens de rentrer chez eux ?

Qui donne ces ordres ?

Suite à un accord entre l'Egypte et le Hamas, la frontière est ouverte plusieurs fois par mois mais personne ne sait qui sera autorisé à entrer ou à sortir.

Pourquoi ne pas leur expliquer la marche à suivre ? D’ailleurs y en a-t-il une ?

Nous avons posé cette question à maintes reprises mais nous avons toujours obtenu des réponses contradictoires.

Tout ce dont nous sommes sûrs, c’est que les autorités égyptiennes sont malades et corrompues, qu’elles collaborent de plein gré avec l’entité sioniste et qu’elles mentent à leurs effectifs de police et de l’armée afin de s’assurer qu’ils continueront à maltraiter les Palestiniens.
Nous allons attendre le retour du convoi Viva Palestina et nous espérons qu’ils ne se satisferont pas d’être entrés 24 heures dans Gaza car la frontière est toujours fermée, en particulier pour les Palestiniens !


Dernières nouvelles – 22 h :

Bonjour de la frontière de Rafah,

Devinez quoi, Jenny et Natalie sont juste devant nous dans le camp de Rafah.

Elles sont finalement libres.

Ces deux femmes merveilleuses ont éclairé notre journée. Nous nous sommes embrassées et nous avons parlé de tout, nous avons pris des photos et nous avons filmé.

C’est juste un petit message pour vous informer.

Nous étions tous très heureux, s'il vous plaît faites suivre.

Iman







LA

SOUVERAINETE DE L’EGYPTE
MILLE FOIS BAFOUEE

CA SUFFIT !!!….

MOUBARAK DOIT DEMISSIONNER

mercredi 15 juillet 2009

UN DROIT INALIENABLE...DONT L'ABOUTISSEMENT EST INELUCTABLE

Réfugiés palestiniens et Droit inaliénable au Retour










« Je m’adresse à notre sœur palestinienne et je dis : ô sœur palestinienne, mère de martyr, mère de captif, mère d’orphelin, mère de résistant, si tu as mis ton premier enfant sur une terre étrangère, je suis sûr que le deuxième, tu le mettras au monde sur la terre de Palestine »
Cheikh Raïd Salah, Conférence des Palestiniens d’Europe, le 2 mai 2009.



Les réfugiés palestiniens comme réalité humaine et historique sont, par le seul fait d’exister, la preuve irréfragable que les drames de la Nakba et de l’expulsion de tout un peuple de sa terre natale ont bien eu lieu.

Poser la question des réfugiés palestiniens c’est redonner à l’Histoire objective sa place entière, c’est à la fois démentir les discours négationnistes mais aussi réhabiliter un vécu, rappeler un traumatisme et démontrer le colonialisme inhérent à l’entité sioniste déclarée en 1948.

Les réfugiés palestiniens - avant d’être « un problème » à liquider dans les « négociations », « processus de paix » et autres tentatives de submersion des droits élémentaires des Palestiniens - sont garants, avant tout, de la continuité de l’identité palestinienne par delà des frontières de la Palestine historique. Ils sont les garants de la langue, de la culture et de la dimension multiconfessionnelle de tout un peuple.

La nécessité d’évoquer les réfugiés palestiniens est d’autant plus impérieuse que le discours dominant, sioniste et occidental, tente de faire oublier cette réalité pour sauvegarder les intérêts colonialistes.

Mais depuis 61 ans cette tentative continue d’échouer dans les consciences palestiniennes, tout simplement parce qu’à partir du moment où il y a un déracinement forcé il y a immanquablement une volonté de retour. Et c’est ce droit au retour qui constitue aujourd’hui la substance de la Cause palestinienne.

Nous allons dans un premier temps rappeler rapidement l’expulsion progressive du peuple palestinien de sa Terre depuis 47 (I), puis exposer la façon dont la « question » des réfugiés a été traitée par les sionistes dans les différents accords et « processus de paix »(II).

Enfin, nous décrirons ce que revêt aujourd’hui la revendication du « droit au retour » en particulier à l’aune des récents massacres de Gaza et nous montrerons comment elle est portée, aujourd’hui, par le Mouvement de Soutien en France(III).


1. « Israël » ou l’artefact colonial bâti sur une idéologie de « transfert »

On peut dire que l’idéologie de transfert des populations palestiniennes s’illustre avec les préconisations de la « commission » Britannique Peel créée en 1937 et chargée de trouver, entre autres, des mesures de « pacification » à la grande révolte palestinienne de 1936 (1).

Ben Gourion (2) comprend alors qu’un Etat Juif serait impossible sans que la population palestinienne ne soit expulsée.

Les sionistes fomentent donc un plan de nettoyage ethnique détaillé pour procéder à cette expulsion et mettent au point le « Plan Daleth »(3).

Les commandants de la Hagannah, milice sioniste, se chargent de le mettre en œuvre. Les expulsions eurent lieu dès le mois de décembre 1947 – juste après le partage de la Palestine le 29 novembre 1947.

La stratégie de la Hagannah était celle de la « défense agressive » : pour chaque attaque arabe il faut une réponse décisive par la destruction des lieux ou par l’expulsion des habitants en prenant leur place.

Dès le partage, la Haganah débute son exaction (villages arabes détruits et brûlés puis occupation).

Les massacres et exécutions sommaires n’étaient pas en reste : le massacre le plus connu demeure celui de Deir Yassin le 09 avril 1948.

Menahem Begin, qui allait plus tard devenir Premier Ministre du Likoud, était en 1948, le chef de la milice de l'Irgoun et a mené ses membres dans le village palestinien de Deir Yassine où ils ont massacré plus de 100 habitants, dont des femmes et des enfants.

La première expulsion massive se situe entre la date du partage de la Palestine et la proclamation de l’entité sioniste par Ben Gourion le 14 mai 1948.

Une deuxième vague d’expulsion va intervenir après le 14 mai 1948.

Puis interviendront diverses petites vagues d’expulsions jusqu’en 1951.
Au total on peut constater le déracinement de plus de 900 000 habitants de Palestine.

S’ajoutent à ces expulsions, des massacres ainsi que des destructions de quartiers entiers de villes, de villages et de hameaux.

Ce sont au total 531 villes et 300 hameaux qui seront totalement détruits, et la grande majorité d’entre eux avant le 14 mai 1948.

La destruction des villages et la construction de colonies à leur place ou à coté ont été réalisées afin d’empêcher tout retour définitif des expulsés sur leur terre.

Le fait que la grande majorité l’ait été avant le 14 mai 1948 est révélateur que sans cette expulsion massive, jamais l’entité sioniste n’aurait vue le jour.

La deuxième grande phase de l’expulsion commence le 5 juin 1967 avec la guerre qui donnera l’occasion aux sionistes d’occuper la Cisjordanie, la Bande de Gaza, le Sinaï en Egypte, le Golan en Syrie.

Par le contrôle de ces territoires, un autre aspect du sionisme va se développer avec la politique du « fait accompli » qui permettra de mettre en place une colonisation progressive.

C’est ainsi que de Cisjordanie 300 000 Palestiniens seront à leur tour transformés en réfugiés et iront pour la plupart sur d’autres territoires de la Palestine.

Depuis 1948, cette politique de grignotage et de colonisation des terres palestiniennes se poursuit inexorablement.

Chaque semaine des procédures d’appels d’offre pour la construction de logements dans les territoires palestiniens non occupés sont lancés et des Palestiniens sont expulsés de leurs demeures notamment récemment des quartiers anciens d’Al Quods.

L’idéologie du transfert en tant que politique raciste et sioniste n’est pas enterrée ; Sharon en 2001 a même proclamé que « les Palestiniens avaient déjà un pays : la Jordanie » et qu’il conviendrait de les y transférer, tous.

Et on ne peut rien espérer de meilleur avec l’actuelle élite politique sioniste. Les réfugiés palestiniens sont aujourd’hui les plus anciens parmi les réfugiés de l’histoire politique contemporaine et les plus nombreux proportionnellement à la part totale des réfugiés dans le monde.

Ils sont au nombre actuellement de 6.5 millions sur une population totale de 10 millions.

C’est en cela que le droit au retour est incompatible avec le sionisme et l’existence de l’entité sioniste. L’un se réalisera par la destruction de l’autre.

2. Le « problème » des réfugiés palestiniens dans les différentes « politiques de règlement »

Nous l’avons dit, la question des réfugiés palestiniens a toujours constitué la substance de la Cause Palestinienne.

C’est parce qu’elle revêt ce caractère qu’elle a été traité « avec des pincettes » par les uns et les autres dans les différentes phases de la guerre sioniste en Palestine.

Le droit au retour des réfugiés palestiniens est reconnu par diverses dispositions du droit international ; la résolution 194 des Nations Unies, adoptée le 11 décembre 1948, affirme notamment « qu'il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible... ».

Mais c’est en tant « qu’élément de négociation » qu’il est intéressant de voir la question des réfugiés.

En effet les sionistes ont concentré leurs efforts à faire miroiter aux Palestiniens et à chaque étape du conflit, l’éventualité de résoudre la question des frontière et donc la création d’un Etat Palestinien indépendant mais sans jamais intégrer la question du retour dans un « plan de règlement ».

Les accords d’Oslo illustrent parfaitement cette démarche, la question du retour des réfugiés étant différée à des « négociations finales » c'est-à-dire des négociations hypothétique car complètement absorbée par les autres questions : Jérusalem et les frontières.

C’est ainsi que les sionistes ont noyé systématiquement la question du retour et son application car c’est en vérité le nerf de la guerre.

Lors du dernier processus de paix d’Annapolis à l’initiative de Bush en 2007, le sujet était introduit dans le projet sous l’expression d’ « une solution juste pour les réfugiés ».

Or non seulement le processus a été avorté sans surprise, mais en plus la notion de « justice » chez les sionistes est difficilement compréhensible quand la solution proposée ne peut être qu’inacceptable pour la diaspora palestinienne.

On peut citer Ramadan Shallah Dirigeant du Jihad Islamique lorsqu’il décrit en ces termes la « solution juste » :
« Concernant les réfugiés, pour eux, il n’y a pas de retour. Il y a un mensonge grossier officiel, arabe et palestinien. Cent mille Palestiniens seront autorisés à retourner, dans un laps de plusieurs années ; Israël définira leur âge, leur appartenance, leur poids, leur taille, ce qu’ils doivent manger et ce qu’ils doivent boire. Ils ont dédouané Israël de la question des réfugiés, qui ne se sentira plus obligé, moralement, de considérer ce qui se passe hors des frontières de ce qui s’appelle Israël. »

Le nouveau gouvernement sioniste ne change pas de politique, et pour cause, Netanyahu dans sa récente allocution de ce même mois a clairement exclu l’éventualité du retour pour les Palestiniens mais a introduit la possibilité d’un Etat Palestinien démilitarisé.

La stratégie décrite précédemment reste inchangée, mettre l’accent et négocier sur les problèmes frontaliers c’est faire l’impasse sur la question des réfugiés et du Retour.

Dans son discours au monde musulman Obama a souligné son « attachement » à voir la création d’un Etat palestinien mais il a également refusé d’envisager le Retour.

S’adressant aux réfugiés palestiniens il les a clairement encouragés à prendre la voie de la résignation.

Aujourd’hui on veut vider la question des réfugiés et plus généralement la question palestinienne de sa substance politique et la transformer en « problème humanitaire ».
On parle de leurs conditions de vie dans les camps, des tensions avec la population et les institutions des pays d’accueil.

Mais on élude la question du Retour comme facteur politique de résistance dans ces mêmes camps et dans les consciences de ces mêmes réfugiés.

3. Le Retour : fin d’une Utopie, début d’une culture de la Victoire

Malgré toutes les manœuvres sionistes, et dès l’instant où les réfugiés ont été dépossédés, la volonté du retour s’est faite irrépressible dans l’esprit de chacun d’entre eux.

Ils ont refusé d'être niés dans leur histoire, ont cultivé le sentiment de colère et en ont fait une dynamique collective pour atteindre l’objectif final.

Le rapport d'une commission d'enquête parlementaire britannique publié au terme d'une visite des camps de réfugiés de Syrie, du Liban, de Jordanie, de Cisjordanie et de Gaza (septembre 2000) rapporte : « Partout où nous sommes passés, les réfugiés affirment que le droit au retour s'applique à tous les réfugiés, quelle que soit leur situation matérielle ou financière actuelle et où qu'ils demeurent aujourd’hui.»

En effet, cette volonté de retour chez les Palestiniens a cette particularité unique de se transmettre de génération en génération sans perdre de sa vigueur, bien au contraire.

Les descendants des réfugiés palestiniens nés au Liban en Syrie ou encore en Jordanie, parlent de rentrer « chez eux » alors même qu’ils n’ont pour la plupart d’entre eux jamais foulé la Terre de Palestine.

Les réfugiés de 67 quant à eux gardent précieusement les clés de leurs demeures.

Les accords d’Oslo ont porté un coup certain à cette conscience collective chez les réfugiés. Tout a été mené pour pousser les réfugiés à s’implanter durablement sur leur terre d’accueil, pour saper toute volonté de retour, toute perception d’une situation qui serait « temporaire ».

Mais le fait de voir le but se transformer de plus en plus en utopie n’a pas pour autant eu pour conséquence de l’annihiler.

Les récents massacres de Gaza de Décembre 2008-Janvier 2009 ont clairement changé la donne.
On est passé de l’Utopie à une nette culture de la Résistance, puis à la Victoire menant au Retour.

La mobilisation des réfugiés dans les camps du Liban et de Jordanie en solidarité avec leurs frères pendant les bombardements a été exceptionnelle.

Le Peuple palestinien ne faisait plus qu’Un ; sa conscience et sa volonté sont indivisibles.

Les sionistes ayant échoué dans leur volonté d’annihiler l’esprit de Résistance, les Palestiniens sont ressorti victorieux des évènements et ceci n’a fait que raviver la flamme chez tous les Palestiniens, ceux des territoires de 48 tout comme ceux de l’extérieur.

Le Retour est à nouveau perçu comme un fait inéluctable, avec une réalisation du but dans un avenir qui semble de plus en plus proche.

Comme un écho à cette nouvelle dynamique sur le terrain le mouvement de soutien en France s’achemine de plus en plus vers la défense de ce droit inaliénable et imprescriptible alors que les plateformes et mouvements étaient jusqu’alors minoritaires à se prononcer clairement en faveur du retour intégral.

Les revendications militantes dans le mouvement de Solidarité étaient réticentes à ce sujet car il porte en lui même tout le positionnement sur le conflit.

Les intérêts de uns et des autres qui dépassaient le plus souvent le cadre national et qui étaient en lien direct avec les partisans de la « liquidation » n’ont fait que favoriser l’abandon du retour.

C’est ainsi que beaucoup reprenait le mot d’ordre d’une « solution juste pour les réfugiés » ou encore revendiquaient un Etat dans les « frontières de 67 » excluant par là même toute éventualité d’un droit au retour intégral.

Gaza a là aussi changé la donne, et a permis de décomplexer beaucoup de monde.

Même s’il n’est jamais trop tard, ce positionnement tardif est à déplorer car la question du retour doit être portée sans ambiguïté et avec fermeté par tout mouvement qui se dit de « soutien ».

Par ailleurs, certaines organisations persistent à évacuer la question des réfugiés ou ne l’abordent que sous l’angle humanitaire ou social.





Au Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien nous revendiquons clairement le droit au retour intégral des Réfugiés en Palestine et dans leurs demeures ainsi que le démantèlement de l’entité coloniale raciste « d’Israël ».

En coordination avec les militants de la Cause en Palestine et dans les Camps nous ne voyons d’autre issue pour les Palestiniens que celle de la reconquête de leurs droits inaliénables pour une réhabilitation complète d’un peuple dans son entièreté et dans sa dignité.



28 juin 2009,
Houria TAÏK

(1) Grande Révolte arabe de 1936-1939 : rébellion des Arabes palestiniens pour la création d'un État indépendant en Palestine mandataire et contre l'autorité mandataire britannique qui avait par ailleurs promis aux sionistes l’instauration d’un Foyer National Juif dans la Déclaration de Balfour.

(2) David Ben Gourion : homme politique et militant sioniste. Premier ministre « d’Israël » de 1948 à 1953.

(3) Plan Daleth : Plan établi par la Haganah en mars 1948. Il vise à spolier les arabes palestiniens de leurs terres.

lundi 13 juillet 2009

88794 VOUS DEDIE CE MESSAGE...

2 juillet 2009
Je suis Cynthia McKinney, connue comme prisonnière de Ramle sous le numéro 88794



Je suis Cynthia McKinney et je parle depuis ma cellule, dans une prison israélienne à Ramle.

Je fais partie des 21 activistes des droits humains du Free Gaza Movement incarcérés actuellement pour avoir essayé de transporter de l’aide médicale, des matériaux de reconstruction - et même des crayons pour enfants ; j’avais une valise remplie de crayons pour les enfants.

Pendant notre traversée, en route pour Gaza, les israéliens ont menacé de tirer sur notre bateau, mais nous n’avons pas fait demi-tour.

Les israéliens ont arraisonné le bateau et nous ont détenus parce que nous voulions offrir des crayons aux enfants de Gaza.

Nous sommes détenus et nous voulons que les citoyens du monde sachent comment on nous a traités parce que nous voulions livrer de l’aide humanitaire au peuple de Gaza.

Au début de l’opération israélienne, intitulée « Plomb Durci » [en décembre 2008], je suis montée à bord d’un bateau du Free Gaza Movement, avec un jour de préavis, et j’ai essayé, en tant que représentante des États-Unis dans une délégation multinationale, de livrer 3 tonnes d’aide médicale à Gaza déjà assiégée et ravagée.

Pendant "Opération Plomb Durci", des avions F-16, fournis par les États-Unis, ont lâché leurs feux infernaux sur un peuple pris au piège.

Le nettoyage ethnique s’est transformé en un génocide généralisé, purement et simplement.

Du phosphore blanc, de l’uranium appauvri, de la technologie robotique, des munitions DIME et des armes à sous-munitions, fournis par les États-Unis - des nouvelles armes provoquant des blessures encore jamais traités par les médecins jordaniens et norvégiens.

Les médecins, qui présents à Gaza pendant le massacre israélien, m’ont dit plus tard que Gaza était devenue le vrai laboratoire d’Israël pour tester ses armes, les personnes étant utilisées comme cobayes pour tester et améliorer l’efficacité du taux de mortalité de ses armes.

Grâce à Al Jazeera, diffusée en arabe et en anglais, et à Press TV, diffusée en anglais, le monde a pu voir la violence méprisable d’Israël.

J’ai vu ces transmissions, jours et nuits en direct, non pas aux États-Unis mais au Liban où ma première tentative pour rentrer à Gaza s’était terminée car les militaires israéliens avaient éperonné, dans les eaux internationales, le bateau à bord duquel j’étais...

C’est un miracle si je suis ici pour écrire sur ma deuxième rencontre avec les militaires israéliens, une autre mission humanitaire avortée par les militaires israéliens.

Les autorités israéliennes ont essayé de nous faire confesser que nous avions commis un crime. Je suis maintenant connue comme la prisonnière d’Israël numéro 88794. Comment puis-je être en prison pour avoir rassemblé des crayons pour les enfants ?

Le sionisme est sûrement arrivé au terme de sa légitimité si ceci est sa réponse aux personnes croyant tellement profondément dans les droits humains pour tous qu’ils mettent leur propre vie en jeu pour les enfants de quelqu’un d’autre.

Israël est l’expression du sionisme à son summum, mais si Israël a peur pour sa sécurité car des enfants de Gaza ont des crayons, alors non seulement Israël a perdu son dernier lambeau de légitimité mais Israël doit aussi être déclarée un état défaillant.

Je risque d’être déportée par un état qui m’a amenée ici sous la menace des armes après avoir réquisitionné notre bateau.

J’ai été amenée en Israël contre mon gré. Je suis retenue dans une prison car j’avais un rêve, celui que les enfants de Gaza puissent colorier et peindre, que les blessures de Gaza puissent être soignées et que les maisons bombardées de Gaza puissent être reconstruites.


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Mais j’ai appris une chose intéressante en étant dans cette prison.

Premièrement, la population est majoritairement noire : peuplée principalement par des éthiopiennes qui, elles aussi, avaient un rêve... comme mes compagnes de cellule, dont une d’elles est enceinte. Elles ont toutes une vingtaine d’années.

Elles pensaient qu’elles venaient en Terre Sainte.

Elles avaient un rêve, que leurs vies soient meilleures...

L’Éthiopie, autrefois fière et jamais colonisée, s’est retrouvée sous la coupe des États-Unis et est devenue un lieu de torture, de transfert, de détention secrète et d’occupation. Les éthiopiens doivent libérer leur pays car les politiques des superpuissances sont devenues plus importantes que les droits humains et l’autodétermination.


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Mes compagnes de cellule sont venues en Terre Sainte pour se libérer des exigences des politiques des superpuissances.

Elles n’ont commis aucun crime à part celui d’avoir eu un rêve. Elles sont venues en Israël car elles pensaient qu’Israël leur offrait un espoir.

Leur voyage pour Israël, passant par le Soudan et l’Égypte a été très ardu. Je peux seulement imaginer ce que se fût pour elles. Et il n’était pas donné.

Beaucoup d’entre elles sont le symbole des efforts collectifs importants de leurs familles.

Elles se sont frayées un chemin jusqu’à la Haute Commission aux Réfugiés de l’ONU. Elles ont reçu leurs papiers d’identité jaunes.

Elles ont eu leurs certificats pour la protection de la police. Elles sont des réfugiées de la tragédie et elles sont arrivées en Israël et seulement après qu’elles soient arrivées, Israël leur a dit "il n’y a pas d’ONU en Israël".


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La police, ici, est libre de les attraper et de les donner en pâture à un semblant de système judiciaire. Chacune de ces femmes, superbes, diligentes et fières, est l’espoir de toute sa famille.

L’image d’Israël les a bien eu et nous avec.

Dans une campagne de publicité astucieuse et diffusée à grande échelle, Israël s’est représentée elle-même comme le premier lieu de refuge et de sécurité pour les juifs et les chrétiens. Moi aussi, j’ai cru en cette publicité et j’ai manqué de regarder plus en profondeur.

La vérité est qu’Israël a menti au monde. Israël a menti aux familles de ces jeunes femmes. Israël a menti aux femmes elles-mêmes qui maintenant sont prises au piège dans le centre de détention de Ramle.

Et qu’allons nous faire ?

Une de mes compagnes de cellule a pleuré aujourd’hui. Elle est ici depuis 6 mois. En tant qu’américaine, pleurer avec elles n’est pas assez.


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La politique des États-Unis doit être améliorée et alors que le président Obama donne 12.8 billions de dollars aux élites financières des États-Unis, il devrait être clair que l’espoir, le changement et le "oui, nous pouvons" furent de très fortes images de dignité et d’accomplissement de soi, individuellement et nationalement en lesquelles, de partout, les personnes assiégées ont réellement crues.

C’était une campagne de publicité rondement menée, habilement vendue au monde et aux électeurs américains, tout comme la publicité d’Israël le fût au monde. Nous nous sommes tous fait avoir, mais plus tragiquement, ces jeunes femmes.

Nous devons voter en toute connaissance de cause pour de meilleurs candidats désireux de nous représenter.

J’ai lu et relu la lettre du Dr. Martin Luther King Junior écrite depuis une prison de Birmingham.

Jamais dans mes rêves les plus fous, je n’aurais imaginé que moi aussi, un jour je devrais en écrire une.

Il est clair que les contribuables en Europe et aux États-Unis ont beaucoup à se repentir pour ce qu’ils ont fait à d’autres autour du monde.


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Quelle ironie ! Mon fils rentre à l’école de droit sans moi car je suis en prison, en essayant de faire de mon mieux, à ma manière, pour les enfants d’autres personnes.

Pardonne-moi, mon fils. Je suppose que je suis en train de connaître la dure réalité, la raison pour laquelle les gens ont besoin de rêver.

Mais j’ai de la chance. Je sortirai de cet endroit.


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Est-ce qu’Israël est devenu le lieu où les rêves meurent ?

Demandez-le au peuple palestinien.

Demandez-le à la file ininterrompue d’hommes noirs et asiatiques que je vois arriver à Ramle.

Demandez-le aux femmes de ma cellule.

Demandez-vous : Qu’êtes-vous prêts à faire ?


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Changeons le monde ensemble et réapproprions-nous ce dont nous avons tous besoin en tant qu’êtres humains : la Dignité.

Je demande aux Nations Unies que ces femmes, qui n’ont rien fait de mal sinon d’avoir cru en Israël comme gardienne de la Terre Sainte, soient réinstallées dans des maisons paisibles.

Je demande au département d’État des États-Unis d’inclure dans le rapport sur Israël lors de son rapport annuel sur les droits humains, la situation désespérée des réfugiés certifiés par le HCR et détenus.

Je demande, une fois encore, au président Obama d’aller à Gaza : dépêchez votre envoyé spécial, Georges Mitchell, là-bas pour qu’il rencontre le Hamas en tant que parti élu par les palestiniens.

Je dédicace ce message à celles et à ceux qui se battent pour une Palestine libre, et aux femmes que j’ai rencontrées à Ramle.


Cynthia McKinney est une ancienne membre du Congrès américain, candidate présidentielle pour le Parti des Verts et est une avocate acharnée pour les droits humains et la justice.

La première femme noire américaine à représenter l’état de Géorgie, McKinney a été élue six fois à la Chambre des Représentants, de 1993 à 2003 et de 2005 à 2007.

Elle a été arrêtée et kidnappée puis emmenée de force en Israël alors qu’elle tentait d’apporter de l’aide humanitaire et des matériaux de reconstruction à Gaza, le 30 juin 2009.

dimanche 12 juillet 2009

LE THE DE MARJAAYOUN...







Sami Gemayel
Ce comble du fascisme libanais
Fouillant le fin fond de la poubelle de l’Histoire
Se vante d'avoir trouvé le remède :
Signons la paix avec Israël…et désarmons la Résistance





Gare à toi si tu touches un brin de cheveux d’un quelconque de nos braves…

Et pour te rafraîchir la mémoire, ci – dessous un document qui te montre clairement la signification de leur paix :




A Marjaayoun, tes semblables leur ont offert le thé…et par la suite, en réponse à cette « chaleureuse hospitalité », nos soldats furent bombardés.


MARWA OU LA MORT ANNONCEE D'UNE SOCIETE...











Marwa, une de nos mamans, jouait avec son bébé de deux ans quand un homme s’en approcha et commença à l’insulter et à la traiter de « terroriste, islamiste ».



Il tenta à plusieurs reprises de lui retirer de force son voile.



Une plainte fut ainsi déposée et l’homme fut condamné à une amende de 780 euros.



La peine ayant été jugée trop légère, un appel fut déposé et c’est à la cour d’appel de Dresde que l’affaire devait être rejugée mercredi, le 1er juillet.



Ali, le mari de Marwa et leur fils de trois ans étaient aussi présents dans le tribunal.

C’est à l’enceinte de cette cour que tout a dégénéré.



L’accusé se précipita sur Marwa et la poignarda de dix huit coups de couteau en moins de trente secondes. Son mari avait essayé de s’interposer pour protéger sa femme mais fut à son tour poignardé.





Deux policiers accoururent en urgence sur les lieux de l’agression, mais ont pris son époux pour l’agresseur, parce qu’il a, bien entendu, une tête d’arabe, et lui ont tiré une balle dans la jambe.



Après la confusion, l’agresseur allemand d’origine russe fut maîtrisé.



Marwa était déjà morte de ses blessures dans la cour du tribunal.



Elle était enceinte au moment de sa mort.



Quant aux autorités allemandes, elles évoquèrent un acte isolé d’un fou.



Bouches cousues des médias occidentaux ou tout au plus, quelques lignes nous rabâchaient la déclaration des autorités allemandes : « acte isolé d’un fou… ».



Rappelons qu’en avril dernier, à Argenteuil, une jeune maman musulmane et voilée fut agressée par un groupe de jeunes.






Faits divers ?



Acte isolé d’un fou ?



Ainsi, nous nous trouvons face à une société qui n’a plus le courage d’admettre que les politiques de ses dirigeants ont une large part de responsabilité, puisque le discours raciste, savamment dosé de termes comme « tolérance » ou « liberté » ou « intégration » ou encore « laïcité », était de tous les temps de mise et se poursuit encore.



Mais aussi, d’autres discours moins intelligents de quelques uns de nos élus sont tenus, traitant les femmes musulmanes voilées de « sacs de patates » ou encore déclarant que la pratique de la foi musulmane est un complot contre la République.






Ainsi, la société occidentale, incapable de gérer ses contradictions qui la minent au point de devenir folle par l’acte raciste de ses sujets, assassine nos mamans et enterre ainsi les valeurs les plus chères qui fondèrent sa République.



Cette société là vient de signer sa propre disparition et l’avènement d’un lendemain où toute mère jouera avec son enfant sans être agressée pour avoir osé porter le voile ou accrocher à son coup un crucifix ou tout autre symbole de sa foi.