jeudi 30 avril 2009

AGISSONS POUR LE LIBAN AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD...



MESSAGE DU PARTI COMMUNISTE LIBANAIS A L’OCCASION DU 1ER MAI

AU SUJET DES NOUVELLES MANŒUVRES ISRAELIENNES




A l’occasion du 1er Mai, ce grand jour des ouvriers du monde entier, le bureau politique du Parti vous salue en insistant encore une fois sur la priorité de faire progresser notre lutte commune affrontant la crise capitaliste et ses méfaits catastrophiques sur l’ensemble du monde laborieux.

S’appuyant sur les résolutions de son dixième congrès, il confirme la grande importance des propositions relevant de la lutte des classes dans l’affrontement de la mondialisation, ceci dans tous les domaines et sphères de la vie, à commencer dans celui de l’économie, pour aboutir à l’émergence du changement socialiste dont la nécessité ne cesse de grandir.



Camarades,

Ce premier Mai survient au Liban sur un fond d’une nouvelle agression israélienne, tant directe qu’indirecte, contre notre peuple et notre pays.

Directement, comme l’ont montré ces derniers jours, par l’implantation sur notre sol, au Sud comme dans d’autres régions, de réseaux terroristes dont la mission n’est pas uniquement de récolter les renseignements sur notre Résistance, toutes composantes confondues, mais aussi et surtout de perpétrer des assassinats et de massacres déstabilisant ainsi notre Liban, déjà en crise profonde générée par une division résultant de la logique de la verticalité confessionnelle, se concrétisant par des jeux d’alliance et de concurrence entre les diverses composantes de cette alliance des classes au pouvoir, tout ceci pour un nouveau partage du « gâteau », notamment le Parlement dont le renouvellement est prévu le7 juin prochain.

Indirectement par une ingérence dans le domaine de la sécurité à travers sa nouvelle manœuvre connue sous le nom de « POINT DE CONVERSION N°3 », manœuvre à laquelle participeront tous les appareils officiels israéliens, notamment le gouvernement et un conseil ministériel réduit, manœuvre devant se concentrer aux frontières, avec la contribution des forces armées terrestres et des centaines d’avions de chasse.

Quant aux objectifs à atteindre par cette nouvelle manœuvre, ils se résument par :

1- Une nouvelle offensive militaire tant souhaitée par les dirigeants israéliens, suite à leur défaite de 2006, pour effacer les séquelles de cette défaite, notamment l’ébranlement de leur société et le refus grandissant de leur jeunesse de servir dans l’armée, en recourant à l’immigration

2- Faire pression sur les décisions internationales refusant d’assimiler la Résistance au terrorisme

3- Faire pression sur la Communauté Européenne qui, suite à l’agression contre Gaza, est contrainte à réviser ses relations qui la lient à eux, en suspendant provisoirementet les privilèges qui leur sont accordés, privilèges conçus par Nicolas SARKOZY et qui devaient prendre effet dès le mois de Mai 2009

4- Faire pression sur la situation politique intérieure de notre pays, sachant que cette nouvelle manœuvre intervient quelques jours avant les élections législatives. De surcroit, et selon les informations qui circulent, leur éventuelle tentative d’utiliser les bases militaires américaines implantées dans la partie Est de la région méditerranéenne, ainsi que la logistique de l’O.T.A.N.


Par conséquent, le Bureau Politique de notre Parti attire l’attention des responsables des partis communistes et ouvriers à travers le monde sur ce grave sujet et leur demande de prendre une position claire et ferme par rapport à ces préparatifs d’une nouvelle agression contre le Liban, ainsi que par rapport à tous ceux qui y participent.

Il espère que les partis communistes et ouvriers des pays dont les territoires serviront de tremplins à leur manœuvre et des pays membres de la direction de l’O.T.A.N. agiront pour mettre un terme définitif à cette nouvelle agression et exigeront l’annulation de l’accord stratégique euro-israélien.




Beyrouth, le 30 avril 2009
Marie Nassif Debs
Commission aux Relations Extérieures
Le Bureau Politique du Parti Communiste Libanais

mardi 28 avril 2009

LDJ

Mes actes néo nazis devront être tolérés par la Justice de mon pays parce que je suis juif…et du même coup, j’aurai ainsi non seulement bafoué la démocratie, mais surtout discrédité la Justice…J’aurai ainsi bouclé la boucle de ma pensée nazie.






LA DEMOCRATIE SELON SARKOZY

MARDI 28 SEPTEMBRE 2004, 19H
la milice de la LDJ attaque la librairie de Cocagne,
117 rue Vielle du temple – Paris 3ème
Sept blessés dont deux femmes

MERCREDI 22 AVRIL 2009, PARIS
La même milice agresse des participants à une soirée culturelle palestinienne
Ci-dessous le communiqué de Génération Palestine

Mercredi 22 avril, Génération Palestine organisait une soirée culturelle palestinienne rassemblant 150 personnes.
En lien avec le centre accueillant l'évènement, le CICP, nous avions prévenu les services de police dès lundi des menaces planant sur les invités.
Pourtant, des personnes se rendant à la soirée ont été attaquées par des bandes qui les ont injuriées et frappées. Le soir même, les services de police qui ont fini par arriver sur place établissent un rapport sans ambiguïté :

Il s'agit clairement d'une agression raciste anti-arabeViolences aggravées, coups et blessures : des plaintes sont alors déposées

Trois des agresseurs sont arrêtés, ainsi qu'un jeune militant pro-palestinien. Le lendemain, jeudi 23 avril, deux des victimes, après avoir passé la nuit à l’hôpital et s’être vues prescrire une incapacité totale de travail de 2 et 4 jours, sont placées en garde à vue. La Justice se saisit du dossier et veut manifestement en faire une affaire d'affrontement communautaire.

Les trois victimes, comme leurs trois agresseurs ont été finalement été relâchées, mais l'affaire reste ouverte, et les victimes de l'agression se retrouvent accusées au même titre que leurs agresseurs...

Une fois de plus, les membres de la Ligue de Défense Juive s'en sont pris à des sympathisants de la cause palestinienne. Il s'agit d'une agression à caractère politique et non comme le précise la dépêche de l'AFP du 25/04 « d'une rixe sur fond de tensions communautaires ». En effet, deux des agresseurs ont été reconnus par des témoins de l'attaque du 12 avril au théatre Adyar, qui avait fait deux blessés graves parmi les participants à la soirée caritative « Nos talents pour Gaza » dont le but était de collecter des fonds pour le Secours Populaire et acheter du matériel médical pour les enfants de Gaza.

Les membres de la LDJ sont responsables de trop nombreuses attaques contre les personnes et les lieux participant à des initiatives de soutien au peuple palestinien.

Génération Palestine réaffirme qu'elle était la seule association à organiser la soirée, son accueil et son animation. Notre association, qui va porter plainte, se réserve par ailleurs l'exclusivité du rapport des faits et se dissocie des autres communications pouvant circuler sur Internet.

Engagés pour le respect du droit international et contre toute forme de racisme, nous nous donnerons tous les moyens pour que la vérité soit établie et que notre mobilisation permette de mettre fin à l'impunité dont jouissent ces bandes d'extrême-droite.

lundi 27 avril 2009

BASSEM...


AMI SI TU TOMBES, UN AMI SORT DE L’OMBRE A TA PLACE…

http://www.bilin-village.org/francais/articles/autre-regard/Il-s-appelait-Bassem

NIL'IN...

NIL’IN, UN VILLAGE RESISTANT DE PALESTINE



NIL’IN EST DEVENU LE POINT DE CONVERGENCE DE TOUTES LES CONSCIENCES A TRAVERS LE MONDE, SOLIDAIRES AVEC LA RESISTANCE DU PEUPLE DE PALESTINE

LE VILLAGE DE NIL’IN NE PLEURE PAS SES FILS TOMBES
IL LEUR PROMET LA POURSUITE DE LA RESISTANCE JUSQU'A L’EMERGENCE D’UN SEUL ETAT SOUCIEUX DE SES SUJETS MUSULMANS, JUIFS ET CHRETIENS


Yousef Ahmad Younis Amera (17 ans)

Ahmed Husam Yusef Mousa (10 ans)

Arafat Rateb Khawaje (22 ans)

Mohammed Kasim Khawaje (20 ans)


http://www.bilin-village.org/francais/

dimanche 26 avril 2009

Faisons du 7 juin 2009 un témoin d’un refus majoritaire : l’abstention massive


Une union en adaptation permanente
1951 : Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA)
1957 : Marché Commun et Communauté Economique Européenne (CEE)
1992 : Union Européenne (UE)

Une machine à cadrer
1957 : traité de Rome
1992 : Maastricht
1997 : Amsterdam
2001 : Nice

Cette union et la machine qui la cadre furent ainsi conçues par les grands de l’industrie et de la finance européens en vu non seulement de préserver le mode capitaliste au sein de chaque pays, mais aussi et surtout de permettre à leurs composantes nationales de franchir les frontières.
Ce franchissement leur est édicté à la fois par leur logique effrénée d’exploiter au mieux la force du travail et d’augmenter les profits et leur souci de survie face à la mondialisation en marche.

La structure et la machine étant ainsi mises en place, leur pouvoir, cette fois-ci s’exerce à l’échelle européenne, à travers leurs représentants : les commissaires européens qui devront opérer au plus vite, chacun dans sa sphère de compétence. Aucune sphère n’est épargnée : la concurrence, le commerce extérieur, la Justice, la Sécurité, l’Environnement, etc.

Ce système, nommé Commission Européenne est propre au Grand Capital Européen et lui est intrinsèque ; il n’est pas et ne sera jamais issu d’un suffrage universel.
Il est la dynamique capitaliste qui impose et imposera toujours à chacun des pays membres ses directives : transposer leurs règles à l’échelle nationale, favoriser la libre circulation des capitaux et des moyens de production tout en sacrifiant des millions de travailleurs, surexploiter la main d’œuvre européenne dont le coût frôle le zéro, intensifier les logiques agricoles opérationnelles en faveur des géants de l’agro-alimentaire en accentuant la destruction de l’environnement jusqu’à mettre en péril nos pauvres abeilles, sacrifier la majorité de nos jeunes et de nos chercheurs en les privant des moyens d’épanouissement, destruction des structures non rentables à leurs yeux, supprimer les acquis sociaux dans chaque pays, remodeler les espaces administratifs et de gestion pour mieux les adapter aux visées du Grand Capital, tout en détruisant les lieux de solidarité et de proximité, etc.

Ce système échappant totalement au suffrage universel est et sera clos, interdit d’accès à tout responsable qui par naïveté croît ou croira encore à un possible changement d’en haut.

Quant au Parlement Européen, il est et sera toujours condamné seulement à justifier les mesures prises par la Commission Européenne ; il est et restera à la marge.
Certes, il y a eu quelques exceptions où la Commission était, sur avis ou recommandations du Parlement, revenue sur ses décisions ; mais ce retrait fut toujours sous une forte pression populaire et non du fait d’un rapport de force au sein du Parlement.

La Commission Européenne consolidée ainsi dans son espace devra également franchir les frontières européennes pour reconquérir avec vigueur l’espace international en adoptant la logique de mondialisation.
Elle devra aussi s’aligner aux logiques de guerre, d’occupation et de répression à travers le monde pour mieux piller et gaspiller les ressources, en vu de l’augmentation des profits.
C’est sous cet angle que l’on comprend mieux la réadaptation de l’OTAN et l’intégration de nouveaux pays en son sein, les récents conflits et guerres en Europe, l’occupation de l’Iraq et de l’Afghanistan, le soutien inconditionnel de l’entité sioniste en Palestine, le soutien financier et militaire accru à la Collaboration Arabe dans son combat contre la Résistance, l’ingérence au nom de l’humanisme et des Droits de l’Homme, le soutien des dictatures tant qu'elles leur sont fidèles, les complots en vu du renversement des gouvernements, résolument résistants et en quête de justice sociale pour leurs peuples.

Cette Europe là, inerte de par l’inertie de son Parlement, efficace de par le pouvoir absolu de sa Commission, devra être abolie.

Quant à l’Europe des Peuples, elle ne pourra naître que par la convergence de toutes les luttes populaires à travers tous les pays, pour l’abolition du capitalisme et l’instauration d’un système ouvrant la voie à un socialisme authentiquement révolutionnaire.
Dans son prolongement et son aboutissement, cette convergence pourra générer une plate-forme révolutionnaire faisant cette fois-ci émerger cette Europe, la nôtre.


En attendant, voter le 7 juin prochain, c’est donner une légitimité à une machine entièrement commandée par le Grand Capital qui n’a rien à branler de notre Histoire, de nos revendications et de nos aspirations vers une société meilleure et un monde en paix.

Faisons du 7 juin 2009 un témoin d’un refus majoritaire : l’abstention massive.

mercredi 22 avril 2009

Le monde est en danger...



Le Président Iranien a rappelé deux points aux représentants européens qui se sont hâtés à quitter la salle, deux points qui soulèvent en ce moment en Europe une vague d’indignation, de propagande sioniste, raciste et de désinformation véhiculée par les médias, comme ARTE hier soir…



L’Europe est à l’origine de l’antisémitisme ayant conduit à l’Holocauste

L’Europe, pour se racheter de ses crimes contre les juifs, a instrumentalisé l’Holocauste pour occuper la Palestine et créer Israël



En réaction à ces propos, les responsables européens se retirent de la salle et prouvent encore une fois qu’ils refusent d’admettre les faits historiques et d’en tirer les leçons.


Mais aussi et ce qui est le plus inquiétant, en agissant ainsi en permanence, ils risquent de commettre à nouveau et demain la même faute commise dès le début de la montée de leur Hitler jusqu’aux horreurs de la seconde guerre mondiale.

Par leur agissement irresponsable et permanent qui consiste à soutenir le sionisme, ils mettent à nouveau le monde en danger.

mardi 21 avril 2009

Salah Hamouri, citoyen d'honneur...

Salah Hamouri sera fait citoyen d'honneur de la ville de Grigny (69520) le 16 mai 2009.Le jeune franco-palestinien, Salah Hamouri, est condamné, sans preuve ni témoin à purger une peine de 7 ans de prison en Israël pour « délit d'intention » d'attentat.

Face au silence assourdissant des politiques et des médias français, estimant de notre devoir, en qualité de défenseurs des Droits de l'Homme partout dans le monde, de contribuer à la mobilisation pour obtenir la libération et le retour en Palestine de notre compatriote, la municipalité décide de déclarer Salah Hamouri Citoyen d'honneur de Grigny.

Salah a été arrêté le 13 mars 2005 alors qu´il se rendait à Ramallah. Il a été emmené à la prison de Moskobiah à Jérusalem. Il y est resté 3 mois, en isolement et en interrogatoire.

Un mois après son arrestation, sa famille a appris par la presse qu´il était accusé d´avoir comploté avec deux autres jeunes contre le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti religieux d´extrême droite Shas, au motif qu´ils étaient passés en voiture devant le domicile de celui-ci.

A cela s´ajoute la présomption de l´appartenance de Salah à un mouvement de jeunesse réputée proche du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), dont Salah n´a jamais été membre. Un « délit d´intention » a été ainsi constitué par le tribunal militaire.

Salah a ensuite été transféré à la prison de Beersheba où il est resté un an et demi. Il a ensuite été transféra au centre de Hadarim, puis à Rimonim.

Le 17 avril 2008, après trois ans d´emprisonnement au cours desquels une vingtaine d´audiences ont fait l´objet de reports successifs faute de témoins et/ou d´éléments de preuve permettant d´établir sa culpabilité, Salah a été condamné par le tribunal militaire israélien d´Ofer (situé dans les Territoires palestiniens illégalement occupés) à 7 ans de prison pour « complot et appartenance aux jeunesses du FPLP », et ce à la suite d´une procédure de compromis.

Salah a été contraint d´accepter ce compromis, sur les conseils de son avocate israélienne, Me Léa Tsemel : les termes du compromis étant, en effet, « soit vous acceptez 7 ans, soit ce sera pire ».

Depuis, Salah a fait l´objet d´un nouveau transfert, et se trouve à la prison de Gilboa au Nord d´Israël. Selon les termes du jugement il sera libérable le 21 novembre 2011.Malgré un fort mouvement d'opinion, malgré toutes les démarches effectuées auprès des autorités concernées, Salah Hamouri est toujours en prison et le silence demeure autour de sa situation.


La municipalité de Grigny attribuera le titre de citoyen d'honneur à Salah Hamouri, samedi 16 mai 2009, à 10h30, à l'Hôtel de Ville en présence de sa maman, de représentants de son comité de soutien, de nombreux démocrates et de défenseurs des droits de l'homme et de nombreuses personnalités

René Balme
Maire de Grigny (Rhône)
Le 20 avril 2009



Le Rassemblement des Démocrates Libanais et Amis du Liban
La section du Parti Communiste Libanais à Lyon

saluent la décision de Monsieur le Maire de Grigny et appellent tous les démocrates à participer à l’évènement attribuant au jeune citoyen français Salah, devenu un nouveau symbole de la Résistance Française,
le titre de citoyen d’honneur de la ville de GRIGNY

jeudi 16 avril 2009


Je dédie cette page à Dalal






L’acte résistant……….synonyme de révolutionnaire






Un pays dont les richesses naturelles sont exploitées et acheminées vers les pays riches, avec sans la moindre contre partie revenant à son peuple, si ce n’est une très bonne rémunération de sa bourgeoisie et de ses dirigeants qui ont la mission de maintien de l’ordre capitaliste, est un pays occupé.

C’est ce que j’appellerai « occupation indirecte » puisque nul besoin d’une force occupante étrangère pour piller.

Un pays dont la main d’œuvre est surexploitée, au point de faire travailler ses enfants sous 45°C, voire 50°C et dès l’âge de dix ans, pour une rémunération qui atteint à peine les 0,50 centime d’euro par mois est encore un pays occupé, puisque cette main d’œuvre là est une manne offerte par la bourgeoisie locale aux différents capitalistes, à travers ce qu’ils appellent « le monde libre », qui n’hésitent pas d’en profiter en licenciant leurs ouvriers et en délocalisant leurs moyens de production.

Un pays dont les richesses et les ressources, humaines comprises, sont ainsi pillées par les grandes puissances de ce monde, avec un lot de misère absolue, de famine, de maladies, d’absence du minimum sanitaire, d’éducation et de sécurité sociale pour son peuple, est aussi un pays occupé.
Par conséquent, l’acte résistant dans ce pays sera inéluctablement l’unique salut pour son peuple puisqu’il est son unique voie vers la libération nationale.

Dans ce pays, l’acte résistant qui s’est assigné pour ultime mission de renverser l’ordre capitaliste et d’abolir un système fondamentalement collaborateur avec l’ordre capitaliste mondial, ne peut être que fondamentalement populaire, résolument tourné vers les solidarités naissantes et grandissantes des peuples déjà en résistance.

L’acte résistant face à toutes les formes d’occupation à travers le monde devient ainsi universel car il est le seul langage à tenir face à l’ordre capitaliste plongé dans sa profonde crise, tantôt tentant de se réadapter, tantôt regroupant, réhabilitant et réorganisant sa machine militaire déployée à travers le monde, prête ainsi à réprimer et à maintenir l’ordre révolu.

L’acte résistant, dans toute sa diversité et ses richesses culturelles, dans toutes ses expressions, religieuse comme du temps de la Théologie de la Libération, marxiste comme du temps de Lénine ou du Che, devient ainsi synonyme de l’acte à la fois, populaire, conscient, réfléchi, résolu, ferme et révolutionnaire.



Le 16 avril 2009
Raymond RICHA

mercredi 15 avril 2009

51,7% ......OU LA LUTTE DES CLASSES




Cinquante et un virgule sept pour cent des internautes arabes croient à la véracité des accusations du régime égyptien contre le Hezbollah.

Cinquante et un virgule sept pour cent des internautes arabes donnent ainsi raison au grand Moubarak, champion à la fois en matière d’écrasement des révoltes populaires qui revendiquaient hier le pain et une vie digne et en matière de contribution efficace à l’étouffement du peuple de Gaza par le blocus…

Cinquante et un virgule sept pour cent des internautes arabes innocentent ainsi ce grand Pinochet, fier de sa « démocratie » qui jette en prison tout esprit libre de cette grande Egypte…

Cinquante et un virgule sept pour cent des internautes arabes croient aux propos de ce grand champion de la Collaboration, ce grand chef qui, lors de l’agression sioniste contre Gaza, s’était attelé à assurer la logistique aux forces d’invasion et d’occupation…

Cinquante et un virgule sept pour cent des internautes arabes approuvent les propos de ce grand chef si efficace lorsqu’il s’agit de bafouer la souveraineté de l’Egypte en permettant aux services de renseignement sionistes et à leurs homologues européo américains de souiller le sol égyptien et de traquer la Résistance…

Cinquante et un virgule sept pour cent des internautes arabes, bien assis sur leurs fauteuils et sans doute bien entourés de tous les conforts, pianotent sur leurs claviers en relayant ainsi la propagande d’un régime portant dans ses mains à la fois le sang de nos paysans et ouvriers égyptiens et celui de nos enfants gazaouis. Ils pianotent alors qu’1.500.000 de vies subissent encore le plus tragique des blocus depuis celui du ghetto de Varsovie…






Il est encore temps que notre Résistance, dans toutes ses factions et dans toute sa diversité, reconnaisse enfin que son combat s’inscrit dans la lutte des classes et que son salut dépendra de sa grande capacité de rejoindre la grande lutte des peuples à travers le monde, pour leur dignité humaine


15 avril 2009
Raymond RICHA

mardi 14 avril 2009

HAUTE TRAHISON...

"L’Egypte n’autorisera personne à violer ses frontières ou déstabiliser le pays", a déclaré le président égyptien Hosni Moubarak dimanche, dans un appel au chef du gouvernement libanais. ce fut sa première réaction publique à cette affaire


Monsieur le Président de l’Egypte
Tout acte de résistance contre les cibles militaires sionistes sur le sol occupé de la Palestine est un devoir

Monsieur le Président de l’Egypte
La solidarité envers cette résistance est un devoir
Fournir des armes à la Résistance du peuple de Palestine est un honneur
et la fierté de tout citoyen arabe

Monsieur le Président de l’Egypte
L’ère des compromis et de la Collaboration est révolue

Monsieur le Président de l’Egypte
Le souffle de la Résistance Arabe ne connaît pas les frontières
quelles qu’elles soient
Ce souffle là, vous ne pourrez pas l’étouffer, malgré toute l’assistance que vous offre l’ennemi

Enfin, Monsieur le Président de l’Egypte
Votre contribution au boycott qui tue d’une mort lente des enfants à Gaza n’est-elle pas une ingérence flagrante de votre régime et un viol de la souveraineté populaire de la Palestine ?
Au dictionnaire de l’Histoire des résistances des peuples, cet acte porte le nom de « haute trahison »

lundi 13 avril 2009

3 - 11 AVRIL 2002...CONTRE L'OUBLI

les snipers de Jenin...


JOYEUSES PAQUES!!!


Je dédie cette page à Janine ainsi qu'à tous les enfants de la Tour d'Aigues (France - Provence)




Et Nour fut…





Naissance de Nour et incompréhension d’un bébé

Je m’appelle Nour (1) et ma Maman me disait souvent que je suis un enfant de Palestine.

Jeté dans une cellule en compagnie de ma mère, je ne comprenais pas ce que signifiait la Palestine…Par contre, je devinais petit à petit, sentais et vivais les souffrances de ma mère, ses pleurs quotidiens, son calvaire.

A cet endroit sombre où la peur m’envahissait souvent, elle m’avait donné le nom de « Nour ».

Elle me répétait souvent cette phrase que je ne comprenais pas : « Tu vois mon petit, l’ennemi m’avait arrêtée alors que j’étais enceinte de quelques mois. L’occupant m’a alors placée dans cette cellule de la prison de Neve Tirza, comme tant d’autres femmes palestiniennes ».

Ennemi, occupant, être enceinte, prison,…des mots étranges qui me revenaient souvent et que je ne comprenais pas.

Un jour, en fin d’une courte promenade, elles n’ont pas voulu regagner les cellules ; elles sont restées ensembles dans la petite cour. Cependant, comme il était interdit de respirer l’air frais et de prendre le soleil plus longtemps, des hommes armés étaient venus avec leurs méchants chiens enragés et ont commencé à les frapper, frapper et frapper tant qu’ils ont pu, en les poussant dans les petites cellules…

Je ne comprenais pas non plus pourquoi l’air et le Soleil nous étaient interdits…

Ce jour là, ma Maman avait reçu des coups de pied et de poings au ventre.

Je pleurais…J’avais peur ce jour là.


Les conséquences des coups de pied et de poings au ventre

Depuis, Maman, traînant un gros ventre, était souvent amenée dans un petit local appelé infirmerie, jusqu’au jour où elle fut transportée à l’hôpital, avec de la ferraille (2) qui lui nouait les bras !!!
Elle avait gardé cette étrange ferraille qui lui serrait les bras durant tout son séjour à l’hôpital !!!

Mon petit frère était alors sorti du ventre de Maman. Il ne bougeait pas ; il ne criait pas ; il ne respirait pas.


Le retour à l’enfer de Neve Tirza

Voilà, Maman et moi devons retourner dans notre cellule et j’étais content de voir enfin ses bras libérés de cette maudite ferraille ; Elle pouvait ainsi me serrer très fort contre elle durant tout le trajet.

La cellule était petite, sombre, mal aérée, humide et froide ; cependant, j’étais rassuré car j’étais avec ma Maman.

Il m’arrivait souvent de sursauter au moindre bruit dans le couloir.

- Maman ! Maman ! j’ai peur…
- Chut, Nour, chut mon bel ange, calme, calme, je suis là et il ne va rien t’arriver…

Souvent aussi, elle me disait que nous devions rester deux ans ici avant d’aller rejoindre Papa, mes deux frères et ma sœur…

Quelquefois, Maman devait se préparer car elle avait une visite. On se retrouvait alors dans un petit réduit. Il y a une vitre au milieu, d’un côté maman et moi, et de l’autre, des gens que je ne connaissais pas et que je n’avais jamais rencontrés. On m’avait dit que c’était ma famille.

On pouvait ainsi se voir au travers de la vitre, mais on ne pouvait pas se toucher ni s’embrasser.

Alors pour dire aux membres de la famille qu’elle les aime, Maman mettait sa main largement ouverte sur la vitre, et de l’autre côté, une main tentait de se confondre avec la sienne.

Ma Maman ne pleurait jamais, sauf le jour qu’on nommait « fête des mères » ; ce jour là, on lui avait donné un mot écrit par mon grand frère : « Je vous embrasse tous deux du bout des doigts »…


Mes premiers pas

Aujourd’hui, je peux dire que j’ai un peu grandi.

Maman me fredonne de vieilles ritournelles de mon pays, la Palestine. J’aime bien « ya setty », c’est une berceuse ; et Maman a une voix si douce…

Mes journées étaient bien pleines puisque mes petites jambes gigotent car je voudrais commencer à marcher si on me tient.

L’autre jour, Maman m’avais pris les mains et j’étais droit ! Je m’amusais alors à lancer une jambe puis l’autre pour faire quelques pas. Je riais et Maman aussi.
Quand soudain, la porte de la cellule s’ouvrit en grand et des « chiens (3) en furie » (comme dit Maman) entrèrent.
Ils criaient fort et hurlaient que c’était interdit de promener son enfant et de lui apprendre à marcher.

Maman était alors en colère et d’une violence extrême. Elle était au sol, pliée en deux, et elle recevait des coups de bottes sur tout le corps.

Et là, une des furies m’avait aperçu allongé sur le lit. Elle me prit par les pieds et me fit tourner puis me projeta de toutes ses forces contre le mur.

J’étais retombé sans pousser un seul cri. Mais il a fallu m’emmener à l’infirmerie pour me plâtrer la hanche. J’avais mal, mais Maman m’avait toujours dit de ne pas crier, de ne pas pleurer.

Une autre chose étrange. Parfois les « Rambo » (c’est un mot employé par Maman) venaient avec des lances à eau et nous visaient. Maman me prenait vite, me serrait fort contre sa poitrine et se postait dans l’angle de la pièce pour me tenir à l’abri.

Oh, certes, j’étais très mouillé, mais Maman recevait de gros jets d’eau dans le dos et cela lui faisait très mal.

Si je ne vous parle pas de mes jouets, c’est tout simplement qu’ils étaient interdits.
Quand Maman avait droit au parloir et que l’on déposait pour nous des vêtements et des jouets, on nous remettait les fringues, mais pas les jouets. C’est interdit, interdit et interdit.

Tant pis et comme le disait Maman, un jour nous sortirons de cette maudite prison.


La séparation

Voilà, j’ai grandi et j’ai deux ans. J’ai grandi dans une cellule-chambre avec ma Mère, très souvent dans ses bras ou sur le lit.

Elle me met mes plus beaux habits et me fait tout beau, puis j’entends des bruits de bottes dans le couloir, ce qui me fait toujours très peur.

Des hommes en uniformes entrent et tentent de me prendre.
Je m’accroche alors au cou de Maman en hurlant : « Au secours, Maman ! Maman ! ».

Ils réussissent à m’arracher à ma Mère qui, pour la première fois ne fait rien.

Elle reste immobile, droite, sans parler, sans crier…Comme si elle était complice.

Toujours figée, elle me suit de ses regards ; elle me regarde m’éloigner, dans les bras des méchants…

Depuis ce jour là, je ne l’ai plus revue…


Fausse liberté

Un monsieur qui est mon Papa m’avait récupéré et emmené loin, loin, très loin…

Et depuis, on me dit que je suis libre ; mais Père m’a fait une promesse : ma Maman sortira bientôt…



(1) Nour : prénom arabe qui signifie « lumière »

(2) Ferraille : Menottes

(3) Chiens : Manal traitait de ce nom les gardiens et les soldats de la prison

dimanche 12 avril 2009




SACHEZ QUE LA TERRE EST RONDE

De quel droit le régime de Moubarak accuse et critique une des factions de notre Résistance ?
De plus, il se permet d’arrêter un de nos citoyens pour avoir organiser l’acheminement des armes destinées à la Résistance Palestinienne !!!

Ce grand Moubarak, aussi grand que sa haine contre toute expression démocratique du peuple frère égyptien, et pas plus qu’hier, non seulement gardait silence alors que les missiles tombaient à flot sur la banlieue sud de Beyrouth ainsi que sur nos enfants à Qana.

Cet efficace Moubarak, aussi efficace quand il s’agit de servir les intérêts de l’entité sioniste et de ses alliés, pas plus qu’hier se lamentait lorsqu’il découvrit la débâcle de l’armée sioniste sur le sol de mon pays.

Cet ultra Moubarak, aussi ultra lorsqu’il s’agit de soutenir logistiquement le Tsahal dans sa dernière tentative de reconquête de la bande de Gaza, participe encore efficacement au blocus imposé.

Ce Pinochet égyptien accuse aujourd’hui notre Résistance de vouloir déstabiliser son régime, alors qu’il a été champion dans l’écrasement des révoltes qui ne revendiquaient que le pain et la vie dans la dignité.

Que ce grand monsieur se rassure car notre Résistance a beaucoup et aura beaucoup à faire dans notre pays que de s'occuper du sien.

Quant à la marche vers la liberté et la dignité humaine du peuple égyptien, elle est et restera l’œuvre du peuple ; les décisions et les actes lui reviendront et il n’a nullement besoin d’une quelconque résistance venue de l’extérieur, si ce n’est et ça le sera, la solidarité des peuples en lutte à travers le monde.

Il peut alors se regarder et se flatter à travers un miroir, car pas plus qu’hier, ses ingérences au Pays des Cèdres, en vue de liquider notre Résistance furent remarquées et remarquables !!!

Enfin, ce message s’adresse également à tous les régimes arabes. L’acte de résistance et le souffle de liberté ne peuvent se limiter à de quelconques frontières ; la dynamique révolutionnaire est en marche et nul ne peut l’arrêter.

Comme par hasard, alors que le Premier égyptien ose accuser notre Résistance, son homologue tunisien vient d’interdire le XXVème congrès de l’Union Générale des Etudiants de Tunisie…

Messieurs les rois et chefs d’états arabes, sachez que la Terre est ronde et son heure est désormais à la résistance des peuples.



12 Avril 2009
Raymond RICHA

samedi 11 avril 2009

RESISTANCE BOLIVIENNE...



Le président bolivien, Evo Morales, s'est déclaré jeudi, 9 avril 2009, en grève de la faim au palais présidentiel, avec des dirigeants syndicaux et sociaux, pour protester contre un retard législatif au Congrès susceptible de menacer la tenue des élections générales de décembre

Cette menace provient du groupe ultra libéral qui s’acharne contre l’expression démocratique du peuple souhaitée par le Président et prévue en décembre


LIBAN RESISTANCE EXPRIME SON ENTIERE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE DE BOLIVIE, SES SYNDICATS ET SON PRESIDENT

mercredi 8 avril 2009

un concept qui fait trembler les puissances...

Une Palestinienne fait la cuisine près des ruines de sa maison détruite par les forces israéliennes d'occupation dans le village d'Abassa, près de Khan Younis, au sud de la Bande de Gaza (photo PCHR)


Le concept de résistance civile
Par Natalie Abou Shakra




Natalie Abou Shakra est une militante libanaise de 21 ans. Elle est arrivée à Gaza avec le 5ème bateau du mouvement Free Gaza. Elle fait partie de ce mouvement, ainsi que de l’International Solidarity Movement (ISM). Elle est diplômée en Anthropologie et Sociologie de l’Université américaine de Beyrouth.


Nous vivons dans un monde très déséquilibré, où la langue, l’habillement, la technologie, l’éducation, la nourriture, les médias et autres aspects de la vie postmoderne sont dictés par quelques-uns et imposés sur beaucoup, le reste du monde.





Ces quelques-uns décident du courant des politiques et dictent comment le monde doit tourner autour d’elles.





Ces quelques-uns n’accepteront la résistance à aucun prix.





Je viens d’un pays qui a, depuis 1982, la dernière occupation israélienne, officiellement créé une résistance paramilitaire. Bien qu’elle soit une résistance armée, la (résistance) libanaise est une résistance protéiforme. C’est une culture de résistance, contre toute forme de colonialisme, d’occupation et, plus important, le pire de tous les maux, l’impérialisme.





Pendant la guerre contre le Liban, une autre forme de résistance, émanant des citoyens ordinaires, a réussi à voir le jour. Ceci s’est passé entre juillet-août 2006, un groupe de militants locaux et internationaux a décidé de « résister » aux bombardements israéliens, les défiant en conduisant toute une série de véhicules vers le Sud du Liban pour aider les déplacés intérieurs.


Ce mouvement a été appelé la Campagne de Résistance Civile et son objectif était de défier le siège israélien au Liban pendant les frappes, de tous les moyens que les citoyens jugeaient possibles.





En 2006, un autre siège a également été imposé à la population, cette fois plus sauvage, et s’étendant jusqu’à aujourd’hui. Le siège sur les citoyens palestiniens dans la Bande de Gaza a été imposé comme punition collective sur près d’un million et demi d’âmes, à cause de leur choix du gouvernement démocratiquement élu.


Pour les quelques-uns qui dominent le monde, la seule faute que ce gouvernement a commise est que c’était et que c’est une résistance – qui résistait aux quelques-uns et à leurs décisions, à leurs formes indirectes et directes de néocolonialisme, d’occupation et d’impérialisme.





A nouveau, le 8 août 2008, le monde a été témoin d’un événement historique venant d’un groupe de militants du monde entier, qui ont résisté non violemment. Ils ont résisté à la punition collective et au siège illégal de l’Etat israélien d’apartheid. L’énorme illusion de puissance qu’Israël-apartheid donnait au monde, encore une fois, comme en 2006 avec la guerre contre le Liban, fut brisée.





Le 20 décembre 2008, sept jours avant les attaques israéliennes génocidaires et la stratégie de nettoyage ethnique dans la Bande de Gaza, un nouveau groupe de militants et de journalistes débarquait dans le port de Gaza. Il y avait aussi à bord la première délégation arabe, composée de Libanais et de Qataris.





Pendant les sept jours précédents les attaques, depuis mon arrivée sur une terre occupée, au milieu d’un peuple assiégé, puni collectivement, j’ai écouté et j’ai vu ce que le blocus avait engendré. Un bantoustan de la pire espèce : un camp de concentration avec une vague à venir de massacres. Un bantoustan avec des tunnels allant en Egypte qui ont permis au peuple de survivre, qui continue à survivre, et un génocide lent, ignoré du monde ; pendant ces sept jours, il y a eu des agressions hebdomadaires, sinon quotidiennes, contre des civils comme les fermiers et les pêcheurs, et si vous épluchez les chiffres relevés par les observateurs des droits de l’homme dans la Bande, vous lirez aussi l’assassinat continu des enfants.





Je suis restée avec une famille palestinienne pendant les attaques. Ensemble, nous avons partagé une pièce sous les bombardements. Nous avons dormi par terre, dans la pièce la plus éloignée de la façade de l’immeuble pour minimiser la dévastation des frappes. Nous étions quatre, les parents, leur enfant et moi.


La nuit, lorsqu’il était impossible de dormir, nous entendions les drones de surveillance, avec leur bourdonnement effrayant au-dessus de nous, puis les F16 et les F35 ont bombardé un secteur à côté… et la même chose chaque nuit, pendant 21 nuits…





Pendant les attaques, j’ai accompagné les ambulances du Croissant Rouge, qui n’ont pas été épargnées par les attaques des forces israéliennes d’occupation. 16 secouristes ont été tués pendant les attaques des FIO contre les ambulances. Il n’y avait aucun endroit sûr, dans ce plus grand camp de concentration de l’histoire moderne. Auschwitz et Varsovie peuvent-ils se répéter ? Oui, ce fut le cas.





Personne autour de moi n’était capable de comprendre l’étendue de la sauvagerie. C’était des meurtres au hasard, avec une connotation racialement discriminatoire, et une haine aveugle, ignorante. Le pire, c’était que le monde s’est tellement habitué aux morts des Arabes, des Irakiens aux Palestiniens, que leur nombre croissant s’est ajouté au manque de réponse.





A Gaza, à regarder les reportages des médias internationaux, beaucoup ont dû penser qu’il y avait une armée à Gaza. « Où est l’armée palestinienne ? », a demandé un commentateur. Il n’y a pas d’armée palestinienne. Il n’y a pas d’armes nucléaires dans la Bande. Il y a des combattants de la résistance, avec des fusils à la main, et un nombre minime de roquettes Grad du modèle de celles qui furent produites en URSS dans les années 1960, qui quelquefois retombent sur ceux qui les lancent.


Est-ce qu’on peut les considérer comme une armée, contre la plus grosse puissance nucléaire de la région ?... Israël-apartheid n’est pas seulement la plus importante, mais aussi la plus destructrice des puissances nucléaires de la région.





Dans la maison où j’étais, le petit garçon chantait pendant la guerre… il chantait pour dormir, il chantait pour combattre les secousses de notre immeuble et les bris des vitres… l’air froid la nuit et le bruits des navires de guerre, des avions de combat, des chars et des snipers autour de nous… si proches, la mort était si proche.


Je n’avais aucun courage, sinon pour ce petit garçon.


Je n’avais aucun courage pour faire face à tous ces engins de guerre, cette tragédie.
Nous avons ri pendant les bombardements. Oui, il y a eu des fous rires. Nous nous moquions des Israéliens. Lorsqu’ils frappaient, nous discutions du type d’arme utilisé.


Nous sommes maintenant des experts es-guerre de l’Académie Palestinienne de 61 ans de génocide lent et nettoyage ethnique planifié.





Les gens plaisantaient sur moi, me taquinaient, disant que c’était moi, la Libanaise, qui avait apporté la guerre depuis le Liban jusqu’ici.





Comme d’autres secteurs, Tal El-Hawa, ma rue, a été envahie par les forces d’occupation. Ils sont arrivés dans notre rue, avec leurs chars. Notre immeuble a été bombardé, les 7ème, 8ème et 5ème étages. Nous n’avons su que c’était notre immeuble que le lendemain, quand nous avons pu mettre un pied dehors. Nous avons découvert une rue de gravats, de poussière et de ruines.


L’immeuble du Croissant Rouge, en face du nôtre, avait complètement brûlé, avec l’entrepôt contenant des médicaments et des tentes dévasté, avec son contenu.


J’ai marché la nuit, sous les bombes. Mes camarades de l’International Solidarity Movement (ISM) et moi devions constamment écrire. Nous devions donc aller aux bureaux des agences de presse. Ils avaient l’électricité et Internet.


Marcher au milieu des gravats, des ruines, était comme vivre un des films d’horreur classique.





Une ville fantôme… Je me cachais à l’ombre des balcons tout en courant d’un immeuble à l’autre, espérant que le tireur d’élite, dans l’avion de surveillance, ne me verrait pas… chaque ombre en mouvement était une cible. Ils ont tiré sur des moutons, des ânes… et même des pigeons.





Avec d’autres militants, à Gaza, nous avons fait notre possible pour démarrer un mouvement de boycott global, avec en tête l’expérience sud-africaine.





Nous pensions qu’Israël-apartheid avait mis en pièces la solution à Deux-Etats. Quelle était l’alternative ? Un Etat démocratique pour tous ses citoyens, quels que soient leur race, leur ethnicité, leur couleur, leur religion et leur genre… ce fut l’appel pour l’action.





Le sionisme est une idéologie raciste ; un Etat pour les Juifs avec discrimination contre les minorités n’est pas le choix des gens qui soutiennent la démocratie civile, une personne-un vote.





Il faut punir les généraux et commandants des forces israéliennes d’occupation comme criminels de guerre, et l’Etat d’Israël comme Etat d’apartheid responsable de crimes de guerre et de nettoyage ethnique contre les Palestiniens ; la création d’un Etat sur toute la Palestine historique est la seule solution après Gaza 2009.


Les Palestiniens peuvent coexister avec les Juifs, pas avec le sionisme.





Une société démocratique et laïque pourrait être constituée après qu’une justice de transition soit recherchée. Il n’y a que de cette manière que pourra se réaliser le retour des 6 millions de réfugiés éparpillés dans le monde, dont certains vivent dans des conditions misérables, en particulier au Liban et dans d’autres pays arabes, sans parler du sentiment d’isolement qu’éprouvent tous les Palestiniens, qu’ils soient en Diaspora, dans ce qui est appelé aujourd’hui Israël ou sur la terre palestinienne occupée en 1967.





Je suis en lutte, je vis dedans. Mais je refuse d’être un objet, je suis une personne, je ne cesse de me le répéter.


La réalité de Gaza provoque sur les personnes le sentiment qu’elles ont une moindre valeur que celle qu’elles ont réellement… en tant qu’êtres humains, en tant que citoyens.


Le sentiment que le monde vous a abandonnés, à renoncer à vous, après toutes les pertes, toutes les peines, est insupportable, c’est en soi une autre mort. Quand on a perdu un enfant, ou une mère, ou quelqu’un qu’on aimait, sous les tirs des snipers, de l’impact d’un Apache, comment pouvoir justifier ça ?


Alors, quand vous regardez les informations retransmises dans le monde entier, et que vous voyez que les victimes sont dépeintes comme les agresseurs, cela redouble la douleur.





Après la fin des attaques, je suis allée voir quelques vergers à Jabaliya, à un quart d’heure de l’endroit où je vivais à Gaza ville. J’ai vu les arbres déracinés. Qu’est-ce que ça veut dire ? Quand l’agresseur arrachent vos arbres jusqu’aux racines… l’agresseur veut que vous sachiez que vous, votre identité et votre existence seront arrachées de la même façon. La haine dans les actes, dans l’écrasement des bâtiments jusqu’à les réduire au sable dont ils étaient faits, serrait le cœur. Mais ce qui était stimulant, c’était ces familles qui buvaient le thé sur ce qui avait été un foyer, une maison. Des tentes ont été montées près des gravats, et les enfants jouaient avec les objets cassés qu’ils pouvaient trouver.





Comment puis-je agir sur ce qui se passe, et comment le monde peut-il répondre ? Je crois que nous pouvons défier l’oppression, et l’illusion de pouvoir que l’oppresseur crée dans nos esprits. On m’a demandé une fois : « N’as-tu pas peur de mourir ? » Je n’ai peur que de ce que je considère comme le pire des maux, la répression, l’oppression, le colonialisme et l’occupation, tout ce qui peut balayer mon existence, effacer mon identité de la carte, et c’est exactement ce qui arrive aux Palestiniens depuis 61 ans, et qui continue aujourd’hui. Que choisir pour y faire quelque chose ?




Boycotter Israel-Apartheid





Source : Moments of Gaza
Traduction : MR pour ISM

je résiste, donc je suis...



il ne s'agit pas ici d'un acte de solidarité, mais plutôt d'un acte de résistance
SOUTENONS LES FAMILLES DE GAZA



Nous pouvons les aider !

En effet, la poste a repris son fonctionnement et les lettres et les colis arrivent, lentement mais ils arrivent (entre 1 à 3 semaines).

Vous pouvez donc envoyer des colis de vêtements pour adultes et enfants, des jouets, etc. Si vous écrivez l’arabe, vous pouvez joindre une lettre à votre colis.

Si vous ne pouvez ou ne voulez envoyer un colis, vous pouvez envoyer un courrier, en arabe ou en anglais, pour prendre de leurs nouvelles, raconter ce que vous faites, indiquer votre adresse postale, votre adresse email, etc.

Lire la suite :

PERSPECTIVES DU XIEME CONGRES



Le X° Congrès du Parti Communiste Libanais, qui s’est tenu à Beyrouth entre le 25 et le 28 février 2009, a approfondi le contenu du projet politique qui lui était présenté dans le sens suivant :

1- La mise en avant de la ligne indépendante choisie par le Parti, tant sur le plan patriotique que sur le plan social, et, ce, à travers la lutte pour un régime politique démocratique, laïque et résistant, ayant pour mission de réaliser les réformes politiques nécessaires à la libération des territoires libanais encore occupés par Israël, tout en œuvrant au regroupement des forces de gauche et des forces démocratiques arabes dans le but de faire face au projet étasunien visant à mettre sous sa coupe notre région et toutes les richesses qu’elle recèle, et à perpétrer des massacres contre les peuples arabes, en particulier le peuple palestinien qui subit à nouveau, aujourd’hui, une guerre d’extermination.

2- La priorité à la lutte de classe sous toutes ses formes afin de faire face aux répercussions de la crise capitaliste mondiale sur notre peuple qui se traduisent par la paupérisation, l’élargissement du chômage et l’écroulement du niveau de vie de la majorité des Libanais, en particulier les jeunes.

3- Le maintien des principes et des objectifs socialistes qui forment la seule solution possible aux problèmes et aux contradictions internes vécus par la société libanaise et dérivant des régimes d’exploitation capitalistes.


Le X° Congrès a insisté également sur l’importance des moyens d’information, ainsi que sur le rôle qui doit être imparti aux jeunes. Il a entériné les projets visant à effectuer une politique d’alternance au sein des instances dirigeantes du Parti.


Le X° Congrès a élu un Comité central formé de 60 camarades.

Ce Comité a élu un Bureau politique composé des camarades
suivants :

Khaled HADADAH, Secrétaire général

Marie NASSIF-DEBS, Responsable des relations internationales

Ali SALMAN, Responsable de l’organisation

Saadallah MAZRAANI, Responsable de l’information

Nadim ALAA-EDDINE, Responsable des relations politiques

Samir DIAB, Secrétaire du Bureau politique et responsable de la
Fédération des Communistes à l’étranger

Hanna GHARIB, Responsable des enseignants et des jeunes

Moufid KOUTAICHE, Responsable des professeurs des universités,
de la relation avec les intellectuels et de la revue « At-Tariq »

Abed FTOUNI, Responsable ouvrier

Melhem SALIBA, Responsable de la Fédération de la Békaa

Raja SAADEDDINE, Responsable à la culture

Ali GHARIB, Responsable de la Fédération du Liban Sud

Ramzi AWAD, Responsable des affaires sociales

Ibrahim AL-HAJJ, Responsable du Comité des élections

Rafic SAAD, Responsable de la Fédération de Beyrouth

Khalil GÉRIÈS, Responsable des métiers libéraux

Arij CHAMMA, Responsable des affaires administratives

Raymond KALLAS, Responsable de la Fédération du Mont Liban
Nord

Mahmoud KHALIL, Responsable de la Fédération du Liban Nord

mardi 7 avril 2009

Michèle Alliot-Marie a menti...


DES HOMMES EN NOIR AVAIENT REUSSI A FAIRE AVORTER LA GRANDE MANIFESTATION ANTI OTAN A STRASBOURG,

MICHELE ALLIOT-MARIE A MENTI…






Article de Rouge Midi


Que s’est il passé à Strasbourg ? En dehors du sommet vu et revu (en direct sur deux chaînes à la fois !), d’une manifestation perturbée par des personnes cagoulées, d’un hôtel en feu, il n’y a rien eu d’autres ? Les violences (annoncées !) étaient inévitables ou souhaitées en haut lieu ? Rouge Midi était sur place au cœur de la ville, du contre sommet et de la manifestation. Reportage photos en suivant.


Au cœur de Strasbourg
Beaucoup moins médiatisé que le sommet de l’OTAN (et pour cause !), se tenait à Strasbourg du 1er au 5 avril le contre-sommet initié par le collectif OTAN-Afghanistan.

Outre la manifestation du 4 avril, du 1er (et même avant) au 5 avril inclus se sont succédés débats, rencontres, conférence internationale…


Une ville en état de siège
On a beau être prévenus, lorsqu’on arrive à Strasbourg, on est frappés de l’atmosphère que fait régner sur la ville l’ensemble des dispositions prises à l’occasion de ce 60ème sommet. A 3 jours du sommet, dès la gare, la présence policière, fait passer le plan vigie pirate en cours ailleurs, pour une plaisanterie à côté de ce qui est mis en œuvre ici qui a démarré le 20 mars et est allé crescendo. Qu’on en juge :

Côté français 10 000 policiers et militaires (peut être bien plus ?) dans toutes sortes de véhicules (et même à cheval !) souvent harnachés comme pour une guerre de tranchée et qui contrôlent à tour de bras

au moins autant sans doute côté allemand,

des batteries lance missiles sur les collines qui entourent la ville,

écoles et administrations fermées (l’université, elle, est fermée depuis le début de la semaine),

des hélicoptères qui volent (ou stationnent ce qui est encore mieux pour les oreilles) en permanence à basse altitude au dessus de la ville

des avions de chasse,

des plongeurs qui ont inspecté fleuves et canaux interdits à la circulation

le centre ville (y compris la cathédrale haut lieu touristique strasbourgeois) interdit les 3 et 4 avril aux piétons et par moments même aux habitants !

une population qui soit est partie, soit se terre ce qui donne à Strasbourg un air de ville morte

des commerces qui ont fermé et couvert leur vitrine de contreplaqué…et on oublie !

La population, elle, n’en revient pas. Partout les mêmes propos d’incompréhension et de désapprobation.


Propos croisés :

Une restauratrice au centre ville « Ils en sont restés à la guerre froide, c’est vraiment exagéré ! D’ordinaire je fais deux services [la salle a 45 places et nous ne sommes que 8 NDR] Strasbourg est une ville morte depuis une semaine. Obama il vient avec 850 personnes, ils ont pris tout l’hôtel Hilton et comme si ça ne suffisait pas ils ont fait changer tout le mobilier car le style ne convenait pas au président. C’est Roche Bobois qui a prêté les meubles pour les deux jours ! Sa femme et madame Sarkozy ont prévu d’aller voir la cathédrale et son horloge astronomique qui carillonne à 12h 30. Personne ne sait régler le carillon et elles voulaient faire changer l’heure parce qu’elles passeront vers 11h !!! Vous vous rendez compte ce sommet ça coûte 50 millions d’euros !!Il y a vraiment un fossé qui grandit entre les riches et les pauvres. Et puis qu’est ce que ça veut dire de travailler plus ? On va passer toute sa vie au travail ? On est revenus au temps des rois ! »

Un intérimaire dans un café :« J’ai voté Sarkozy, je croyais qu’il allait apporter du changement mais là…Travailler plus pour gagner plus ils nous prennent pour des idiots »

Un enseignant : « Zone rouge, zone orange, on ne peut plus circuler ! Mes élèves sont contents parce qu’il n’y a pas d’école , ce sont les seuls qui soient satisfaits dans cette ville. 35 km de barrières, des barbelés, des contrôles…Hier je rentrais chez moi un policier m’a demandé pourquoi faire ! » Et on pourrait allonger la liste : un pharmacien qui ne sait pas s’il pourra venir travailler en fin de semaine, un autre restaurateur qui parle d’état de guerre, un marchand d’articles de sport « c’est oppressant »…bref une ville en état de siège et une population qui, à la quasi unanimité, n’approuve pas. Les avocats strasbourgeois ont d’ailleurs porté plainte pour atteinte à la liberté de circulation. Le talon de fer de l’OTAN est à l’œuvre.


Le contre-sommet
Pendant que les tenants de l’alliance militaire de l’empire s’affairent, les opposants et en particulier le collectif OTAN-Afghanistan et le collectif anti OTAN de Strasbourg, s’activent. Depuis janvier en prévision de cette date, les initiatives se sont multipliées à travers l’hexagone. A Strasbourg même, c’est avec un jour d’avance sur le programme que dès le 31 mars une conférence sur les armes au plutonium se tient. Le mercredi 1er avril le village autogéré, lieu d’accueil des pacifistes venus en particulier des pays membres de l’OTAN, ouvre ses portes et se remplit jour après jour.

Difficile de donner une liste de toutes les rencontres et débats. Nous n’en retiendront qu’une parce que la plus emblématique et la plus grande : la conférence internationale qui s’est tenue les 3 et 5 avril et sur laquelle les médias ont presque tous fait silence.

En accueillant les participants à la conférence Reiner Braun (Allemagne) explique à une salle déjà pleine que nombre de participants prévus sont encore bloqués par la police et dénonce les fauteurs d’incidents qui ont agi dès l’ouverture du contre-sommet le mercredi 1er avril dans des conditions plus que douteuses :« Nous avons des vidéos qui prouvent que les incidents ont été voulus, planifiés à l’avance et se sont déroulés avec la complicité des forces de police ! ». Puis la conférence démarre. La séance plénière est suivie d’une 20aine d’ateliers qui vont se succéder toutes les deux heures dans les différents lieux mis à disposition du centre sportif d’Illkirch, au sud de Strasbourg.

Il est évidemment impossible de tout rapporter ici. Nous reviendrons d’ailleurs ultérieurement sur certains témoignages. Extraits de quelques interventions choisies :

Sophie ZAFARI – FSU – France « …Argument de l’existence de l’OTAN : la lutte contre le terrorisme et le « choc des civilisations » a remplacé la lutte contre le bloc soviétique de la l’époque de la guerre froide.

La guerre, élément structurel du capitalisme : Elle garantit la sécurité des investissements capitalistes ; les budgets militaires ont augmenté de 45% en 10 ans, et le budget militaire actuel est très supérieur à celui du temps de la guerre froide.

La guerre a toujours été une issue aux grandes crises économiques La question de l’accès aux ressources est de plus en aigu : La crise financière génère des complications autres qu’économiques et sociales : elles sont d’ordre géopolitique à cause de l’accès aux ressources, les états dominants voulant imposer leurs droits et maintenir le pillage des ressources, provoquant des conflits graves entre pays (émeutes de la faim...) C’est la raison pour laquelle le sommet de l’OTAN a lieu en même temps que le G20.

Logique de libéralisation des marchés : exploitation des travailleurs et de la nature, privatisation de tous les secteurs. Retour de la France dans l’OTAN, occasion pour grands groupes de gagner des parts de marché dans l’économie de guerre. La crise et ses bouleversements géopolitiques génèrent une fuite en avant militariste. Lutte sociale et combat pour la paix sont intimement liés. »

Phyllis BENNIS (USA) qui fait une intervention très intéressante sur le positionnement et la nouvelle stratégie des pacifistes américains depuis l’élection d’Obama « On avait rencontré Obama alors qu’il était candidat. A nos demandes il avait répondu : Il faut que vous descendiez dans la rue pour m’obliger à le faire.

Maintenant qu’il est élu c’est ce que nous voulons faire : descendre toujours plus nombreux dans la rue, changer l’opinion publique, ce qui créera les circonstances politiques qui l’obligeront à faire un bon choix en politique étrangère….

B O a dit « Nous ne pourrons pas régler le problème Afghan seulement avec les militaires, mais avec la diplomatie et le développement ».

C’est la même chose pour la Palestine où il faut mettre fin à l’apartheid.

Mais nous constatons que engagement militaire n’a pas diminué, et qu’il est impossible de mener de front diplomatie et engagement militaire. La guerre en IRAK a été engagée sur un mensonge, il y a de + en + de violences et l’occupation américaine y a mis fin à des siècles de coexistence pacifique entre populations. Aujourd’hui les quartiers sont isolés les uns des autres et les groupes de populations ont été utilisés les uns contre les autres. Ce n’est pas de la diplomatie. En Afghanistan s’il n’y a de pas de retrait des troupes, il y aura développement du mouvement taliban. ».


Jan Tamas République Tchèque : « les socio démocrates nous ont trompés et sont entrés dans l’OTAN sans référendum comme ils s’y étaient engagés…Une marche mondiale pour la paix et la non violence partira de Wellington en Nouvelle-Zélande, le 2 octobre 2009, journée dite "Journée Internationale de la Non-violence" par les Nations Unies et date anniversaire de la naissance de Gandhi. Elle se terminera à Punta de Vacas en Argentine, près du plus haut sommet argentin de la Cordillère des Andes, le 2 janvier 2010. Durant ces 90 jours, elle parcourra plus de 90 pays et 100 villes, à travers les cinq continents. »

Parmi les ateliers de l’après midi, deux ont eu plus particulièrement de succès celui sur la Palestine et celui sur OTAN, UE et traité de Lisbonne. Dans ce dernier le représentant du CAEUC d’Irlande se taille un joli succès ; Il explique comment les relations entre OTAN et UE sont de plus en plus étroites. Comment les actions contre la piraterie maritime ne sont en fait que des opérations visant à sécuriser l’acheminement des matières premières. Il rend hommage à Chypre qui résiste à l’OTAN et fait le constat qu’avec l’Irlande, Chypre est le seul pays sous occupation coloniale. Il termine en disant sous les applaudissements que les irlandais, dont 4 millions d’entre doivent s’attendre à une baisse de 10% de leurs revenus, n’accepterons pas le traité de Lisbonne sur lequel ils doivent revoter.

Une autre intervenante fait observer que si la Georgie avait intégré l’OTAN nous serions tous en guerre contre la Russie.

Enfin dans le débat avec la salle un participant fait observer que le choix n’est pas entre OTAN ou défense européenne commune (ce qui reviendrait à accepter une force internationale d’intervention), mais à s’en tenir strictement au concept de défense nationale.

Une autre conclura en rappelant que l’autorité et la légitimité doivent être rendues à l’ONU. La journée se termine. Il faut rentrer à pied en suivant les rails du tramway à travers les rues désertes…


La journée du 4 avril
Dès 1heure du matin le quartier du Pont de l’Europe, ce fameux pont qui traverse la frontière entre la France et l’Allemagne, est réveillé par la mise en place, de part et d’autre de la rue, de barrières destinées à protéger le cortège des chefs d’état. Suit, à partir de 3h un convoi qui roule, près d’une heure durant, composé de camions, de cars de toutes formes et dimensions, d’engins de guerre…

Au matin la paisible route du Rhin est métamorphosée : barrières gardées par un policier tous les 10 mètres, route coupée où circulent seulement de temps à autres des voitures aux vitres noires encadrées de véhicules de police, voie ferrée (qui la surplombe) barrée et gardée par des policiers en armes, hélicoptères encore plus nombreux que les jours précédents, tireurs d’élite sur les toits, bref nous sommes en sécurité. Les clients de l’hôtel Formule 1 prennent leur café sur la terrasse, à deux pas des barrières, abasourdis.

Vers 11h les présidents qui sont allés se saluer sur le pont dans un scénario digne de Voici reviennent en limousine pour se rendre à la salle du sommet. Le dispositif s’allège, l’heure de la manifestation approche.

En contrebas de la route et de l’autre côté de celle-ci, juste en face des deux hôtels (IBIS et Formule1) se trouve une grande esplanade de terre, le jardin des deux rives, lieu du rendez vous de départ de la manifestation. C’est là que doivent se succéder les prises de paroles d’avant manif. Nous sommes environ 30 000 et nous apprenons que 10 000 manifestants allemands qui devaient venir nous rejoindre sont encore bloqués de l’autre côté de la frontière, en fait ils ne pourront pas le faire. Rapidement le climat se tend pour deux raisons.

200 personnages tout habillés de noir, cagoulés, souvent porteurs de masques à gaz et de lunettes de chantier font irruption avec des sacs à dos qui ont tout l’air de transporter autre chose que des sandwichs

2 hélicoptères stationnent au dessus du rassemblement à si basse altitude que d’une part on a du mal à entendre les discours et d’autres les pales des hélices soulèvent la poussière de l’esplanade rendant l’atmosphère irrespirable. Drôle de manière d’aider au calme…

A ce moment là 3 groupes d’une vingtaine « d’hommes en noir » (la plupart sont des allemands très jeunes à ce qu’on a pu en juger) quittent très tranquillement le rassemblement et remontent sur la route pour aller s’en prendre à un poste de douane et aux deux hôtels. La police, qui contrairement à ce qu’a déclaré Michelle Alliot Marie, a tout loisir d’intervenir ne le fait pas. Le poste de douane brûle, puis c’est le tour de l’hôtel IBIS, ils tentent de s’en prendre au Formule 1 mais ils ne peuvent rentrer bien qu’ayant brisé les vitres de l’entrée. Le patron appelle la police. La réponse est incroyable : « On ne peut pas intervenir sauf s’il y a des blessés ! » Où sont donc passés tous les policiers du matin ? Sur les 10 000 hommes annoncés à Strasbourg nous n’en verrons tout au long de la manif qu’au maximum une centaine…

Quand enfin les policiers interviennent, ils se limitent à envoyer des grenades lacrymogènes sans effet sur les casseurs puisqu’ils sont protégés mais par contre très efficaces contre les manifestants qui eux ne le sont pas.

Le meeting est abrégé et, contrainte et forcée, la manif part dans le sens opposé à celui prévu. Le cortège part dans le calme jusqu’à un pont SNCF où la police nous bloque pendant de longues minutes pendant qu’à l’arrière elle charge des gens, toujours les mêmes, venus l’affronter à coups de jets de pierres. Là encore la réplique ce sont les lacrymogènes avec le même résultat que sur l’esplanade. Nous sommes pris au piège. Malgré un cordon spontané de service d’ordre, une cinquantaine de ces hommes en noir, dépasse la manif, grimpe jusqu’à la voie SNCF et jette des pierres sur les policiers sur la route en contrebas de l’autre côté de la voie, en ayant l’avantage de la hauteur. Nouveaux lacrymogènes ce coup-ci carrément sur les manifestants.

Il faut tout le sang froid du camion sono de tête (merci la CGT du Bas Rhin) pour que la manif puisse se dégager sur le côté et revenir à son point de départ sans dommage en se disant que police et « hommes en noirs » ont réussi à gâcher l’initiative.

Les dégâts nous n’y reviendront pas, la presse en parle largement. Revenus au Formule 1 nous voyons que le feu a repris à l’IBIS voisin…et qu’aucun pompier n’est là pour l’éteindre malgré les appels répétés de tout le quartier. Ce n’est qu’au bout de deux heures que les pompiers reviennent éteindre les dernières flammes du toit qui commençaient à manquer de combustible.

Dans la cité voisine les jeunes ont empêché les « hommes en noir » de s’en prendre au centre commercial en leur disant « ici c’est chez nous, allez vous en prendre aux chefs d’états pas à nous ». Comme quoi ces actions n’avaient rien à voir avec une quelconque révolte sociale. Mais on s’en serait doutés…

Dans le taxi bondé et ralenti par les nombreux barrages, où comme dans toute la ville la conversation tourne autour de l’attitude des autorités et des ordres donnés aux policiers, une passagère s’interroge (faussement) naïvement : « Mais les policiers sont en principe chargés d’assurer la sécurité des personnes ? » Réponse instantanée du chauffeur :« Mais c’est ce qu’ils ont fait, ils ont protégés Obama et Sarkozy »



La colonne vertébrale de la Résistance Libanaise



- 28,6% des libanais vivent sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 4 dollars par jour.

- 51,9% des familles libanaises ont un revenu mensuel insuffisant pour satisfaire leurs besoins fondamentaux de consommation.

- 30,9% des résidents au Liban sont confrontés à des privations de toute sorte, notamment ceux vivant hors des villes.

- 51% de la population ne bénéficient d'aucune couverture santé permanente.

- 75% des travailleurs ne bénéficient d'aucun régime de retraite et d'aucune protection sociale.

- 40% des salariés ne sont pas déclarés et ne sont pas protégés par les lois sur le travail, les salaires et la sécurité.

- 45% des acteurs économiques n'occupent aucune fonction au Liban.

- 35% des libanais en âge de travailler quittent le pays à la recherche d'un emploi à l'étranger.

Ce sont tous ces gens là qui ont résisté et qui sont prêts à résister encore au Pays des Cèdres ; ce sont elles et eux qui façonnent l’Histoire de mon pays et qui tissent, chaque jour qui passe, la bannière de la Résistance sous toutes ses formes et toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Peu importe pour elles et pour eux les étiquettes qu’on leur flanque sur le front du visage : tantôt celle du Hezbollah ou Amal, tantôt celle du Parti Communiste…

Les hommes qui hier avaient tenu plus de trente jours face à la plus grande armée de la région ne sont pas parmi les 0,05% de la population possédant 34 milliards de dollars, soit 45% des dépôts bancaires.

Ces hommes appartiennent à la maman qui peine pour acquérir le litre de lait à ses enfants ; ils appartiennent à ce papa qui, de nuit comme de jour, court et court encore derrière son très maigre salaire pour subvenir aux besoins de sa famille ; ils appartiennent à cette écolière qui s’acharne à lire et à calculer malgré les murs ébranlés par les obus de l’ennemi et l’humidité qui s’infiltre au sein de l’école ; ils appartiennent à ce pêcheur qui, à la lueur du jour pointant, prend la mer malgré les vedettes de l’ennemi qui le guettent ; ils appartiennent à ce paysan dur comme le roc qui retourne la terre défiant ainsi les restes des grappes de la mort, à savoir les bombes à fragmentations larguées hier par l’ennemi…

Pour ces hommes là je voterai prochainement.

Je voterai pour l’effacement de la dette de mon pays qui s’élève à ce jour à 60 milliards de dollars, puisque la communauté internationale ne reconnaît pas son droit ni au dédommagement suite aux agressions répétées, ni de vivre dignement.

Je voterai pour que les 90% des impôts et des taxes ne servent plus à financer les intérêts au bénéfice d’une poignée des plus riches familles féodales, toutes confessions religieuses confondues, mais plutôt à financer l’agriculture et l’économie nationale souffrantes, l’emploi pour nos jeunes, l’éducation, la santé et la protection sociale, gratuites pour tous.

Je voterai pour libérer mon peuple du terrible diktat parisien qui décide de fixer la TVA à 15%, avec blocage des salaires, démantèlement de la sécurité sociale, privatisation des compagnies du téléphone et de l'électricité.

Je voterai pour que la citoyenneté libanaise dans mon pays soit enfin libérée du diktat imposé il y a plus d’un quart de siècle par le mandat français, à savoir le confessionnalisme…





C’est ce vote là que j’offrirai à ces hommes formant cette formidable colonne vertébrale de la Résistance…
C’est ce vote là que j’offrirai en ce juin 2009 à ma petite Salma, mon petit enfant et mon grand amour tombé après avoir été repéré par l’aviation sioniste…




Toutes les données ci-dessus sont officielles et figurent dans différents rapports gouvernementaux. Elles ne traduisent qu'une partie de la réalité économique, financière et sociale du Liban après 16 ans d'hégémonie "Haririenne" sur les décisions politiques et économiques.




Raymond RICHA
Le 7 avril 2009