samedi 28 février 2009




LE CONGRES DE L’ESPOIR



Le Parti Communiste Libanais est, à son 10ème congrès national, porteur d’un grand espoir pour un Liban souverain, démocratique et dont la laïcité, loin d’être importée, est de chez nous, de cette terre qui s’est assez nourrie du sang de nos martyrs, depuis plusieurs décennies.




Souveraineté d’abord dans cet indispensable accomplissement de l’alliance de notre Armée et de notre Résistance car l’ennemi n’hésitera pas à frapper à chaque tentative pour construire un Liban, antithèse de son entité qui occupe une terre, pratique l’épuration ethnique et nie le droit.
Cet ennemi animera également des forces intérieures libanaises qui lui sont liées en vue, non seulement de s’emparer de nos richesses naturelles comme l’or bleu, mais aussi de fragmenter notre société en entités confessionnelles qui s’affronteront en permanence.

Dans l’espace libanais, il n’y aura jamais de place pour un tel projet de démantèlement de notre Liban et de sa disparition définitive.

Cette souveraineté n’est pas une revendication de notre peuple ; elle est son exigence et il la portera quelle que soit la souffrance qu’il subira.





Démocratie ensuite qui, de par sa dynamique, interpellera l’acte résistant dans toute sa diversité.
Ces deux dynamiques, non seulement resteront intimement liées, mais aussi chacune d’elles interpellera l’autre, se nourrira de l’autre, car chacune d’elle, sans l’autre, sera impuissante et vouée à la stérilité, face au défi du temps et de l’espace mouvementé qui les entourent.

Une démocratie politique qui se concrétisera par l’aboutissement d’une vraie représentativité de notre Peuple à l’Assemblée Nationale, sachant qu’une telle représentativité ne pourra se concrétiser que par un système électoral non confessionnel, basé sur la proportionnalité.

Une démocratie touchant à l’économie qui défendra les intérêts de nos ouvriers, paysans, artisans, pêcheurs, travailleurs intellectuels, bref les intérêts de toutes celles et tous ceux qui, à la fois, produisent les richesses par la souffrance et l’abnégation et résistent.

Elle aura également pour mission de promouvoir et d’encourager les activités liées aux nouvelles technologies et à la protection de notre environnement.

Elle œuvrera pour un emploi garanti pour toutes et pour tous.

Elle défendra notre économie nationale face à la mondialisation néo libérale en tissant des liens forts avec les peuples et pays en quête d’un modèle à visage humain.

Les féodaux de tous les bords, les acteurs de la corruption et du vol du denier public et les profiteurs dont les intérêts convergent avec ceux du néo libéralisme verront en elle la fin de leurs privilèges et une ligne politique qui se consacre à servir ce peuple résistant, dans toutes ses activités manuelles, intellectuelles et de création de toutes les richesses.
Ils s’acharneront sur elle et nous aurons à résister.

Une démocratie sociale protégeant à la fois nos futurs actifs, les jeunes, ainsi que nos familles et nos retraités. Ils tenteront de la bannir et de la rejeter car une bonne part de leurs profits sera mise à contribution aux dépenses de santé publique et de la sécurité sociale. Là aussi nous aurons à résister.

Nous resterons vigilants car cette démocratie, à travers tous ses volets, sera combattue d’abord par l’ennemi sioniste qui nous guette ; sa raison est simple : de par sa nature, cette démocratie contribuera à la chute de son entité d’occupation, d’apartheid et de fascisme.
Mais aussi elle sera combattue par les dictatures et les valets de cette région qui sont à la solde de l’Occident car elle contribuera, non seulement au renforcement de la conscience des peuples pour un vrai changement dans leurs pays respectifs, mais aussi à l’enracinement de l’acte ultime de résistance dans toutes les sphères de notre vie face au néo libéralisme, ses gendarmes faisant respecter son ordre établi et ses agents économiques.

Voilà pourquoi notre démocratie ne pourra survivre sans notre esprit et notre acte résistants qui devront la protéger.

Voilà pourquoi notre Résistance ne pourra survivre sans cette démocratie qui se consacrera, en priorité, à l’épanouissement à la fois matériel et intellectuel des ressources humaines de cette même Résistance.




Laïcité enfin de chez nous qui sera la conséquence de notre démocratie et de notre foi en l’acte résistant.

Cette laïcité devra d’abord offrir à notre Liban la citoyenneté qu’il attend de nous.
Ce jour là, à la question qui nous sera posée par la communauté des peuples, à savoir : « Qui êtes-vous ? », nous répondrons à haute voix : « Nous sommes Libanais, un point c’est tout ».

Cette laïcité n’œuvrera pas pour une cohabitation de différentes entités confessionnelles ; elle ira plus loin en permettant à ces différentes entités de s’emparer enfin de leur unique identité libanaise.

Cette laïcité devra aussi offrir à notre Peuple toutes les compétences techniques dont il a besoin pour pouvoir s’épanouir, abstraction faite de leurs individualités confessionnelles.

Cette laïcité, non seulement protègera toutes les croyances ainsi que les libertés collectives et individuelles, mais aussi elle encouragera et protègera le moindre fragment d’idées prônant la fraternité et la paix civile tant souhaitées par notre Liban. Elle mettra en valeur les richesses intellectuelles des différentes religions qui portent en elles la solidarité et la justice.

Enfin, cette laïcité œuvrera pour une éducation qui mettra entre les mains de nos enfants la vraie Histoire de notre Pays riche en actes créateurs et résistants ainsi que les valeurs universelles acquises à travers les siècles par les peuples en résistance.




En conclusion et de par sa modeste contribution, « Liban Résistance » espère voir enfin émerger au Pays des Cèdres, une révolution authentiquement libanaise, à visage simultanément résistant et humain.

27 février 2009
Le pendule de toutes les contradictions



L’entité sioniste exhorte les dirigeants internationaux à fournir une aide à la bande de Gaza sans lever leur boycott diplomatique à l'égard du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle le territoire côtier


"Il est nécessaire d'apporter une aide à Gaza sans accorder de légitimité au Hamas", a déclaré la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni à l'issue d'entretiens avec George Mitchell, émissaire américain au Proche-Orient.

Les Etats-Unis, l’entité sioniste et l'Union européenne évitent de traiter avec le Hamas en raison de son refus de renoncer à la violence et de reconnaître l'Etat juif ainsi que les accords de paix conclus dans le passé.

Certains responsables occidentaux ont toutefois proposé récemment d'associer le Hamas aux efforts de paix. Mercredi, le secrétaire britannique au Foreign office a ainsi estimé qu'il serait "bon" de discuter avec le mouvement islamiste.

Le Premier ministre turc s'est rallié à ce point de vue jeudi en déclarant à Mitchell - qui était reçu à Ankara avant de gagner Tel Aviv - qu'il était souhaitable que Washington traite avec le Hamas pour faire avancer le processus de paix.


Ils oscillent dans leurs contradictions…enfin la preuve de la victoire de la Résistance

vendredi 27 février 2009

Sabra et Chatila...


Sabra
Une fillette dormant
Et les hommes partis
Aux lointains
….
....
Et Beyrouth proposa
Son obéissance
Elle est devenue
Capitale

Une longue nuit
Guette les rêves
Dans Sabra
Et Sabra dort

Sabra
Les restes d’une main
Sur un corps d’une victime
Avait fait ses adieux
A ses braves combattants
Et à son temps

Sabra
De par ce sommeil de souffrances
De par les arabes
Qui lui ont tourné le dos
S’était rendue
....
....

Sabra chante
Sa moitié perdue
Entre la mer
Et la dernière bataille

Pourquoi avez-vous abandonné
Vos femmes dans les entrailles
D’une nuit d’acier ?


Sabra couvre sa poitrine toute nue
D’une chanson d’adieu
Puis compte ses deux mains
Et se trompe :
Elle ne trouve plus les bras

Pour combien de fois
Vous partirez ?
Et jusqu’à quand ?
Et en quête de quel rêve ?

Et si vous reviendrez un jour
Pour quel asile vous reviendrez ?

Sabra
Déchire sa poitrine nue
Combien de fois
s'épanouira la fleur ?
Combien de fois
Partira la révolution ?

Sabra a peur
Elle a peur de cette nuit
Elle prend dans ses bras
Le sien
Elle le caresse de ses yeux
Et le soulage par ses larmes

Ils sont partis
Et n’ont rien dit
Au sujet du retour



Et l’âge fut des enfants
Fuyant un tendre baiser


Non je n’ai pas d’asile
Je revendique ma Patrie

Sabra dort
Et le poignard
Du fascisme se réveille
Sabra interpelle
Interpeller Qui

Toute cette nuit est à moi
Et cette nuit est de sel
Le fasciste écorche les corps
Alourdit sa nuit
Danse autour de son poignard




Et chante la victoire du Cèdre
Puis d’un calme parfait
Efface la chair sur l’os
Et étale les restes

Il poursuit sa danse
Et s’affole de joie
Sabra n’était plus un corps
Il la recompose
Selon ses désirs
Puis s’empare d’une bague
Encore accrochée à un doigt



Ainsi furent une mer
Une terre et un nuage
Un sang et une nuit
Un massacre
Ainsi fut Sabra

Sabra
La convergence de deux rues
Sur un corps

Sabra
La descente de l’âme
Dans une pierre

Sabra n’est personne

Elle est pour l’éternité
Notre identité

Mahmoud Darwich


HOUSSAM...



Jeudi 26 février 2009, Choujaïa, Est de Gaza

Le citoyen Houssam Mohammad Abdallah Halles, 30 ans, est mort après une longue souffrance d’une maladie cardiaque causée par le blocus imposé par l’Occupation et interdisant l’acheminement des soins et de tous les moyens de traitement médicaux.

Depuis le début de ce blocus à ce jour, le nombre de personnes décédées faute de soins s’élève à 291.

L’Occident et tout particulièrement l’Europe, qui ont été non seulement complices de ce blocus, mais aussi qui l’ont soutenu par tous les moyens, devront être fiers de ce bilan.


Si Justice il y a, elle devra désormais poursuivre, non seulement les criminels de guerre sionistes mais également tous les dirigeants occidentaux et arabes qui participent directement ou indirectement à cet acte barbare ou encore qui le soutiennent.


DEUX CENT QUATRE VINGT ONZE VICTIMES D’UN BLOCUS
UN BILAN QU’AUCUNE SOCIETE CIVILE N’AURAIT PERMIS EN EUROPE OU AUX U.S.A.

ET ILS OSENT NOUS DONNER DES LECONS SUR LA DEMOCRATIE OU ENCORE SUR LES DROITS DE L’HOMME

PIRE ENCORE, PARMI NOS INTELLECTUELS « ARABES », IL Y A CEUX, COMME UN CERTAIN LIBANAIS DU NOM D’ANTOINE SFEIR, QUI SE PERMETTENT DE NOUS DISCOURIR SUR LA LAICITE ET LA DEMOCRATIE DANS NOS PAYS RESPECTIFS, CECI A PARTIR DE TRIBUNES QUE LEUR OFFRE L’OCCUPATION SIONISTE
LA VERMINE EST EN NOUS ; ELLE NOUS RONGE
CEPENDANT ELLE TREMBLE CAR ELLE DEVINE POINTE AUX HORIZONS UN TSUNAMI QUI L’ANEANTIRA

jeudi 26 février 2009



Si nous tirons tous, il tombera
Cela ne peut durer longtemps
C'est sûr qu'il tombera, tombera, tombera

……...........
……...........
……...........

Si tu le tires fort par ici
Et que je le tire fort par là
C'est sûr il tombera, tombera, tombera
Et nous pourrons nous libérer


Lluis LLACH

mardi 24 février 2009

La collaboration à son comble


Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur au gouvernement palestinien dirigé par Ismaïl Haniyeh, les services de renseignements du président sortant, Mahmoud Abbas, dans la ville de Naplouse, ont convoqué l'épouse du Cheikh captif, Abou Al Taher, ainsi que ses trois fils, pour enquêter avec eux.


Les mêmes services ont également procédé ces derniers jours à l'arrestation du fils du leader, Jamal Abou Al Haïja et de plus de 80 autres partisans de la Résistance.


On pourchasse les partisans ; on les arrête ; la rafle devient une pratique quotidienne, comme du temps de la Collaboration Française sous l’Occupation Nazie

lundi 23 février 2009

Israël : Boycott, Désinvestissements et Sanctions !


Dès sa création en 1948, l’Etat d’Israël est entré dans l’histoire par un nettoyage ethnique de 78% de la Palestine, en expulsant plus de 700.000 Palestiniens qui vivaient sur leurs terres depuis des siècles.


Lors de la guerre des 6 jours en 1967, Israël a établi sa domination militaire sur le reste de la Palestine, sur le Golan syrien, et la péninsule du Sinaï égyptienne. Peu après, des colons ont commencé à s’installer sur les terres palestiniennes de Cisjordanie.


Après 25 ans d’occupation, en 1992, beaucoup ont cru en la possibilité d’une paix avec Israël par le « processus de paix d’Oslo ». Aujourd’hui, un demi-million de colons se sont installés illégalement dans les territoires occupés.


En cent ans (1900-2000) le pourcentage de Palestiniens dans la population du territoire est passé de 95% à 50% environ. La colonisation avance jour après jour. Dans le même temps, les conditions de vie des Palestiniens sont rendues insupportables (bantoustanisation, expulsions, humiliations, privation de ressources et du minimum vital) pour les forcer à l’exil. Et régulièrement des massacres comme le dernier à Gaza pour accélérer le processus.


Depuis soixante ans, Israël, avec le soutien d’une écrasante majorité de sa population, organise une ségrégation totale de la population palestinienne, un Apartheid inscrit dans ses lois, rendant impossible toute perspective de paix.


Le mot « paix » a lui-même disparu du discours public israélien ; à l’inverse le délire nationaliste va jusqu’à l’idée de déporter hors d’Israël les Palestiniens, pourtant citoyens loyaux d’un Etat qui ne leur offre rien en échange.


Tirant le bilan de l’inefficacité de toutes les résolutions violées, des pressions sans effet, du danger permanent que l’Etat d’Israël fait peser sur la paix mondiale, 170 organisations représentatives de tous les secteurs de la société palestinienne ont appelé dès 2005 à la construction d’un vaste mouvement citoyen international pour le Boycott, les Désinvestissements et les Sanctions (BDS) contre Israël, afin d’obliger cet Etat à prendre enfin en considération l’opinion mondiale.


Ce mouvement commence à prendre de l’importance dans plusieurs pays. Sur le modèle de ce qui a été fait pour mettre fin au système d’Apartheid en Afrique du Sud dans les années 1970-80, nous nous proposons d’engager cette campagne de longue durée, et, pour commencer, de créer un comité
« Stop Apartheid » à Toulouse.


Les objectifs de ce comité sont :

- De faire connaître largement les raisons et objectifs de la campagne " Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS)", tant en direction de la population qu’en direction des associations, partis et syndicats,

- De mener des actions publiques de sensibilisation dans le cadre du BDS, en direction des commerces, des entreprises et des institutions qui entretiennent des liens commerciaux, industriels et universitaires avec Israël, légitimant ainsi sa politique d’apartheid,

- De contribuer à construire une campagne nationale unitaire, qui n’existe pour le moment que de manière embryonnaire.


Pour participer à la constitution du comité « Stop Apartheid », envoyez un message à :

stopapartheid@yahoo.fr

dimanche 22 février 2009

Je ne marche pas sur la ligne, là où je place mon pied, la ligne commence
Mahmoud Darwich






Fille de Byblos, petite ville de mon Sud, amoureuse et rebelle

Pieds nus, avec sa robe de mariée, ce soir toute déchirée

Elle marche dans ses ruelles très étroites

Elle a sans doute rendez-vous avec mille étoiles

Et les mille étoiles étaient au rendez-vous


Bint Jbeil, la plus belle des belles de mon Pays

La plus brune des brunes, a déjà choisi son amoureux

Sauf que son amoureux s'appelle à la fois

Samir, Mahmoud, Mouhamad, Rami, Youssef, ...

La plus belle des filles de mon Pays venait d'épouser mille hommes, mille résistants

Elle en est fière; elle est chrétienne et défie le Pape

Oui, elle a épousé mille hommes, tous bruns, forts et fiers de leur petite ville


De sa robe toute déchirée, elle veut s'en débarrasser

Elle se déshabille, puis toute nue, elle avance, elle avance, elle avance

Les pierres qui bordent la ruelle lui sourient

Les chênes se prosternent à ses pieds

Les étoiles jouent une des plus belles symphonies célestes

La voie lactée dessine au ciel du rouge, du blanc flanqué d'un cèdre, puis du rouge


Le temps s'est arrêté et l'espace s'est dilaté

Elle avance encore, puis encore

Au bout de cette ruelle, l'attendaient

L’uranium appauvri

Le phosphore et l'acier de la haine


Elle avance

Elle sourit

Elle est plus belle qu'hier

Après avoir épousé mille étoiles

Elle avance encore

La haine la guette ; la haine a peur d'elle

Elle avance

Puis comme un éclair, comme un grand feu, elle disparaît

En faisant disparaître avec elle la haine



Bint Jbeil est libre

De nouveau, elle se fixe rendez-vous avec ses mille amants

Pour faire simplement l'amour à l'ombre d'un cèdre



Raymond RICHA

8 Août 2006











Yousef Abou Oda, le Martyre

Mercredi 10 Février 2009, nous avons été invités à nous joindre à une équipe d'habitants de Beit Hanoun dans la région de Bura pour rechercher le corps de Youssef Abou Oda, 21 ans, qui n'a pas été trouvé, malgré deux jours de recherche.


Nous étions une vingtaine de personnes et nos recherches avaient lieu dans une zone située à cinquante mètres du mur de l'apartheid sur la frontière nord.


Au bout d’une trentaine de minutes, alors que nous étions regroupés par deux, nous avons trouvé le corps de Youssef à proximité d'une colline où les FOI (Forces de l'Occupation Israélienne) étaient présentes.




Il pleuvait abondamment, et des petits morceaux de glace tombaient du ciel. Le temps était nuageux et gris, et des soldats se trouvaient dans une jeep avec les phares allumés. Elle avait l’air d’objet bizarre dans l'obscurité environnante.


Un autre soldat se trouvait dans un carré comme un bloc de ciment, caché, en position de tireur d'élite, avec un casque sur la tête.


Alors que les soldats menaçaient avec leur mégaphone de commencer à nous tirer dessus, quelqu'un derrière moi cria "Allahu Akbar! Allahu Akbar!" Le corps avait été trouvé.


Malgré une pluie intense, il a été porté dans des tapis jusqu’à une ambulance qui ne pouvait pas venir jusqu’à l’endroit où nous nous trouvions, par crainte que les FOI la prennent pour cible.



Youssef avait décidé de choisir la voie du martyre : utiliser son corps comme réaction au récent massacre contre son peuple, à Gaza.


Il avait décidé de se faire exploser sur la frontière, à proximité des soldats des FOI.

Abou Oda, ainsi qu'un autre jeune homme, Kafarneh, s’approchaient, s’approchaient encore, lorsqu’instantanément le TNT qui était autour de leur taille explosa.


Le corps de Kafarneh avait été retrouvé un peu plus tôt, mais personne n'avait osé s’approcher de la frontière pour rechercher Abou Oda.




fort, plus fort, chante plus fort! Chanter est toujours possible, c’est encore possible!




Sans doute Youssef et son compagnon ne seront pas mentionnés dans les livres d'histoire. Peut-être que le chagrin de leur famille ne sera pas remarqué. Peut-être aussi son histoire ne sera pas souvent racontée,

Peu importe puisque son ultime acte de résistance est un écho, un symbole, une décision provocatrice face à l'armement de la plus grande puissance nucléaire de la région.



Je ne marche pas sur la ligne, là où je place mon pied, la ligne commence
Mahmoud Darwich



Yousef a placé son pied là où sa ligne commence, celle du chemin vers la frontière.


A quoi pensait-il, personne ne le sait. Mais à ce qu'il faisait, des millions de personnes réagiront ; ils réagiront au symbole, à la signification et à l'écho.


Ce n'est pas une culture de la mort…C'est le choix de la mort face à la vie.


C'est ce qui pourrait briser le sentiment d'impuissance de ceux qui ne possèdent pas des F16, 15 et 35 ou d’Apaches ou encore de phosphore blanc, de navires de guerres, de chars et de tireurs d'élite.


Youssef est un soldat, un soldat d'une armée cachée qui s'élève contre les injustices du temps, du lieu et des discours dominants du pouvoir.



En Palestine, tout le monde est soldat, chaque soldat avec une arme différente, chaque arme avec un écho différent, chaque écho avec une autre forme de résistance




Entre les mains de qui se trouve la victoire? L'homme ... la volonté humaine est victorieuse, et la politique tombe à ses pieds

Mahmoud Darwich



Par Natalie Abu Shakra
Natalie Abu Shakra est Libanaise et fait partie de l'International Solidarity Movement.
Elle a défié les ordres imposés par Israël aux citoyens libanais de ne pas aller à Gaza, et a pu y entrer avec le Free Gaza Movement.

jeudi 19 février 2009

SOLIDARITE...

Un air de liberté souffle sur la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion…


Affrontons, debout dans l’unité et la dignité, la crise importée, plutôt que de la subir à genoux


En un mot, résistons !!!

SOLIDARITE

LIBAN RESISTANCE
EST SOLIDAIRE
AVEC LA RESISTANCE DES PEUPLES
DE LA GUADELOUPE
DE LA MARTINIQUE
ET DE LA REUNION

Conjuguons le verbe "résister" au Présent, en faisant connaître Liban Résistance auprès de nos proches et nos amis(es)

Liban Résistance est heureux de vous communiquer son adresse :

liban.resistance@gmail.com

Par palestiniens interposés...ou la Collaboration à son comble




L’Occupation mise en ce moment sur une politique d’affrontement et d’éradication définitive de la Résistance par palestiniens interposés.

Autrement, il est difficile de comprendre les poursuites et les arrestations des partisans de la Résistance en Cisjordanie, ainsi que l’assassinat de quelques uns parmi eux, par les forces de sécurité de Mahmoud Abbas ; il est également difficile de comprendre le comportement de ce dernier depuis le début de l’agression contre Gaza, à savoir, depuis la mise en place du blocus.

Il est également difficile de comprendre l’intention de Fayyad à travers sa récente déclaration, je cite : « L’aide aux habitants de Gaza devra se faire directement… ».
Autrement dit, pour que cette aide soit directe, il leur faudra se soumettre au diktat de l’Occupation, condition sine qua non à la levée du blocus.


En ces moments difficiles que traverse le Peuple Palestinien, la Collaboration joue toutes ses cartes, les dernières, car inéluctablement la Résistance s’enracinera partout et dans les moindres recoins de la Palestine, toute la Palestine.

lundi 16 février 2009








La gauche et l’appui à la résistance
par Nadine Rosa-Rosso


Nous publions ci-dessous l’excellente intervention de Nadine Rosa-Rosso au Forum international de Beyrouth pour la résistance, l’anti-impérialisme, la solidarité des peuples et les alternatives (17 janvier 2009).
L’auteur, qui nous a envoyé cette version écrite de son intervention, vit et milite en Belgique.




La question clé de ce forum est celle de l’appui aux résistances à l’impérialisme, partout dans le monde. En tant que militante communiste belge indépendante, je voudrais aborder uniquement le problème de la gauche européenne sur cette question.


Les manifestations massives dans les capitales et les grandes villes européennes pour soutenir le peuple de Gaza viennent de mettre encore une fois en évidence le problème central : la toute grande majorité de la gauche, y compris les communistes, accepte de soutenir le peuple de Gaza face à l’agression israélienne mais refuse de soutenir ses expressions politiques, comme le Hamas en Palestine ou le Hezbollah au Liban. Non seulement la gauche ne les soutient pas, mais elle les dénonce et les combat. Son soutien au peuple de Gaza se situe sur le plan humanitaire et non sur le plan politique.


En ce qui concerne le Hamas et le Hezbollah, la principale préoccupation de la gauche est l’appui des masses arabes à ces formations et non l’intention délibérée et hautement proclamée d’Israël de les anéantir. Sur le plan politique, on peut dire sans exagérer que le souhait (plus ou moins ouvertement avoué) de la gauche se situe sur la même ligne que celle du gouvernement israélien : liquider le soutien populaire au Hamas et au Hezbollah. Cette question se pose non seulement pour le Moyen-Orient mais aussi au sein des capitales européennes parce que la grande masse des manifestants à Bruxelles, Londres ou Paris aujourd’hui y est constituée des populations issues de l’immigration maghrébine.

Les réactions de la gauche sur ces manifestations sont tout à fait symptomatiques. Je vous en cite quelques-unes, mais je pourrais en citer des dizaines. Le site de Res Publica, en France, titre après la grande manifestation parisienne du 3 janvier : « Nous refusons d’être piégés par les islamistes du Hamas, du Jihad islamiste et du Hezbollah ! ». « Quelques militants de gauche et d’extrême gauche (qui ont très faiblement mobilisé) se sont retrouvés littéralement noyés dans une foule dont les opinions sont aux antipodes de ce qu’incarne le mouvement républicain français et de ce que prône la gauche du XXIème siècle. Plus de 90 % des manifestants ont défendu une vision du monde intégriste, communautariste, fondée sur la guerre des civilisations, anti-laïque, anti-républicaine et prôné un relativisme culturel dont on connaît toutes les dérives néfastes, notamment en Angleterre ».


Res Publica n’est ni marxiste ni communiste, mais on cherche en vain sur des sites marxistes le moindre mot positif sur Hamas. On trouvera des formulations telles que « Quoiqu’on puisse penser sur le Hamas, une chose est indiscutable : la population palestinienne a élu démocratiquement le Hamas à la direction de Gaza, lors d’élections qui se sont déroulées sous contrôle international . Et quand on cherche plus loin sur « ce qu’on peut penser du Hamas », on trouve tant sur le site du Parti Communiste Français que sur celui du Parti du Travail de Belgique un article intitulé « Comment Israël a mis en selle le Hamas ». On y apprend que le Hamas a été soutenu par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne, un point c’est tout. Je souligne que cet article a été mis en ligne le 2 janvier, après une semaine de bombardements israéliens intensifs et la veille de l’offensive terrestre dont le but proclamé est la destruction du Hamas.

Je reviens sur la citation de Res Publica parce qu’elle résume assez bien l’attitude générale de la gauche non seulement vis-à-vis de la résistance palestinienne mais aussi des masses arabes et musulmanes eu Europe.

Le plus intéressant de cette citation se trouve dans la parenthèse : la gauche et l’extrême gauche (qui ont très faiblement mobilisé). On pourrait s’attendre, après un tel aveu, à un bilan un tant soit peu autocritique de cette absence de mobilisation, en plein carnage du peuple palestinien.

Mais non, toute la charge est dirigée contre la masse des manifestants (90%) à qui il est reproché de mener la « guerre des civilisations ».

Dans toutes les manifestations auxquelles j’ai participé à Bruxelles, j’ai demandé à des manifestants de me traduire les slogans scandés en arabe et ils l’ont chaque fois fait avec plaisir. J’ai entendu beaucoup de soutien à la résistance palestinienne et beaucoup de dénonciation des gouvernements arabes, en particulier du président égyptien Mubarak, des crimes d’Israël, du silence assourdissant de la communauté internationale ou de la complicité de l’Union européenne.
Selon moi des mots d’ordre politiques tout à fait appropriés à la situation. Mais sans doute que certains n’entendent que « Allahu aqbar ! » et se font leur opinion sur cette seule base.

Le fait même que des slogans sont criés en arabe suffit parfois à irriter la gauche. Ainsi le comité organisateur de la manifestation du 11 janvier était préoccupé des langues qui y seraient utilisés. Mais ne peut-on tout simplement pas diffuser les traductions de ces slogans ? Ce serait peut-être le premier pas dans la compréhension mutuelle.
Quand nous manifestions en 1973 contre le coup d’état militaire pro-américain de Pinochet au Chili, personne ne se serait aviser de dire aux manifestants latino-américains « Scandez en français, s’il vous plait ! ». Pour mener ce combat, nous avons tous appris des slogans en espagnol et cela ne choquait personne.

Le problème est bien dans la parenthèse : pourquoi la gauche et l’extrême gauche mobilisent si peu ? Et pour être plus clair, la gauche et l’extrême gauche sont-elles encore capables de mobiliser sur ces questions ?

Le problème était déjà évident lors de l’invasion israélienne du Liban à l’été 2006.

Je voudrais citer ici un Israélien antisioniste, qui a trouvé refuge à Londres, le musicien de jazz Gilad Atzmon, et qui disait déjà, six mois avant l’invasion : « Depuis pas mal de temps, il est très clair que l’idéologie de gauche se débat désespérément pour trouver sa voie au milieu de la bataille en train d’émerger entre l’Occident et le Moyen-Orient. Les paramètres de ce qu’il est convenu d’appeler le "clash entre civilisations" sont si clairement en place que le militant de gauche "rationnel" et "athée" est à coup sûr condamné à se retrouver plus près de Donald Rumsfeld que d’un religieux musulman ».

Il est difficile de poser le problème plus clairement. Parmi les paramètres, je voudrais en traiter brièvement deux qui paralysent littéralement la gauche dans son soutien à la résistance palestinienne, libanaise et plus généralement arabe et/ou musulmane : la religion et le terrorisme.


La gauche et la religion


Atterrée par les sentiments religieux présents dans les masses populaires issues de l’immigration, la gauche, marxiste ou non, brandit régulièrement la célèbre phrase de Marx « La religion est l’opium du peuple ». Elle pense ainsi avoir tout dit. Il faut soumettre le peuple à une sérieuse cure de désintoxication et ceci avant tout autre chose. J’aimerais vous lire la citation de Marx qui aboutit à cette conclusion et si je cite Marx ce n’est pas pour me cacher derrière une sommité mais c’est parce que j’espère ainsi faire réfléchir au moins ceux qui s’en revendiquent.


« La religion est la théorie générale de ce monde, (..) sa logique sous forme populaire, son point d’honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son comportement solennel, sa raison générale de consolation et de justification. (...) La misère religieuse est à la fois l’expression de la misère réelle et d’autre part la protestation contre cette misère. La religion est le soupir de la créature accablée, le cœur d’un homme sans cœur, comme elle est l’esprit des temps privés d’esprit. Elle est l’opium du peuple... ».

J’ai toujours été athée et je le reste mais je ne suis pas du tout étonnée de la montée des sentiments religieux dans les peuples. Dans le monde d’aujourd’hui, la plupart des hommes politiques, y compris de la gauche, aiment proclamer leur impuissance : ils ne peuvent rien contre la supériorité militaire des Etats-Unis, ils ne peuvent rien, ou presque, contre les spéculations financières et la logique du profit qui ruinent, affament et tuent des milliards d’êtres humains sur cette planète. Tout cela, c’est « la main invisible du marché ». Mais quelle différence y a-t-il entre une « main invisible » et « l’intervention divine » ? La seule différence, c’est que la théorie de la « main invisible » désarme totalement les masses dans leur soif de justice sociale et économique et que « l’intervention divine » semble souvent les aider à tenir bon et à résister. Que cela nous plaise ou nous déplaise, ce n’est pas en crachant sur des milliards d’être humains que nous allons nous rapprocher d’eux.


La gauche fait exactement la même chose que ce qu’elle reproche aux islamistes : elle n’analyse la situation qu’en termes religieux. Elle refuse d’entendre les propos religieux comme « une protestation contre la misère ». Et on pourrait ajouter aujourd’hui contre l’impérialisme, le colonialisme et le néo-colonialisme. Et par ce refus elle se coupe totalement d’une immense partie des masses populaires. Et je ne peux pas mieux dire que Gilad Atzmon « Plutôt qu’imposer nos croyances à d’autres, nous ferions bien mieux d’apprendre à comprendre ce en quoi les autres croient. ». Parce que si nous continuons à refuser d’apprendre à comprendre, nous passerons le reste de notre vie à nous lamenter sur les sentiments religieux des masses au lieu de les rejoindre dans leur combat pour la paix, l’indépendance et la justice sociale et économique.

A propos de la religion, il est important d’ajouter que le sort réservé à la religion musulmane est fort différent de celui réservé, même par la gauche, à la religion chrétienne. Je n’ai jamais perçu aucune réticence de la gauche à se solidariser avec les évêques latino-américains partisans de la théologie de la libération en lutte contre l’impérialisme yankee dans les année 70, ni avec le catholicisme déclaré de la résistance irlandaise contre l’impérialisme britannique. Je n’ai jamais entendu la gauche critiquer Martin Luther King pour ses références à l’évangile qui ont été un puissant levier de mobilisation pour la masse des travailleurs noirs américains, privés de tous les droits politiques, économiques et sociaux dans les USA des années soixante.


La différence de traitement, la méfiance systématique à l’égard des musulmans, tous soupçonnés, sans distinction, de vouloir nous imposer la Charia, ne peut s’expliquer que par l’empreinte indélébile du colonialisme sur nos consciences. N’oublions quand même pas que les communistes, comme ceux du Parti Communiste Belge, ont réussi à vanter les mérites de la colonisation, colportée avec enthousiasme par les missionnaires chrétiens.

Ainsi, en 1948, au sortir d’une résistance héroïque des partis communistes contre l’occupant nazi, on pouvait lire dans le programme du Parti Communiste de Belgique pour le Congo :"
a) Réalisation d’une seule entité économique Belgique-Congo ;
b) Développement des échanges avec la colonie et valorisation de ses richesses nationales ;
c) Nationalisation des richesses et des entreprises trustées au Congo ;
d) Développement du colonat blanc, du paysannat et de l’artisanat noir ;
e) Extension progressive aux populations noires des droits et libertés démocratiques."

C’est ce genre d’éducation politique des travailleurs qui a abouti à l’absence quasi totale de réaction de ces mêmes travailleurs face à l’assassinat de Patrice Lumumba et de Pierre Mulele, comme des dizaines d’autres dirigeants et militants africains anti-impérialistes. Car « notre » civilisation chrétienne est quand même quelque chose de civilisé, n’est-ce pas ? Et nous ne pouvons étendre les droits et libertés démocratiques aux masses du tiers monde que de façon « progressive », vu qu’elles sont trop barbares pour en faire un bon usage.

C’est exactement ce même type de raisonnement politique colonial qui fait qu’aujourd’hui la gauche se mord les doigts d’avoir soutenu les élections démocratiques en Palestine. Dommage, il aurait fallu être plus « progressif » puisque maintenant la majorité a voté Hamas. Pire, la gauche reproche à l’Occident d’avoir « forcé la main à l’OLP pour organiser des élections législatives en 2006 alors que tout indiquait que le Hamas allait les remporter ». C’est ce qu’on peut lire aujourd’hui sur le site du Parti Communiste Français et du Parti du Travail de Belgique.

Si l’on cessait de se focaliser sur les convictions religieuses, on pourrait peut-être « apprendre à comprendre » pourquoi les masses arabes et musulmanes qui manifestent aujourd’hui pour la Palestine crient « zéro » à un dirigeant arabe et musulman comme Mubarak et clament le nom de Chavez, un dirigeant latino-américain et chrétien. Est-ce que ces masses n’expriment pas ainsi clairement que leur grille de lecture n’est pas, en premier lieu, la religion mais bien la position à l’égard de l’impérialisme américain et sioniste ?

Et si la gauche posait le problème radicalement en ces termes, est-ce qu’elle ne pourrait pas retrouver un petit peu du soutien populaire qui a fait sa force ?



La gauche et le terrorisme


La seconde grande source de paralysie de la gauche dans le combat anti-impérialiste est la hantise d’être assimilée au terrorisme.


Le président de la Chambre des représentants allemande, Walter Momper, la chef de la fraction des Verts Franziska Eichstädt-Bohlig, un chef du Linke Klaus Lederer, et d’autres encore ont manifesté à Berlin en soutien à Israël sous le slogan « Halte à la terreur du Hamas » . Il faut savoir que la formation de gauche allemande Die Linke est considérée par beaucoup en Europe comme une alternative crédible et nouvelle pour la gauche.

Toute l’histoire de la colonisation et de la décolonisation est une histoire de terres volées par la force militaire et reconquises par la force. De l’Algérie au Vietnam, de Cuba à l’Afrique du Sud, du Congo à la Palestine, aucune puissance colonisatrice n’a renoncé par la négociation et le dialogue politiques à sa domination. C’est aussi le sens que Gilad Atzmon vient de donner la semaine passée aux tirs de roquette du Hamas : « Cette semaine, nous en avons appris un peu plus sur l’arsenal balistique du Hamas. Il est évident que le Hamas a fait preuve d’une certaine retenue avec Israël depuis trop longtemps. Le Hamas s’est retenu d’étendre le conflit à l’ensemble du sud d’Israël. Il m’est venu à l’esprit que les volées de roquettes qui se sont abattues sporadiquement sur Sderot et Ashkelon n’étaient en réalité rien d’autre qu’un message des Palestiniens emprisonnés. C’était d’abord un message à la terre, aux champs et aux vergers volés : ’Notre terre adorée, nous ne t’avons pas oubliée, nous combattons encore pour toi, au plus vite nous reviendrons, nous reprendrons là où nous avons été arrêtés ».

Ce qu’un juif né sur le sol d’Israël peut comprendre, reste incompris et en tout cas indéfendable pour la gauche européenne : la nécessité et le droit des peuples à reprendre par la force ce qui leur a été volé par la force.

Parce que depuis le 11 septembre 2001, tout usage de la force dans la lutte anticoloniale et anti-impérialiste est répertorié dans la catégorie « terrorisme » ; il n’est même plus question d’en discuter.

Il faudrait pourtant rappeler que le Hamas a été placé par les Etats-Unis sur la liste des organisations terroristes bien longtemps avant le 11 septembre, en 1995. C’est en janvier 1995 que les Etats-Unis ont élaboré la « Specially designated terrorist List (STD) » sur laquelle on retrouvait pratiquement tous les mouvements, partis et organisations du tiers monde qui ont recours à la lutte armée contre l’impérialisme. Mais c’est surtout après le 11 septembre, et avec le lancement de la « global war on terror (GWAT) », la guerre globale contre le terrorisme de l’administration Bush, que la capitulation d’une grande partie de la gauche a commencé. La peur d’être classée parmi les terroristes ou parmi des partisans du terrorisme n’est plus seulement politique ou idéologique, elle est aussi pratique. La directive de l’Union européenne pour la lutte contre les organisations terroristes a été traduite dans la plupart des législations nationales par un « copier-coller » qui permet aux tribunaux de poursuivre nombre de militants suspectés de soutenir le terrorisme. A Londres, des militants vendant des brochures comportant une analyse marxiste du Hamas ont été arrêtés et leurs brochures saisies. Autrement dit, se renseigner ou en renseigner d’autres sur le programme politique et sur les agissements du Hamas ou du Hezbollah devient une entreprise illégale.

Chacun est donc prié, pour vivre en paix, d’au minimum prendre ses distances et si possible de condamner sans réserve ces formations politiques. Dans ces conditions, on voit mal comment la lutte politique entre la gauche et ces courants pourrait se mener de façon saine.


J’ai donc une proposition très concrète à faire : nous devons lancer un appel pour faire retirer le Hamas de la liste des organisations terroristes. Nous devons nous opposer aux tentatives européennes actuelles d’y placer également le Hezbollah. C’est la moindre des choses que nous puissions faire si nous prétendons soutenir la résistance palestinienne, libanaise et arabe.

C’est la condition démocratique minimale pour qu’un soutien à la résistance soit possible et qu’une confrontation des courants politiques différents au sein de la résistance à l’impérialisme soit possible. C’est la condition politique indispensable pour que la gauche ait la moindre chance de se faire entendre par les masses en lutte contre l’impérialisme.

Je suis parfaitement consciente que mes convictions politiques sont minoritaires dans la gauche et en particulier parmi les communistes européens. Cela me préoccupe profondément, non pas pour mon propre sort, je ne suis qu’une militante parmi d’autres, mais pour l’avenir de l’idéal communiste qui est la suppression de l’exploitation de l’homme par l’homme et, dès lors, inéluctablement, l’abolition de l’oppression impérialiste, coloniale et néo-coloniale.

mercredi 11 février 2009

J'ACCUSE

SHILUV ZRO'OT III...

J’ACCUSE


J’accuse le Président de la République Française, son ministre des affaires étrangères, ainsi que les dirigeants européens qui sont sur leur sillon, de complicité dans la préparation de l’opération qui mettra sérieusement en danger la Paix dans le Monde


Aux yeux de ces défenseurs acharnés du Capitalisme en déroute, SHILUV ZRO'OT III est leur dernière carte à jouer, en vue de :

1- déclencher un conflit régional permettant une production intensive d’armes de destruction les plus sophistiquées, et par conséquent, la relance de l’économie nationale et l’éradication du chômage dans leurs pays respectifs

2- Procéder au pillage des ressources naturelles du bassin méditerranéen qui, à ce jour, leur échappent encore, ainsi qu’à leur main mise sur une main d’œuvre gratuite, par le biais de ce qu’ils appellent «Union pour la Méditerranée » totalement conquise et gérée par l’entité sioniste

Je les accuse de complicité dans la conception et la préparation de cette opération qui devra, dans sa première phase préalable, éradiquer l’esprit et l’acte résistants des peuples de ce bassin

SHILUV ZRO'OT III...ET LEUR BLITZKRIEG



SANS COMMENTAIRE...

LA CONTRADICTION PRINCIPALE





Pendant plus de 21 jours, ils ont tenté de briser notre unité autour de notre Résistance et ils ont échoué...



Actuellement, ils tentent de nouveau en brandissant leur pensée géniale et plus efficace à leurs yeux : La dualité Laïcité - Islamisme.



Méfions-nous de cette arme aussi redoutable et même plus que leur uranium affaibli ou leur phosphore blanc...



La seule contradiction principale réside dans notre Face à Face avec l'Occupation et nos économies respectives qui consacrent une bonne part de nos richesses que nous produisons pour alimenter sa machine de guerre et de destruction de la vie.



Raymond RICHA

dimanche 8 février 2009

SI ON VEUT, ON PEUT...





Si l’Organisation de la Libération de la Palestine souhaite demeurer le référent à notre peuple, elle devra alors subir une mutation qui la soulève à un niveau de responsabilité que l’Histoire lui impose.


L’Histoire n’a cependant pas dit son dernier mot ; elle exige de notre part des efforts qui devront désormais se déployer pour l’unité et le renforcement de notre Résistance au sein d’un Conseil Supérieur.



LE CONSEIL SUPERIEUR DE LA RESISTANCE EST DEVENU UNE NECESSITE ABSOLUE



Si nos responsables souhaitent réellement l’unité, ils devront alors savoir qu’elle n’est possible que par une rupture avec la logique de collaboration qui a fait faillite après plus de soixante ans de tentatives échouées.



Toute nouvelle situation gagnée par la Collaboration est une situation perdue pour notre liberté



Si nos responsables souhaitent réellement la libération de notre pays, ils doivent mettre en œuvre immédiatement toutes les logiques structurelles, organisationnelles et opérationnelles devant améliorer la situation de nos populations dans tous les domaines ; c’est la condition sine qua non à l'adoption de notre Résistance par notre peuple.


Si l’on veut réellement libérer notre pays, nous devrons alors s’inscrire dans ce grand mouvement international de résistance face à l’impérialisme qui, déjà, amorce sa fin et profiter des solidarités entre les peuples qui se tissent de jour en jour. Le Venezuela et la Bolivie ne montrent-ils pas l’exemple à suivre ?


Nous devons enfin admettre que l’acte de résistance suppose non seulement de grands sacrifices, mais aussi et surtout une abnégation envers notre peuple et une farouche détermination à accomplir toute action, aussi minime qu’elle soit, qui converge vers la libération de notre Pays.
C’est dans cet esprit qu’il est urgent d’exiger la levée totale du blocus et l'ouverture de tous les passages, notamment celui de Rafah.

VIVE LA PALESTINE LIBRE


Raymond RICHA

REDOUTABLE GEOMETRIE...




OSLO AVAIT PROMIS LA TERRE CONTRE LA PAIX…
FOUTAISE…



DEPUIS MILLE NEUF CENT QUARANTE HUIT, DE NEGOCIATIONS EN NEGOCIATIONS, DE RESOLUTIONS EN RESOLUTIONS, DE PROMESSES EN PROMESSES, QUE DE MIRAGES…ALORS QUE SUR CETTE TERRE, DE JOUR EN JOUR, ILS APPLIQUAIENT CE GRAND PRINCIPE DE FRACTALISATION DE L’ESPACE DE VIE ET D’ITENTITE PALESTINIEN…



AUJOURD’HUI, FLANQUES DE LEURS ALLIES DE TOUTES LES NATIONALITES ET DE LEURS COLLABORATEURS ARABES, ILS NOUS MIROITENT UN POSSIBLE ETAT…
FOUTAISE…


AUJOURD’HUI, CETTE BELLE GEOMETRIE SE RETOURNE CONTRE EUX, POUR TROIS RAISONS :

1- LA FRACTALISATION DE L’ESPACE REND DESORMAIS IMPOSSIBLE DE CREER UN ETAT CONTIGU A LEUR ENTITE, GEOGRAPHIQUEMENT ET ECONOMIQUEMENT FIABLE

2- CETTE FRACTALISATION CACHE DANS SES ENTRAILLES UN ATTRACTEUR QUI EST LA RAISON D’ETRE DE NOTRE RESISTANCE

3- CET ATTRACTEUR SE NOMME « UN SEUL ETAT AUTHENTIQUEMENT DEMOCRATIQUE ET SOUVERAIN, FIER DE SES ENFANTS MUSULMANS, JUIFS ET CHRETIENS, EN UN MOT, LA PALESTINE


samedi 7 février 2009

IRON WALL - 5ème Partie (FIN)

IRON WALL - 4ème Partie

IRON WALL - 3ème partie

IRON WALL - 2ème partie

IRON WALL

Comme promis, Liban Résistance vous invite à regarder ce documentaire et surtout de le faire connaître auprès de vos proches, amis et toute personne ne connaissant pas l'Histoire de la Palestine



Liban Résistance remercie d'avance l'auteur ainsi que tous les efforts l'ayant traduit





Pour télécharger et visualiser la première partie (il y en aura cinq en tout), il suffit de cliquer sur le lien qui suit :

vendredi 6 février 2009

LE PROGRAMME ELECTORAL DE L’EXTREME DROITE ISRAELIENNE :

Expulsons les Palestiniens de Quarante Huit vers le Venezuela


Le parti de l'Union de droite nationale, le plus puissant des partis de droite chez les colons juifs en Cisjordanie, prévoit de lancer un projet pour déporter les arabes vers le Venezuela

Dans la même lignée, la deuxième tête de liste du parti ISRAEL BEYTENOU déclare, je cite :
«Ce n'est point une propagande électorale, mais une position de principe. Le public juif en Israël pense sérieusement au projet et veut trouver un vrai parti courageux n’ayant pas peur d'être raciste.»







LA RESISTANCE A DEJA REPONDU A CES PROPOS ET INTENTIONS :


La libération de la Palestine, de toute la Palestine, est proche; les peuples qui façonnent l'Histoire l'ont déjà programmée

jeudi 5 février 2009

FEU SUR LA "FRATERNITE"...

LA TERREUR NEO NAZIE S’EMPARE DE
« LA FRATERNITE »

Israël tire en direction du bateau humanitaire « La Fraternité » et le conduit vers Ashdod






05/02/2009


Le bateau « La Fraternité » en provenance du Liban et transportant des tonnes d'aide humanitaire pour la bande de Gaza a essuyé des tirs de la marine de l'occupation israélienne alors qu'il se trouvait au large du territoire palestinien.

L'un des organisateurs du voyage, Maan Bachour, a indiqué que des soldats israéliens sont montés à bord quand tout contact avec les passagers fut interrompu.

M. Bachour est le coordinateur de « l'Initiative Nationale pour lever le blocus de Gaza ».

Peu après, le ministre israélien de la Guerre, Ehud Barak avait déclaré que le bateau humanitaire a été arraisonné et conduit ce jour par la marine israélienne vers le port d'Ashdod dans le sud de l'entité sioniste.

Il a ajouté : « il y a peu de temps, un petit bateau allait du port libanais de Tripoli avec à son bord des journalistes et toute sorte de matériel en "violation"-selon lui- du blocus maritime que nous avons instauré. »

Selon la télévision libanaise NTV et la chaîne qatariote Al-Jazeera qui ont toutes deux un correspondant à bord du bateau, les soldats israéliens ont agressé les passagers en les frappant.

Le bateau « La Fraternité » transporte des tonnes de médicaments, poches de sang, produits alimentaires, jouets, vêtements, détergents, matelas,…offerts par des ONG libanaises et palestiniennes.

Parmi la délégation de huit personnes se trouve à bord l'ancien archevêque grec-catholique d'Al-Qods, Monseigneur Hilarion Capucci qui avait quitté la Ville sainte dans les années 70 après avoir été emprisonné en Israël pour son soutien à la résistance palestinienne.

RESISTANCE… !!!
Le Bateau de la Fraternité, menacé par des navires israéliens, refuse de faire demi-tour


mercredi 4 février 2009 (21h50)

Arrivé cet après-midi dans les eaux internationales, après une escale à Larnaca, le bateau affrété par une délégation libanaise, est actuellement menacé par l’armée israélienne.

Entouré de 4 navires de guerre, et avec un hélicoptère au-dessus de lui, le navire parti de Tripoli (Liban), qui transporte plusieurs dizaines de tonnes de ravitaillement et une douzaine de personnes, est actuellement en face de Gaza, où il s’est vu intimer l’ordre de faire demi-tour.

"Coulez-nous si vous voulez. Nous sommes dans notre droit. C’est vous qui êtes les pirates", ont répondu le capitaine et Hani Suleiman, avocat libanais à la tête du Comité de Secours à Gaza, en ajoutant "Allez-y ! Notre sang ne vaut pas plus que celui des Palestiniens !"

A bord, à ses côtés, outre l’équipage, Mgr Hilarion Capucci, deux cheikhs sunnites, dont un Palestinien, Daoud Salah, quatre journalistes, dont deux de la chaîne libanaise Al Jadid et deux de Al-Jazeera, ainsi qu’une militante irlandaise du Free Gaza, montée à bord à Larnaca.

A 20 H, les navires israéliens avaient éteint les projecteurs qu’ils tenaient braqués sur le Bateau de la Fraternité, et continuaient à l’entourer.

CAPJPO-EuroPalestine

KIFAYA!!!

LA COLLABORATION A SON COMBLE

L’opposition égyptienne veut porter l’affaire du gaz fourni à Israël devant la Cour pénale internationale


04/02/2009
Al Jazeera

Le scandale du gaz naturel égyptien « vendu » à Israël (à un prix inférieur à celui du marché) continue de secouer la société égyptienne.

En effet, la décision du tribunal administratif qui avait interdit l’exportation du gaz égyptien à Israël a été annulée ce lundi 2 février par la plus haute juridiction administrative égyptienne, autorisant donc de ce fait la poursuite des exportations.

Le mouvement d’opposition égyptien Kifaya (Assez! en arabe) a rappelé que la plus haute juridiction administrative égyptienne avait déjà annulé deux décisions précédentes qui sont :

- prohibition des «services de sécurité» à l’intérieur des établissements universitaires

- autorisation de la circulation des caravanes populaires acheminant des aides urgentes alimentaires et médicales à la population de Gaza

Kifaya a dénoncé l’ingérence du pouvoir exécutif dans le domaine juridique et a déclaré que la justice égyptienne est en train de devenir un instrument de la police.

Georges Ishak, porte-parole du mouvement d’opposition, a indiqué que les avocats du mouvement se préparaient à joindre l’affaire de l’exportation du gaz à d’autres actions en justice déjà entamées auprès de la Cour pénale internationale concernant des fonctionnaires israéliens responsables de crimes de guerre durant la récente attaque sioniste contre Gaza.

Monsieur Ishak a précisé, je cite : « les deux affaires sont intimement liées du fait de l’utilisation du gaz égyptien par Israël pour massacrer les populations civiles à Gaza ».

Déjà le mois dernier, des opposants égyptiens avaient menacé de faire exploser le pipeline transportant le gaz et accusé le gouvernement d’approvisionner en carburant la machine militaire sioniste qui massacre les femmes et les enfants.

Rappelons que le gaz naturel égyptien est convoyé par un pipeline sous-marin, entre la ville égyptienne de Al ‘Arish (nord du Sinaï et limitrophe de la bande de Gaza) et le port d‘Askalane, situé au nord de Gaza, en territoire occupé.

mercredi 4 février 2009

LA COLLABORATION A SON COMBLE :
MOUBARAK DEMOLIT LES TUNNELS DE LA SURVIE
ET BAFOUE LA SOUVERAINETE DE L’EGYPTE

Mercredi, 4 Février 2009

Les forces de sécurité égyptiennes ont démoli, au cours des deux derniers jours, de nombreux tunnels. Il faut savoir que ces tunnels étaient utilisés pour faire passer à Gaza les principales denrées alimentaires suite au blocus imposé par l’Occupation.

Par ailleurs, les habitants de la ville de Rafah ont déclaré que les autorités égyptiennes avaient achevé l’installation de caméras de surveillance sur les hauts bâtiments situés dans la région.

Ces mesures s’inscrivent pleinement dans l’accord sécuritaire que l'Occupation avait récemment signé avec les Etats-Unis, dans le but d’interdire le trafic entre l'Égypte et les territoires palestiniens.


Parallèlement et comme ceci ne suffisait pas, les autorités égyptiennes ont décidé la fermeture du passage frontalier de Rafah dès demain.

Un responsable égyptien a notamment ajouté que l’Egypte, dorénavant, fera entrer les aides humanitaires à travers les passages de Karm Abou Salem et d'Oja, entièrement contrôlés par l’Occupation.

Cette décision égyptienne vient au moment où l'ONU et toutes les organisations juridiques et humaines appellent à l'ouverture totale des passages, notamment de celui de Rafah.

mardi 3 février 2009

Il y a pire que l'Occupation :
l'ennemi en nous que je nomme Collaboration

L'Assemblée Nationale Française s'apprête-t-elle à recevoir cet ennemi en nous ?

La Collaboration à son comble



Il y a pire que l'Occupation :
l'ennemi en nous que je nomme Collaboration



Selon des sources palestiniennes, Mahmoud Abbas, ancien président de l’Autorité Palestinienne et chef du Fatah, a refusé de signer le versement d’une aide mensuelle aux familles des combattants du Fatah qui sont tombés martyrs pendant la guerre israélienne de Gaza.


Les mêmes sources ajoutent, je cite : « Abbas considère que ces combattants avaient agi en contradiction avec la ligne du mouvement Fatah, à savoir, le renoncement au terrorisme, par conséquent leurs familles ne sont pas habilitées à figurer sur la liste des familles de martyrs ayant droit au Fond National Palestinien contrôlé par le Fatah et l’OLP.


Par ailleurs et durant plus de deux ans, Mahmoud Abbas s’était acharné à démanteler les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, branche armée du Fatah, déclarant à différentes occasions que cette branche était illégale et qu’en conséquence, n’était pas affiliée au Fatah.

lundi 2 février 2009

Référence Nationale...


Référence Nationale, oui…mais laquelle ?

La seule référence nationale du Peuple Palestinien est l’acte résistant dans toutes ses formes : lutte armée contre la machine militaire de l’Occupation, un nouveau président qui met un terme à la logique de collaboration avec l’ennemi et qui renoue avec les forces mondiales anti impérialistes, en multipliant ses efforts pour consolider la solidarité internationale et l'agrandir, un programme de gouvernement d’unité nationale dont la priorité se résume en trois points, le premier, la levée totale et durable du blocus, le second, la réorganisation de la vie sur les plans de la reconstruction, sanitaire, socio économique et environnemental, le troisième, la mise en place, tant à Gaza qu’en Cisjordanie, des comités de résistance populaire à la fois constituant une arrière garde de la résistance armée et concrétisant des actions unitaires contre toutes les autres formes d'occupation et de colonisation.

Point de salut au Peuple Palestinien, en dehors de cette logique globale de résistance.

dimanche 1 février 2009

LE MENSONGE ORCHESTRE PAR LA PROPAGANDE SIONISTE COMMENCE A SE DISSIPER……….ET LES MASQUES, A TOMBER



La souveraineté de l’Espagne et l’impartialité de la Justice bafouées

Vendredi, 30 Janvier, le gouvernement espagnol a décidé de restreindre les compétences des tribunaux espagnols et de modifier les articles concernant les poursuites contre les leaders militaires accusés d'avoir perpétré des crimes de guerre.

Cette décision vient après des discussions de la ministre sioniste des affaires étrangères, Tzipi Livni avec son homologue espagnol, suite à une recevabilité déclarée par un tribunal espagnol d’une demande de mise en accusation pour crimes contre l’humanité de l'ancien ministre sioniste de la guerre Binyamin Ben Eliezer ainsi que de l'ancien chef d'état-major Dan Halutz.

Un juge espagnol avait annoncé, jeudi 29 Janvier, l'ouverture d'une enquête à l'encontre de sept anciens ou actuels responsables israéliens pour un bombardement mené en 2002 à Gaza qui avait tué le Cheikh Salah Chahadah et 14 autres personnes, dont neuf enfants.


La Résistance salue le courage des juges et leur attachement à l’impartialité de la Justice

Le peuple ami d’Espagne doit être interpellé en vue d’exiger le respect de sa souveraineté et de l’impartialité de la Justice




Des voix commencent à s’élever dans l’hémicycle israélien

Le député arabe de la Knesset israélienne, Talab San', membre de « la liste arabe et unifiée pour le changement », a accusé le premier ministre Ehud Olmert, la ministre des affaires étrangères Tzibi Livni, le ministre de la guerre Ehud Barak ainsi que le chef d'état-major Gaby Ashkénazi, de criminels de guerre.

Il a appelé à les juger devant les tribunaux internationaux, pour avoir perpétré des crimes de guerre contre le peuple palestinien à Gaza, ceci pour des intérêts politiques, à savoir leur victoire aux prochaines élections.



La Suisse bouge également…
Samedi 31 Janvier 2009

Un groupe parlementaire suisse, de retour de Gaza, a qualifié l'agression sioniste de crimes de guerre.

Il a notamment déclaré que les auteurs de ces crimes doivent être jugés devant des cours pénales internationales.


Il a d'autre part justifié le droit du peuple palestinien à la résistance pour la libération de sa terre spoliée depuis plus de 60 ans.


La délégation suisse, composée de quatre parlementaires, Messieurs Carlo Soumaroga, Jean Charles Rial du parti socialiste suisse, Joseph Sisyadis du parti travailliste suisse et enfin Antonio Hodjres, du parti des verts, et après son séjour de trois jours à Gaza, a déclaré être profondément choquée par ce qu'elle a vu et constaté : des destructions semblables à celles qu'aurait provoqué un séisme.


Les parlementaires suisses ont, en outre, demandé à leur gouvernement, dont le pays est censé être le gardien et le défenseur de la convention de Genève, de prendre toutes les dispositions et actions nécessaires pour :



- Porter secours à la population de Gaza qui souffre du blocus qui lui est imposé.



- Révéler la vérité sur ce qui s'est passé à Gaza.



- Présenter les auteurs de ces agissements devant les tribunaux.



- Mettre fin à la coopération militaire entre la Suisse et Israël, une fois établie la certitude que ce dernier ait été l’agresseur.



Pour sa part, Monsieur Carlo Soumarogo a déclaré à l’Agence Suisse d’Informations, qu’il a été profondément choqué en découvrant de quartiers entièrement dévastés par les bulldozers, après avoir subi les bombardements.



Il a en outre exprimé sa grande émotion devant l’effroi des femmes et des enfants témoignant de ce qui s’était passé : ils ne savaient pas où aller… Fallait-il rester dans leurs maisons et mourir sous les décombres ou bien sortir dans la rue et mourir sous les bombes au phosphore blanc ou encore sous les balles des soldats israéliens qui, tout en ricanant, tiraient à bout portant ?


Monsieur Soumarogo a mis en exergue le message que la délégation a rapporté de Gaza, à savoir, la nécessité impérieuse pour que toute la lumière soit faite sur la tragédie de Gaza et pour que les auteurs de ces crimes soient traduits devant la justice pour graves infractions aux droits humains.


Il est attendu de la justice suisse, a-t-il ajouté, qu'elle fasse tout pour établir la culpabilité et l’inculpation des responsables militaires et politiques israéliens qui se rendraient en Suisse. Cette inculpation devrait toucher tous les responsables, du plus haut rang au simple soldat qui s’était permis de tirer sur des enfants et des femmes.





De son coté, Monsieur Sisyadis a soutenu que ce qui s’est passé à Gaza n’est nullement une guerre entre soldats, mais qu'il s’agissait plutôt d’une guerre menée par une armée contre les civils.


Il poursuivit en déclarant, je cite : « Lorsque vous demandez aux habitants de sortir de leurs maisons, sinon vous y mettrez des explosifs, et qu'ensuite vous massacrez les individus qui auraient suivi l’ordre ou encore lorsque vous détruisez les maisons sur les têtes de leurs propriétaires sans leur dire de sortir, de tels actes sont inacceptables et la communauté internationale doit punir les auteurs. »



Quant à Monsieur Antonio Hodjres, il a insisté sur la nécessité du dialogue permanent avec le mouvement du Hamas qui est un mouvement de résistance.


Il ajouta qu’il est du droit des peuples colonisés de se libérer par la lutte, ceci en se référant à la naissance de la Résistance Française, lors de l’invasion hitlérienne.


Parallèlement et dès 1948, l’occupation de la Palestine et l’expulsion des Palestiniens de leur terre ont engendré un mouvement de résistance qui d’ailleurs, depuis 60 ans, ne cesse de grandir.



Les quatre parlementaires ont également demandé aux autorités suisses d’agir pour la levée du blocus de Gaza, en précisant que les secours humains qui arrivent à pénétrer sont insuffisants du fait des difficultés que créent les Israéliens.


Par ailleurs, le groupe a insisté sur la nécessité de la constitution d’une commission internationale indépendante et impartiale devant enquêter sur toutes les infractions du droit international et des droits humains.


Enfin, il ajouta, je cite : « On ne peut continuer à coopérer avec un état qui est en guerre avec d’autres états. »