mardi 16 juin 2009

VOUS AVEZ DIT DEMOCRATIE ?


Pour battre l’Opposition, l’Arabie Saoudite a dépensé 750.000.000 de dollars en une seule journée, défiant ainsi le budget dépensé pour l'élection d'Obama…
Et de cette somme, 40.000.000 de dollars furent consacrés et dépensés pour battre la coalition des partis politiques, dont le PCL, et de la Résistance qui soutenait la candidature d’Ossama Saad





Nous avons, à Doha, opté pour une loi électorale qui devra largement contribuer à la victoire du pouvoir du capitalisme sauvage et de ses dynamiques néfastes et destructrices comme la corruption, le clientélisme confessionnel et les logiques opératoires des clans.

Depuis Juillet-Août 2006, nos discours et nos actes avaient en permanence ignoré la puissance destructrice de l’économie libérale qui opérait jusqu’à plonger dans l’extrême pauvreté une frange très importante de notre peuple. La conséquence n’a pas tardé : le capitalisme sauvage, durant toute la journée du 7 juin, a eu raison d’activer sans tarder son processus de manipulation de cette extrême pauvreté par achat des voix.

Depuis Juillet-Août 2006, nous n’avions pas pris conscience de cette formidable organisation et ramification de la corruption au sein même des institutions officielles, au point que, le 7 juin, en plein jour, des maires n’hésitaient pas à acheter des voix.

Nous n’avions jamais été soucieux de l’indispensable élaboration d’un programme de gouvernement global abordant toutes les sphères de la vie de nos citoyens, cohérent dans ses perspectives et ses méthodes, patriotique dans sa fermeté et sa détermination à protéger le droit du peuple à sa résistance et à vivre dans la dignité.

Nous avions affecté à notre résistance une seule dimension, militaire, en la privant de son rôle catalyseur dans le processus démocratique pour le changement et en l’interdisant de franchir les frontières du confessionnalisme afin qu’elle puisse enfin se transformer en une résistance nationale libanaise pacifique et intransigeante dans son adoption des aspirations populaires, combattante par ses armes pour la libération et la souveraineté.

Nous avions ignoré l’urgence et la nécessité d’un front démocratique et patriotique autour d’un programme de changement ; nous avions annoncé notre timide souhait de réformer, et surtout de ne pas toucher à un système, pourtant générateur de conflits depuis plus d’un demi-siècle.

L'Histoire des luttes ne s'est pas arrêtée le lendmain du 7 juin 2009. Elle se poursuivra et, sans aucune pitié, giflera sans jamais céder, notre naïveté...








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