mardi 7 avril 2009




La colonne vertébrale de la Résistance Libanaise



- 28,6% des libanais vivent sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 4 dollars par jour.

- 51,9% des familles libanaises ont un revenu mensuel insuffisant pour satisfaire leurs besoins fondamentaux de consommation.

- 30,9% des résidents au Liban sont confrontés à des privations de toute sorte, notamment ceux vivant hors des villes.

- 51% de la population ne bénéficient d'aucune couverture santé permanente.

- 75% des travailleurs ne bénéficient d'aucun régime de retraite et d'aucune protection sociale.

- 40% des salariés ne sont pas déclarés et ne sont pas protégés par les lois sur le travail, les salaires et la sécurité.

- 45% des acteurs économiques n'occupent aucune fonction au Liban.

- 35% des libanais en âge de travailler quittent le pays à la recherche d'un emploi à l'étranger.

Ce sont tous ces gens là qui ont résisté et qui sont prêts à résister encore au Pays des Cèdres ; ce sont elles et eux qui façonnent l’Histoire de mon pays et qui tissent, chaque jour qui passe, la bannière de la Résistance sous toutes ses formes et toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Peu importe pour elles et pour eux les étiquettes qu’on leur flanque sur le front du visage : tantôt celle du Hezbollah ou Amal, tantôt celle du Parti Communiste…

Les hommes qui hier avaient tenu plus de trente jours face à la plus grande armée de la région ne sont pas parmi les 0,05% de la population possédant 34 milliards de dollars, soit 45% des dépôts bancaires.

Ces hommes appartiennent à la maman qui peine pour acquérir le litre de lait à ses enfants ; ils appartiennent à ce papa qui, de nuit comme de jour, court et court encore derrière son très maigre salaire pour subvenir aux besoins de sa famille ; ils appartiennent à cette écolière qui s’acharne à lire et à calculer malgré les murs ébranlés par les obus de l’ennemi et l’humidité qui s’infiltre au sein de l’école ; ils appartiennent à ce pêcheur qui, à la lueur du jour pointant, prend la mer malgré les vedettes de l’ennemi qui le guettent ; ils appartiennent à ce paysan dur comme le roc qui retourne la terre défiant ainsi les restes des grappes de la mort, à savoir les bombes à fragmentations larguées hier par l’ennemi…

Pour ces hommes là je voterai prochainement.

Je voterai pour l’effacement de la dette de mon pays qui s’élève à ce jour à 60 milliards de dollars, puisque la communauté internationale ne reconnaît pas son droit ni au dédommagement suite aux agressions répétées, ni de vivre dignement.

Je voterai pour que les 90% des impôts et des taxes ne servent plus à financer les intérêts au bénéfice d’une poignée des plus riches familles féodales, toutes confessions religieuses confondues, mais plutôt à financer l’agriculture et l’économie nationale souffrantes, l’emploi pour nos jeunes, l’éducation, la santé et la protection sociale, gratuites pour tous.

Je voterai pour libérer mon peuple du terrible diktat parisien qui décide de fixer la TVA à 15%, avec blocage des salaires, démantèlement de la sécurité sociale, privatisation des compagnies du téléphone et de l'électricité.

Je voterai pour que la citoyenneté libanaise dans mon pays soit enfin libérée du diktat imposé il y a plus d’un quart de siècle par le mandat français, à savoir le confessionnalisme…





C’est ce vote là que j’offrirai à ces hommes formant cette formidable colonne vertébrale de la Résistance…
C’est ce vote là que j’offrirai en ce juin 2009 à ma petite Salma, mon petit enfant et mon grand amour tombé après avoir été repéré par l’aviation sioniste…




Toutes les données ci-dessus sont officielles et figurent dans différents rapports gouvernementaux. Elles ne traduisent qu'une partie de la réalité économique, financière et sociale du Liban après 16 ans d'hégémonie "Haririenne" sur les décisions politiques et économiques.




Raymond RICHA
Le 7 avril 2009

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