samedi 28 juin 2008

LIBAN RESISTANCE, SOLIDAIRE DE LA RESISTANCE DU PEUPLE COLOMBIEN

chaque bouteille ou canette "Coca Cola" que tu consommes
tue un paysan pauvre ou un mineur

chaque plateau repas de McDonald que tu consommes...également

http://fr.youtube.com/watch?v=FdzigiDBWPU

mercredi 25 juin 2008

Paroles de résistant…


La libération de Chebaa par l’acte politique ne sera qu’une conséquence d’un rapport de force généré par notre Résistance.


Par conséquent, cette libération, que Sanioura l’admette ou non, sera encore une autre victoire et une plus value qui vient s’ajouter à notre crédit grâce à notre Résistance.


Enfin, force encore d’admettre que seule une stratégie de défense nationale s’appuyant fermement sur cette formidable capacité de notre peuple à résister pourra garantir à notre Liban sa pleine souveraineté.


24 juin 2008
Raymond RICHA

Nous ne pouvons pas à la fois...





Monsieur le Président,


Nous ne pouvons pas à la fois contester le droit du peuple palestinien à la résistance et honorer la nôtre qui s’est battue pour la libération de nos territoires de l'occupation nazie.


Vous avez qualifié de terrorisme la résistance d’un peuple et ainsi vous vous êtes assimilé à ces dirigeants nazis et à leurs valets vichystes qui n’hésitaient pas à qualifier la nôtre également de terrorisme.


Vous soutenez la création d’un état palestinien côtoyant une entité colonialiste, raciste et fasciste, une option qui ne pourra pas apporter la Justice et la Paix pour tous les peuples de cette région.


Ainsi vous continuez à nier le caractère d’indivisibilité de la Palestine que nous impose la lecture intelligente de l’Histoire, en rejetant la noble et juste idée de la naissance d’un seul état authentiquement démocratique et soucieux de ses enfants musulmans, juifs et chrétiens.


Sachez donc et nous ne cesserons pas de le répéter, que la France des deux Jean, plus explicitement celle de Jaurès et de Moulin, loin de partager vos propos et votre proposition absurde, renouvelle et renouvellera en permanence sa solidarité envers le Peuple de Palestine et sa résistance.


Cette France là, fierté de son peuple, restera fermement attachée à cette nécessité historique de la naissance d’un unique état libre et démocratique.


Nier l’Histoire en la falsifiant, pratiquer la désinformation par des discours flamboyant à la fois d’hypocrisie, de pure absurdité et de mépris au regard des peuples en lutte ne seront jamais l’esprit et l’acte de cette France que nous chérissons.

25 juin 2008
Raymond RICHA

mardi 24 juin 2008

Une Livni impuissante...

Une Livni impuissante menace d'expulser
les Palestiniens de 48

La crise qui secoue les institutions sionistes est une occasion pour les autorités de l'occupation de lancer leurs menaces, en vue de préserver ce qui leur reste, croyant que les Palestiniens vont trembler rien qu'en les écoutant, ou qu'ils vont "se calmer", le temps de régler les crises profondes que vit l'Etat colonial.


La dirigeante sioniste Livni (ministre des affaires étrangères) s'est particulièrement adressée dans son discours, lors d'une rencontre avec des chercheurs, aux Palestiniens de 48 (les Palestiniens qui vivent dans la partie de la Palestine occupée en 1948) leur demandant implicitement de partir s'ils ne veulent pas vivre dans un "Etat juif et pour les Juifs" s'imaginant que l'Etat d'Israël a de longs jours devant lui, qu'il peut encore dicter ses volontés à une population qui a surmonté la peur et affirme sa détermination de se battre contre l'injustice historique et actuelle.


Livni et les autres dirigeants israéliens ne peuvent encore comprendre que les Palestiniens de 48 sont dans un mouvement de mobilisation permanente et ascendante contre toute atteinte à leur dignité et à leurs droits, en tant que Palestiniens.


Quelques jours auparavant, des milliers de Palestiniens se sont rassemblés à Shefa 'Amr, ville de Galilée, là où il y a presque trois ans (août 2005), un colon soldat a commis un massacre dans un car allant de Akka à Shefa 'Amr. A cette époque, les Palestiniens survivants du car et d'autres de la ville avaient immobilisé l'assassin israélien et l'avaient tué.


Depuis, les autorités sionistes veulent se venger pour le colon assassin. Ils ont arrêté plusieurs Palestiniens de la ville, les ont détenus avant de les mettre en résidence surveillée. De nouveau, elles reviennent à l'affaire et ont l'intention de traduire en "justice" plusieurs de ces Palestiniens. C'est cette décision qui a déclenché le rassemblement populaire où toutes les forces politiques représentant les Palestiniens de 48 se sont jointes pour dénoncer cette nouvelle provocation, affirmant s'opposer à toute mesure israélienne dans ce sens.


Depuis l'expulsion de fait du Dr. Azmi Bishara, leader national palestinien, il y a plus d'un an, les Palestiniens de 48 et leurs représentants politiques et institutionnels mènent une bataille courageuse contre les autorités sionistes, dans l'unité, pour défendre leurs acquis, défendre leurs droits de vivre dans leur patrie, en tant que Palestiniens, revendiquent le droit au retour des réfugiés, leurs frères, afin de ne plus être considérés comme une minorité dans leur propre pays.


C'est à cette partie du peuple palestinien que Livni prétend donner des ordres, leur demandant de reconnaître le caractère juif de l'Etat où ils vivent, alors que pour la majorité d'entre eux, ils ne vivent pas dans l'Etat, mais sur leur terre et dans leur patrie, la Palestine.


A Livni et aux autres israéliens de se débrouiller avec cette contradiction suscitée par le mouvement sioniste.


Pour les Palestiniens de 48, la question est claire ! Ils vivent sur leur terre, la Palestine, dans la partie occupée en 1948 que certains nomment Israël.


Rim al-Khatib
23 juin 2008

C'est ainsi que les officiels américains doivent être reçus!!!

Qu'est allée faire michele Sasson, la chargée d'affaires américaine à Nabatiyeh, ville de la résistance au sud du Liban ? Elle s'est imaginée qu'elle allait être reçue avec des fleurs, peut-être ? Elle qui a l'habitude de recevoir les courbettes de Geagea, de Jumblatt, Sanioura et les autres gens du pouvoir au Liban, elle s'est imaginée pouvoir aller où bon lui semble, même au sud, le pays de la résistance. Elle s'imaginait qu'elle allait être applaudie, comme l'ont habituée les gens du pouvoir, mais elle a été huée et les pierres se sont déversées sur sa voiture. Elle s'imaginait représenter "la civilisation" au pays de la "barbarie", mais la population de la résistance lui a fait comprendre qu'elle représente la barbarie au pays de la vraie civilisation, celle qui accorde à la dignité humaine toute sa valeur. Comment a-t-elle pu oser penser autrement ? Penser qu'elle pouvait être accueillie dans ce haut lieu de la résistance qu'est la ville de Nabatiyeh, qui a subi massacres après massacres, lors de l'occupation israélienne du sud, entre 1978 et 2000 ??


L'arrogance des officiels américains les empêche comprendre qu'ils ne sont pas les bienvenus dans certaines régions, là où le peuple s'est battu pour son indépendance et sa liberté.


La population du sud connaît les Américains et les Etats-Unis par les bombes livrées à Israël, au cours de l'agression de juillet 2006, bombes qui continuent à tuer les citoyens paisibles, dans leurs champs minés, par les visites de Rice au cours de cette même agression, réclamant une guerre encore plus meurtrière pour donner naissance au "nouveau Moyen-Orient", par les déclarations provocatrices de David Welsh sur "l'été chaud" promis pour l'été 2008 qui signifie un été où Israël et les Etats-Unis déclencheraient une guerre par partis libanais interposés, ou directement, contre la résistance.


Les Etats-Unis, pour la population du sud-Liban, c'est le pays de la terreur qui a envahi l'Irak, le pays qui participe activement à la mort des Palestiniens, en Cisjordanie et Gaza, le pays de la prison de Guatanamo, le pays qui refuse systématiquement toute justice pour le peuple palestinien et toute dénonciation des actes terroristes israéliens. Comment la représentante de ces Etats-Unis peut-elle venir tranquillement passer une journée au pays de la résistance, alors que le souvenir des martyrs tombés, en juillet 2006, et même lors des massacres précédents est toujours vivant ?


Malgré tout ce qu'elle peut représenter pour la population du sud, Michele Sasson a voulu rendre visite à l'ancien président de l'union des commerçants à Nabatiyeh, qui l'avait invitée à déjeuner. Mais le convoi américain de la chargée d'affaires n'a pu poursuivre. La population de Nabatiyeh et des villages avoisinants s'est rendue, en colère, jusqu'à la maison où elle se trouvait et a commencé à lancer des pierres, à crier des slogans hostiles aux Etats-Unis : "Mort aux Etats-Unis, mort à Israël", et à réclamer son départ immédiat, "dans les cinq minutes, pas plus". Les forces de la sécurité intérieure l'ont vite remise dans sa voiture et l'ont placée sur le chemin du retour à Beyrouth, sans lui permettre de poursuivre sa prétendue "tournée à Nabatiyeh".


Suite à cette visite-éclair ratée, les responsables politiques de la ville de Nabatiyeh ont dénoncé l'invitation adressée par le dénommé Bitar (affilié à un parti du pouvoir) à la chargée d'affaires, déclarant que la présence de toute personne officielle américaine à Nabatiyeh est une provocation contre la population, qui a souffert et souffre encore de l'intervention américaine et du soutien américain à Israël et affirmant que la population de la région se tient aux côtés de la résistance, de la dignité et de la souveraineté.



Rim al-Khatib
22 juin 2008

vendredi 20 juin 2008

développement durable selon le sionisme


JEUDI 19 JUIN 2008

DES COLONS ISRAELIENS INCENDIENT
PLUSIEURS DIZAINES D’OLIVIERS ET DES CHAMPS DE BLE
A BORINE, UN VILLAGE PALESTINIEN PRES DE NABLOUS

SANS COMMENTAIRE !!!!!

mercredi 18 juin 2008

RICE, une pièce à deux faces...



Ce que réellement elle était venue chercher et faire…ou le jeu de la pièce à deux faces




RICE, lors de sa dernière visite éclaire à Beyrouth qui sera probablement la dernière puisque son maître à la Maison Blanche aura à la fois à gérer les affaires courantes en attendant les élections présidentielles et à consacrer tous ses efforts pour empêcher l’arrivée à la Maison Blanche un citoyen noir, était venue dans un double objectif : redonner de l’élan à l’alliance dite du « 14 Mars » et rassembler les efforts devant s’articuler autour d’une nouvelle tactique qui consiste (SVP respecter l’ordre chronologique des évènements que vous aurez à provoquer) :

1- à éliminer les causes qui justifient l’acte résistant, par le retrait de l’Occupant des restes du territoire et par une libération significative de prisonniers libanais

2- La Résistance Libanaise n’ayant plus l’argument et la justification de son maintien, devra penser à déposer les armes et à sa disparition ; les médias devront ainsi concentrer leurs efforts autour de l’idée que le Liban n’a plus besoin de sa résistance, les causes étant disparues, les effets devront disparaître à leur tour

3- Les médias en besogne dans leur désinformation et leurs longueurs de pages consacrées à une attaque systématique contre la Résistance, les efforts politiques devront se concentrer autour du principal objectif, à savoir, la Défense Nationale devra absolument être entre les mains d’un homme fort intimement lié aux intérêts américano sionistes

4- Cet homme fort, une fois désigné, devra s’atteler à exécuter le programme qui lui est assigné, à savoir, la refonte de notre Armée dans le but de lui arracher sa raison d’être, c’est-à-dire, son attachement à la Souveraineté du Liban et à l’unité de son peuple et de la transformer en un fer de lance contre tout acte de résistance et en une force de répression sociale

5- Cette armée profondément réformée et soumise, fortement appuyée par le peuple, devra ainsi lancer ses premières attaques contre la Résistance en vue de sa liquidation physique

6- Notre Résistance ainsi liquidée, le pouvoir devra s’atteler à la mise en œuvre de sa politique de collaboration directe avec l’ennemi jusqu’à lui offrir à la fois les ressources, notamment l’or bleu, et la plate-forme indispensable à ses forces armées dans la poursuite de sa croisade contre ce qu’il appelle l’ « axe du mal »



RICE était ainsi venue pour nous imposer, encore une fois, son diktat en six points, au point de nous menacer par son véto à toute formation d’un gouvernement authentiquement unitaire et patriotique qui rejettera en bloc sa nouvelle tactique.

Lors de sa visite, elle a su montrer la pièce à deux faces de son visage ; la pile qui dans les coulisses « proposait » sa géniale nouvelle tactique et la face montrant son « attachement » à la Souveraineté de notre Liban et à la démocratie.



Par ailleurs, force est de constater l’acharnement des forces intérieures, régionales et internationales contre la Résistance Libanaise car ces forces, loin d’être naïfs, savent bien que sans cette résistance notre armée régulière ne tiendra pas plus de quelques heures pour tomber et se faire liquidée et décapitée à la moindre offensive de la plus grande puissance militaire dans la région du Moyen Orient.



Enfin, ce n’est pas la libération des fermes de Chebaa, le terme de libération étant faux puisque ces fermes ne seront pas restituées à la Souveraineté Nationale mais mises sous l’égide des forces internationales, ce n’est pas non plus la libération de nos frères et fils jetés dans les geôles d’Israël qui arracheront à notre Résistance sa raison d’être.

Cette raison d’être est une nécessité historique qui découle, que l’on veuille ou non, d’un fait réel : l’entité sioniste, dont la convoitise des terres, des ressources et de la main d’œuvre quasi gratuite d’autrui est sans limite, devra logiquement poursuivre sa politique d’agression.



Pour conclure, nous devons nous méfier de notre naïveté face à un ennemi intelligent, fortement déterminé dans ce qu’il veut.



18 juin 2008
Raymond RICHA


mardi 17 juin 2008

Paris...







LORS DE LA VENUE DE BUSH EN FRANCE
PARIS LA RESISTANTE, DANS LA RUE POUR DIRE NON AU NEO-COLONIALISME ET A LA GUERRE



LE GRAND ESPOIR...OU LE MANIFESTE DE LA JEUNESSE MEDITERRANEENNE...









Le grand espoir de voir naître l’Union pour la Méditerranée, ce grand rêve comme l’avait dit Madame DATI, passe d’abord par :

· La levée immédiate du blocus sur Gaza et l’arrêt immédiat du processus de colonisation en Palestine

· La libération de tous les prisonniers arabes détenus dans les geôles israéliennes et arabes

· La destruction du mur de l’Apartheid Sioniste

· Le déclenchement du processus de retour de tous les réfugiés palestiniens dans leur pays, la Palestine

· La restitution de tous les territoires arabes occupés par Israël, notamment les territoires palestiniens ainsi que syriens et libanais

· L’abolition de toutes les formes d’apartheid, de racisme, d’idéologies fascistes ou de l’obscurantisme dominantes telles que le Sionisme, le Salafisme ou encore le confessionnalisme religieux et la restauration de la démocratie, partout dans la région

· L’adoption par tous les pays du principe de non ingérence et du respect du Droit à l’Autodétermination des peuples de la région méditerranéenne

· Le retrait des forces d’occupation de l’Iraq

· Le démantèlement de toutes les bases militaires étrangères situées dans la région méditerranéenne

· La destruction de toutes les armes nucléaires détenues par des pays censés être membres de l’Union

Dix points sans lesquels aucune discussion, aucune rencontre, quel que soit son niveau, ne pourront faire aboutir la Justice et la Paix dans cette région qui doivent faire partie de l’ensemble des fondements de l’Union pour la Méditerranée.

Dix points comme par pur hasard dix commandements sans lesquels le rêve de Dati ne se réalisera jamais si ce n’est que par l’adoption et la poursuite de la résistance des peuples, de tous les peuples de cette région, sans aucune exception.


17 juin 2008
Raymond RICHA

lundi 16 juin 2008

Pendant que RICE...



Pendant que cette dame tend la main à notre Président de la République, un communiqué de notre armée nous informe d’une nouvelle violation israélienne de notre espace aérien :

Cette aviation avait survolé les régions de Bent Jbeil et de Tebnine entre 16h05 et 16h25 (heure de Beyrouth), comme également elle avait de nouveau survolé ces deux régions et, de plus, celle de Naqoura, entre 16h30 et 20h10 (heure de Beyrouth).

Cette dame, pour aller jusqu’au bout de son infamie et de son hypocrisie, ose encore déclarer, de surcroît sur notre sol, que notre Résistance est une organisation terroriste !!!


16 juin 2008
Raymond RICHA

samedi 14 juin 2008

300 PAGES...

Un rapport officiel français dévoile quelques évènements qui se sont déroulés lors de l’agression de juillet – Août 2006 contre Liban



Ce rapport, de 300 pages, tenu pendant longtemps secret, est dévoilé par le centre « Axis of Logic » de l’Etat de Massachusetts (U.S.A.).

Il comporte également des documents photos ainsi que des cartes géographiques.



Ci-dessous le résumé de son contenu :

· L’ancien premier ministre libanais, Rafic HARIRI, fut assassiné par les services des renseignements israéliens, le Mossad.

· L’agression de juillet 2006 ne fut pas la conséquence directe de kidnapping de deux soldats par le Hezbollah ; elle était déjà planifiée par les israéliens et les américains. Par ailleurs, ces derniers avaient également signalé aux dirigeants israéliens qu’ils ne pourront pas leur venir en renfort en hommes, du fait de la guerre en Iraq, et que par contre ils assureront le ravitaillement en armes, notamment en missiles et BASM.

· Durant cette agression, les pertes israéliennes en hommes se sont soldées par 2300 tués dont 600 suite à leurs blessures. Quant au nombre de soldats devenus handicapés suite à des graves blessures, fut de 700. Parmi les soldats tués durant les combats, 65 furent ensevelis par les gravats des habitations dans lesquelles ils s’étaient abrités.



Quelques évènements relatés par le rapport :

· Le 27 juillet, à Bent Jbeil, 59 soldats israéliens furent tués, 12 chars et 3 véhicules de transport de troupes furent détruits.

· Le 12 août, 24 soldats furent tués ainsi que 5 autres suite à la destruction par la Résistance d’un hélicoptère.

· Le 14 août, à bord de la vedette Saar 5 qui fut coulée par la Résistance, 24 soldats furent tués, parmi eux des commandants.

· Les pertes israéliennes en matériels s’étaient soldées par 65 chars et transporteurs de troupes, dont 38 chars de type « Merkava » entièrement détruits et 93 chars et transporteurs partiellement détruits.

· L’aviation ennemie a exécuté 12000 bombardements au-dessus du Liban. Quant aux forces maritimes et terrestres ennemies, elles avaient tiré respectivement 2500 et 100.000 pièces, entre obus et missiles.



Les pertes libanaises, selon ce rapport :

· 50 résistants tués, dont la grande majorité des combattants du Hezbollah (de sources des Nations Unies et des autorités libanaises) ; les autres tués appartenaient aux deux fractions de la Résistance, le Parti Amal et le Parti Communiste Libanais.

· Les victimes civiles furent majoritaires, dont 30% des enfants n’ayant pas atteint l’âge de 13 ans.

· 600 kilomètres de routes, 73 ouvrages d’art, des cibles civiles parmi elles l’aéroport de Beyrouth, des ports maritimes et des stations d’épuration, 25 stations d’essence et de dépôts de carburants, 900 locaux commerciaux et artisanaux, 350 écoles et 145.000 habitations, furent entièrement ou partiellement détruits.

AINSI FUT...N'EST-CE PAS SARKOZY ?





Le 16 mai 1916, faisant suite à un travail préparatoire épistolaire de plusieurs mois entre Paul Cambon, ambassadeur de France à Londres, et Sir Edward Grey, secrétaire d’État au Foreign Office, l’accord Sykes-Picot est conclu entre la France et le Royaume-Uni à Downing Street entre Sir Mark Sykes, et M. François Georges-Picot.


Il prévoit à terme un dépeçage du Moyen-Orient, c’est-à-dire l’espace compris entre la mer Noire, la mer Méditerranée, la mer Rouge, l’océan Indien et la mer Caspienne, alors partie intégrante de l’Empire Ottoman.


La Russie tsariste participe aux délibérations et donne son accord, comme l’Italie, aux termes du traité secret.


Le Moyen-Orient est découpé, malgré les promesses d’indépendance faites aux Arabes, en cinq zones :


Zone française, d’administration directe formée du Liban actuel et de la Cilicie
C'est cette administration qui fut à l'origine du Confessionnalisme politique imposé au peuple libanais : système de répartition des fonctions politiques entre plusieurs confessions

Zone arabe d’influence française comportant le nord de la Syrie actuelle et la province de Mossoul

Zone britannique d’administration directe formée du Koweït actuel et de la Mésopotamie

Zone arabe d’influence britannique, comprenant le sud de la Syrie actuelle, la Jordanie actuelle et la future Palestine mandataire

Zone d’administration internationale comprenant Saint-Jean-d’Acre, Haïfa et Jérusalem


La Grande-Bretagne obtiendra le contrôle des ports d’Haïfa et d’Acre.

jeudi 12 juin 2008

Sanioura persiste...et signe

Fouad SANIOURA persiste dans sa logique d’éradiquer toute volonté et tout acte de résistance sur le moindre mètre carré de notre Sud.

Toutes les violations sionistes de notre souveraineté, ceci depuis Août 2006, ne suffisent pas et selon lui, il faudra aller plus loin.

Ainsi, il vient d’apposer sa signature à la mise en place d’une « zone neutralisée » et la formation d’une équipe chargée de la « sécurité » composée de responsables militaires des deux armées israélienne et libanaise ainsi que des éléments de la FINUL.

Tout acte de résistance dans ladite zone, la moindre volonté de venir en appui à notre armée incapable seule à tenir face à la puissance militaire sioniste seront désormais considérés comme une atteinte à la « sécurité ».

Encore une fois, autour de quelques maudites tasses de thé, les veilleurs à la « neutralisation » de notre Sud et à sa « sécurité » seront à l’œuvre.

Quant à l’agresseur de tous les temps, il aura ainsi entre les mains l’outil efficace officialisé par le Premier des autorités exécutives libanaises qui lui permettra de trouver mille et une justifications de ses agressions à venir.



Aux yeux de Fouad SANIOURA cela ne suffit pas : refusant le retour à la souveraineté du Liban de nos territoires toujours occupés, il s’attèle à les mettre sous l’égide des forces de l’ONU, ainsi quoi satisfaire encore plus l’entité sioniste…


Il ne nous reste plus qu’à prier Dieu afin qu’il n’aille pas encore plus loin dans sa collaboration en permettant à l’entité sioniste de s’emparer définitivement de notre ressource bleue.



Serait-il également premier ministre de l’ « Etat d’Israël », mille fois plus efficace qu’Ehud Olmert ?


12 juin 2008
Raymond RICHA

mercredi 11 juin 2008

NIEME AVERTISSEMENT


LIBAN
10 JUIN 2008

Le secrétaire général de la Jeunesse de Georges HAOUI* confirme que plusieurs centaines d’éléments rattachés à plusieurs appareils sécuritaires arabes, notamment jordaniens, ayant, depuis longtemps, pris pour foyers des hôtels d’Al Hamra (Beyrouth Ouest) comme points de départ à leurs activités terroristes, avaient fui le secteur, lors du débâcle des forces miliciennes face à l’avancée de la Résistance.


Nous souhaitons savoir où sont-ils passés et sont-ils encore présents sur notre territoire ? Si oui, qu’attendons-nous pour les arrêter et les traduire devant la Justice ?


Faudra-t-il encore plus d’assassinats et de souffrances pour enfin décider de les mettre hors de nuire ?


Faudra-t-il attendre la formation d’un nouveau gouvernement pour pouvoir mettre un terme à des activités qui, de toute évidence, portent atteinte à la sécurité et à la souveraineté de notre pays ?




Décidemment, au pays des cèdres, l’esprit et l’acte de citoyenneté et de patriotisme sont une rareté…
Pire, très souvent cette rareté est assimilée à je ne sais quelle soumission, tantôt pro syrienne, tantôt pro iranienne…




Ceci dit, si le futur pouvoir exécutif, peu importe sa nature multiconfessionnelle ou encore ses intentions unitaires, ne se décide pas à prendre les mesures sécuritaires qui relèvent de ses obligations envers le Peuple, la Résistance aura alors à protéger ses fils, ses filles, ses foyers familiaux…bref ses populations ou encore dans le langage sociologique sa ressource humaine.


Dans ce cas, que les grands défenseurs de la Souveraineté Territoriale de l’Etat, tant locaux ou régionaux que ceux de l’Occident, ne viennent pas encore une fois nous rabâcher leurs discours ou nous étaler leur théorie.



L’heure n’est plus aux intentions de faire ou d’agir ; elle est à l’acte qui sera apprécié dans sa valeur au regard des attentes de notre Peuple…


(*)
Georges HAOUI : ancien secrétaire du Parti Communiste Libanais, assassiné



11 juin 2008
Raymond RICHA

mardi 10 juin 2008

laissez-moi vivre ma citoyenneté...










Je suis né chrétien maronite…



J’aurai pu naître musulman chiite ou sunnite…Mais que voulez-vous que je fasse si ce n’est de vous dire que mon unique identité est la citoyenneté libanaise…



Je ne me reconnais pas dans Nasrallah Sfeir…Je ne me reconnais pas ni à travers son esprit, ni dans sa lettre…



Serai-je alors hérétique et y aura-t-il dans mon pays une croisade contre ces hérétiques jusqu’à les brûler vifs… ? Question que je pose au « saint homme » Geagea, le grand Pinochet du Liban…



Je ne me reconnais pas dans Nasrallah Sfeir car tout simplement je suis un citoyen libanais ayant adopté l’esprit et la lettre de ma Résistance


Je suis donc fier d’être hérétique…



Raymond RICHA

dimanche 8 juin 2008

une recette de cuisine...

GESTION DES AFFAIRES COURANTES…

Un gouvernement censé être d’unité nationale sera celui de la gestion des affaires courantes jusqu’à l’échéance des élections législatives…


D’ici là, au sein de ce gouvernement, toute tentative de dérive de l’actuelle majorité sur des dossiers ou affaires à grands enjeux nationaux sera vouée à l’échec par la logique bloquante de l’actuelle opposition, arrachée dans l’accord survenu à Doha ; réciproquement, l’opposition ne pourra faire aboutir aucune de ses propositions puisque logiquement, sans aucune pression populaire, la majorité la rejettera…


C’est ce que j’appelle un gouvernement de statut quo, dans l’attente des élections législatives.



Cependant, une lueur d’espoir existe pour faire face à l’inertie gouvernementale : notre Président de la République réussira-t-il, comme le veut la démocratie, à initier un référendum populaire opposable au gouvernement, sur des grands sujets tels que l’adoption du principe de la proportionnelle dans toute loi électorale future ou encore les grandes réformes sociales et économiques qui ne peuvent pas attendre l’échéance des élections législatives ?



Aujourd’hui, Sanioura s’attèle pour faire aboutir le partage des rôles que les uns et les autres auront dans la gestion des affaires courantes, au sein de son gouvernement.


Mais le plus inquiétant est la tentative, sous prétexte de l’insécurité dans le pays qu’eux-mêmes génèrent, de quelques uns de l’actuelle majorité terriblement coincée dans sa crise politique interne, à nier leurs signatures au bas de l’accord de Doha en vue de redonner vie au projet américano israélo saoudien pour le Liban.


Que Dieu nous préserve du pire…Allah yi naggina mn’el aati…


8 juin 2008
Raymond RICHA

Hosni Moubarak achève son tableau...










Lorsque l’exploitation capitaliste rime avec la Collaboration




D’après une enquête du Observer de ce jour que nous pouvons retrouver à l’adresse suivante :

http://www.guardian.co.uk/society/2008/jun/08/childprotection.humanrights

le coton égyptien, symbole de luxe pour l'Angleterre (remontant à la colonisation britannique qui avait imposé cette monoculture au pays du Nil, pour le plus grand bénéfice des usines textiles de Manchester), est produit, pour 20 à 30%, par des enfants de moins de 12 ans qui travaillent 10 heures par jour par des températures de 40°C, qui se font battre par les contremaitres et qui s'exposent aux produits toxiques de la teinture.

De surcroît, toutes ces souffrances d’enfants mineurs contre un salaire quotidien de 24 centimes d'euro.

Sur un total de 2,7 millions d'enfants travailleurs égyptiens, un bon million travaille dans l'agriculture saisonnière, comme celle du coton.

En voici deux :


Mohammad Hamdi 8 ans




Abdel Rahman 6 ans


Où sont-elles les organisations internationales pour la protection de l’enfance ?!!!




Hosni Moubarak vient ainsi d’achever le tableau le plus significatif de son pouvoir :
L'exploitation capitaliste à l'œuvre en Egypte, couplée d'une collaboration avec l'entité sioniste pour le maintien du blocus économique et sanitaire de Gaza...


Crions tout haut :

Yasqot, yasqot Hosni M’Barak !!!





8 juin 2008
Raymond RICHA

une rencontre...







LIBAN
7 juin 2008

RENCONTRE PCF – PCL



Lors de sa visite au Liban, au sein de la délégation française qui accompagna Nicolas SARKOZY, Marie Georges BUFFET, Secrétaire Générale du Parti Communiste Français, avait rencontré son homologue libanais Khaled HADADAH, en présence de Marie Nassif DEBS, membre du bureau politique du Parti Communiste Libanais.


A cette rencontre, il a été évoqué la position du Parti Communiste Libanais au sujet de l’accord interlibanais de Doha et a été précisé que l’unique apport positif de cet accord, signé par l’Alliance des forces de la bourgeoisie libanaise au pouvoir et l’Opposition, réside dans le fait d’avoir pu retarder l’éclatement d’une nouvelle guerre civile confessionnelle.


Cependant, ce même accord a fait reculer le Liban de dizaines d’années du fait d’un retour à la loi dite « loi 1960 », avec tous ses méfaits : désagrégation confessionnelle de la société libanaise et partage du pouvoir entre les représentants de la bourgeoisie et ceux du résidu féodal.


Les rôles respectifs des états et gouvernements, sur les plans régional et international, et leurs ingérences dans le conflit interlibanais furent également mis en exergue.


En conclusion, les deux parties précisèrent qu’aucune solution ne pourra mettre un terme final à la crise libanaise si elle ne comporte pas de réformes profondes avec comme introduction l’abolition du confessionnalisme dans toutes les sphères de la vie et des activités, publiques comme privées.


Le Parti Communiste Français a enfin renouvelé son soutien aux efforts du Parti Communiste Libanais ainsi qu’à ses luttes pour la consolidation de la démocratie et la préservation de la Paix Civile au Liban.




8 juin 2008
Raymond RICHA

vendredi 6 juin 2008

LETTRE OUVERTE A LIVNI


QUI MENACE LA PAIX ?



En parfaite cohérence avec vos patrons Olmert et Bush, vous multipliez vos attaques contre l’Iran, jusqu’à confirmer l’actualité ou la forte probabilité d’une solution militaire contre ce pays.

Vous avez déclaré, je cite : « Le programme nucléaire de l’Iran est une menace pour nous…Il faut que l’ensemble du monde arabe et Israël s’unissent dans une forte coalition pour faire face au danger iranien ».




Madame, depuis quand, un pays qui d’ailleurs, comme tout autre pays, ayant opté pour l’énergie nucléaire en remplacement des énergies provenant d’autres ressources, notamment minières, serait considéré menaçant la Paix ?

En cohérence avec cette considération, nous devons alors admettre que la totalité des pays ayant depuis longtemps fait ce choix technologique représente une menace pour la Paix dans le monde !!!




Madame, vous savez mieux que nous que votre entité est de loin la seule dans notre région possédant des centaines de têtes nucléaires.


Pour être précis, à des fins militaires, Israël est en possession de six cent cinquante têtes nucléaires, parmi elles des têtes possédant une force d’une mégatonne.

Vous devez savoir que vos centrales fabriquent annuellement quarante kilogrammes de plutonium équivalents à environ douze bombes nucléaires dont une suffit très largement à rayer de la carte toute la région moyen orientale !!!


Alors dites nous qui concrètement menace la Paix ?





Madame, la menace iranienne est, vous le savez bien, d’une autre nature : elle réside uniquement dans le fait que ce pays soutient deux résistances à votre politique d’occupation de territoires d’autrui et de crimes contre l’humanité ayant perduré soixante ans.


N’auriez-vous pas donc le moindre courage pour dire haut ce que vous pensez tout bas ?






Le Père de la Relativité avait prévenu : une bande d’assassins au pouvoir en Israël qui menacera un jour la Paix dans le monde




6 juin 2008
Raymond RICHA


jeudi 5 juin 2008

MERCI, GRAND MERCI A G.W.BUSH !!!




Les Etats-Unis viennent de faire un don de 188 voitures de marque « Dodge » aux forces de Sécurité.


Selon les responsables américains, ces voitures sont très évoluées et munies de toutes les dernières technologies.
Des voitures « Sol – Air » qui nous permettront de repousser toute agression venue du ciel, comme celles d’hier et d’aujourd’hui même ; n’est-ce-pas Monsieur Bush ?


Des voitures qui ne nous permettront même pas de protéger nos populations de tout attentat salafiste !!!


Merci G.W.Bush, grand merci, très grand merci !!!



5 juin 2008
Raymond RICHA

une et une seule question...

UNE ET UNE SEULE QUESTION A SARKOZY ET A LA DELEGATION QUI L’ACCOMPAGNE SAMEDI POUR LE LIBAN


Comment réagiriez-vous à une violation de l’espace aérien français par l’aviation militaire d’un des pays limitrophes à la France ?


Et pourtant, c’est bien de cela qu’il s’agit au Liban, avec la seule différence que jusqu’à présent, et par respect des termes de la 1701, notre Résistance est à la retenue face aux agressions répétées de l’entité sioniste.


Liban – 4 juin 2008
Communiqué de l’Armée Libanaise

Entre 21h et 21h30 (heure de Beyrouth), un appareil israélien de reconnaissance viola l’espace aérien de notre pays en survolant les deux régions de Tebnine et de Bent Jbeil (Sud du Liban).


Liban – 5 juin 2008
Communiqué de l’Agence Nationale de l’Information

A 10h10 (heure de Beyrouth), plusieurs appareils militaires de l’Armée Israélienne ont survolé à basse altitude la région de Tyr et de ses environs, en procédant à des attaques virtuelles.



Ce sont là les toutes dernières violations enregistrées venant alourdir déjà le nombre de 1023 violations de notre espace depuis Août 2006.



Dire que parmi vous il y aura quelqu’un qui n’hésitera pas de critiquer notre Résistance sans la nommer en nous rabâchant des termes tels que « Etat dans l’Etat » ou « Souveraineté absolue de l’Etat sur la totalité de notre territoire » ou encore « la démocratie en danger »…



5 juin 2008
Raymond RICHA


Exigez...

APPEL A TOUS LES REPRESENTANTS DES PARTIS POLITIQUES FRANCAIS


1- Exigez le retrait de l'occupant, sans conditions prélables, de Chabaa et de Kfarchouba


2- Exigez la libération de tous les prisonniers libanais détenus dans les geôles israéliennes


3- Encouragez les parties libanaises à renoncer définitivement au confessionnalisme politique

Sarkozy...

Nicolas Sarkozy sera accompagné samedi au Liban par François Fillon et les principaux dirigeants de partis français, une "délégation sans précédent" destinée à marquer de façon spectaculaire le soutien de la France au peuple libanais selon l’Elysée….

Le couple exécutif retrouvera à Beyrouth les représentants des partis français représentés au Parlement : François Hollande (PS), Jean-François Copé, Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin pour l’UMP, François Bayrou (MoDem) et Marie-George Buffet (PCF).

L’objectif est de "marquer l’unité de la nation française dans ce message d’encouragement, d’amitié et d’espoir" au peuple libanais, selon l’Elysée. "C’est un message de la démocratie française à la démocratie libanaise", dans "un moment d’espoir mais aussi de grande fragilité" pour le Liban.



Nous les invitons également à venir au Sud de notre pays pour témoigner des traces laissées par l’agression de juillet 2006

Au fait, ne devront-ils pas prendre toutes leurs précautions, de peur que l’un d’eux ne saute sur une BASM ?

Ceci dit, si vraiment Sarkozy est sincère, il devrait commencer par convaincre ceux qui retardent la formation d’un gouvernement d’unité nationale espérant redonner corps et âme à une tentative américano-sioniste de torpiller l'entente issue de Doha


5 juin 2008
RICHA Raymond

mercredi 4 juin 2008

Peu importe pour nous...

Peu importe pour nous que Sanioura réhabilité puisse retarder la formation de son cabinet.

Peu importe pour nous que des anciens ministres de la Collaboration osent encore diffamer et prêcher la haine alors qu’en ces moments difficiles, notre pays a surtout besoin d’une réelle unité nationale autour de son Président.

Peu importe pour nous que la marionnette Fatfat, le grand stratège de l’abandon national au sein du cabinet de la Collaboration, le grand penseur et organisateur du « Thé de l’Humiliation », en juillet 2006, se lance dans sa croisade de haine et de diffamations.

Peu importe pour nous que le grand assassin Geagea qui, pas plus qu’hier, avait fièrement déclaré que ses points de vue concordent parfaitement avec ceux de l’impérialisme américain, ose exiger des ministères pour sa clique fasciste.

Ce qui importe pour nous et que nous considérons très préoccupant, le retour en force sur la scène libanaise de responsables dans l’Administration Bush, notamment ceux de sa Défense et de ses Affaires Etrangères, multipliant leurs efforts dans leur tentative de torpiller le processus d’apaisement, de retour à la raison et d’entente nationale.

Pire encore, ce qui nous préoccupe, c’est une situation de blocage à laquelle nous assisterons dans les années à venir, avec une crise politique encore plus aigue et menaçante, en toile de fond une crise économique qui viendra frapper encore plus durement nos foyers sunnites, chiites, druzes, maronites, grecs catholiques et orthodoxes…bref, une panoplie de crises de toutes les sortes avec comme dénominateur commun leur caractère anti-confessionnel.



4 juin 2008
Raymond RICHA

mardi 3 juin 2008

UNE RENCONTRE….ET UN PROGRAMME DE GOUVERNEMENT D’UNITE NATIONALE

LIBAN
2 JUIN 2008





RENCONTRE HEZBOLLAH – PARTI COMMUNISTE LIBANAIS – MOUVEMENT DU PEUPLE





Les discussions ont porté sur trois points : la Résistance, le confessionnalisme politique et la crise économique.




Les trois partis ont souligné l’importance de l’acte résistant dans la lutte contre les visées américano sionistes, en insistant surtout sur deux essentielles qualités de cet acte : acte à la fois civilisé et de progrès.

Les trois partis s’opposeront énergiquement à toute tentative de liquidation de la Résistance.

Ils précisent également que le dialogue ou l’entente nationale devra surtout se concentrer sur le rôle que doit jouer la Résistance au sein d’une stratégie de libération nationale : la Résistance et la Libération sont deux stratégies intimement liées.



Le volet économique et social a été également abordé et les trois partis considèrent qu’une des premières préoccupations pour l’avenir est de s’atteler à répondre aux soucis du peuple et à satisfaire ses légitimes revendications. Notre peuple aura à constater, et c’est son droit, que les conséquences d’une telle préoccupation lui auront été bénéfiques.

La poursuite des politiques économique et sociale telles que celles menées par les gouvernements antérieurs, à savoir les logiques d’endettement permanent, de désistement ou d’abandon de l’Etat dans son rôle de protection de notre économie nationale, jettera de larges couches populaires dans la précarité, le chômage et la pauvreté, encourageant ainsi l’immigration.
Ces politiques là ont été très dangereuses pour notre pays et elles devront définitivement être bannies.



Enfin, les trois partis ont souligné la nécessité d’aboutir à une loi électorale moderne, sur des bases non confessionnelles, nous mettant sur la bonne voie vers l’édification d’un Liban Renouveau.

Le Parti Communiste Libanais a attiré l’attention sur le fait d’ignorer en permanence la nécessité des réformes politiques, en des moments critiques et d’ambiance de conflits dans notre région générant de conflits confessionnels intérieurs, aura pour effet à terme de nous priver des acquis de notre Résistance et de nous replonger dans une nouvelle crise encore plus dangereuse.






Une rencontre…et un programme de gouvernement digne d’un gouvernement d’unité nationale

Certainement, Fouad Sanioura a entendu des échos ; mais la question n’est pas là : aura-t-il cette fois-ci écouté ?




3 juin 2008
Raymond RICHA

lundi 2 juin 2008

où sont les Arabes ?!!






01/06/2008 - 21:12 (heure de Gaza)
CPI - Département français



Il ne reste plus un domaine de la vie courante qui n’est pas touché par ce maudit blocus imposé sur la bande de Gaza. L’essentiel d’une vie ordinaire manque : nourriture, médicaments… L’essentiel d’une économie qui marche manque : carburants, électricité… Personne n’est dupe. La volonté sioniste de tuer tout l’aspect de la vie palestinienne est plus explicite que jamais, surtout en ce qui concerne la bande de Gaza qui ne veut abdiquer, malgré tout.



Sans parler bien évidemment de tous ces assassinats directs. Seulement dans le mois de mai qui vient de s’achever, l’occupant israélien a tué quarante cinq Palestiniens dont cinq enfants et deux femmes, selon les recensements de l’organisation de « La solidarité internationale pour les droits de l’homme », publiés dans un rapport dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) garde une copie. C’est une vraie politique de nettoyage ethnique adoptée par les Israéliens contre le peuple palestinien, dit l’organisation. Les témoignages ne manquent pas.



Mais ce qui est inquiétant, c’est le silence du monde entier devant ces crimes systématiques, commis avec préméditation. Enfin, pas vraiment de tout le monde. Il y a, ici et là, des manifestations populaires ou individuelles. Reste à savoir si elles sont suffisantes pour briser ce siège qui continue d’assassiner un peuple tout entier.



Pas plus tard que jeudi dernier, Colombo, la capitale du Sri Lanka, a connu une telle manifestation. Les participants ont scandé des slogans qualifiant "Israël" d’assassin, appelant à lever ce siège criminel et critiquant les Etats-Unis pour son encouragement donné à l’Entité sioniste dans ces agissements inhumains.



Mieux encore, des amis d’"Israël" commencent à prendre conscience de ce qui se passe et de la tyrannie dont le peuple palestinien est le sujet. David Mumford, professeur à l’université américaine de Brown, a donné, lundi dernier, sa part d’un prix que l’Entité sioniste avait délivré la veille dans la Knesset, à l’université palestinienne de Bir Zeit. Il a voulu exprimer son dégoût envers cette contradiction exorbitante entre se qui se passe en "Israël" et ce qui se passe dans les territoires palestiniens. Les Israéliens pourront participer à des congrès et les étudiants pourront aller où bon leur semble, constate-il. Les Palestiniens ne peuvent non seulement pas voyager pour rejoindre les universités européennes ou américaines, mais ils ne peuvent pas non plus aller à leurs universités de Cisjordanie qui n’est loin de la bande de Gaza que d’une quarantaine de kilomètres. Ils se voient interdits de bouger par les Israéliens, dit-il !



Et si David Hammerstein, membre du Parlement européen, a qualifié, samedi dernier, la situation dans la ville d’Al-Khalil (Hébron), au sud de la Cisjordanie, de situation « barbare », et s’il a vu que la ville vit la plus dure occupation israélienne, que dira-t-il alors en voyant la situation de la bande de Gaza enfermée par un blocus des plus hermétiques ?



Finalement, il y a un mouvement international de grogne contre la politique criminellement discriminatoire, aussi timide soit-il. Mais il reste des questions simples et naturelles à poser : où sont les Arabes ? Ne constituent-ils pas la profondeur de la Palestine ? Et les Palestiniens, ne constituent-ils pas la tête de lance contre toutes ces conspirations tissées contre la nation toute entière ?

dimanche 1 juin 2008

Dimanche, 1er Juin 2008, 14h, heure de Beyrouth


Le Résistant, Nassim NISR, enfant d'Al Baazourieh, village du Sud
enfin libre

Le traité de l'humiliation...

Iraq :
Le brouillon du traité de l’humiliation
en ce moment à l'étude


Son volet militaire et sécuritaire

1- Les U.S.A. auront tous les droits de construire des bases militaires sur le sol irakien ; cependant, le ministère de la défense irakienne sera entendu

2- Ni le gouvernement, ni la Justice Irakienne auront le pouvoir de poursuivre ou d’arrêter des soldats américains ; ceci s’appliquera également aux sociétés privées de sécurité et de surveillance ayant contracté avec l’armée américaine

3- Les autorités irakiennes n’auront aucun droit de décision sur les objectifs de déploiement de l’armée américaine et sur les choix des espaces de déploiement ; l’armée américaine se réservera le droit de construire sur le territoire des centres de détention

4- L’armée américaine se réservera le droit de poursuivre et d’arrêter tout individu, ceci pour des raisons sécuritaires ; pour cela, aucune autorisation préalable des autorités irakiennes ne sera obligatoire

5- L’armée américaine aura le droit de décider des actes de guerre au-delà des frontières irakiennes, sans obligation d’approbation préalable des autorités irakiennes

6- Toutes les intentions de relations ou d’accords bilatéraux ou autres, de la part des autorités irakiennes, seront préalablement soumises à l’Occupant

7- Main mise de l’armée américaine sur les ministères de l’Intérieur et de la Défense, ainsi que sur le service des renseignements pour une durée de dix ans


Son volet économique

La priorité et l’exclusivité seront accordées aux contrats américains lors de tout appel d’offre industriel ou d’exploitation des ressources minières

Mère...

Mère, nous résisterons…



Cette interview date de plus d’un an et demi et relate des événements survenus à la fin de 2004, lors de la deuxième bataille de Fallouja.


Elle demeure pourtant d’une brûlante actualité pour tous ceux qui suivent, même de très loin, la vie quotidienne en Irak et ailleurs, en Palestine, en Somalie, au Darfour et partout dans ce monde d’apocalypse engendré par les guerres de l’empire.


Une tragédie humaine comme en compte beaucoup le cadeau américain au peuple irakien.


A.M.
08 mars 2008


La « mère des martyrs » et les nuits lourdes de Fallouja


Au bout de deux mois d’enquête, l’équipe d’Islammemo a réussi enfin à retrouver Elhajja Z. M., plus connue sous le nom de mère des martyrs et dont le récit de ses exploits au cours de la deuxième bataille de Fallouja a été relayé par tous, grands et petits.

Au cours de ces deux mois d’enquête, pas un chef de tribu ou notaire n’a été interrogé sur le sort de la vieille femme et nous n’avons obtenu que des réponses approximatives et souvent contradictoires : pour certains elle serait morte et disparue selon d’autres et pour les moins pessimistes, elle aurait simplement trouvé refuge auprès de sa fille dans un des villages environnants de Fallouja.

La mère des martyrs, âgée de 62 ans est mère de 3 garçons, Ahmed, Mouhib et Omar, tous tombés martyrs lors de la seconde bataille de Fallouja.
Actuellement, elle habite une petite maison à Fallouja, seule, vivant de son labeur quotidien malgré son âge avancé. Elle fabrique des balais traditionnels qu’elle écoule dans les alentours, à des prix modiques pour subvenir à ses besoins, refusant toutes les aides que des commerçants et des gens aisés de Fallouja lui ont proposé.

Pour tous dans son voisinage, la vieille femme aurait des pouvoirs surnaturels et ses prières seraient exaucées.

Bien des gens viennent chercher auprès d’elle la Baraka.

La vieille nous reçut chaleureusement et abandonna son ouvrage quelques instants pour répondre à nos questions.
Elle ne connaît pas notre site Internet, Islammemo, comme on pouvait s’y attendre, la télévision n’en a jamais parlé, dit-elle, et elle refusa de se faire photographier, mais accepta de répondre à nos questions. Elle nous avoua que des dizaines de femmes sont dans son cas mais que peut-être et tout compte fait, sa situation est plus pénible parce qu’elle a perdu ses trois enfants.


Son récit


Son mari, « un bon mari, remarqua-t-elle, en priant pour son âme », décédé dix ans plus tôt, lui laissa quatre enfants, 3 garçons, Ahmed, Mouhib et Omar et, une fille, Khouloud.
Ils eurent tous une bonne éducation et firent des études supérieures.
Après l’occupation, les trois garçons rejoignirent les groupes de résistance. Elle nous raconta comment ses enfants avaient essayé de la convaincre de quitter Fallouja et d’aller chez sa fille, hors de la ville, durant les jours qui précédèrent la deuxième bataille.
A l’époque, les américains étaient aux quatre portes de la ville et commençaient son siège, aidés par les kurdes et les chiites. Ils étaient aussi innombrables que des sauterelles !
Mais je refusai de quitter ma maison, ajouta-elle.
Mon cadet, Omar, a tout fait pour me persuader de partir et de les laisser combattre, tranquillement.
Rien n’y fit. Je ne pouvais quitter la ville en y abandonnant mon cœur, raconta-t-elle ! Nous nous sommes mis tous d’accord pour que je demeure à Fallouja jusqu’à la fin de la bataille : la victoire ou le martyr ! Et Grâce à Allah, mes trois enfants ont obtenu le martyr !

Les trois frères appartenaient à des groupes de résistance différents et ils discutaient souvent de la manière de rester en contact entre eux. En suivant leurs discussions, je remontais le fil de vie de chacun d’eux.

Je pleurais discrètement, tellement j’étais certaine qu’ils allaient mourir au cours de cette bataille et je priais Allah de me prendre avec eux et de m’épargner la douleur de leur perte.
La vieille femme versa en cet instant quelques larmes, très discrètement, et nous fîmes autant. Puis elle s’éclipsa prétextant de chercher quelque chose, mais nous l’entendîmes pleurer toute sa douleur, prier et implorer : « Ya Allah : les gens prient les grands de ce monde qui exaucent leurs vœux et Vous, Seigneur des Seigneurs, exauce mon vœu le plus cher et prends-moi
auprès de mes fils et de mon mari qui me manquent tant. Ya Allah « ne m’abandonne pas seule dans ce monde, j’ai hâte de retrouver mes fils chéris » !

Au bout de quelques minutes la vieille revient vers nous, abattue et toute en excuses : « nous avons tant de problèmes avec le gaz, la bouteille ne suffit plus pour la journée, quoiqu’on ait augmenté son prix » !
Elle ne savait pas que nous avions entendu ses pleurs et que nous avions pleuré discrètement avec elle.

Elle reprît son récit. Le 07/11/2004, les bombardements se sont intensifiés avec des tentatives de pénétrer dans la ville depuis la porte nord. Il était près de 11 heures du soir quand les américains ont lancé des bombes éclairantes. J’étais seule à la maison, alors j’ai commencé à réciter toutes les Sourates du Coran que j’avais apprises par cœur en priant pour la victoire d’abord et pour la sécurité de mes enfants ensuite. Je n’ai pas dormi de la nuit. Au petit matin et alors que je m’assoupissais, Omar est venu m’informer que Mouhib et Ahmed se portaient bien et qu’ils me demandaient de leur préparer à manger et du thé pour 14 combattants.
« Qu’en dis-tu maman, tu ne veux pas faire une bonne action pour laquelle tu auras une récompense divine », me lança-t-il ? Aussitôt, je courus à la cuisine et je lui ai préparé très rapidement du thé et fait du pain chaud pour 30 personnes. Je l’ai aidé à transporter le tout jusqu’à la voiture, heureuse d’avoir honoré nos hôtes...de loin. Je l’ai regardé longtemps partir puis je me suis remise à prier pour tous ces jeunes combattants, pour leur sécurité et pour la victoire.


La vieille continua son récit.


Fallouja était encore sous les bombardements des avions américains.

A chaque bombe, la maison tremblait et je craignais qu’elle me tombe sur la tête. Je me suis réfugiée dans mes psalmodies du Coran et je m’y suis abandonnée !
Le lendemain, j’ai préparé plus de 200 galettes, du riz et deux grandes marmites de sauce. Mes trois fils sont venus ensemble et ils sont restés près de moi près d’une heure. Je les ai embrassés longuement et humé leur odeur comme lorsqu’ils étaient des bébés.
J’avais le pressentiment que je ne les verrais plus jamais. Ils m’ont embrassé la tête et les mains, prirent le manger et sortirent ensemble en me demandant de prier pour eux !
"Pourquoi vous me le demandez alors que je ne fais que cela, mes enfants", leur dis-je ?

Pas seulement pour nous, mais pour Fallouja, me rétorquent-ils.

C’était la dernière fois que je voyais mes enfants.

Elle poursuit son récit.


Fallouja a vécu de nombreux jours encore sous les bombes et il y a eu des combats acharnés. On n’entendait que les cris Allahou Akbar des hauts parleurs et les prières collectives et les psalmodies de Coran dans les mosquées. Chaque jour je me mettais des heures entières à la porte à l’affût de la moindre information et à attendre que mes fils me reviennent.
J’interpellais tous les passants s’ils avaient vu mes fils ou l’un d’entre eux au moins. Certains me répondaient qu’ils ne les connaissaient pas. L’un des passants m’informa que Omar et Ahmed étaient à la Cité
Joumhourya et que Mouhib était à la Cité Nezzal. Tous étaient donc en vie. Mais je voulais plus de détails et je courus derrière l’homme en l’implorant de s’arrêter un moment. Je suis tombée à terre et j’eus les pieds à sang. L’homme s’arrêta, me confirma que tous mes fils étaient en vie et se portaient bien. Il me donna sa longue écharpe pour essuyer le sang et s’en alla, pressé.

Je suis demeurée dans cet état jusqu’au 12/12/2004.
Mais j’avais repris confiance entre temps et je me suis abandonnée à la volonté divine. J’ai passé les jours suivants à préparer à manger et à distribuer de l’eau aux Moudjahiddines arabes, à soigner et panser les blessures des combattants à l’aide de pansements de fortune. J’en avais soigné ainsi plus d’une vingtaine d’entre eux et tous ont pu revenir au combat.

Je suis très précise dans les dates parce que j’ai commencé à compter à partir du jour où mes fils m’ont quittée.

Je reviens au 9/12, jour où l’ennemi a bombardé Fallouja et notamment le centre de la ville avec des bombes au phosphore (elle dit simplement au gaz) qui ont tout brûlé, hommes, animaux et arbres. Il y a eu de nombreux morts. C’est ce qui a permis aux américains d’avancer au bout de quelques heures jusqu’au centre de la ville. Des dizaines de Moudjahiddines ont été tués.

Par la suite des rumeurs, sans doute diffusées par les agents ennemis, ont prétendu que Omar Hadid et Abdallah Jenabi (des commandants de la résistance - NDT), étaient parmi les morts, ce qui a créé un grand désordre dans les rangs de la résistance. J’ai appris cela des blessés que je soignais ou que je secourais.
Plus tard, les deux commandants de la résistance ont démenti ces rumeurs et avaient pris l’initiative de visiter les combattants, ce qui a relevé leur moral et les a incité à s’acharner au combat.
Les combats acharnés ont continué et l’ennemi a subi beaucoup de pertes humaines et de dégâts matériels. Je continuais mes prières en espérant que mes fils me reviennent tous enfin.

Le 12/12/2004 était un dimanche. Vers 11 heures du soir, les américains, venant de l’extérieur de la ville, ont engagé une grande bataille pour occuper la Cité des Chouhadas. La bataille se passait très près de notre maison, mais c’est le ciel qui était en feu que j’observais. Ce soir là de nombreux combattants ont trouvé la mort. La bataille a duré près de 4 heures, entre 11 heures du soir et 3 heures du matin et les américains ont échoué à occuper la Cité.

J’entendais les gémissements des blessés ce qui a m’a poussé à sortir de la maison pour secourir les blessés. J’entendais un blessé qui répétait sa Chahada à l’infini, j’ai couru vers lui. Il était blessé à la poitrine et au visage. Je l’ai tiré jusqu’à la maison et tenté de le secourir. Je lui ai nettoyé le visage à l’eau et tenté d’arrêter l’hémorragie. Il me regardait et pleurait. Je croyais qu’il pleurait de douleur.
J’ai essayé alors de le mettre en confiance en lui faisant croire que ses amis viendront au petit matin pour l’amener à l’hôpital et que sa blessure n’était pas très grave en tout cas. Je lui demande alors de me laisser aller secourir ses amis, mais il se mit à pleurer de plus belle, comme s’il voulait me dire que je devais rester auprès de lui. J’ai pensé qu’il sentait la mort venir et qu’il me voulait à ses côtés.
Mais je me suis arrachée à lui pour voir si les autres blessés dans le quartier étaient encore en vie. Je sortis donc et trouvais un autre blessé arabe pas loin de la maison. Je l’ai tiré à son tour à la maison et c’est alors qu’il m’interpella « tante Oum Mouhib ».
J’étais interloquée. Il me connaissait donc, quoique différemment de ce que les gens ont l’habitude m’appeler. J’étais pour tous Oum Ahmed, du nom de mon fils aîné. J’ai cru un instant qu’il était un ami de mes fils. Le pauvre était blessé au bas ventre et ses intestins avaient éclaté. Il me demanda de la terre, du sel et un morceau de tissu. Il mourra quelques
temps après.

Je sortis encore une fois dans la rue pour secourir d’autres blessés. J’ai trouvé deux corps à deux maisons de la nôtre. J’ai tiré l’un d’eux jusqu’au jardin, puis je creusai une tombe de 2m de long mais d’à peine 40 cm de profondeur. Ca lui couvrait à peine le corps : du provisoire en attendant que d’autres viennent pour lui donner une sépulture digne, conforme au rite musulman. J’étais très fatiguée, mais je m’étais décidée à continuer mon travail de récupération des corps des blessés et des morts.
J’espérais une récompense divine pour moi et mes enfants par mon action. En sortant de nouveau, j’ai trouvé le corps d’un autre martyr. Il était lourd mais j’ai réussi à le tirer des pieds jusqu'aux approches de la maison. Sa chemise était déchirée et il se dégageait de son corps une odeur qui ne m’était pas étrangère. C’est quelqu’un que je dois connaître, me dis-je. Je courus chercher une lampe pour m’assurer de l’identité du Chahid, ce qui était très risqué parce que toute lumière pouvait être visée par les américains. Quand j’ai approché la lumière du visage ensanglanté du Chahid, je fus interloquée. Mon sang s’arrêta de circuler dans mes veines, ma langue se lia et mon corps entier se figea pendant quelques secondes : le Chahid n’était autre que mon fils Mouhib, le cadet de ses frères.
La vieille femme s’arrêta un instant de parler, se mit à sangloter, puis s’excusa en disant : c’est la troisième fois que je pleure aujourd’hui bien que j’ai décidé de ne jamais plus les pleurer.

Puis elle reprit son récit. Quand je m’étais bien rendue compte que c’était mon fils Mouhib, je l’ai pris dans mes bras et je l’ai embrassé très fort. J’ai embrassé sa tête, son front, ses cheveux, ses mains et ses doigts comme je le faisais toujours, puis j’ai commencé à lui parler longuement en le félicitant de cette fin, digne des meilleurs hommes. Puis je l’ai enterré sous l’olivier sous lequel il aimait faire ses devoirs quand il était à l’école.

Je lui ai creusé une tombe profonde, parce que j’ai décidé qu’il y demeure définitivement, chez lui.

Le matin, des Moudjahiddines sont arrivés. J’étais encore sur la tombe de Mouhib que j’ai veillée toute la nuit. Dès que j’ai entendu leurs voix, je suis sortie à leur rencontre.

Ils me connaissaient tous et je les connaissais aussi : c’étaient des frères
d’armes de Ahmed et Omar.

Je les ai aussitôt interpellés : dites-moi la bonne nouvelle, où sont
Ahmed et Omar ?
Ils baissèrent tous la tête et l’un d’eux me répondit : Considères-les comme les invités d’Allah. C’est Lui qui les appelés à Lui. Ils sont morts et ont été enterrés à la Cité Nezzal, à la maison de Hadj Khelil Al Fayadh.

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas pleuré sur le moment. Peut-être parce que j’étais très fatiguée de pleurer Mouhib la veille ou parce que j’étais écrasée par le malheur.

Mais j’ai posé quand même cette question : « ils sont morts en attaquant ou en fuyant le combat ?»
L’un des Moudjahiddines me répondit «plutôt en attaquant, par Allah, et ils ont fait payer lourdement et d’avance leur mort ».

J’ai remercié et loué Dieu et demandé aux Moudjahiddines d’entrer à la
maison pour prendre les deux blessés. Ils ont trouvé que l’un d’eux, était déjà mort. Ils creusèrent une tombe au mort dans mon jardin et prirent le blessé, en s’étonnant que j’ai pu toute seule creuser deux tombes en une nuit.
Je leur ai expliqué que l’une des tombes est celle de mon fils Mouhib mais que la deuxième, d’un martyr inconnu, n’était pas suffisamment profonde. Ils ont fait le nécessaire et avant de partir, ils me demandèrent de les accompagner pour me faire sortir de Fallouja. Je refusai net. L’un d’eux, qui n’était pas irakien, essaya longuement de me convaincre mais devant mon refus, il me dit : "Mère, tu as perdu tes trois fils, considères-nous tous comme tes fils et In Cha Allah tes fils Ahmed, Mouhib et Omar sont déjà au Paradis !"
Ils repartirent en pressant le pas et moi je suis rentrée chez moi pour la prière de Dhaha (une prière facultative après celle du Sobh- NDT).

Il y a eu trois batailles au cours des trois nuits suivantes, au cours desquelles j’ai pu tirer à la maison encore 4 corps de Chouhadas que j’ai enterrés dans le jardin. Si bien que je veille maintenant sur 7 tombes de Chouhadas. Le jardin et la maison toute entière baignent dans une odeur du Musc que je n'ai jamais sentie auparavant. J’ai vécu une paix totale et un bonheur inégalé, en dormant pendant quatre nuits à même la terre, aux côtés de la tombe de Mouhib. J’étais la mère qui prend son bébé dans ses bras.


Je suis restée enfermée dans la maison pendant plus d’un mois, jusqu’à ce que les troupes américaines autorisèrent les secouristes du Croissant Rouge à entrer dans la ville, de sa partie nord. Ce sont eux qui sont venus me chercher le 13/01/2005. Ils m’obligèrent à les accompagner jusqu’au camp de Saklaouia. C’est là que j’appris que les corps de mes deux autres fils, Ahmed et Omar, ont été exhumés puis enterrés au nouveau cimetière des Chouhadas avec leurs compagnons.

Tel est mon récit et malgré toute ma douleur, j’aurais souhaité avoir trois autres fils qui gagnent la Chahada, dans la voie d’Allah.


Malgré mon profond malheur, je suis fière d’être la mère des Chouhadas.

La vieille dame termina son récit par quelques vers de poésie populaire qu’elle attribua à des lettrés musulmans et que nous avons eu du mal à retenir !



Islammemo : Dimanche 29/10/06
traduit de l’arabe par Ahmed Manai
www.tunisitri.net/



Dédié à la Résistance des peuples en lutte pour leur indépendance, leur liberté et leur dignité !


Mère, ton récit est aussi celui de toutes le mamans d’Iraq


Mère, ta fierté dépasse les frontières de ton pays que tu chéris pour aller prendre âme chez les mamans de Palestine et du Liban


Mère, ton message de courage est universel
ignorant les frontières de nos croyances
animera en nous et pour toujours la flamme de la Résistance


Mère, aujourd’hui, 1er Juin 2008, ton pays serait à la veille d’un tournant historique :
la Collaboration s’apprête à signer avec l’occupant le traité de l’humiliation


Mère, nous résisterons…


1er Juin 2008
Raymond RICHA