samedi 31 mai 2008

nouvelles de Gaza la Résistante...





L’occupant israélien commet un holocauste contre les enfants de Gaza, sans faire trop de bruit


30/05/2008 – 20h18 (heure de Gaza)
Gaza – CPI

Le Comité Populaire pour faire face au blocus a attiré l’attention sur le fait que l’occupant israélien pratique un holocauste effectif et silencieux contre les enfants de la bande de Gaza. Il ajoute qu’il s’agit là de crimes de guerre.
L’occupation israélienne vise de plus en plus les enfants par des bombardements ciblés.

Par ailleurs, le nombre d’enfants, nourrissons en tête, qui tombent victimes du blocus imposé sur la bande de Gaza est en augmentation considérable.
Rami Abda, porte-parole du Comité Populaire pour face au blocus, dans une déclaration adressée par écrit au Centre Palestinien d’Information (CPI), le 29 mai, indique qu’un tiers des Palestiniens malades interdits de partir pour recevoir le soin nécessaire à l’étranger sont des enfants de moins de quinze ans.
De plus, depuis janvier dernier, l’occupation israélienne réduit l’arrivée des médicaments et des alimentations pour enfants.

Avec la récente mort de nouveaux nourrissons, le nombre d’enfants victimes du blocus s’élève désormais à 54 martyrs.
Les enfants représentent 51% de la population palestinienne, ajoute Abda. Ils sont systématiquement victimes de toutes sortes de violations de la part de l’occupation israélienne.

L’UNESCO confirme que plus de 70% des enfants de la bande de Gaza souffrent d’une anémie, sans parler de tous les problèmes sociaux et psychologiques dont ils sont victimes.








L’occupant israélien ouvre le feu sur des milliers de Palestiniens manifestant contre le blocus



30/05/2008 – 22h37 (heure de Gaza)
Khan Younes – CPI

Des milliers de Palestiniens sont sortis, cet après-midi, après la prière du vendredi, dans une immense manifestation contre la fermeture des points de passage.

La manifestation, organisée par le mouvement de la résistance islamique Hamas, s’est orientée vers le passage de Sofa, au nord-est du département de Rafah, au sud de la bande de Gaza.

Les masses populaires palestiniennes scandaient des slogans appelant à briser le blocus sioniste imposé à la bande de Gaza. Ce blocus est déjà venu à bout de dizaines de malades. Beaucoup d’autres malades attendent leur tour.
Cette manifestation populaire fait partie des ces actions tenues par les Palestiniens destinées à briser le blocus par lequel les forces d’occupation israélienne imposent un siège total sur la bande de Gaza. Elles interdisent l’entrée de tous les produits dont les médicaments et tous les équipements médicaux. Elles interdisent également tout voyage à l’étranger pour recevoir le soin nécessaire aux personnes gravement malades.
Même la nourriture est interdite !

Dès l’arrivée de la manifestation vers ledit passage, les forces israéliennes d'occupation ont ouvert le feu sur les civils non armés. Elles ont également lancé des bombes lacrymogènes et assourdissantes.

Les citoyens ayant répondu présents à l’appel du mouvement de la résistance islamique Hamas pour participer à cette manifestation étaient très nombreux.

Achraf Abou Diya, porte-parole du Comité d’action populaire, a exhorté le monde arabe et islamique, ainsi que la communauté internationale à briser le siège imposé sur le peuple de la bande de Gaza.




Imaginez seulement une seconde Paris ou Lyon, complètement coupée du monde, subissant un blocus économique ne laissant même pas s’infiltrer les premières nécessités pour les nourrissons

A Gaza, BUSH, OLMERT et PERES COMMETTENT des crimes contre l’Humanité
Ils devront répondre à cette accusation devant la Justice Internationale



31 Mai 2008
Raymond RICHA

vendredi 30 mai 2008

Un corps touché, plusieurs membres écorchés




Il est évident que le son des tirs afin d'exprimer sa joie dans ce pays, apparaît, pour l’étrangère que je suis, comme être pour nombreux libanais, une douce berceuse chantonnée....

Mais de grâce, une balle perdue dans le corps de qui que se soit est une souffrance de trop.

Ce pays a tant besoin de vous tous, de nous tous, adorateurs de cette terre si belle, et de ce peuple si magique.

Un corps touché, c'est plusieurs membres écorchés; c'est une famille meurtrie; c'est un châtiment pour la vie.

Amour et conscience, le Liban a besoin de vous!

Etre responsable de ses actes, c'est un pas vers l'humilité.

Etre fier dans le fait d'avoir surmonté sa pulsion meurtrière, c'est déjà savoir résister....car aucun tir, même de joie, n'est complètement innocent.

Soyez êtres sages... au moins pour nos enfants!!!

30 Mai 2008
KM Espérance

Un phénomène de société...un petit pas de plus...

La Résistance considère que, face au phénomène de tirer en l’air pour manifester un état d’âme, phénomène bien connu de tous les libanais, de toutes les régions, la simple condamnation ne suffit pas.

Elle réclame des actions concrètes et efficaces contre ce phénomène et interpelle à la fois la Société Civile, les partis et groupes politiques ainsi que les forces de sécurité, qui devront coordonner leurs actions à tous les niveaux, tant au niveau des actions pédagogiques et dissuasives qu’au niveau de l’efficacité et de l’impartialité de la Justice.

La Résistance interpelle le citoyen mis en face de sa conscience et de ses responsabilités ; la balle tirée, expression individuelle, voire même collective, d’un état d’âme irréfléchi et subjectif, reflète un comportement fondamentalement opposé à l’esprit, la lettre et l’acte résistants.

De nouveau, la Résistance interpelle les consciences individuelles et collectives afin que le fusil soit pour toujours prêt pour le rendez-vous avec un ennemi farouchement déterminé à liquider en nous, sur notre propre sol, l’amour pour notre Liban.

Une balle perdu, pire encore, celle tirée et venant déchiqueter une poitrine innocente, ou terroriser nos enfants sur leur chemin d’école ou encore inquiéter nos mamans, sont des petits pas vers l’ultime objectif de cet ennemi.


30 Mai 2008
Raymond RICHA

jeudi 29 mai 2008

Ne tirez plus sur notre Résistance...

APPEL URGENT À TOUS LES SYMPATHISANTS

DE GRACE, NE TIREZ PLUS SUR NOTRE RESISTANCE


Toute balle tirée pour manifester sa joie ou sa tristesse

Toute balle venant percer la poitrine d’un citoyen innocent ou pénétrant par erreur ou non dans les foyers et venant terroriser nos enfants et nos mères

Toutes ces balles tirées pour exprimer une joie, pour célébrer ou fêter un évènement, sont des balles tirées sur notre Résistance

Parmi les pires ennemis, elles sont les plus redoutables car elles parviendront un jour à discréditer notre Résistance, prélude à son anéantissement

De grâce, ne tirez plus sur notre Résistance

68 / 127...

L’actuelle majorité parlementaire a voulu renouveler sa confiance en la personne de Fouad Sinioura en lui accordant 53,5% des voix.

Nous respectons, comme nous l’avons toujours fait, cet acte, le plus banal (entendez par là son sens purement scientifique) de démocratie.

Ainsi, le crocodile est reconduit à ses fonctions.

Mais il y a quelque chose qui cloche au Pays des Cèdres : pas plus qu’hier, ce même Sinioura criait au scandale du coup d’état « Hezbollah » et de la mort de la démocratie dans notre pays.

Encore une fois les faits viennent contredire ses déclarations d’hier.

Nous n’exigerons pas des excuses de sa part car la naïveté est bannie dans nos pensées.

Il est reconduit par sa majorité et nous attendons qu’il déclare son équation gouvernementale, pas plus…

Le combat continue et la lutte sera encore plus dure jusqu’au rendez-vous des urnes législatives.

Fouad Sinioura, s’il a la moindre intelligence dans sa petite cervelle, s’il a autre chose que ses larmes hypocrites remuant les sensibilités et exacerbant les subjectivités, devra comprendre que la démocratie est indivisible et ne s’arrête pas aux frontières de notre parlement ; elle aura également son mot à dire jusque dans la rue, au moindre faux pas de sa part.

Dès maintenant et sans attendre la déclaration officielle de son équation, nous exigeons de sa part le démantèlement de toutes les milices fascistes et la perquisition de leurs armes qui devront immédiatement être remises à notre Armée.

Aura-t-il le courage de cet acte démocratique ou préférera-t-il préserver cet outil face à la moindre expression démocratique de notre Peuple revendiquant Justice Sociale, sa seule identité fondamentalement contradictoire avec celles du confessionnalisme et son droit à la résistance ?





Ceci dit, nous lui rappelons notre programme qui se résume par :

29 Mai 2008
Raymond RICHA


mercredi 28 mai 2008

A TOUS LES CANDIDATS AU POSTE DE PREMIER MINISTRE


Décidemment et comme d’habitude, nous connaîtrons jamais vos programmes de gouvernement, si ce ne sont que vos vieilles chansons qui, depuis l’indépendance de notre Liban, nous apportent notre lot de confessionnalisme avec ses cycles de violence, doublé d’exploitation de l’effort humain jusqu’à le faire plonger dans la misère absolue, de spéculations de toutes les sortes bafouant l’intérêt général, de corruption jusqu’à l’os et enfin d’abandon national avec en prime la Collaboration.

Messieurs les candidats, sachez que désormais la naïveté est bannie de notre dictionnaire et permettez-nous donc, si vous avez le moindre sens de la démocratie, de vous annoncer notre programme de lutte pour l’avenir, celui de notre Peuple :


LE LIBAN SOUVERAIN ET LIBRE GRACE A SA RESISTANCE

UNE UNIQUE IDENTITE : LA CITOYENNETE LIBANAISE

UNE ECONOMIE NATIONALE SAINE ET JUSTE

LA SOLIDARITE ENVERS NOTRE PEUPLE FRERE DE PALESTINE ET ENVERS LES PEUPLES EN LUTTE POUR UN MONDE MEILLEUR ET POUR UNE TERRE SAINE



Messieurs les candidats, nous sommes prêts…et vous ?


28 Mai 2008
Raymond RICHA

l'heure est à la vigilance, la méfiance et le calme...




LA RESISTANCE APPELLE SES PARTISANS, DANS TOUTES LES VILLES ET VILLAGES, DANS CHAQUE QUARTIER, SUR CHAQUE PLACE
A RENONCER IMMEDIATEMENT A CETTE PRATIQUE LIBANAISE QUI CONSISTE A USER DE SES ARMES POUR MANIFESTER SA JOIE OU SA TRISTESSE

LA RESISTANCE APPELLE AU RENONCEMENT IMMEDIAT A TOUTE MANIFESTATION MOTORISEE (VOITURES OU MOTOS BRANDISSANT LES DRAPEAUX)

LA RESISTANCE SOMME LES FORCES DE L’ORDRE À ARRETER TOUT INDIVIDU S’EXPRIMANT PAR CES PRATIQUES

LA RESISTANCE APPELLE À LA VIGILANCE, LA MEFIANCE ET LE CALME

mardi 27 mai 2008

25 Mai 2000 - 25 Mai 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=w8V_ZM0C6aQ
Dans son discours :
"SAMIR AL KANTAR ET SES FRERES
SERONT BIENTOT PARMI NOUS"








Peu après le discours, Corniche Al Mazraa
des miliciens hariristes ont ouvert le feu sur des partisans de la Résistance :
Neuf blessés dont deux graves

LA MILICE HARIRI DEVRA ETRE DISSOUTE

lundi 26 mai 2008

Papa, raconte moi 25 Mai 2000

Mireille Delamarre
25 Mai 2008
















Cèdre...


(grand merci à la fille de Katia, 7 ans,
pour son beau dessin de notre drapeau)




Hommage au pays du Cèdre

J’ai pris racines au pays du Cèdre,
Conifère déraciné d’avec tes pairs, puis
Exporté depuis la nuit des temps
Vers des pays lointains se prétendant tes frères,
Tu es devenu l’emblème de la ferveur.
Tant apprécié pour tes qualités vertueuses
Tu es le fier drapeau d’un peuple qui pleure
Tes membres arrachés à cette Terre si précieuse.

Ton corps, sauvagement ravagé, n’est cependant que transformé
Et ton âme, même meurtrie,
Porte à tout jamais la flamme de la patrie.
Rappel incessant que ton pays sera pour l’éternité,
Le symbole d’un sol que l’on détruit et reconstruit
Tu voyages de part le monde et sans jamais te relâcher
L’image de la force et la fierté d’être libanais.

Ta terre porte les cicatrices de tes nombreux départs
Et se désole d’un si triste paysage, témoin de tous ces ravages.
Mais ta descendance n’est pas délaissée.
Porteuse d’une maladie qui peu à peu l’envahit,
Des coeurs bienveillants combattent ce mal troublant,
Refusant la mort de tes enfants.
L’envahisseur ne sera pas gagnant.

Je dois cependant te confier que
Les douleurs infligées depuis tant d’années
Ne sont pas encore guéries que voilà déjà
De nouveaux orages de perfidie.
De mauvaises herbes portées par des vents lointains
Parsèment ton sol si fertile
Et les eaux où jadis tes racines s’abreuvaient,
Sont plus que jamais menacées.
Ceux qui, récemment, pour un court instant mais jusqu’alors inespéré,
Défilaient enfin unis, portant avec fierté ton image pour seule identité,
Se retrouvent à nouveau, divisés.

Préserver et replanter tes saines graines n’est pas oeuvre facile
Et demande beaucoup d’humilité de la part de tes héritiers.
La grande forêt qu’autrefois tu formais,
Protégeait ceux qui te côtoyaient.
Maintes fois occupée tu préservais leur unité.
Ton dépeuplement a retiré la sève qui nourrissait cette volonté
De ne pas se laisser aller aux différents alizés.
Dépourvus de ton feuillage verdoyant qui les protégeait,
Toutes sortes de mauvais engrais viennent alimenter
Bien des anciens qui t’ont oublié et nourrir les jeunes pousses,
Élevées parmi cette brousse qui t’a remplacée.

Peu importe la quantité de bourgeons sacrifiés
Ils sont prêts à imposer leur volonté.
Cette jeunesse, fougueuse et naïve, est encore attisée
Aveuglée par des feux peu scrupuleux
Soufflant sur un peuple désormais démembré.
Les nourrissant de divers poisons qui chaque jour un peu plus les morcellent
Je ne peux que constater les dangers qui menacent le berceau de ton humanité
Ecoeurée du peu d’état d’âme de tous ceux qui les ensorcellent.
La faim justifie t-elle donc tous les moyens ?

Orphelins de tes grandes idées, quel miracle est-il encore possible espérer
Pour qu’en eux, germe avec force le refus d’être contrôlés par ceux qui ne désirent réellement œuvrer à te réimplanter ?
Et ainsi te redonner, habités par un même élan, ta splendeur d’antan !
La multitude des arbres d’alors qui te caractérisait, formait ton unité.
Peu importe les sources qui les nourrissaient, ils se rassemblaient.
Peu importe l’intensité de chaleur qu’ils recevaient, ils grandissaient.
Peu importe les vents contraires qui les berçaient, ils ne se jalousaient.
Peu importe la place qu’ils prenaient, ils se toléraient.
Car ensemble et de par la diversité de leur norme, ils formaient ta vitalité.
L’unité faisait ta force et force de constater
Que même à l’étranger elle ne pouvait être rivalisée.
Malheureusement jalousée, la cruauté a eu raison de ta bonté.

N’est il alors qu’utopisme que de rêver qu’en tout libanais,
Se réveille bientôt cette flamme de l’unité ?
Qu’ensemble, ils cessent d’être le jouet
De ceux qui ne regardent que leurs intérêts,
Dénaturés de tout sentiment réellement patriotique
Aux conséquences catastrophiques.
Qu’ensemble, ils fassent taire la peur de leurs différences
Autrefois sources de tolérance.
Que leurs boucliers de souffrance ne soient plus
Les armes de destruction de leur indépendance
Mais plutôt l’ascension d’une communauté vers sa souveraineté.

Je ne suis qu’un élément qui au seuil de son été
Est venu s’enraciner au pays merveilleux du cèdre désœuvré.
Née sur le sol d’une patrie dite « mère de ta terre »
Dix années de cette folle complexité ne peuvent plus se taire.
Amoureuse de cette nouvelle fratrie qui m’a adoptée
Deux graines fécondées ont été plantées.
Fruits nourris par le mélange de deux nations
Ils font aussi partie de ta nouvelle génération.
Seront-ils les témoins de ta forêt enfin recomposée ?

Enfants des cèdres,
Etes-vous seulement conscients qu’au coeur
De ce territoire infiniment petit,
Le destin infiniment grand de toutes les patries
Vous a été remis ?
Territoire béni
Quand cesseras-tu d’être l’enjeu de ceux
Qui désireux d’augmenter leurs gains prétentieux,
T’utilisent à leurs profits et se déchirent en ton sein
Un destin qui se doit tien ?
Quand verras- tu ton peuple uni prendre le bon chemin ?

Que tes habitants avec fierté
Se laissent envahir par leurs racines communes,
Que s’étendent leurs branchages au-delà de leurs infortunes.
Qu’ainsi la grande forêt reconstituée
Comme un seul cèdre millénaire
Laisse par son sommet se déployer la lumière.
Que flotte ton étendard avec humilité
Modèle d’une nouvelle prospérité.
Que ton seul nom ne fasse plus trembler le monde
Mais l’anime d’une divine onde.
Que désormais tu sois le lauréat d’un avenir florissant
L’exemple que la diversité fait la force des êtres bien pensants
Que tu deviennes enfin porteur de paix pour l’humanité.




KM Espérance
Beyrouth, le 02 mai 2008
katelmar@hotmail.com

samedi 24 mai 2008

vrac...et flash back

Deux articles écrits par Stefano Chiarini, journaliste au manifesto pour les pages Internazionale, et spécialiste du Proche-Orient, décédé en février 2007.

La saga des Gemayel : la Phalange
STEFANO CHIARINI
Le ministre de l’industrie libanais Pierre Gemayel, tué hier à Beyrouth, était le plus jeune représentant d’une des plus importantes familles de l’extrême-droite chrétienne maronite protagoniste de la guerre civile qui a ensanglanté le pays pendant quinze ans (1975-1989) et, plus généralement, de l’histoire du Liban dans les trente dernières années.
Pierre Gemayel Jr. n’avait cependant rien du charisme et du pouvoir, souvent sinistre, de son grand-père Pierre – fondateur des Phalanges après un voyage à Berlin dans les années Trente- ou de son oncle Béchir, féroce unificateur des milices phalangistes dans les années 70, et protagoniste de la purification ethnique contre les Palestiniens et les musulmans de Beyrouth Est, pendant la guerre civile, non moins qu’allié des Usa et d’Israël qui l’installèrent à la présidence sous l’occupation de 1982.

Mais il n’avait pas non plus l’absence de scrupules de son père Amin, successeur, à la présidence, de Béchir, son frère, après le meurtre de celui-ci le 14 septembre 1982 ; Amin Gemayel fut le signataire du traité de paix séparée en 1983 avec Israël, et demeura ensuite au pouvoir jusqu’en 1988, après être arrivé à une entente précaire avec son puissant voisin de Damas.

Le ministre de l’industrie qui a été tué hier, avocat de 34 ans, était le plus jeune député du Parlement bien qu’élu en juin 2005 grâce au sauf-conduit de son plus âpre ennemi le général Michel Aoun, opposé depuis toujours aux seigneurs de guerre féodaux, comme les Gemayel et leurs milices.

Pierre Gemayel était en outre un des représentants du groupe de politiciens chrétiens fondé sous les auspices du patriarche maronite Nasrallah Boutros Sfeir en 2000, dans le but de faire cesser l’influence de Damas qui avait commencé dans le pays des Cèdres en 1976, quand justement cette extrême droite maronite avait demandé l’intervention de Damas contre les Palestiniens et les forces musulmanes et progressistes qui prenaient de l’importance pendant la guerre civile.
Intervention « providentielle » de la Syrie aux côtés des féroces milices de la droite maronite qui permit à ces dernières, conduites par Béchir Gemayel, de terminer à coups de massacres indicibles la purification ethnique des Palestiniens, des « non chrétiens » et des chrétiens progressistes » dans la partie orientale de Beyrouth.
Une purification ethnique qui vit la destruction de quartiers entiers comme la Quarantina, sur le port, avec plus de mille morts, et du camp palestinien de Tal al Zataar, où plus de 4.000 palestiniens, arabes et immigrés furent massacrés pendant un siège qui dura plus d’un an.
Le massacre se fit sous les yeux des officiers de l’armée israélienne, financeur et soutien des milices phalangistes, et grâce à l’intervention de Damas.

Oublieux de cette grande « faveur » que Damas lui fit, Pierre Gemayel, comme son père Amin, a participé ensuite pendant ces deux dernières années au lancement de la coalition pro étasunienne et profrançaise des forces du « 14 mars » qui, au printemps 2005, après l’assassinat de Rafiq Hariri, allait pousser le régime de Bachar al-Assad à se retirer du Liban, avec de fortes pressions internationales.
Pierre Gemayel n’était cependant pas un homme de pouvoir puisqu’on avait surtout parlé de lui il y a deux ans quand, en soutenant la « supériorité génétique » des chrétiens libanais, il argumenta que ceux-ci exprimaient « la qualité » contre la « quantité » des musulmans.
Ce qui était un pilier de l’idéologie du parti des Phalanges, fondé par son grand-père Pierre aux débuts des années Trente, et dirigé par celui-ci de 1937 à 1982 avec à ses côtés, depuis les années 70, son fils Béchir, chef des milices puis du parti.

En 1982, Béchir Gemayel fut élu à la présidence de la république, protégé par les baïonnettes israéliennes, mais il fut tué dans l’explosion du siège central du parti à Asrhafieh, en même temps qu’une grande partie des dirigeants de ce parti, avant même son investiture.

Aucune autre famille comme les Gemayel n’a donné de contribution aussi importante à la naissance d’une forme d’idéologie de type vaguement populaire-fasciste avec laquelle l’extrême-droite chrétienne maronite, et même certains secteurs du clergé, ont essayé de dominer le pays des cèdres en utilisant le pouvoir qui leur avait été laissé institutionnellement par les occupants français ; et consigné dans le « pacte national » de 1943, avec la communauté sunnite.

Aux chrétiens, considérés comme majoritaires sur la base du recensement de 1932 (et pour cette raison le dernier qui ait été fait au Liban) revenait la présidence de la république avec d’amples pouvoirs et le contrôle de l’armée, ainsi que la majorité des députés ; aux sunnites, le fauteuil de premier ministre, et aux chiites quelques miettes avec la présidence du Parlement.
Une assise institutionnelle qui, dans les années 50, ne correspondait déjà plus à la réalité démographique, à majorité musulmane, et qui allait être mise en discussion avant les mouvements de 58, étouffés dans l’œuf par le premier débarquement de marines et par la suite au cours de la guerre civile de 1975-1989, avec plus de 150.000 morts.

Guerre civile à laquelle mirent fin les accords de Taïf en 1989-1990, qui imposèrent un rééquilibre partiel des rapports de force au niveau institutionnel : diminution des pouvoirs du président maronite en faveur du premier ministre sunnite, et division par moitié des sièges au Parlement entre les musulmans qui représentaient désormais 70 % de la population, et les chrétiens. Le tout mettant le pays sous la tutelle syro saoudienne, autorisée par les Usa.

Cette entente a ensuite été remise en discussion dans les trois dernières années justement par le nouveau pouvoir unipolaire des Usa décidé à désagréger aussi la Syrie et le Liban, après l’Irak : prémices nécessaires pour imposer au monde arabe une « pax israeliana » sans aucun retrait de Cisjordanie, ni des Fermes de Sheeba ni, surtout, des hauteurs du Golan.

Edition de mercredi 22 novembre 2006 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-arcivio/22-Novembre-2006/art24.html
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



« Gouvernement inconstitutionnel », l’opposition dans la rue aujourd’hui à Beyrouth. Siniora fait appel aux USA
STEFANO CHIARINI
Par la voix de ses représentants les plus autorisés : le leader du parti chiite Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah et l’ex- général chrétien maronite Michel Aoun, secrétaire du Mouvement patriotique libre, l’opposition libanaise a rompu hier les délais, et, la semaine de deuil pour le meurtre de Pierre Gemayel étant terminée, elle a invité la population à descendre dans la rue à partir de cet après-midi (1er décembre, NDT) et pour un temps indéterminé, afin de demander la démission du gouvernement Siniora et la formation d’un exécutif d’unité nationale.
Ou bien, autrement, la convocation de nouvelles élections, anticipées, avec la formation d’un nouveau parlement qui, à son tour, élira l’an prochain un nouveau président de la république, expression, lui aussi, comme le requiert la Constitution, des principales forces politico confessionnelles du pays.

Le vaste front qui sera à partir d’aujourd’hui dans la rue, comprend aussi l’autre mouvement chiite modéré « Amal » -dirigé par le président du parlement Nabih Berri-, plusieurs mouvements sunnites –de Saïda dans le sud à Tripoli au nord- et chrétiens maronites, mais aussi des organisations minoritaires druzes et des mouvements progressistes comme le Parti du peuple de Najah Wakim et, sur une position autonome même le Parti Communiste ; ce front accuse le gouvernement en charge et sa majorité (le Parti de l’avenir, de la Hariri Inc., l’ultra-droite phalangiste de Samir Geagea et Amin Gemayel, et le leader druze Walid Joumblatt) d’avoir rompu le pacte de gouvernement et d’avoir davantage tenu compte des demandes de Georges Bush et de Chirac que des intérêts du pays, au point de ne pas avoir soutenu la résistance pendant la guerre de cet été avec Israël et de vouloir continuer à gouverner en violant la Constitution, bien que dans l’exécutif, après la démission des cinq ministres chiites et un grec-orthodoxe, les principales forces politiques et confessionnelles du Liban ne soient plus représentées.

Les manifestants, qui se sont donnés rendez-vous cet après-midi dans le centre de la ville, garnie de milliers de soldats et policiers, sous la colline où depuis des semaines, sont désormais retranchés les ministres du front pro Usa, demanderont à pleine voix la formation d’un gouvernement d’unité nationale où la minorité politico parlementaire –en réalité depuis longtemps majoritaire dans le pays- et la communauté chiite, qui a payé le prix fort pour arrêter l’invasion israélienne, auraient au moins un tiers des ministres et pourraient ainsi bloquer d’éventuelles décisions qu’ils jugent « contraires aux intérêts du pays » : depuis le désarmement de la résistance, au contrôle par des troupes étrangères du territoire, des eaux et de l’espace aérien, d’une paix séparée avec Israël sans retrait de Tel Aviv des territoires occupés jusqu’à une cour internationale sur le meurtre de Hariri qui (comme ça s’est déjà produit avec la commission d’enquête sur la meurtre de l’ex-premier ministre) viole la souveraineté libanaise et se révèle être non pas un instrument au service de la vérité et de la justice –sur quoi toutes les forces politiques libanaises sont d’accord- mais bien au contraire une arme dans les mains des Usa pour déstabiliser le Liban et la Syrie voisine en favorisant leur émiettement ethnico-confessionnel.

D’où le caractère « national » de la protestation d’aujourd’hui et l’interdiction de descendre dans la rue avec des drapeaux et des slogans de parti.

Réponse très dure du premier ministre Fouad Siniora qui, dans la soirée d’hier, a comparé la requête d’un gouvernement d’unité nationale ou de nouvelles élections à un « coup d’état », et a déclaré – en essayant ainsi de se garder un rôle à venir dans la crise interne des forces de l’Unifil – que « le système démocratique parlementaire est en danger ».

A la tombée de la nuit, des milliers de posters à l’effigie de Nasrallah sont apparus dans toute la partie occidentale de Beyrouth tandis que les immeubles de la partie orientale, chrétienne, étaient déjà ornés des banderoles orange du mouvement de Michel Aoun.

Edition de vendredi 1er décembre 2006 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/01-Dicembre-2006/art49.html
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

IGNORONS NOS FAUSSES IDENTITES...

Unis en ignorant par amour pour notre Liban nos fausses identités que les Grands de ce monde ont voulues pour nous…









Depuis Août 2006, l’unique programme gouvernemental du coup d’état « Sanioura » fut l’éradication de notre Résistance.

Mai 08 fut l’apogée de ses tentatives en voulant démanteler un des outils fondamentaux qui font la force de notre Résistance, en faisant avorter le mouvement revendicatif de notre Peuple, tout en lâchant ses milices armées, espérant ainsi l’affrontement de notre Armée avec notre Résistance et de là, le déclenchement d’une nouvelle guerre civile.

Ce programme là a un nom : Collaboration.

Ce programme a échoué du fait de la vigilance et de l’esprit responsable de notre Résistance, et surtout du fait de son enracinement populaire.

Après Taëf, Doha fut…

L’unique mérite de Doha est d’avoir réussi à faire constater par toutes les parties et à leur faire admettre que la Paix Civile et l’Acte Résistant sont désormais deux éléments intimement liés ; l’un interpelle l’autre.

C’est le seul mérite qu’a pu avoir Doha. Le Confessionnalisme Politique, maux de toutes nos souffrances et nos déchirements, connu par ses cycles de violence depuis l’indépendance de notre pays, fut à Doha l’architecture proposée aux parties présentes.

Doha a tracé le contour du futur gouvernement : encore une fois des identités confessionnelles qui auront à se partager le pouvoir, mais cette fois-ci, avec une garantie bloquante qui tentera d’éviter toute dérive dangereuse, dans l’attente de l’ultime échéance : celle de la naissance du Pouvoir authentiquement Démocratique et Patriotique, abolissant le Confessionnalisme Politique, jetant les bases de la Citoyenneté Libanaise, concrétisant une stratégie de défense nationale s’articulant autour de l’alliance de notre Armée avec notre Résistance, réformant l’économie nationale dans l’unique souci de satisfaire les revendications de notre Peuple.

Cette échéance est encore loin et le chemin est long et sera difficile.

Nous ne l’atteindrons que par notre conscience collective grandissante, notre vigilance et notre lucidité, en attendant l’ultime instant qui donnera la parole aux urnes.


Sur ce chemin et dès demain, aux quatre coins géographiques de nos dix milles, dans nos ville et villages, dans tous les quartiers et sur toutes les places, tous unis en ignorant par amour pour notre Liban nos fausses identités que les Grands de ce monde ont voulues pour nous, fêtons la naissance de la Résistance Libanaise


24 Mai 2008
Raymond RICHA

Désarmer notre Résistance...

Désarmer le Hezbollah « aurait été une erreur majeure »


23 mai 2008
Georges Corm - Paris Match


Alors que la majorité libanaise et l'opposition sont arrivés à un accord à Doha, George Corm, ancien ministre des Finances libanais, revient sur le rôle du Hezbollah dans le pays.



Maxime Guillon - Paris Match : Les parties prenantes de la conférence de Doha ont décidé de ne pas aborder la question du désarmement du Hezbollah. Pensez-vous que c’est une question centrale au Liban, et qu’il faudrait régler cela au plus vite?


George Corm : En fait, la coalition, hostile au Hezbollah et soutenue par les États-unis, la France et les autres gouvernements européens, entendait bien que cette question soit débattue à Qatar.

Pour eux, elle a toujours été une question centrale.

Personnellement, je fais partie de ceux qui pensent que le Liban a été martyrisé par Israël durant 40 ans et que sans des garanties très solides qu’Israël ne s’en prendra pas encore au Liban, désarmer le Hezbollah aurait été une erreur majeure.

Rappelons que la première attaque d’envergure de l’armée israélienne contre le Liban a eu lieu en 1968. Dix ans après, elle a occupé une large partie du sud du Liban de façon permanente. En 1982, son armée a occupé une bonne moitié du Liban, dont la capitale Beyrouth (environ 20 000 victimes au cours de la période de juin à septembre 1982).

C’est à la vigueur de la résistance du Hezbollah que le Liban doit d’avoir obtenu l’évacuation de la plus grande partie de son territoire en 2000.


Faut-il pour autant laisser carte blanche au Hezbollah?

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas un système de défense coordonné entre l’armée et la résistance populaire qu’est le Hezbollah, ainsi que l’a préconisé le Document d’entente nationale signé solennellement, en février 2006, entre le Général Michel Aoun, l’ancien général en chef de l’armée libanaise, et Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah.

Toutefois, cette approche intelligente et réaliste a été rejetée par la coalition qui soutient les héritiers de Hariri et qui est appuyée par l’Arabie saoudite, les Etats-Unis et la France.

Il est fort dommage que ce document n’ait pas servi de plateforme de discussion, car penser qu’une armée régulière, aussi petite et sous équipée que l’armée libanaise, puisse être un instrument de dissuasion de la puissante armée israélienne est une illusion plus que dangereuse.

Même les armées régulières de grands pays arabes bien équipées par l’URSS n’ont jamais pu tenir tête à l’armée israélienne.


Donc seul le Hezbollah peut assurer la sécurité du pays?

Seule une résistance mobile, issue et fondue dans la population peut être dissuasive.

En réalité, et compte tenu aussi de notre passé houleux, et souvent douloureux avec la Syrie, l’organisation de gardes-frontières mobilisant les habitants des régions frontalières avec Israël comme avec la Syrie, est la solution d’avenir.

Mais cela suppose que le gouvernement libanais ne soit pas sous la haute influence des américains et de leurs alliés dans les gouvernements arabes, comme c’est le cas actuellement, mais qu’il soit vraiment affranchi de toutes tutelles.

Evidemment, une partie des Libanais, tout comme les décideurs occidentaux et certains décideurs arabes, considèrent que l’Iran et la Syrie continuent d’être les manipulateurs du Liban à travers leur influence sur le Hezbollah ou à travers la série d’assassinats politiques qu’a connu le pays depuis 2005 et qui sont attribués de façon péremptoire au régime syrien.

Les réalités du Liban sont évidemment beaucoup plus nuancées et complexes, et il est difficile de penser qu’une personnalité comme le Général Aoun, ou d’autres personnalités sunnites, druzes ou chrétiennes qui ne sont pas hostiles au Hezbollah, sont des pions aux mains de l’Iran et de la Syrie.


Quelle légitimité le Hezbollah possède au Liban? Ne l’a-t-il pas perdu en s’attaquant à des libanais?

Cela dépend des Libanais. Ceux qui se sentent proches des thèses occidentales et des gouvernements arabes modérés, pensent que le Hezbollah devrait rendre ses armes et cesser d’irriter Israël ou lui donner des prétextes de s’attaquer au Liban, comme durant l’été 2006.

Pour ceux qui, en revanche, considèrent que le plus grand danger est la politique américaine au Moyen-Orient et le soutien aveugle donné à Israël, le Hezbollah est un instrument de défense particulièrement efficace et tout à fait légitime.

La communauté chiite, dans son immense majorité, soutient ce point de vue, car ce sont les régions du sud du Liban, son berceau d’origine, là où est concentrée une grande partie de la communauté chiite qui a le plus souffert de la politique israélienne depuis 1968.

Mais, beaucoup de sunnites et de nombreuses personnalités chrétiennes et, bien sûr, le mouvement populaire chrétien autour du Courant patriotique du général Michel Aoun partagent ce sentiment.

Le gouvernement de M. Siniora essaye depuis longtemps de pousser le Hezbollah à la «faute», c'est-à-dire à l’emploi de ses armes dans le conflit interne pour enlever au Hezbollah son auréole de résistant et sa légitimité.

Jusqu’ici, en dépit de provocations répétées depuis 2006 dont les principales victimes étaient surtout chiites, le Hezbollah avait refusé d’employer les armes et prié ses partisans de ne pas répondre aux provocations.

Les décisions du Conseil des ministres du 7 mai requérant le démantèlement du système de communication du Hezbollah ne pouvait qu’appeler une réaction vive de ce mouvement.


Certains considèrent que les affrontements initiés par le Hezbollah étaient une tentative de coup d’Etat. Qu’en pensez-vous?

La remise immédiate et spontanée des positions conquises par les armes, le plus souvent d’ailleurs par des partis alliés au Hezbollah, et non pas par les combattants de la résistance, prouvent bien qu’il n’était pas dans l’intention de la coalition alliée au Hezbollah de faire un coup d’Etat.

En revanche, dans la caricature qui est souvent faite du conflit au Liban entre des «bons démocrates pro-occidentaux» et des «vilains pro-syriens et pro-iraniens» qui veulent torpiller les efforts américains de paix, toute la dimension interne de la crise a été en général passée sous silence.

Dans les médias occidentaux, on a complètement oublié, qu’un coup d’Etat permanent a déjà eu lieu au Liban, par le refus de M. Siniora de présenter la démission de son gouvernement, en novembre 2006, lorsque les ministres représentant la communauté chiite ont quitté le gouvernement sans qu’ils soient remplacés.
Or la Constitution libanaise et le Pacte national exigent que toutes les communautés soient équitablement représentées au sein du Conseil des ministres.

Le maintien d’un gouvernement tronqué depuis 18 mois constitue donc en lui-même un acte grave mettant en danger la paix civile au Liban.

Pour ce qui est du Hezbollah, il ne faut pas perdre de vue, quels que soient les liens idéologiques ou de financement et d’armement avec l’Iran, qu’il s’agit d’un mouvement de citoyens libanais, qui ont défendu leur terre contre l’armée israélienne depuis 1982 et l’ont payé cher, en vies humaines, également. Ce n’est pas un corps étranger à la société libanaise, comme ont pu l’être les mouvements armés palestiniens dans la période 1969-1982, ou des membres de l’internationale islamiste ben ladeniste à laquelle se rattache des groupes sunnites de toutes les nationalités arabes, comme le Fath el Islam au Liban.



Georges Corm est un ancien ministre des Finances du Liban (1998-2000), professeur d’université et consultant économique. Il est l’auteur de divers ouvrages sur l’histoire du Liban et du Moyen-Orient dont, Le Liban contemporain. Histoire et société (La Découverte, 2005), Le Proche-Orient éclaté (Folio/histoire, 2007) et Histoire du Moyen-Orient. De l’Antiquité à nos jours (La Découverte 2008).

jeudi 22 mai 2008

sans commentaire...





" A chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela. Je veux te dire une chose très claire : ne t’inquiètes pas des pressions américaines sur Israël. Nous, le peuple juif, contrôlons l’Amérique, et les américains le savent ".
Ariel Sharon, 3 octobre 2001 à Shimon Pérès, comme cela est rapporté sur Kol Yisrael Radio.



" Il y a un immense trou entre nous et nos ennemis, pas seulement dans la capacité, mais aussi dans la moralité, la culture, la sainteté de la vie, et la conscience. Ils sont nos voisins ici, mais c’est comme si à une distance éloignée de quelques centaines de mètres, il y a une population qui n’appartient pas à notre continent, à notre monde, mais en fin de compte à une autre galaxie ".
Moshé Katsav, président israélien, The Jerusalem Post (10 mai 2001).



" La Jordanie fait partie du grand Israël dans l’histoire ".
Ariel Sharon lorsque il est devenu Premier ministre en 2000.



" Les palestiniens sont comme des crocodiles, le plus tu leur donnes de la viande, le plus ils en veulent ". Major-général (CR)
Ehud Barak, ancien Premier Ministre, 28 août 2000. Rapporté dans The Jerusalem Post (30 août 2000).



" Tout le monde doit bouger, courir, et s’emparer d’autant de collines qu’il est possible pour agrandir les colonies parce que tout ce que l’on prendra maintenant restera à nous. Tout ce que nous ne prendront pas par la force, ira à eux ".
Ariel Sharon, premier Ministre Israélien lors d’un meeting de militants du parti d’extrême droite Tsomet. AFP (15 novembre 1998).



" Les accords d’Oslo sont très importants pour les palestiniens depuis que ce sont les seuls accords officiels qu’ils possèdent. Nous avons un autre document, encore beaucoup plus ancien... la Bible ".
Ariel Sharon parlant dans une conférence à Washington, le 8 mai 1998.



" Nous ne savions pas ce qu’il fallait faire d’eux (prisonniers de guerre égyptiens en 1956). Il n’y avait pas d’autre choix que de les tuer. Ce n’était pas une telle affaire si vous prenez en considération que je dormais bien après avoir échappé aux fours crématoires d’Auschwitz ".
Brigadier-général Arieh Biro, The New York Times (21 août 1995).



" Les palestiniens devraient être écrasés comme des sauterelles...leurs têtes fracassées contre des rochers et des murs ".
Général Yitzhak Shamir s’adressant aux colons Juifs New York, Times (1er avril 1988).



« Nous devons tuer tous les palestiniens jusqu’à ce qu’ils soient résignés à vivre ici comme des esclaves ».
Le président Heilbrun du comité pour la réélection au poste de maire de Tel-Aviv du général Shlomo Lahat en octobre 1983.



" Nous déclarons ouvertement que les arabes n’ont pas le droit de s’installer sur même un cm d’Eretz Israel. La force est le seul langage qu’ils comprennent. Nous devrons utiliser la force ultime jusqu’à ce que les palestiniens viennent en rampant vers nous à quatre pattes ".
Rafael Eitan, Ra’Mat’Kal (chef d’état-major israélien). New York Times (14 avril 1983).



" Lorsque nous aurons colonisé le pays, tout ce que les arabes seront capables de faire, sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille ".
Rafael Eitan, Ra’Mat’Kal (chef d’état-major israélien). New York Times (14 avril 1983).



" Les palestiniens sont comme des bêtes marchant sur deux pattes ".
Menahim Begin, discours à la Knesset, cité par Amnon Kapeliouk, Begin et les bêtes. New Statesman (25 juin 1982).



" C’est le devoir des leaders israéliens d’expliquer à l’opinion publique clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui ont été oubliés avec le temps Le premier est qu’il n’y a pas de sionisme, de colonisation, d’État Juif sans l’éviction des arabes et l’expropriation de leurs terres ".
Yoram Bar Porath, Yediot Aharonot (14 juillet 1972).



" La thèse que le danger de génocide était suspendu au-dessus de nos têtes en juin 1967 et qu’Israël combattait pour sa survie était juste un bluff, qui est né et s’est développé après la guerre ".
Général Matityahu Peled, Ha’aretz (19 mars 1972).



" Il n’y a pas semblable chose que les palestiniens, ils n’ont jamais existé ".
Golda Meir Premier ministre Israélien le 15 juin 1969



" Des villages juifs furent construits à la place des villages arabes. Vous ne pouvez même pas connaître le nom de ces villages arabes, et je ne vous blâme pas parce que les livres de géographie existent depuis peu. Non seulement les livres n’existent pas, les villages arabes ne sont pas là non plus. Nahlal s’élève à la place de Mahlul ; Kibbutz-Gvat à la place de Jibta : Kibbutz-Sarid à la place de Huneifis ; et Kefar-Yehushua à la place de Tal al-Shuman. Il n’y a pas un seul endroit construit dans ce pays qui n’ai pas eu une ancienne population arabe ".
Moshe Dayan, adressé à The Technion Haifa, rapporté par Ha’aretz (4 avril 1969).



" Nous devons tout faire pour nous assurer que les palestiniens ne reviendront jamais, les vieux mourront et les jeunes oublieront ".
David Ben-Gourion dans ses mémoires le 18 juillet 1948 (page 157)



" Le terme annexion n’est pas à sa place. Les mesures adoptées relatent l’intégration de Jérusalem dans les sphères administratives et fournissent une base légale pour la protection des endroits saints de Jérusalem ".
Abba Eban le ministre israélien des affaires étrangères devant l’Assemblée des Nations Unies le 4 juillet 1967.



" Nous devons réduire la population arabe à une communauté de coupeurs de bois et de domestiques ".
La description de Rabin de la conquête de Lydda après l’achèvement du Plan Dalet. Uri Lubrani, conseiller spécial de Ben-Gourion sur les Affaires Arabes, 1960. (The Arabs in Israel par Sabri Jiryas).



" Je jure que si j’étais juste un civil israélien et que je rencontre un palestinien, je le brûlerais et le ferais souffrir avant de le tuer. J’ai tué 750 palestiniens d’un seul coup (à Rafah en 1956). Je voulais encourager mes soldats à violer les filles arabes comme la femme palestinienne est une esclave pour les juifs, et nous leur faisons de toute façon ce que nous voulons et personne nous dit ce que devons faire, mais nous disons aux autres ce qu’ils doivent faire ".
Ariel Sharon, dans une interview avec le général Ouze Merham, 1956.



" Je ne connais pas cette chose appelée règle internationale. Je jure que je brûlerais tout enfant palestinien qui sera né dans ce quartier. La femme palestinienne et son enfant sont plus dangereux que l’homme, parce que l’existence des enfants palestiniens signifie que des générations continueront, mais l’homme cause un danger plus limité ".
Ariel Sharon, dans une interview avec le Général Ouze Merham en 1956.



" Le plus spectaculaire événement dans l’histoire contemporaine de la Palestine, plus spectaculaire dans un sens que la création de l’État Juif, est l’évacuation de masse de sa population arabe qui a entraîné aussi des milliers d’arabes de régions menaçantes et/ou occupées par nous en dehors de nos frontières ".
Moshe Shertok-Latter ministre israélien des affaires étrangères dans une lettre à Goldmann le 15 juin 1948.



" Nous devons nous préparer à l’offensive. Notre but est de frapper le Liban, la Transjordanie et la Syrie. Le point faible est le Liban, parce que le régime musulman est artificiel et facile pour nous de le déstabiliser. Nous devrons établir un état chrétien ici, et ensuite nous frapperons la Légion Arabe, éliminerons la Transjordanie ; la Syrie tombera à son tour. Puis, nous bombarderons, avancerons et prendrons Port-Saïd, Alexandrie et le Sinai ".
David Ben-Gourion, mai 1948 au Général Staff.



" La Terre Promise s’étend du Nil à l’Euphrate. Elle comprend des parties de la Syrie et du Liban ".
Rabbi Fischmann, membre de l’Agence Juive pour la Palestine, dans son témoignage devant la Commission d’Enquête de l’Onu en 1947.



" Entre nous, il doit être clair qu’il n’y a pas de place pour deux peuples dans ce pays.. Il n’y a pas d’autre solution que de transférer les arabes dans les pays voisins, les transférer tous, pas un village, pas une tribu ne doit être laissée ".
Yosef Weitz du Fonds National Juif, journal de bord en 1940.



" Ne nous racontons pas d’histoire. Politiquement, nous sommes les agresseurs et ils se défendent.. C’est leur pays, parce qu’ils y habitent, puisque nous voulons venir ici et coloniser, dans leur tête, nous voulons s’emparer de leur pays ".
Discours de David Ben-Gourion en 1938 cité dans Zionism and the Palestinians par Simha Flapan (1979).



" Nous et eux (les palestiniens) voulons la même chose : les deux voulons la Palestine. Et c’est le conflit fondamental ".
David Ben-Gourion en 1936.



" Après être devenu une force brute comme le résultat de la création de l’État, nous abolirons la partition et nous étendre dans toute la Palestine ".
David Ben-Gourion



" Ce n’est pas un problème de maintenir le statu quo. Nous devons créer un état dynamique, orienté vers l’expansion ".
David Ben-Gourion



" Il y en a qui pensent que la population non juive, même dans un pourcentage élevé à l’intérieur de nos frontières, sera davantage sous notre surveillance ; et il y en a qui pensent le contraire, c’est-à-dire, qu’il est plus facile de surveiller les activités d’un voisin que celle d’un locataire. J’ai tendance à soutenir la dernière opinion et j’ai un argument supplémentaire... le besoin de soutenir le caractère d’un état qui dorénavant sera Juif.. avec une minorité non Juive limitée à 15 %. J’avais déjà appuyé cette position essentielle en 1940 et c’est inscrit dans mes mémoires ".
Joseph Weitz, responsable du Département de Colonisation de l’Agence Juive. An Apartheid State par Uri Davis (page 5).



" Nous devons utiliser la terreur, l’assassinat, l’intimidation, la confiscation de terres, et la coupe de tous les services sociaux pour débarrasser la Galilée de sa population arabe ".
Israel Koenig, The Koenig Memorandum.



" Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal ; nous avons pris leur pays. Il est vrai que c’est la Terre Promise, mais comment cela pourrait les concerner ? Notre dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’anti-sémitisme, les nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient t-ils accepter ça ? "
David Ben-Gourion cité par Nahum Goldmann dans Le Paradoxe Juif (page 121)

koullouna lel watane...


LIBAN
21 Mai 2008

Ce jour, dans la matinée, l’aviation israélienne a survolé en basse altitude Saïda en simulant des attaques aériennes.

Vers 12h10, cette aviation a repris la violation de notre espace en survolant les deux régions de Jezzine et d’Eklim Al Touffah.

Aux alentours de 12h 20, ce sont les espaces aériens d’un secteur de la région de Bint Jbeil qui sont violés à basse altitude ; la même aviation militaire a également survolé des villages du secteur ouest, ainsi que la région de la plaine de Bekaa, jusqu’à atteindre la région de Tyr.

Par ailleurs, ce matin, des mouvements de reconnaissance militaire sont constatés dans la région frontalière.


21 Mai 2008
Raymond RICHA

mercredi 21 mai 2008

le verbe résister se conjugue toujours au présent...


victoire de la Paix Civile et échec de la Collaboration

L' accord à Qatar est finalment signé par les deux parties.

Contrairement à ce que déclarent des milieux politiques et des médias, il y eu des vainqueurs et des vaincus.

Les vainqueurs sont tous les martyrs de la Résistance tombés lors des derniers combats face aux tentatives de compromettre notre capacité à résister et de provoquer la sale guerre civile, ainsi que cette grande majorité de notre peuple qui est et restera attaché à sa Résistance, tout en étant autant attaché à la Paix civile. C'est en cela que nous pouvons nous féliciter.

Les vaincus sont tous ceux qui portèrent jusqu'au bout, espérant avoir un appui américano-arabo-sioniste, l'esprit, la lettre et la pratique de la Collaboration.

Ceci dit, cet accord comporte ses failles et ses contradictions qui interpellent à la fois une lecture critique, notre méfiance, notre vigilance et notre lucidité.

LIBAN RESISTANCE livrera à ses amies et amis sa lecture critique du document qui a été signé par les deux parties en l'abordant sous l'angle des chapitres qui suivent :
Identité et identités
La Résistance - sa portée à la fois historique et multidimensionnelle
Le Confessionnalisme : une réaction cyclique permettant à chaque fois de retarder le vrai remède à tous les maux de notre société

IL SERAIT TEMPS...







Si les tentatives de Qatar échouent, aucune autre ne pourrait désormais aboutir et dans ce cas la seule solution possible serait le retour au Peuple, ultime souverain dans notre pays.

La crise qui perdure depuis Août 2006, son aggravation par les dernières intentions d’un gouvernement illégitime, anticonstitutionnel, nous obligent à admettre la nécessité de dépasser la logique de polarisation qui s’est, en permanence, traduite par un tiraillement sans issue entre les forces de l’Opposition et celles de la Majorité.

Ce dépassement se concrétiserait par l’initiation d’un processus consistant à organiser dans les plus brefs délais un suffrage universel et un référendum.

Lorsqu’il s’agit de grands enjeux nationaux ou de la destinée de notre pays, alors que les tiraillements politiques perdurent et qu’aucune issue ne se dessine aux horizons, le suffrage universel et le référendum, ultimes expressions de la démocratie, devraient se poser en urgence absolue.

Par souci pour notre Pays et par peur de voir notre peuple encore une fois plongé dans une nouvelle guerre civile, notre Armée devra porter ce processus de dépassement tel que défini ci-dessous dans ses grandes lignes.

L’initiation de ce processus n’ayant pas le caractère d’un coup d’état militaire, notre Armée devra l’expliquer publiquement.





1. La prise du Sérail par notre Armée et la destitution du gouvernement Sinioura ; simultanément, le chef de notre Armée devra faire une déclaration officielle du retrait de sa candidature à l’élection présidentielle et sur ses intentions telles que définies ci-dessous.

2. L’élection d’un nouveau Président de la République au suffrage universel autour de toutes les candidatures de la Majorité et de l’Opposition, sans aucune exception ; le bon déroulement de ce suffrage sera assuré par notre Armée, dans la neutralité et le respect de la démocratie.

3. Le Président nouvellement élu désignera un premier ministre qui sera chargé de former un nouveau gouvernement d’unité nationale (G.U.N.) qui devra sans tarder élaborer une nouvelle loi électorale permettant une vraie représentativité populaire au Parlement. Cette nouvelle loi, aura un caractère urgent et immédiatement exécutoire. Elle sera appliquée aux prochaines élections législatives anticipées.

4. Dissolution du Parlement et recours immédiat aux élections législatives anticipées.

5. La nouvelle assemblée parlementaire, sur proposition du G.U.N., adoptera l’organisation d’un référendum populaire autour de la question : OUI ou NON pour amorcer le processus d’abandon définitif du confessionnalisme, dans toutes ses formes et dans toutes les sphères d’activité de l’Etat Libanais ?

6. Le G.U.N. actera le verdict populaire sur cette question ; il élaborera une proposition de loi dite « d’abolition du confessionnalisme » qui sera soumise au Parlement pour adoption. Cette abolition se fera par étapes et selon un calendrier précis.
L’élaboration de cette proposition se fera avec la contribution des élus (municipaux et parlementaires), de l’ensemble des dignitaires religieux et de la société civile, assistés par des experts en Droit.

7. Cette loi, une fois adoptée par le Parlement, fera l’objet d’un décret d’application et le G.U.N. sera chargé de son exécution immédiate.

8. Le G.U.N. élaborera une stratégie de défense nationale renforçant notre Armée et sa symbiose avec notre Résistance ; le caractère d’urgence de cette stratégie nous est imposé par l’ennemi et devra être adoptée par l’Assemblée Parlementaire. Elle est incontournable.

9. Le G.U.N. devra s’atteler à répondre aux urgences du moment et à satisfaire les revendications populaires, sous les trois grands chapitres : l’économie nationale, la politique sociale et la protection de notre environnement.



21 Mai 2008

Raymond RICHA

dimanche 18 mai 2008

Le temps est d'or...

G.W.BUSH, après sa rencontre avec Mahmoud Abbas : « ferme soutien au gouvernement libanais et à son premier ministre, Fouad Sanioura »


S’adressant aux journalistes, il ajouta, je cite : «Abbas et moi sommes très inquiets au sujet du Liban et sur le sort du gouvernement Sanioura. Les manœuvres des extrémistes visant à saper la démocratie nous inquiètent.»

Il poursuivit en ajoutant, je cite : «il est clair que le Hezbollah, modelé par l’Iran, n’est plus capable de défendre sa qualité de Résistance à Israël, dès l’instant où il s’est retourné contre les siens



Nous ne devons plus perdre notre temps à apporter la preuve du contraire à leurs mensonges…
Le temps est d’or et nous est précieux ; il devra désormais être consacré au renforcement de l’acte résistant par son ancrage encore plus profond dans nos peuples


18 Mai 2008
Raymond RICHA

geopolitique.com

L’arme qui a fortement contribué à la victoire d’Août 2006




L’organisme français, geopolitique.com, vient de publier une carte du Liban montrant le réseau de communications de notre Résistance, suivie d’un article.

LIBAN RESISTANCE vous invite à découvrir cette carte et surtout à lire l’article qui l’accompagne.

LIBAN RESISTANCE ne fait aucun commentaire ni sur les données cartographiées, ni sur les informations apportées par l’article, laissant ainsi la conscience libanaise conclure





L’arme qui a fortement contribué à la victoire d’Août 2006 est celle qui a été jalousement protégée par les Partisans lors des combats de Mai 2008





Exclusif : la carte du réseau télécoms du Hezbollah
16.05.08 Guillaume Dasquié


geopolitique.com a obtenu la cartographie détaillée du réseau de télécommunications réservé mis en place par le Hezbollah au Liban (voir la carte au bas de cet article). Les milices du Hezbollah avaient dressé des barrages et pris les armes le 7 mai dernier, après la décision du gouvernement de Fouad Siniora de rendre illégal ce réseau télécoms du parti de Dieu.


Le système de télécommunications a ainsi été invoqué pour expliquer une semaine de combats armés, les plus graves depuis la fin de la guerre civile en 1990, ayant pris fin hier après l’intervention de la Ligue Arabe, et le retrait du texte gouvernemental.


Une carte d’état-major du Liban le présente dans son intégralité supposée.



Les services de sécurité libanais ont tracé les diverses lignes téléphoniques enterrées par des sociétés de BTP et des organisations caritatives proches du Hezbollah.


Selon des journalistes arabes établis à Beyrouth, ils auraient réalisé cette carte sur la base d’indications fournies par des proches du Parti Socialiste Progressiste de Walid Joumblatt, qui s’oppose au Hezbollah et à ses liens avec l’Iran et la Syrie.


Depuis le mois de mars dernier, cette carte a été montrée à plusieurs interlocuteurs français et américains, à l’initiative du cabinet de Marwan Hamadé, le ministre des télécommunications.


Sa circulation dans les capitales occidentales il y a trois mois, alors même que l’existence de ce réseau est avérée depuis plusieurs années, apparaît rétrospectivement comme un signe annonciateur des combats de la semaine écoulée.


Ce matin, geopolitique.com a pu s’entretenir avec le service du porte-parole du Quai d’Orsay à Paris. Il nous a précisé que cette carte, ou un rapport l’accompagnant, n’avait « pas été remis au ministre français des affaires étrangères », bien que Bernard Kouchner « rencontre régulièrement Marwan Hamadé ».


Lors d’une conférence de presse tenue le 8 mai, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait indiqué que ce réseau « existait avant l’année 2000, et qu’il avait été renforcé après l’année 2000 ».
Il avait aussi précisé que plusieurs réunions s’étaient déjà tenues avec les autorités libanaises pour discuter de l’avenir de ce réseau. Enfin, Hassan Nasrallah en reconnaissait la destination militaire mais contestait une partie du tracé.
Selon lui, le réseau relie bien la banlieue Sud de Beyrouth au Liban Sud, mais il ne s’étend pas vers l’Est du pays. Des données techniques, qui, pour l’heure, s’avèrent difficiles à vérifier.


samedi 17 mai 2008

Quatrième point...









A l’ordre du jour à Dawha, un quatrième point…




L’Opposition et les forces du Pouvoir se retrouvent pour le dialogue à Dawha.

Il est indispensable de faire d’abord une petite remarque : l’absence de Sayyed Hassan Nasrallah.

Les forces de la Terreur, de tous les temps ignorées par la Communauté Internationale, ces forces là qui, à travers le monde, en vue de préserver l’ordre capitaliste mondial établi, complotent, assassinent, brûlent à leur passage jusqu’à la sève des arbres, ont décrété la peine de mort à l’encontre du Père de notre Résistance.

Elles ont déjà pratiqué leur terreur, sous les yeux des Nations Unis inertes et bouches cousues, de la terre du Chili en assassinant le Président Allende, jusqu’à la terre de Palestine en assassinant le père de la Résistance Palestinienne, Cheikh Yacine.

Elles profiteront de la moindre faille sécuritaire pour assassiner le nôtre.


Ceci dit, revenons à Dawha.

L’ordre du jour est assez chargé, avec un quatrième point :

Les relations Etat – Armes de la Résistance

Posons-nous d’abord la question de savoir de quel Etat s’agit-il ici.

Est-ce l’Etat ayant laissé notre Peuple, particulièrement nos populations du Sud, dans l’abandon et l’indifférence, à la merci de l’agression israélienne, en permanence réitérée ?

Est-ce l’Etat interdisant à notre Armée le moindre équipement militaire adéquat lui permettant de défendre efficacement notre pays, ne se souciant guère de la nécessité absolue d’une stratégie de défense nationale ?

Est-ce l’Etat de juillet 2006, impuissant et assistant au grand massacre, organisant la rencontre avec l’ennemi autour d’une tasse de thé, alors que ce même ennemi, à quelques kilomètres du lieu de la honte, à Qana, lançait ses missiles venant faucher nos enfants et nos mamans ?

Est-ce l’Etat dont l’unique volonté permanente est la Collaboration ?

Est-ce l’Etat dont le seul souci est d’encourager les spéculations de toutes les sauces, venant enrichir encore plus les riches, tournant le dos aux justes revendications des couches populaires créatrices de toutes les richesses ?

Est-ce l’Etat grand ramasseur de l’impôt et du sur impôt, ne se souciant guère du manque de pain et de lait dans nos foyers, ce manque ignorant à son passage la couleur confessionnelle de ces mêmes foyers ?

Est-ce l’Etat de la corruption ne se souciant ni de la dignité de nos grands parents ni de l’avenir de notre jeunesse ?

Est-ce l’Etat bafouant les libertés syndicales et criant au scandale, lorsque le chaos que lui-même avait généré s’en prenait à ses médias ?

Est-ce l’Etat se moquant de notre environnement, jusqu’à ne pas se soucier du devenir inquiétant de nos forêts, de nos cèdres et surtout de notre or bleu convoité par l’ennemi ?

Ils osent encore insister sur la nécessité de réexaminer les relations entre l’Etat et notre Résistance ?


La Résistance Libanaise, réaction logique à l’abandon national de tous les temps pratiqué par l’Etat, enfantée par notre Peuple ayant assez souffert de cet abandon, unique rempart face à un ennemi dont la convoitise dépasse toutes les limites et qui bafoue le Droit et la Justice, colonne vertébrale de notre faible armée, cette armée que jamais les grandes puissances, en tête les Etats-Unis, n'accepteront de renforcer ses capacités à défendre notre Pays contre la convoitise et l’agression permanente de l’entité sioniste, cette résistance là, sera chérie et protégée.

Geagea et ses semblables pourront gesticuler lors de cette rencontre ; ils pourront étaler leurs théories sur l’Etat et la Résistance ; à vouloir convaincre, ils pourront dépenser toutes leurs énergies cérébrales entachées de fascisme

En vain, la distance entre Dawha et Beyrouth est très courte et la voix de la Résistance sera entendue et surtout écoutée.



17 Mai 2008

Raymond RICHA



vendredi 16 mai 2008

TFEH...






Durant les évènements des derniers jours, il y'a peut être eu des déboires, car les extrêmes existent partout, mais jusqu'à preuve du contraire, l'Armée Libanaise, était présente, médiatrice !

L'Opposition, remettait tout entre les mains de l'armée : les armes, les miliciens...


Je tiens quand même à dire mon écœurement en tant qu’opposante à ce pouvoir, ou du moins à cette Mafia qui contrôle le pouvoir au Liban.


Tfeh sur une bande de mafieux, qui, durant de longs mois n'a pas arrêté de chercher à mettre le feu aux poudres quand les leaders de l'Opposition demandaient à leurs partisans de rester calme et quémandaient un dialogue avec tous les libanais !


Tfeh sur ceux qui refusent de dialoguer avec leurs confrères libanais juste parce que ces derniers ne plaisent pas à Bush ou à Olmert.


Tfeh sur des gens qui en veulent au général Aoun, de s'être rendu compte que le Hezbollah, regroupant la majorité musulmane chiite, n'était pas un groupe sanguinaire assoiffé de sang et de vengeance, comme d'aucun tente de le peindre !

Certes ces chiites, pleurent une fois par an, le martyre d'un homme, il y'a plus de 1400ans, mais comme l'a déjà dit une amie, la grande majorité de ces chiites, ce sont des hommes et des femmes, qui comme tout le monde au Liban, et partout ailleurs, rêvent de vivre, font l'amour, dansent sous des rythmes de Nancy Agram, fantasment sur Hayfa Wehbé !


A ces personnes qui critiquent le Général Aoun, qu'est ce que cet homme a-t- il pu faire pour mériter votre fiel ?

Il a fait la guerre à l'occupation syrienne, une fois que cette dernière a fichu le camp, il a appelé au respect des relations entre les voisins que nous sommes, du moment que la Syrie est hors de notre pays !

Où étaient ces gens qui aujourd’hui crient Mort à La Syrie, quand le Général voyait ses troupes se faire massacrer par les syriens ?


Ces hommes qui hurlent au Loup aujourd’hui, n'étaient-ils pas les hommes de Rustom Ghazali ou de Ghazi Kannaan ??


Tfeh sur ce gouvernement dont l'un des membres, que tous connaissent, a financé les terroristes miteux du Fateh al Islam, afin de créer un conflit entre ces miteux et le Hezbollah et continuer ainsi l'œuvre ratée de Tsahal.


Tfeh sur un gouvernement qui tente par tous les moyens de donner à l'ennemi américano sioniste, sur un plateau d'argent, les éléments qui peuvent permettre à ce dernier de détruire les hommes qui protègent les frontières de notre Liban !


Notre armée n'étant pas encore forte pour faire face à l'ennemi sioniste, pourquoi, ces hommes, qui disent aimer le Liban, veulent détruire la seule force qui nous protèges? ? ? ?


Etant musulmane Chiite dont les 3/4 de sa famille sont mariés à des sunnites, dont les amis les plus intimes, sont des chrétiens maronites et orthodoxes et dont la meilleure amie de sa grande soeur est druze, je crache sur le visage de chaque personne qui cherche à éviter le dialogue national.


Je crache sur le visage de chaque chef religieux qui exacerbe les tensions.


Que Le Dieu des chrétiens, des musulmans et des druzes, qui est Dieu de tous les Libanais, protège le Liban !


Rima Charara
Dakar, Le 15 Mai 2008

Soixante ans...




Il y a soixante ans, un peuple fut massacré et chassé de sa terre afin qu’un nouvel état puisse voir jour sur les décombres des habitations rasées, des quartiers, villes et villages rayés de la carte…, avec le soutien inconditionnel des nations.

Les grandes puissances de cette époque noire de l’Histoire de l’Humanité, devaient se racheter pour leurs hésitations répétées lors de la montée du Nazisme et des fascismes en Europe, hésitations car pour elles, le vrai danger était le Communisme.

Se sentant coupables de leur « laisser faire » face à la montée de Hitler à la veille de la seconde guerre mondiale, horrifiées par la suite des crimes et des génocides perpétrés par le Nazisme, elles devaient au Sionisme montant un espace vital.

Pour cela, une terre devait être choisie et son peuple devait être sacrifié.

La Promesse fut signée et actée, le Sionisme pouvait ainsi passer à l’acte.

Les arguments manquants ou faibles à pouvoir désinformer et surtout à pouvoir convaincre tous les juifs de la nécessité historique d’un flux migratoire, ce mouvement devait fouiller dans l’Histoire du Moyen Orient.

La priorité à la falsification de l’Histoire était ainsi décrétée.

Cette falsification devait se poursuivre, soixante ans durant, car elle devait en permanence argumenter et justifier l’acte criminel à l’œuvre, répété sur la terre de Palestine.

Ainsi, toutes les conditions, tant objectives (soutien moral, matériel et financier des grandes puissances) que subjectives (l’idéologie forte des son argument, la grande masse des futurs colons convaincue), le Sionisme pouvait déclencher le débarquement de ses colons et de ses groupuscules armés sur la terre de Palestine.

L’ordre de « nettoyage » entendu avec enthousiasme, le génocide du peuple palestinien, après celui des juifs perpétré par le Nazisme, pouvait ainsi venir entacher l’Histoire de l’Humanité.

La Naqba et le flux migratoire des réfugiés furent…

Soixante ans après, BUSH fête l’anniversaire de la naissance d’Israël, foulant de ses pieds, à la fois, les faits historiques et le droit de retour des réfugiés palestiniens dans leur pays : la Palestine.

Soixante ans de massacres réitérés sur cette terre, soixante ans d’actes sionistes rasant des villes et villages palestiniens, jusqu’à brûler les oliveraies, à la fois, témoins des massacres et éléments d’identité d’un peuple, soixante ans d’effacement de toute trace renvoyant à cette identité, jusqu’à bâtir les murs de toutes les haines sur les décombres de quartiers entièrement rasés ou sur les terres jadis cultivées et seules ressources pour nos familles et jusqu’aux affouillements de pelles exécutés sous les fondations des lieux saints, soixante ans de collaboration et d’abandon national arabe, soixante ans de chasse aux résistants, jusqu’à vouloir anéantir tout acte résistant au-delà des frontières d’Israël, n’ont pas suffit pour que les peuples de tous les pays, de toutes les races, de toutes les identités et de toutes les croyances, puissent enfin exiger le droit du peuple palestinien à sa terre : la Palestine d’avant la Promesse.

Il est temps enfin d’adopter la Résistance comme unique chemin vers la libération. L’Histoire des peuples en lutte a maintes fois confirmé cette vérité.

L’acte résistant fortement ancré dans son peuple est une invariante universelle et justement parce qu’il est ainsi que nous pouvons compter sur lui.

Ainsi, nous devons d’abord commencer par ne pas commettre une nouvelle faute historique qui consiste à rendre notre Résistance orpheline de son peuple.



16 Mai 2008
Raymond RICHA
Communiqué du Parti Communiste Libanais du 15 Mai 2008

jeudi 15 mai 2008

14 Mai 2008

14 Mai 2008 : chronologie de la dernière chance ou la lente agonie du complot


D’abord un rappel des décisions gouvernementales qui provoquèrent les affrontements :

1- Démantèlement des infrastructures de communication de la Résistance

2- Destitution du Responsable de la Sécurité de l’aéroport de Beyrouth

Il faut savoir qu’à l’origine, ces deux décisions furent formulées, avec détermination et farouche insistance, par Walid Joumblatt.



21h54 (Heure de Beyrouth)
Talal Arslane, allié de la Résistance : L’entrée au Sérail est inéluctable si Sanioura ne retire pas ses deux décisions.

22h19 (Heure de Beyrouth)
Talal Arslane : Si le gouvernement ne retire pas ses décisions, alors la seule solution sera d’entrer au Sérail, car nous ne pouvons plus supporter la politique gouvernementale du complot. Face à l’option de la Collaboration, je défendrai la Résistance.

23h05 (Heure de Beyrouth)
Le Conseil des ministres décide de retirer les deux décisions précitées.


Durant toute cette période de bras de fer entre l’Opposition et les forces de la Collaboration, Sanioura subissait toutes les pressions américaines et saoudiennes afin qu’il ne cède pas.
En vain…le décès du complot est enfin annoncé aux alentours de 23h.

La Collaboration a-t-elle ainsi dit son dernier mot ? Seul le temps nous le dira.


15 Mai 2008
Raymond RICHA













mercredi 14 mai 2008

Dernière moutarde et sincérité...

HARIRI accuse l’Armée de ne pas avoir défendu les citoyens ; il poursuit, je cite : « Les comptes seront faits d’ici deux mois. »

Il ajoute que l'attaque du Hezbollah sur Beyrouth s'est faite avec la couverture israélienne.



Ce n’est pas sa dernière moutarde qui nous inquiète car Halba, la tasse de thé de 2006, Nahr Al Bared, Aïn Alak et ses embrassades avec sa RICE témoignent tous de son vrai visage…

La phrase qui suscite notre inquiétude est ce passage : Les comptes seront faits d’ici deux mois



Raymond RICHA
14 Mai 2008