vendredi 29 février 2008

APPEL URGENT



Aux hommes libres du Liban et de la Terre



Le président des Etats-Unis, George W. Bush, se prépare à poursuivre son agression barbare, commencée en Irak, contre les peuples arabes et dont le résultat fut, jusqu’à ce jour, plus d’un demi million de morts, des millions de blessés et de mutilés et la destruction systématique et organisée des institutions et des villes irakiennes.

En effet, au moment où son allié stratégique israélien noie la bande de Gaza dans un bain de sang, après avoir tenté, à l’aide de l’Egypte, de l’étrangler par le blocus, au moment où ses bombardiers, made in USA, assassinent les enfants en bas âge et détruisent les maisons sur la tête de ses occupants, et tandis que les chefs de l’armée israélienne concentrent leurs troupes près des frontières libanaises et que leurs avions violent l’espace aérien libanais, au vu et au su des représentants des Nations unies, George W. Bush axe son agression contre le Liban : ses destroyers se dirigent, l’un à la suite de l’autre, vers nos côtes, sous prétexte qu’il veut soutenir le gouvernement du Liban « élu légalement » contre ce qu’il appelle « la menace syrienne contre le Liban ».

Cet acte agressif ne nous a pas surpris, surtout que, durant les dernières semaines, les discours guerriers s’étaient multipliés et des responsables étasuniens, ainsi que certains de leurs alliés libanais, avaient annoncé des changements imminents. Sans oublier la déclaration de David Saturnienne concernant le refus étasunien de l’initiative de la Ligue arabe pour mettre fin à la crise présidentielle libanaise. Cependant, et vu la scission intérieure aiguë et, aussi, les divisions inter arabes, qui annoncent la fin même de la Ligue arabe, cet acte guerrier risque de provoquer une explosion qui aboutirait à pousser le Liban dans les flammes d’une guerre civile recherchée par Israël et les Etats-Unis qui ne pardonnent pas la défaite subie pendant l’été 2006.

Le Parti Communiste libanais voit dans la nouvelle menace étasunienne une tentative visant à porter la terreur dans notre pays et à liquider notre Résistance nationale, de manière à permettre à Washington de donner un nouvel élan à son projet radical contre la région arabe, le projet du « Moyen Orient nouveau », dont le but est de diviser le monde arabe en mini Etats antagonistes, afin de servir Israël déclaré par George W. Bush « Etat des juifs de la Planète », tout en faisant des peuples arabes des tribus se faisant inlassablement la guerre, tandis que les richesses que recèle leur terre sont pillés ; surtout qu’on parle de la présence au Liban d’une nappe de pétrole.

Le Parti Communiste libanais appelle le peuple libanais à faire face à cette nouvelle agression étasunienne et à empêcher la réalisation de ses objectifs.
Il revendique de la part du gouvernement présidé par Fouad Sanioura la déclaration des Etats-Unis « Ennemis du Liban » et le renvoi des diplomates étasuniens présents au Liban, tout en demandant à toutes les forces politiques libanaises, y compris celles qui avaient, à un certain moment, pensé que les Etats-Unis allaient nous aider à recouvrer notre indépendance et notre souveraineté, de s’unir pour sauver leur pays.
Il réitère son initiative concernant l’élection d’un nouveau président de la République et la formation d’un gouvernement transitoire permettant les réformes politiques nécessaires.

Il appelle tous les peuples arabes et les peuples de la Planète, ainsi que leurs forces vives, à de larges manifestations afin d’empêcher cette nouvelle agression.
Il demande aux gouvernements des pays européens de la Méditerranée une position claire concernant cette agression et, surtout, l’utilisation par Washington des bases militaires érigées dans ces pays dans ses buts agressifs contre un petit peuple qui a levé l’étendard de la Résistance afin de libérer son pays et de défendre sa souveraineté et son indépendance.



Beyrouth, le 29 février 2008
Le Bureau politique du Parti Communiste libanais

QUOI DE NEUF SUR LA SCENE ?



En ce moment, la scène de toutes les hypocrisies envers les deux peuples palestinien et libanais s’active intensément.

Les forces pro américaines au pays des cèdres, sous la baguette de leur chef d’orchestre logé à la Maison Blanche, cherchent à gagner du temps, le temps nécessaire, en torpillant toute initiative pour une solution, en particulier la dernière.
Il faut absolument que la crise perdure afin qu’à leur tour, les dirigeants américains, puissent prétexter, montrer du doigt la Syrie et enfin justifier une présence militaire au large des côtes méditerranéennes, prête à intervenir.

Quant aux régimes arabes « modérés », bien connus pour leur lourd silence lors des trente trois jours d’agression sioniste contre le Liban, à la fois ils s’attèlent à faire pression sur la Syrie afin qu’elle divorce avec les résistances palestinienne et libanaise et ils affichent indifférence et silence parfait vis-à-vis du blocus contre Gaza et des massacres perpétrés par les criminels de Tel Aviv.
Malheureusement, le Président Abbas et son autorité sont également présents sur la scène.
Ils ont fait leur choix entre deux thèses : celle de résister et de réaffirmer avec détermination le droit au retour des réfugiés dans leur pays et la seconde qui se résume par un seul mot : collaboration ; cependant, ils l’ont fait en camouflant la principale contradiction par une prétendue défense de la démocratie…

Drôle de scène où chacun a un rôle précis qui lui a été assigné par le maître du monde Georges W. Bush et par son fidèle, le criminel Ehud Olmert.
Chacun des acteurs devra fortement contribuer à la réussite de la pièce, celle qui devra conclure par la liquidation physique des deux résistances au Liban et en Palestine.

De son côté, Israël poursuit son blocus, l’accompagnant de crimes et de massacres qui se répètent et qui n’épargnent même plus nos bébés. Mais aussi, elle s’active sur terre et au ciel, contre le Liban, avec évidemment le rôle assigné aux forces de la F.I.N.U.L sur cette même scène.

Printemps ou été 2008 s’annonce par des moments difficiles et décisifs que traverseront le Liban et la Palestine.
Sur la scène de toutes les hypocrisies, les acteurs motivés par leur collaboration avec l’ennemi, s’activent intensément…
Quant au metteur en scène, entouré de ses techniciens spécialistes en crimes contre l’Humanité et en guerres d’extermination des peuples, il leur crie : « J’arrive,… ».

De loin, à l’horizon méditerranéen, se dessine déjà une silhouette, celle de COLE, à la fois symbole de puissance, de domination et des « valeurs universelles » de l’Occident…Et sur scène, les acteurs applaudissent pendant qu’un bébé palestinien tombe, le corps déchiqueté par un missile, bourré de toutes les technologies et téléguidé par la haine des haines : le Sionisme.



QUE COLE FRAPPE POUR QUE BUSH RECONNAISSE SON ERREUR FATALE D’AVOIR OUBLIE QU’IL MANQUAIT LA LETTRE « U »
QUELQUE PART DANS « COLE »



29 février 2008
Raymond RICHA

jeudi 28 février 2008

Saïda victime...

Saïda victime de l’indifférence du gouvernement Sinioura et de ses alliés…

Un flanc complet de la montagne d’ordures déposées sur les côtes de l’antique Sidon s’est effondré, venant ainsi polluer les eaux maritimes, ceci suite aux derniers tremblements de terre ayant secoué cette région.

Cette pollution aura de néfastes conséquences sur l’activité de nos pêcheurs, la faune maritime devant en souffrir et les filets de pêche risquant fort de ne recueillir que des déchets de toutes sortes et de se détériorer.

La municipalité de Saïda appelle au lancement immédiat d’un programme d’urgence en vue d’éradiquer définitivement cette pollution ; cependant des milieux politiques s’attèlent en ce moment à torpiller ses efforts……
Encore une preuve de plus que les vraies urgences au pays des cèdres ne sont nulle part inscrites au calendrier de Sinioura et de ses alliés, l’unique et absolue urgence du moment, pour eux, étant de soumettre notre peuple au diktat américano sioniste.

L’antique Sidon n’est pas au rendez-vous avec ceux qui nous gouvernent…Mais un jour viendra où la justice lui sera rendue.


28 février 2008
Raymond RICHA

NON AU SIONISME



APPEL URGENT


Au nom des enfants martyres tombés à Qana

Au nom des enfants de Gaza soumis au blocus d’une haine que seules des idéologies telles que le nazisme, le racisme et le fascisme peuvent justifier

A la mémoire de tous nos martyres résistants en Palestine, au Liban et en Iraq

Nous appelons les peuples du monde arabe,
De son Mashrek au fin fond de son Maghreb,
à faire pression sur leurs gouvernements respectifs, pour le boycott du Salon du Livre de Paris, prévu du 14 au 19 mars 2008

Les organisateurs de cette manifestation ont désigné l’entité sioniste d’Israël comme invitée d’honneur à l’occasion du 60e anniversaire de la création de l’Etat « hébreux », défiant ainsi la conscience universelle

Pas un écrit de langue arabe, pas un essai de notre littérature, même pas un fragment de nos poèmes, aucune page de notre Histoire, ne doivent circuler dans ce salon

Le peuple héritier de ceux qui inventèrent l’alphabet
Celui qui témoigna, sur sa terre de Palestine, de trois messages de paix et de justice universelle
Vous interpellent :
Seule une voix doit résonner le long de ces six jours :
NON AU SIONISME


28 février 2008
Raymond RICHA

mercredi 27 février 2008

Comme Imad, nous crions fort...




Imad, tu n’es plus parmi nous



Mais qu’ils se détrompent



Car tous les cèdres de notre pays



Résonnent de ta voix



Celle de Jean Moulin, le libanais



Et les cèdres, à leur tour



Témoigneront de notre écho :



Guevara n’est pas mort…



Et plus loin, encore plus fort :



Yaa Hussein !!!






Imad...

Avec l'autorisation de Yassine Al Khalil


mardi 26 février 2008

61%........OUI MAIS…




Le Centre des Recherches et des Informations de Beyrouth a procédé à un sondage auprès de l’opinion publique sur les questions suivantes :

1- Soutenez-vous l’action permettant la chute de l’entité sioniste ?

2- Soutenez-vous le droit légitime de la Résistance de réponse à l’assassinat de Moughnieh ?

3- Pensez-vous que cette réponse ne ciblera pas les populations civiles ?

4- Pensez-vous que l’actuel gouvernement ne soutiendra pas la Résistance, dans le cas d’une nouvelle agression ?

Les résultats de ce sondage :

1- 85%

2- 61%

3- 61%

4- 53%


Permettez-moi de réagir à ce sondage et à ses résultats.

1- La chute de l’entité sioniste est un processus historique, certes lent, mais inéluctable d’abord du fait des conditions objectives nécessaires et non suffisantes dans lesquelles ce processus se développe.
A supposer donc que 99,99% de nos compatriotes ne soutiennent pas l’effort en vue de la chute de cette entité, ça serait alors, de notre part, une faute grave de ne pas admettre ce processus.

2- La Résistance ne cherche pas la moindre légitimité de ses actes ; elle est historiquement naturelle et logique, et donc, nécessaire.
A supposer que 99,99% de nos compatriotes ne reconnaissent pas son supposé « droit légitime » de répondre à l’agression, croiriez-vous qu’un tel résultat modifierait la marche l’Histoire ?
A titre d’exemple, la Résistance Française, pendant l’occupation nazie, n’a jamais eu à son crédit 61% de français la soutenant. Pourtant sa victoire était inéluctable…

3- L’authenticité d’une résistance se mesure, entre autre, par sa capacité d’identifier l’ennemi, de bien viser avant de frapper là où il le faut et quand il le faut.


4- Jamais un gouvernement de nature vichyste soutiendrait concrètement la Résistance.

Un tel gouvernement agira toujours selon sa logique de collaboration.



26 février 2008
Raymond RICHA

lundi 25 février 2008

A Sarkozy...



La lettre d’une mère de famille et parente d’élève à Paris

Voila que, non satisfait de la glissade morale effectuée sur la peau de banane Guy Moquet qu’il s’était à lui-même étendue comme carpette, M. Sarkozy prétend « faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ».

Ma fille sera en CM2 en 2013. Elle porte en elle de par la grâce de ses parents la mémoire de ces milliers d’enfants, français et non français, qui au long de l’histoire humaine furent déportés, séparés des leurs, rendus orphelins, esclaves, choses sexuelles, assassinés…sur les 5 continents.
> Et qui le sont encore.

Elle porte en elle la mémoire future de ces enfants violemment séparés de leurs parents ou familles, ici, maintenant, en France devant ses yeux de fillette de 4 ans. Elle porte en elle en tant que future femme, citoyenne, lionne au combat, la mémoire de tous ces enfants qu’elle aura vus déportés de son supposé pays de cocagne vers des univers où ils disparaissent, de tous ces enfants qui n’ont pas d’enfance, en Palestine, au Liban,... de tous ces enfants marchandés cyniquement, au nom de l’enfance, au Tchad, ailleurs…

Ma fille porte en elle tout ceci parce qu’elle est vivante. Parce qu’elle a un papa et une maman vivants auprès d’elle. Qui animent son âme autant qu’ils le peuvent de toute l’actualité de leurs combats, à sa mesure de petite fille, en lui apprenant qu’il n’y a pas de différence, entre un enfant blanc et un noir, entre un enfant juif, catholique, sikh, musulman, bouddhiste, que tout enfant a droit au bonheur d’être enfant, dans la douceur de sa famille, les câlins, le jeu, les apprentissages.
> Ma fille porte en elle tout cela, et elle ne se verra pas confiée par l’école la mémoire de l’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah. Ce travail, qui m’est dévolu en tant que parent, et qu’il n’appartient pas à mon sens au Président de la République de choisir de faire à ma place, je l’élabore dans le respect de mon enfant, et de ce qu’est notre famille.

Il n’y a pas que la Shoah, Mr. le Président. Maints massacres furent perpétrés, maintes mémoires furent et sont encore blessées qu’il vous semble vain d’honorer, maints enfants furent déportés et assassinés, dont vous semblez faire si peu de cas, en d’autres temps tout aussi atroces que celui de la Shoah.
Quel est ce besoin que vous nous démontrez donc là, un besoin de repentance ? Ce mot que vous refusez à tout crin à ceux qui ne vous le demandent même pas, mais qui voudraient juste prononcer le mot de mémoire sans se faire éconduire ? Qu’allez-vous donc faire dans cette galère ? Quel besoin de s’aplatir dans le vent d’une seule direction, sous les tapis du souvenir d’une seule victime ? Vous nous avez suffisamment dit lorsque cela vous arrangeait que les enfants n’étaient pas comptables des fautes de leurs pères.

Ma fille ne se verra confier par vous la mémoire d’aucun enfant d’une seule confession, d’une seule déportation, d’un seul esclavage, d’un seul massacre.
> Ma fille ne sera jamais l’objet de votre manipulation de l’histoire, de l’émotion, du drame humain au service de vos seuls biens et besoins personnels, politiques ou autres.
> Elle ne croulera pas sous le poids de votre culpabilité ou de vos obédiences.
> Elle grandit libre dans sa connaissance de l’autre, des ses bonheurs et malheurs, grands et petits, auxquels nous désirons l’éveiller pour qu’elle puisse partager le poids, plus tard, avec ceux qui souffrent.
Mon enfant, nos enfants, grandissent à présent dans une France dont mes parents, humains généreux s’il en fut, auraient profondément honte.
> Si ma mère n’était pas morte, elle défilerait aujourd’hui du haut de ses 89 ans, pour vous faire savoir qu’il suffit.
> Qu’il suffit de l’outrager.
> Qu’il suffit de choisir dans les souffrances humaines celles qu’il vous agrée d’honorer et celles qu’il vous indiffère d’ignorer.
> Quand ce n’est pas celles qu’il vous arrange de rejeter dans de lointaines poubelles.
> Qu’il suffit de gesticuler, justifiant toutes les exactions de la France dans l’Ailleurs en ne supportant pas que l’Ailleurs vienne vivre dans la France.
> Qu’il suffit de faire la leçon à des enseignants sur ce qu’il convient de faire partager d’histoire à leurs élèves, alors qu’ils nous font tous les jours partager, à nous parents, la fin de l’histoire d’une éducation nationale que vous rendez exsangue.
> Qu’il suffit de tuer les familles, je pèse mes mots, en envoyant vos sbires arracher les portes, arracher les affaires personnelles, arracher les êtres de leur travail, arracher les hommes de leur famille, arracher les mères de leurs enfants, ce que vous faites tous les jours, ici, en France.

Quand vous offrirez de la France un autre spectacle aux yeux de nos enfants.
> Quand vous cesserez de nous mettre en deuil chaque matin de l’une des qualités d’accueil, de soin, de solidarité, d’éducation, de liberté, d’égalité, de fraternité... qui devraient être la nature, l’essence, la colonne vertébrale de notre pays.
> Quand vous vous préoccuperez, aussi, de ce qui se passe dans une salle de classe lorsque les maîtresse malades ne sont pas remplacées, au collège lorsque les adultes si dévoués soient-ils à leur mission, n’y sont pas assez nombreux.
> Quand vous proposerez à nos enfants la prise en considération de toutes les souffrances des humains à travers l’histoire, sans quantification, sans classification.
> Quand vous nous aiderez véritablement à les construire dans le respect de l’autre sous les yeux d’une République exemplaire.
> Quand vous tiendrez vos promesses de protéger tous les opprimés, toutes les femmes opprimées, tous les déshérités, tous les enfants déshérités...
> Quand vous ferez véritablement preuve d’un courage révolutionnaire et visible en cessant les exactions, en ramenant vos chiens.
> Quand vous serez capable de ne plus fabriquer visiblement et incessamment un pathos bien ciblé, d’héroïsme ou de pitié, c’est tout comme, pour dissimuler la déconstruction de l’humain et de l’espoir que vous vous acharnez à promouvoir.
> Quand vous serez ce que vous n’êtes pas, quand vous ne serez plus ce que vous êtes.

Je cesserai d’être en deuil de mon pays idéal.
> Je cesserai de ne pouvoir plus lire les journaux et de pleurer chaque jour à la découverte des nouveaux nuages. Un grand mal est toujours suivi d’un grand bien. La citoyenneté profondément humaine, sincère, dévouée, invisible, muette pour l’instant, s’amplifie chaque jour qui passe avec son lot d’expulsés amis, de justes condamnés, ...

La réponse à votre action est dans cette résistance contre laquelle vous ne pouvez strictement rien. La pensée et le cœur sont irréductibles.
> Ma fille se construit, comme bien d’autres enfants, par la grâce d’adultes conscients de leur devoir d’« êtres au monde » parmi d’autres « êtres au monde ».
> Ces enfants seront des adultes, nombreux et imperturbables, des lions, auxquels il incombera de développer à une échelle jamais vue les valeurs de beauté et de bonté de la vie, pêchées dans le meilleur de chacune de leurs origines, passées au tamis du métissage, cimentées entre elles par la liberté et l’empathie réunies.
> Vous ne sauriez apprendre à mon enfant cela que je choisis de lui apprendre.
> Son espoir et sa force sont entre les mains de son père et de sa mère.

Claire Malbos (Paris , le 14 février 2008)

dimanche 24 février 2008

NOUS NOUS DEFENDRONS...

Discours de Sayyed Hassan Nasrallah, lors de la commémoration de la semaine du martyre d’Imad Moughnieh
(extraits)

22 février 2008

Sur la décision de guerre
La décision de guerre a été décidée par Israël, et ce, depuis 1948 ; tandis que nous avons décidé de nous défendre et défendre le Liban.
Il en est de même pour ce qui est de la décision d’une « guerre ouverte » ; elle a été décidée par Israël depuis 1948….
…………………
…………………

Sur l’assassinat de Moughnieh
L’enquête sur l’assassinat de Moughnieh relève exclusivement de la responsabilité syrienne car ce crime a été commis sur le sol syrien.
…………………
…………………
Les israéliens parlent de couper des têtes à travers des assassinats de nos dirigeants pour affaiblir les forces de notre Résistance.
Nous sommes convaincus qu’Israël est responsable de cet assassinat.
…………………
…………………

Sur les décisions prises par des pays concernant leurs ressortissants et leur présence sur le sol libanais
Nous sommes très surpris par les pays qui ont décidé de fermer leurs centres et d’aviser leurs citoyens.
…………………
…………………

Sur la nécessité et la condition d’un dialogue national
Nous soutenons toujours un dialogue national qui mène à une stratégie de défense nationale.
…………………
…………………

Sur la disparition d’Israël
La fin d’Israël est inéluctable du fait d’un cheminement historique et des éléments objectifs suivants :
· Son existence est étrangère et soudaine
· Israël existe grâce à un appui extérieur
· La persévérance et la détermination de la Résistance Palestinienne
· La dénégation surtout populaire, mais aussi celle de certains pays arabes
…..J’ai déjà cité Ben Gourion qui avait déclaré, je cite : « Si Israël perd une guerre, alors elle cessera d’exister ».
…………………
…………………

Sur la majorité populaire
Les forces au pouvoir déclarent que l’après 14 février 2008 sera différent, faisant comprendre par là qu’elles sont majoritaires dans le pays.
Je leur suggère deux propositions :
1. Je propose que les deux parties organisent deux manifestations, sans aucune évocation des martyres et sur des revendications politiques et voyons qui, de la majorité ou de l’opposition, rassemblera le plus
2. Déterminons par comparaison laquelle était plus populaire, la commémoration de l’Alchoura dans la banlieue sud ou la manifestation du 14 février sur la Place des Martyres ?
…………………
…………………

Sur le refus permanent de l’entente nationale
Les forces du 14 février espèrent voir réaliser un scénario de guerre dans la région qui achèvera le Hezbollah. C’est pour cette raison qu’elles patientent en refusant toute sortie de la crise et en torpillant en permanence toute tentative de réconciliation nationale.
…………………
…………………

Sur le tribunal international
On nous rabâche de nous nous référer au tribunal international chaque fois que notre pays est attaqué.
Qu’a-t-il fait ce tribunal lorsque nos enfants de Qana furent assassinés ?......
Quel est ce tribunal international dont le Procureur Général réside à Maarab (Samir Geagea) et le Juge à Clémenceau (Walid Joumblatt) ?
…………………
…………………

La Résistance plus que jamais déterminée
Nous sommes prêts à défendre notre pays et à les affronter s’ils comptent nous attaquer.
En cas de guerre, nous lutterons et combattrons.
L’armée d’Israël sera vaincue et cette entité, dépourvue de son armée, périra.
La stratégie de la Résistance Libanaise est de défendre le Liban.
Mais aussi il faut savoir que la légitime défense est différente lorsque nous sommes assassinés en dehors du Liban. Nous nous défendrons par la méthode et dans l’espace que nous choisirons, au moment opportun et avec le moyen approprié.
…………………
…………………

lundi 18 février 2008

Que veut de plus notre peuple ?






Fouad SINIOURA :

« Nul ne veut une guerre ouverte contre Israël »…

« Nous n’avons pas intérêt à faire des déclarations de guerre, ce serait contraire aux intérêts du Hezbollah, du Liban et de la cause arabe »
« Nous ne devons pas répéter une expérience dont les résultats étaient amers. Pouvons-nous supporter une autre guerre semblable à celle de juillet 2006 ? »


Si je place ces déclarations dans le contexte de la France sous le régime de la Collaboration connu sous le nom de régime de Vichy, cela donne :


« Nul ne veut une guerre ouverte contre l’Allemagne Nazie »…

« Nous n’avons pas intérêt à faire des déclarations de guerre, ce serait contraire aux intérêts de la Résistance, de la France et de la cause de l’Europe »

« Nous ne devons pas répéter une expérience dont les résultats étaient amers. Pouvons-nous supporter une autre guerre semblable à celle de 14 - 18 ? »


L’homme qui, en juillet 2006, donna l’ordre à nos forces de sécurité intérieure de se lancer à la chasse des lieux où pouvaient se trouver les responsables de notre Résistance, ceci afin que les missiles de l’ennemi puissent rectifier leur trajectoire, ose enfin prononcer ces phrases.

L’homme qui, pendant que l’ennemi, de ses missiles intelligents, déchiquetait les corps de nos enfants, de nos mamans et de nos grands parents, à Qana comme ailleurs, poignarda au dos notre armée à Marjaayoune, ose encore de sa bouche nous supplier de collaborer.

L’homme qui, nain face à l’ennemi et tigre face à son peuple, n’a jamais hésité de nous étaler ses hypocrisies, tantôt assorties de larmes aux yeux, tantôt enrobées de colère et du ton haussé, se permet en ces moments difficiles d’évoquer les résultats amers d’une expérience.


Battre et chasser l’occupant de notre sol, quels que soient les sacrifices qu’exige de nous notre Liban, à ses yeux, est un résultat amer et une expérience à ne pas répéter

Message bien reçu, monsieur le chef du gouvernement de Vichy à la libanaise ; en effet, les résultats d’une telle expérience furent très amers pour OLMERT.
Mais en souhaitant qu’une telle expérience ne se répète pas, OLMERT oblige, vous dévoilez enfin votre acharnement à aller jusqu’au bout de votre logique de collaboration.

Que veut de plus notre peuple ?

Cet homme n’est pas soumis car la collaboration a un prix exprimé en dollars ; cet homme exécute les ordres de faire soumettre son peuple à toutes les composantes du diktat américano sioniste.

Cette exécution des ordres se traduit de sa volonté à brader notre économie nationale, priver notre peuple des premières nécessités de la vie, bloquer le moindre centime solidaire envers nos populations victimes à sa farouche volonté de liquider définitivement la souveraineté de notre Liban.

Que veut de plus notre peuple ?

Au fait, un petit conseil pour cet homme ; ne devrait-il pas faire très vite le bilan amer de son séjour au Sérail avant qu’il s’en aille ?

Mais aussi soyons mille fois vigilants car nous risquons fort de le voir gouverner des cantons détachés de notre Liban et entièrement soumis à la Sainte Alliance Joumblatt-Geagea, traduisons : alliance de l’ultime expression de la féodalité confessionnelle avec l’ultime expression du crime permanent, bien rémunéré, bien calculé et bien organisé.

Que veut de plus notre peuple ?


18 février 2008
Raymond RICHA

dimanche 17 février 2008

provocations tout azimut en vue de déclencher la seconde guerre civile

Dimanche 17 février 2008, en fin de journée

Heurts entre des éléments armés du Courant du Futur (Saad Hariri) et des organisations palestiniennes autour du camp Sabra et Chatila
Des francs tireurs du Courant du Futur s’installent en haut des immeubles surplombant le camp et tirent sur des palestiniens
L’armée libanaise encercle les éléments armés en vue de leur arrestation
Une première victime palestinienne, Ahmad Okayli, tombe sous les balles d’hommes armés du Courant du Futur

Des statistiques….au pouvoir démocratique du peuple

67% des israéliens sont favorables à une opération militaire d’envergure contre la résistance à Gaza, selon un sondage publié vendredi par le quotidien "Maariv".
Toujours d’après cette enquête, ce pourcentage redescend à 51% des personnes interrogées quand elles apprennent que l’armée n’écarte pas, dans ce cas, d’importantes pertes dans les rangs israéliens.
Seuls 25% des personnes interrogées se déclarent opposées à une telle opération et ce pourcentage passe à 38% quand les pertes importantes sont annoncées.
Enfin cette enquête conclut par ce constat : malgré leur soutien à une vaste offensive militaire, les israéliens restent très sceptiques sur les chances de succès de cette opération ; 53% d’entre eux ne pensent pas qu’une telle opération permettrait de faire cesser les tirs de roquettes.
Ce sondage a été réalisé par Teleseker auprès de 500 personnes et comporte une marge d’erreur de 4,4 points de pourcentage.
(Vendredi, 15 février 2008 - Avec les agences de presse)


Ce sondage montre bien que la seule priorité des populations israéliennes est de vivre enfin en paix.
Mais il faudra que ce peuple comprenne enfin que la paix tant souhaitée par tous les peuples ne sera possible que par le renoncement au sionisme, idéologie initiant en permanence l’occupation des terres d’autrui et les logiques de haine raciale et d’extermination des populations et par l’édification d’un état démocratique soucieux des siens, qu’ils soient juifs, musulmans ou chrétiens.
La clé de la solution à cette crise, qui a tant duré et qui n’a apporté que massacres, destructions, souffrances et inquiétudes, réside dans cet acte courageux de renoncement définitif à cette idéologie, acte résistant par excellence.
Il est encore temps que ce peuple, dans toute sa diversité, s’accapare enfin du pouvoir politique en vue d’édifier sa nouvelle société reconnaissant à chacun son droit à la justice et à la paix, brassant avec fierté les apports de trois civilisations qui, à travers l’Histoire, avaient apporté au monde, non seulement un message d’amour et d’espoir dans la croyance, mais aussi l’alphabet, l’art du discours ainsi que la connaissance et la pratique des sciences.
Ce pouvoir là aura de grands chantiers à initier. Il abolira à jamais l’idéologie du racisme et de la colonisation des espaces et reconnaîtra enfin l’espace historique de la Palestine, toute la Palestine.
Il démolira tous les murs matériels et immatériels aujourd’hui séparant les siens.
Il ouvrira ses frontières aux siens, palestiniens réfugiées à travers le monde, depuis la promesse de Belfour.
Il renoncera à l’occupation des territoires des pays voisins et tendra la main pour qu’enfin la paix règne pour toujours parmi tous les peuples sémites, sans aucune exception.
Il initiera l’égalité sociale qui conditionne le bien être de tous par celui de chacun.
Il tendra la main aux pays voisins par souci de relations de voisinage et de solidarité en s’appuyant sur les intelligences et les compétences des siens.
Il initiera des relations de solidarité réciproque en vue du bien être de tous les peuples de ce Moyen Orient.
Sur l’arène internationale, il rejoindra les résistances des pays et de leurs peuples à la mondialisation du Capital et de ses conséquences dans tous les domaines et apportera sa solidarité envers les peuples souffrant de famine, de soif et d’épidémies.
Il dénoncera toutes les formes de racisme et de fascisme à travers le monde.

La lutte pour ce pouvoir commence aujourd’hui par l’acte résistant du « non, ça suffit et plus jamais » de toutes les logiques de haine, de souffrances, de massacres et de sang versé, initiées, depuis l’hypocrisie de Belfour, par les Olmert d’hier et d’aujourd’hui.

17 février 2008
Raymond RICHA

samedi 16 février 2008

Discours de Sayyid Hassan Nasrallah aux obsèques d'Imad...

A toutes et à tous les francophones

Sayyid Nasrullah : « des dizaines de milliers de ‘Imad Mughnieh attendent…. »
Traduction Cirepal (Centre d’Information sur la Résistance en Palestine)
14/2/2008

C’est par une journée pluvieuse que des centaines de milliers de personnes sont venues de plusieurs régions du Liban pour participer à l’adieu au dirigeant de la résistance islamique, le valeureux combattant, le martyr ‘Imad Mughnieh (Hajj Radwân). ‘Imad Mughnieh, dont l’image et le nom étaient encore peu connus il y a quelques jours par les masses arabes et musulmanes, est devenu le symbole de la résistance à l’occupation sioniste, pour tous les peuples opprimés de la région. Au Liban et en Palestine, la résistance a tenu à lui rendre un hommage digne de lui, de son combat, de son dévouement, de sa vie passée dans la lutte contre l’occupant sioniste.

« Au nom de Dieu, le Clément et le Miséricordieux,

Au début, nous devons nous excuser auprès de tous les frères et les sœurs massés à l’extérieur, sous la pluie. Je demande à Dieu, le Très-Haut, d’agréer leur patience et leur fermeté, eux qui sont les gens de la patience et de la fermeté.

Le martyr dirigeant Hajj ‘Imad Mughnieh, Hajj Radwân, a tenu sa promesse envers Dieu et il a attendu la rencontre, avec ferveur… Hajj ‘Imad a porté son sang sur ses épaules depuis sa jeunesse et les années ont passé, il faisait la victoire, il demandait le martyre et finalement, il y est arrivé. Nous le félicitons pour cet insigne divin élevé. Hajj ‘Imad Mughnieh fait partie d’une famille toute entière vouée à la lutte, et aujourd’hui, cette famille est devenue toute entière martyre.

Hajj ‘Imad Mughnieh fait partie de ces grands dirigeants dont toute la lutte, la veille, la fatigue et la vie constituent une amitié discrète avec Dieu le Très-Haut, ces soldats de Dieu inconnus sur terre sont connus du ciel, ils ne se défendent pas eux-mêmes, mais défendent la nation, la patrie, les questions du droit. Ils n’attendent aucun éloge, car ils sont inconnus, ils ne répondent pas aux accusations des injustes, des menteurs ou des prétentieux car ils sont cachés, et ne se défendent pas eux-mêmes...
Après le martyre de ceux-là, leur droit sur nous, tous, est d’être équitable envers eux, en découvrant au monde leurs visages rayonnants, leurs réalités sereines et leurs dons magnifiques. Aujourd’hui, le droit du martyr Hajj ‘Imad Mughnieh sur cette nation est qu’elle le connaisse, non pour lui, mais pour elle, son droit sur la nation est qu’elle soit équitable envers lui, non pour lui, mais pour elle, et son droit sur la nation est qu’elle s’inspire de son esprit, de sa leçon et de sa lutte, non pour lui mais pour elle.

« Radwân » est aujourd’hui dans l’agrément de Dieu, et tout ce qui sera dit à son propos, dans ce monde ici-bas, comme éloges ou louanges, fait partie de ce monde périssable qui ne vaut rien face aux considérations des gens du monde futur.

Frères et sœurs,

Ce martyre ne nous a pas surpris, il est attendu depuis vingt-cinq ans. Nous appartenons tous à cette école, dont les prophètes sont martyrs, dont les imams sont martyrs, dont les dirigeants sont martyrs, et c’est pourquoi aujourd’hui, avec le martyre de Hajj ‘Imad, nous sommes dans notre parcours naturel et notre situation naturelle, tout comme nous l’avons été avec le martyre de notre dirigeant et maître, notre secrétaire général, sayyid ‘Abbâs al-Mûsawî, et comme nous l’avons été avec le martyre du sheikh de nos martyrs, sheikh Raghib Harb, car nous sommes dans une bataille réelle, une bataille sanguinaire où nous défendons notre patrie, notre peuple, notre nation, nos sacralités, notre dignité, face à toutes les convoitises et les menaces, les défis et les agressions représentés par Israël, les États-unis et ceux qui les suivent.

Frères et sœurs, aujourd’hui, … entre les mains du martyr dirigeant et devant sa pure dépouille, devant vous et devant le monde qui attend de connaître la position du Hizbullah en ce moment, je voudrai affirmer les points suivants :

1 – Les sionistes voient dans le martyre de Hajj ‘Imad une grande réalisation, mais nous, nous y voyons une immense annonce de la victoire prochaine et décisive et finale, si Dieu le veut. Rappelons nous quelques moments : ce fut le cas avec sheikh Raghib Harb, ils l’ont tué et la résistance s’est renforcée, Israël s’est retiré de la capitale, de la montagne, de la Békaa-ouest et de la majeure partie du sud, hormis la bande frontalière occupée, à cause de son sang fertile et sa fière résistance. Non pas à cause des résolutions internationales, ni l’intervention internationale, où nous n’avons vu que le soutien aux sionistes. Ce fut également le cas avec le dirigeant martyr, sayyid ‘Abbâs al-Mûsawî : ils l’ont tué et ont cru que la résistance allait s’effondrer par son meurtre, mais elle s’est renforcée et a tracé sa voie verticalement. Quelques années plus tard, Israël s’est retiré, défait, humilié en l’an 2000, à cause de son sang et de la résistance qui a porté le nom et le flambeau de ‘Abbâs al-Mûsawî, et non du fait des résolutions internationales ni de la communauté internationale.

Aujourd’hui, ils ont tué le frère dirigeant, Hajj ‘Imad Mughnieh, croyant qu’en le tuant, la résistance va s’effondrer. Ils l’ont tué dans le cadre de la guerre de juillet qui, et je vous le dis, frères et sœurs, se poursuit. Jusqu’à présent, le cessez-le-feu n’a pas été déclaré, cette guerre se poursuit sur les plans politique, médiatique, matériel, sécuritaire, soutenue par les mêmes Etats qui ont soutenu la guerre de juillet. Il a été tué dans le cadre de cette guerre, mais ils se trompent entièrement, tout comme ils se sont trompés en tuant sheikh Raghib Harb et en tuant sayyid ‘Abbâs. Et de la guerre de juillet 2006 qui est étroitement liée à ‘Imad Mughnieh, jusqu’au sang de Hajj ‘Imad Mughnieh, en février 2008, que le monde entier écrive, et j’en suis responsable, il faudra faire l’histoire de la période du début de la chute de l’Etat d’Israël.

Si le sang de sheikh Raghib Harb les a sortis de la majeure partie de la terre libanaise, et si le sang de sayyid ‘Abbâs les a sortis de la bande frontalière occupée, hormis les fermes de Shebaa, le sang de ‘Imad Mughnieh les sortira de l’existence, si Dieu le veut.

Ces paroles ne sont pas dites sous l’effet de l’émotion et ne sont pas dues à l’affection, mais plutôt à la réflexion et la contemplation. Vous savez tous que Ben Gourion est le fondateur de l’entité sioniste en Palestine occupée, et par conséquent, il est celui qui connaît le plus les points forts et les points faibles de cette entité, ainsi que les équations qui la protègent et la font chuter.

Écoutez Ben Gourion, et si nombre de dirigeants arabes lisaient, le conflit serait terminé depuis longtemps. Ben Gourion dit : Israël tombe – il ne dit pas se retire du sud, du Golan ou du Sinaï ou de Cisjordanie, non, Israël, cette entité fabriquée, tombe après une défaite subie dans une première guerre, et Israël a mené sa guerre en juillet 2006.

Certains sionistes ont nommé cette guerre sixième guerre, comme le monde le dit aujourd’hui. Mais tous les grands dirigeants stratégiques en Israël l’ont appelée la première guerre, et Israël, dans son unanimité de la droite à la gauche, de ses extrémistes aux extrémistes de ses extrémistes, car il n’y a pas de modérés dans ce pays, tout Israël est unanime sur le fait qu’elle a perdu la guerre. Le rapport de Vinograd, qui est sorti allégé et conforme pour préserver ce qui reste d’Israël, n’a pas pu masquer l’amertume de la réalité qui dit des centaines de fois : une grave défaite, une grande faille, une impuissance et une faiblesse sur les plans des directions politiques, militaires et de l’institution de l’armée israélienne. Le rapport de Vinograd ne l’a-t-il pas dit ? Ce n’est pas ‘Imad Mughnieh qui l’a dit ! Cela fut dit par un juge qu’Olmert a placé pour parler d’une partie de la réalité et pour mettre en garde Israël sur son sort.

La question est : pourquoi ont-ils échoué et perdu la guerre de juillet alors qu’ils possèdent, comme le dit Vinograd, l’armée la plus puissante au Moyen-Orient, le matériel et la technologie que personne d’autre ne possède ? En toute simplicité parce qu’ils ont fait face, au cours de 33 jours, à une résistance sérieuse, sincère et courageuse. Parce qu’au Liban, au cours de la guerre de juillet, ils étaient combattus par ‘Imad Mughnieh, les frères de ‘Imad Mughnieh et les élèves de ‘Imad Mughnieh qui ont lutté contre les sionistes avec courage, vaillance et intelligence. C’est pour cela qu’Israël a perdu sa première guerre et selon les lois historiques, et selon les promesses de son fondateur, elle est vouée à la chute, et elle tombera, par la volonté de Dieu.

Donc, avec le sang du martyr Hajj ‘Imad Mughnieh, ce sang béni et fertile, les résultats produits par le sang de sheikh Raghib Harb et de sayyid ‘Abbâs, de Fathî Shiqâqî (fondateur du Jihad islamique, ndlt) et Ahmad Yassine (fondateur de hamas, ndlt), de tous les martyrs résistants, dirigeants et combattants, emporteront, par leur sincérité, limpidité et pureté, cette entité cancéreuse et spoliatrice implantée dans le cœur de notre nation arabo-islamique.

2 – Que les amis et les inquiets se rassurent, et que l’ennemi sache qu’il a commis un énorme acte imbécile. Et entre les mains de Hajj ‘Imad, et devant ses frères qui connaissent tous les faits, je dis à l’ami et à l’ennemi : il n’y a aucune faiblesse ni aucune faille dans le corps et les rangs de la résistance.
Les frères de ‘Imad Mughnieh poursuivront son chemin, son projet et sa lutte, et son sang comme par le passé, le sang de sayyid ‘Abbâs, - les Israéliens ne savent pas ce qu’a fait le sang de sayyid ‘Abbâs dans le cœur du Hizbullah, quelle unité affective et spirituelle il a instauré à l’intérieur du Hizbullah, quels stimulants a-t-il donné à nouveau à l’intérieur de la résistance, ceux-là ne le savent pas parce qu’ils n’appartiennent pas à cette culture, qui est très différente. Quant au sang de Hajj Radwân, il ne fait que nous donner encore plus de force, plus de cohésion, plus de fermeté, et un stimulant pour poursuivre la route, avec des horizons plus larges et plus grands, par la volonté de Dieu.

Sur ce point, je dirai à l’ennemi, avant l’ami, que Hajj ‘Imad a réalisé, avec ses frères, toutes ses tâches, et aujourd’hui, il s’en va, martyr, sans laisser derrière lui que très peu de tâches à faire. Depuis la fin de la guerre de juillet, soit le 14 août (2006), nous avons commencé à préparer pour un autre jour, pour un jour où nous savons qu’Israël, dont la nature est agressive, va attaquer le Liban et déclencher d’autres guerres contre le Liban et la région. C’est d’ailleurs ce que nous promet Vinograd lui-même. Mais nous, depuis le 14 août, le second jour après le retour des déplacés, une grande partie de notre organisation s’occupait de l’habitat, des compensations, de lever les décombres, etc. mais les combattants ont commencé, dès le premier jour, à se préparer pour une guerre qui sera prochaine. Ce que j’avais promis dans le passé…, cela a été réalisé, c’est Hajj ‘Imad et ses frères qui l’ont réalisé.

Aujourd’hui, le Hizbullah et la résistance islamique sont entièrement prêts pour affronter toute agression possible, et je parle de toute agression contre le Liban et toute guerre contre le Liban. Dans le passé, j’ai évoqué les fusées, mais aujourd’hui, je parlerai des jeunes, car nous avons entre nos mains le dirigeant de ces jeunes, et un de leurs grands dirigeants.
Vinograd dit : « l’ennemi composé de quelques milliers ont tenu tête pendant plusieurs semaines à l’armée d’Israël considérée comme l’armée la plus puissante au Moyen-Orient » et il reconnaît la défaite. Aujourd’hui, après qu’ils aient tué Hajj ‘Imad, qu’ils m’écoutent attentivement : dans toute guerre prochaine, ne vous attendra pas un seul ‘Imad Mughnieh, ni quelques milliers de combattants. ‘Imad vous a laissé, après lui, des dizaines de milliers de combattants, entraînés, équipés, et prêts au martyre.

3 – A l’ennemi, parce que nous ne sommes pas perfides, et à l’ami, avec nos excuses, je dis ce qui suit : les sionistes ont tué Hajj ‘Imad Mughnieh à Damas, et toutes les données sur le terrain, jusqu’à présent, le montrent. Les Israéliens se sont comportés avec la question par des allusions beaucoup plus claires que leurs déclarations, sur leur responsabilité de cet assassinat. Je leur dit vous avez tué Hajj ‘Imad hors de la terre naturelle de la bataille.
Nous et vous, nous nous sommes battus et nous continuons notre bataille sur notre terre libanaise, vous nous tuez sur notre terre libanaise et nous résistons et combattons pour faire face à votre entité spoliatrice. Mais vous êtes passés outre ces limites. Je ne parlerai pas beaucoup à ce propos, mais j’emprunterai une expression dite lors de la guerre de juillet, la première fois où je me suis adressé à vous. Je vous ai dit : vous les sionistes, si vous voulez une guerre ouverte, que ce soit donc la guerre ouverte, et j’ai promis la victoire aux croyants, car je crois en Dieu, dans les croyants, dans notre peuple et dans nos combattants.

Un seul mot aujourd’hui, face à cet assassinat, le temps, le lieu et le moyen. Vous les sionistes, si vous voulez ce genre de guerre ouverte, que le monde entier écoute et que cette guerre soit ouverte ! Nous possédons, comme le monde en entier, un droit sacré pour nous défendre et tout ce qui conduit à ce droit d’autodéfense, la défense de notre pays, de nos frères, de nos dirigeants et de notre peuple, nous le ferons, par la volonté de Dieu.

4 – Le 14 février, aujourd’hui, c’est la commémoration du martyr, le président Rafiq al-Harîrî. Nous avons souhaité que ce martyre rassemble nos places, mais certains ont voulu faire de cette occasion une fête d’insultes et d’accusations infondées, et il ne suffit pas que les orateurs se suivent pour insulter pour clore par une main tendue. Lorsque nous voyons une main tendue sincère, vous ne trouverez de notre part qu’une main tendue, mais je refuserai en cette occasion, celle du président martyr Rafiq al-Harîrî et à l’occasion de l’adieu béni et digne à ce grand dirigeant de notre résistance, de répondre à cette fête d’insultes.
Mais, de manière succincte, je me contenterai d’un seul mot, et écoutez tous : Le Liban pour lequel nous avons offert, sur son sol, nos dirigeants les plus chers, nos ulémas les plus généreux, nos frères, nos fils, nos femmes et nos enfants les plus aimés de nous, ce Liban ne sera jamais israélien, ce Liban ne le sera jamais, il ne sera jamais un lieu foulé par les sionistes. Ce Liban ne sera jamais américain, ce Liban ne sera jamais divisé, il ne sera jamais fédéré. Quiconque demande le divorce, qu’il s’en aille de la maison, vers ses maîtres à Washington et à Tel Aviv. Ce Liban restera le pays de l’unité nationale, de la vie commune et de la paix civile, et malgré tous les nains, il restera le pays de la résistance et le pays de la victoire, le pays de la dignité nationale.

Je dirai rapidement : malgré la volonté de ceux-là qui font appel aux armées pour une guerre contre le Liban et la Syrie, car ils sont plus petits que de pouvoir faire une guerre eux-mêmes, ils font appel à des armées pour combattre à leur place, malgré ceux-là qui appellent jour et nuit à une guerre civile, ce Liban restera, restera, restera, celui de l’unité, de la dignité, de la grandeur, de la souveraineté et de la puissance. C’est pourquoi il a toujours été et le restera, un pays qui mérite les martyrs de la stature de ‘Abbâs al-mûsawî, de Raghib Harb, de ‘Imad Mughniyeh et de Rafîq al-Harîrî.


Frères et sœurs,

Venons prier sur le corps de notre bien-aimé pour lui faire un dernier adieu et lui renouveler notre promesse. Venez pour porter sur nos épaules un grand dirigeant dont nous sommes fiers de sa direction, un martyr dont nous sommes fiers du martyre et faisons entendre notre voix, malgré la pluie et le froid, faisons entendre notre voix à tous les ennemis et assassins, que nous poursuivrons la résistance jusqu’à la victoire totale, si Dieu le veut, aussi importants sont les sacrifices !

Du 5 de Richter au BASM, Sinioura a toujours répondu présent…

Notre Liban et tout particulièrement le Sud ont récemment subi une série de secousses sismiques dont la plus inquiétante fut celle d’hier qui atteignit le chiffre 5 sur l’échelle de Richter.
Cette dernière provoqua dix blessés, heureusement légers, parmi la population sudiste ainsi que des dégâts dans les localités de Srifa, Jouayah, Chehabiyé, Meiss Al Jabal : murs fissurés, balcons ou terrasses et maisons abandonnées effondrés…

Cette dernière secousse dont l’épicentre se situait à quelques dix sept kilomètres au nord-est de Tyr, fut également ressentie en Israël et dans la bande de Gaza, sans faire de victimes et de dégâts.

Il faut savoir que la côte méditerranéenne de la Palestine et du Liban est sur une faille active importante.
Les scientifiques s’attendent à une nouvelle secousse de la même magnitude ou plus forte encore.

Ceci dit, les dégâts causés par cette série de secousses qui risquent de se reproduire viennent s’ajouter au bilan de ceux causés par l’agression israélienne de juillet 2006.

Mais grâce au Bon Dieu, heureusement que Fouad Sinioura et son gouvernement répondent présents, pour faire face à cette nouvelle situation : entre autre, ils ont eu l’idée géniale de bloquer quelques dizaines de millions comme don aux populations victimes du Sud fourni par l’Europe.
………………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………

Plus loin, mais encore au Sud, et pas plus qu’hier, un berger libanais, Ali Hussein Chebli, 40 ans, fut blessé par l’explosion d’une des bombes à sous munitions larguées par l’armée israélienne en juillet - août 2006.

Son fils, âgé de vingt ans, avait été tué par un de ces engins, l’an dernier.

Savez-vous que nos bergers sudistes sont traités par les forces armées israéliennes, tantôt de terroristes, tantôt de trafiquants de drogue, et que sais-je encore…

Bref, cette parenthèse étant fermée, l’Organisation des Nations Unies affirme qu’environ un million de ces sous munitions ont été déversées par Israël sur notre sol, entre le 12 juillet et le 14 août 2006.

Les quelques 40% d’entre elles n’ont pas explosé en touchant le sol et se sont dispersées aux environs des villages et à travers les vergers de notre Sud.
Le bilan de ces bombes, à nos jours : une trentaine de personnes tuées, 218 de personnes blessées et mutilées

Également sur ce chapitre, nous ne pouvons que remercier le locataire de notre Sérail pour avoir éradiqué de notre sol les séquelles de toutes les haines, préservant ainsi la vie de nos bergers et de nos petits écoliers sur leur chemin menant à l’école ; en effet, la même idée était venue à sa tête : bloquer le moindre centime d’euro solidaire

Tous les adjectifs de tous les dictionnaires de toutes les langues sont et resteront impuissants à pouvoir décrire ce personnage hors du commun, ce génie de son siècle quant à servir ses maîtres de toutes les races…

16 février 2008
Raymond RICHA

vendredi 15 février 2008

.../...


Un pas de plus vers la création du Tribunal Spécial pour le LibanLes enchères sont ouvertes…,mais aussi, l’appel à candidature pour un procès parfaitement politique


Le Secrétaire général de l'ONU a créé le Comité de gestion du Tribunal spécial pour le Liban, qui sera chargé, entre autres choses, de fournir des conseils et des orientations sur tous les aspects non judiciaires du travail du Tribunal। Le Comité de gestion, composé des principaux donateurs, sera également chargé d'examiner et d'approuver le budget…

Est ce pour cette raison que les États-unis de G।W।Bush ont augmenté, aujourd’hui même, leur contribution de 7।000.000 à 10.000.000 de dollars très américaines ?
La course au « plus grand donateur » serait-elle lancée ?

Dites nous, Monsieur Ki-Moon, comptent-ils, en raflant le 1er prix, augmenter, entre autres choses, leurs conseils et leurs orientations sur tous les aspects du travail du Tribunal, non judiciaires bien entendu !?

Même elle s’y met ; Madame Rice a par ailleurs annoncé le doublement de la participation américaine au financement du tribunal international qui doit juger les auteurs de l'assassinat de Rafic Hariri.
"Pour montrer notre résolution à promouvoir la justice au Liban, je suis heureuse d'annoncer que les États-unis ont l'intention de doubler leur promesse de financement pour la première année de fonctionnement du tribunal, de 7 à 14 millions de dollars", a-t-elle indiqué.


Quel Gâchis…De 7 à 10 ou 14 millions de dollars pour étouffer la vérité…, et dans la foulée, pour condamner politiquement tous ceux qui osent dire NON à G.W.BUSH

10 ou 14 millions de dollars qui auraient pu contribuer au recul de la famine de millions d’enfants à travers le monde

Que voulez-vous ? La logique du Grand Capital, par son acte mondialiste, est d’une autre nature


15 Février 2008
रायमोंद RICHA

Quatre vérités que la communauté internationale doit entendre…


Mercredi, 13 février 2008
D’après un ancien haut responsable de la C.I.A., Imad Moughnieh a été assassiné par le Mossad.
Jeudi, 14 février 2008
Notre Résistance confirme : cet assassinat est bien l’œuvre du Mossad




1- Depuis le 14 août 2006, c’est la première fois que la clique d’Olmert frappe notre Résistance sur un territoire non libanais


2- Le sionisme, avec ce meurtre, le moment, l’endroit et la méthode choisis, souhaite ce genre de guerre ouverte ; qu’il en soit donc ainsi, dirons-nous ? Laisserons-nous le champ libre à la bêtise et l'irresponsabilité d'Olmert ?


3- Si Olmert s’attaque un jour à notre Pays, nous le défendrons jusqu’au dernier de nos hommes


4- Imad nous a quitté avec une certitude qui nous réconforte dans notre foi en l’esprit et l’acte résistants : des dizaines de milliers d’Imad seront au grand rendez-vous avec notre chère Patrie

jeudi 14 février 2008

65 ans après, ils l’assassinent une deuxième fois…



« Je ne savais pas que c'était si simple de faire son devoir quand on est en danger »
Jean Moulin




En 1943, Jean MOULIN parvient à fondre les organisations « Combat », « Libération » et les « Franc-Tireurs » dans les « Mouvements Unis de Résistance » (MUR).
Il se fait appeler « Max » et devient le chef de la Résistance.
Son travail aboutit à la constitution du Conseil national de la Résistance (CNR) dont il est le premier président.
Victime d'une trahison française, il est arrêté par la Gestapo à Caluire (près de Lyon), puis emmené à Paris.
Torturé, Jean MOULIN meurt le 8 juillet 1943 dans le train qui le conduit en Allemagne, sans jamais avoir parlé.


Imad MOUGHNIEH, un des fondateurs en 1983 du bras armé du Hezbollah, la principale composante de la Résistance Libanaise, était la cible des sionistes depuis plus de vingt ans.
Kafar Soussé, Syrie, Mardi 12 février 2008, vers 23h00 (heure locale), une voiture, une Mitsubishi Pajero grise métallique, vient d’être soufflée par une très forte explosion…
Imad, le Jean MOULIN du Liban en résistance, vient d’être assassiné par la lâcheté.



En ce 12 Février 2008, Jean MOULIN est assassiné une deuxième fois


14 février 2008
Raymond RICHA

mardi 12 février 2008

Joumblatt….ou le Pétain du Liban







Tous les libanais, appartenances religieuses, idéologies, éducations et générations, toutes confondues, connaissent parfaitement cette page historique de la France qui témoigna de la collaboration de Vichy avec l’occupant nazi.

Une frange de notre peuple sait très bien que la logique joumblattiste s’identifie parfaitement à celle du Maréchal Pétain.

Mais alors qu’en est-il de l’autre frange ? Lui faudra-t-il un effort supplémentaire pour qu’elle en soit convaincue ?

Qu’est-il cet individu qui, à travers les longueurs d’onde, les micros tendus, les pages de journaux et la fibre optique, nous martèle avec ces menaces, tantôt d’une nouvelle guerre civile, tantôt de confiscation de l’arme résistante ou d’anéantir en nous l’esprit et l’acte résistants ? Qui est cet homme si ce n’est une parfaite réplique de Pétain.

Qui est cet homme qui, pas plus qu’hier, en 2006, suppliait l’ennemi de garder à perpétuité nos prisonniers dans les geôles de l’ennemi, si ce n’est encore le copié collé de cet infâme collaborateur avec l’ennemi, donneur d’ordre d’arrêter les résistants, de les fusiller ou de les acheminer tout droit vers les camps de la mort.

Qui est cet homme qui s’acharne avec haine contre le chef de notre Résistance, si ce n’est le même qui, ayant bafoué la souveraineté de son pays, combattait farouchement le Général Résistant.

L’Histoire se répète, mais cette fois-ci sur notre sol, avec toutes ses particularités.

Les jeux sont faits, Joumblatt a depuis longtemps opté pour la collaboration avec l’ennemi ; mais alors qu’attendons-nous pour choisir, à notre tour, notre camp ?

Certes le choix de la résistance, non seulement par l’esprit, mais aussi par l’acte, est difficile ; mais notre Liban ne mérite-t-il pas cet effort d’abnégation et de tous les sacrifices ?

Nous le devons à notre patrie comme l’avaient justement pensé, environ soixante cinq ans en arrière, les résistantes et résistants français face à leur Pétain.



12 février 2008
Raymond RICHA








lundi 11 février 2008

14 mars 2008...



APPEL A LA JEUNESSE LIBANAISE

14 MARS 2008 : L’INSTANT ZERO DE TOUS LES DANGERS

En réponse aux balles de la haine
Celles qui s’acharneront pour nous imposer une nouvelle guerre civile
En réponse à la haine fasciste qui déferle à nouveau dans notre pays
En réponse aux bruits des bottes miliciennes, héritières des chemises grises et des croix gammées

Pas une balle, pas un fusil,
Que nos têtes et nos poitrines pour les recevoir, par amour pour notre Liban
Que nos pieds pour rester debout

le miroir brisé...


Al Intiquad
8 février 2008

Extraits d’un entretien avec Yves Bonnet, ancien directeur de la DST
(Essai de traduction par Raymond RICHA)




Pourquoi toute cette préoccupation internationale au Liban ?

Trois pays veulent s’ingérer au Liban, les États-Unis, l’Arabie Saoudite et Israël. Leurs intérêts convergent et la coopération américano saoudienne, via le club Welch, est forte au Liban.
Les États-Unis souhaitent transformer le Liban en une base à partir de laquelle ils auront à faire pression sur la Syrie et le Hezbollah.

Que voulez-vous dire par club Welch ?

Il s’agit du groupe Geagea-Joumblatt-Hariri-Sanioura ; ce groupe est totalement sous les ordres de David Welch.

Pourquoi nommez-vous ce groupe « club Welch » ?

Regarder l’actuelle situation au Liban.
La division est grande et une de ses conséquences, la faiblesse des chrétiens dans leur incapacité de choisir un président de la République, sans l’accord des États-Unis, d’Israël et de l’Arabie Saoudite.

Lors de ma visite du Liban, j’ai été surpris de l’importance de cette division provoquée par l’ingérence étrangère.

Tout le monde vise à imposer sa volonté aux libanais, en premier, notre ministre Bernard Kouchner qui, à une époque, avait déclaré que l’armée libanaise devait détruire le camp de Nahr Al Bared.

Je suis persuadé que, sans aucune ingérence étrangère, les libanais auraient pu former un gouvernement d’unité nationale.

Qui, d’après vous, a interdit la formation de ce gouvernement ?

Les États-Unis et Israël ; autrement, qui a intérêt à ce que ce gouvernement ne soit pas formé ?

La division au Liban sert en priorité l’intérêt d’Israël.

Lors de ma visite en août 2006, j’avais constaté que le Liban traversait une période que l’on pouvait qualifier d’unité nationale, ceci grâce aux positions de Michel Aoun et de Hassan Nasrallah.

A cette époque, Nasrallah avait été très intelligent en considérant la victoire du Hezbollah comme étant celle de tous les libanais ; simultanément, Aoun était resté fermement solidaire de la Résistance durant toute la période d’agression israélienne.

Les États-Unis et Israël s’attèlent aujourd’hui à diviser les libanais selon la formule connue « diviser pour régner ».

Pourquoi l’armée libanaise mena le combat de Nahr Al Bared ?

Les États-unis exprimaient leur volonté de revenir militairement au Liban. Cependant, la partie Sud du pays étant sous l’influence du Hezbollah, la solution idéale était alors de s’infiltrer par la porte nord en réanimant l’ancien projet de construction d’une base militaire à cet endroit.

D’où l’idée de quelques uns aux États-Unis de provoquer des troubles au nord du pays pouvant ainsi fournir le prétexte à une présence militaire au Liban.

Sur ce sujet, il faut savoir que les groupuscules connus sous le nom de Fath Al Islam étaient soutenus financièrement par les Hariri, avec un salaire mensuel de sept cent dollars par individu. Il n’est pas nécessaire d’en débattre compte tenu de la véracité de cette information.

Ainsi, l’armée libanaise tomba dans ce grand piège qui lui était tendue ; elle fut contrainte à s’engager dans un dur affrontement dont elle n’avait pas besoin.

Quand je vois Monsieur Kouchner se comporter comme un général de l’armée et je l’entends appeler à la destruction de Nahr Al Bared, je devine l’importance de l’irresponsabilité avec laquelle ce sujet avait été traité.

Qui est derrière les attentats au Liban ?

Là se présente à nouveau la question de savoir : à qui profite ces crimes ?

Peut-on alors accuser la Syrie ?
Les syriens savent parfaitement que leur pays est la principale cible.

Je crois que la Syrie est totalement étrangère à ces attentats.

D’après vous, qui a assassiné Wassam Eid ?

Cet assassinat est l’œuvre de ceux qui étaient proches de lui et qui travaillaient dans son entourage.

Ici, l’essentiel n’est pas de connaître les exécutants de ce crime mais plutôt les commanditaires.

Pourquoi tous ces assassinats ?

A travers ces assassinats, le but recherché est le maintien de la crise et son aggravation.

Ces attentats ne ciblent un individu que dans l’unique but d’aggraver cette crise.

De là nous nous posons une question au sujet de l’assassinat de Pierre Gemayel et sur l’importance du dérangement que représentait cette personne.

En vérité, le but de cet assassinat était la propagation du feu amorcé sur le fil conducteur de la crise.

D’après vous, pourquoi Monsieur Geagea ressent-il tant de force et d’assurance ?

Une seule explication à cela : il est du côté de ceux qui exécutent ces crimes.

Toujours à propos des ces assassinats, Monsieur Joumblatt accuse le Hezbollah.

….Il est certain pour tous que le Hezbollah n’a aucun lien avec tous ces crimes qui servent les intérêts de ses ennemis.

Vos déclarations se basent-ils sur des faits ou des analyses ?

Les deux à la fois.

……………………………………….
….........................................................




A propos de l’assassinat du premier ministre Rafic Hariri



Les enquêteurs affirment qu’ils possèdent des preuves.

Mais alors qu’ils les avancent. Pourquoi ne les annoncent-t-ils pas ?

……………………………………….
….........................................................




A propos de l’entente Hezbollah – Courant Patriotique Libre



Comment appréciez-vous cette entente ?

D’abord il faudra que l’on signale la modération et le calme qui caractérisent la personnalité de Hassan Nasrallah.

A travers cette entente, Michel Aoun a agit en écartant tous les dangers d’une nouvelle guerre civile…….

…Le Hezbollah est un fort garant aux chrétiens et à leur rôle important au Liban et au Moyen Orient…….

…Si j’étais chrétien libanais, je me serais allié à Michel Aoun et aurais soutenu sa politique……

…Croyez-vous que les chrétiens au Liban, de surcroît minoritaires dans le monde arabe, pourraient vivre sous l’emprise salafiste ?




A propos de la politique de la France envers le Liban




Comment appréciez-vous cette politique ?

Cette politique interpelle la désolation, ceci depuis le règne de Jacques Chirac qui confondait ses intérêts avec ceux de la France.

Avec Nicolas Sarkozy, les considérations personnelles ne sont plus comme elles étaient du temps de Chirac ; cependant Sarkozy n’est pas Charles De Gaulle et est très proche des américains.

Quant au ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, il est l’homme des idéologies et agit en s’y référant. Dans la situation libanaise et dans la question iranienne, souvent il agit à partir de ses émotivités juives ; n’était-t-il pas un des rares qui avaient soutenu l’invasion de l’Iraq ?

Vous avez évoqué le caractère modéré du Hezbollah ; cependant les médias en France disent le contraire ?

Les médias en France tentent de faire croire et admettre que le Liban est divisé en deux parties : le groupe de la démocratie, c’est-à-dire celui au pouvoir et le groupe pro syrien, c’est-à-dire l’opposition.
Sur quoi vous vous basez pour croire que le groupe au pouvoir est plus démocratique que les autres ?
……L’ironie est le fait qu’une bonne majorité des gens actuellement au pouvoir, s’était rassasiait depuis longtemps, tout en étant à table, hôte de syriens, et qu’aujourd’hui elle accuse Michel Aoun d’être proche de la Syrie.

Enfin, le Hezbollah en 2008 n’est pas celui de 1985. Il est un mouvement de résistance à l’occupation, et son chef, Hassan Nasrallah, agit au Liban comme avait agit De Gaulle en France.

Avez-vous l’intention de visiter prochainement le Liban ?

Je visite souvent le Liban et mon plus grand souhait est de rencontrer un jour Hassan Nasrallah : cette personnalité mérite grand respect.

samedi 9 février 2008

LA FRAPPE FASCISTE SE PREPARE-T-ELLE ?

L’alliance Joumblatt-Hariri-Geagea prépare-t-elle ses milices à l’instant zéro du 14 Mars 2008 qui donnerait l’ordre fasciste de frapper les tentes dressées sur les deux places Riad El Solh et des Martyrs à Beyrouth ?

En tout cas, il suffit d’écouter ses récents propos et déclarations menaçants et de constater ses comportements négatifs vis-à-vis de la médiation arabe en cours pour en être inquiet.

En ce 14 Mars 2008, notre Liban témoignerait à nouveau du sang innocent qui serait versé…

En ce 14 Mars 2008, la Non Violence de notre Résistance serait encore une fois mise à une dure épreuve.


Répondre par la non violence à la violence fasciste et épargner ainsi notre peuple d’une seconde guerre civile est et restera l’unique acte digne d’être qualifié de résistant


9 février 2008
Raymond RICHA

samedi 2 février 2008

Méfiance d'un second piège...

L’Opposition devra éviter un second piège…

Méfiance de tomber dans le second piège, celui du jeu politique consistant à admettre le caractère « secret » d’une partie des conclusions de l’enquête, contribuant ainsi à camoufler les faits réels qui ont abouti au massacre du dimanche noir, à couvrir les responsabilités et à protéger les commanditaires…

C’est sa crédibilité qui est visée…


2 février 2008
Raymond RICHA

CADEAU AU PEUPLE CANADIEN...

1 février 2008
AFP

Une commission d'enquête canadienne a conclu vendredi qu'aucun blâme individuel ne pouvait être porté dans la mort d'un observateur militaire canadien de l'Onu, tué en 2006 dans le sud du Liban dans un raid israélien lors du conflit opposant ce pays au Hezbollah libanais.

"Ces risques étaient connus, et ils avaient été mis en parallèle avec l'impératif du mandat de la mission", poursuit ce document.

"J'appuie entièrement la conclusion de la commission selon laquelle aucun blâme ne peut être porté à un quelconque individu", a pour sa part déclaré le lieutenant-général Michel Gauthier, commandant du Commandement de la Force expéditionnaire du Canada.
"La Force israélienne de défense a accepté l'entière responsabilité des erreurs opérationnelles et tactiques qui ont conduit au bombardement de la base de patrouille Khiam, bien que sans nommer aucun individu comme étant personnellement responsable", a-t-il souligné dans un communiqué.




Pendant qu’ils y sont, qu’ils déclarent également qu’aucun blâme ne peut être porté à Ehoud Olmert dans le massacre de Qana.

Projeté plusieurs années en arrière, le lieutenant-général Michel Gauthier, par souci de cohérence dans ses propos, aurait logiquement déclaré qu’aucun blâme ne peut être porté à Adolf Hitler dans le massacre d’Oradour-sur-Glane ; pire,… Je laisse le soin au peuple canadien de deviner.

L’Histoire de l’Humanité en prend acte…Notre Peuple également.


2 février 2008
Raymond RICHA

EN VRAC...


La frontière palestino-égyptienne…un enjeu pour la Résistance


Mahmoud Abbas, qui s’est rendu lui aussi au Caire pour discuter de la situation avec le chef de l’Etat égyptien Hosni Moubarak, rejette la prétention des "putschistes" du Hamas à contrôler la frontière.
Il a dit vouloir en revenir à l’accord de 2005 conclu sous égide américaine confiant la gestion du point de passage de Rafah à sa garde présidentielle sous supervision d’observateurs européens - dispositif gelé par le blocus d’Israël, qui garde un droit de veto sur l’ouverture de ce poste frontière.

"Nous ne retournerons pas à une situation de cage assiégée et aux accords de 2005. Nous exigeons un libre franchissement de la frontière palestino-égyptienne. Nous n’accepterons plus le contrôle du passage par l’occupant, quels que soient les sacrifices à faire", a toutefois averti vendredi Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas.

Ismaïl Haniyeh a tenu Abbas pour responsable d’un éventuel échec des pourparlers du Caire entre Egypte et les frères ennemis palestiniens.
Soulignant que le Hamas avait soumis des idées pour régler la crise, il a dénoncé les conditions inacceptables du président palestinien.

Mahmoud Abbas s’était en effet montré jeudi intransigeant :"Nous n’acceptons aucun nouvel accord. Nous sommes tenus par les accords internationaux tels qu’ils existent. Le Hamas doit mettre fin à son coup d’Etat à Gaza, se soumettre à toutes les obligations internationales."


La frontière palestino-égyptienne devra, non seulement être ouverte à la libre circulation des premières nécessités de la vie, comme les médicaments, les denrées alimentaires, les matériels de soin et les équipements faisant défaut dans les centres de soin et les hôpitaux, mais aussi être le lieu d’extension de réseaux transportant gaz, électricité, télécommunications,…
Par cette frontière devront transiter toutes les compétences techniques, tout le matériel et tous les matériaux de construction, en vue de reconstruire les infrastructures économiques et sanitaires indispensables à briser définitivement la dépendance de Gaza vis-à-vis de l’économie d’Israël





Bush liquide physiquement la ressource humaine de la Résistance Irakienne…et prépare l’opinion publique internationale…


Attentats sanglants sur deux marchés de Bagdad : au moins 64 morts et des dizaines de blessés.
Une femme kamikaze s’est fait exploser vendredi sur le principal marché d’animaux de compagnie du centre de Bagdad faisant au moins 46 morts et des dizaines de blessés. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier à se produire dans la capitale irakienne depuis le renforcement du dispositif américain au cours de l’été dernier.

Cet attentat-suicide a été suivi une vingtaine de minutes plus tard par une seconde explosion également déclenchée par une femme kamikaze sur un autre marché d’animaux de compagnie d’un quartier à majorité chiite du sud-est de la capitale irakienne. Cette déflagration a fait au moins 18 morts et 25 blessés, a dit la police.
………….
………….
A la fin novembre, l’explosion d’une bombe dissimulée dans une boîte contenant des petits oiseaux avait fait au moins 15 morts et des dizaines de blessés. Cet attentat avait été attribué par l’armée américaine à des militants chiites soutenus par l’Iran.

L’administration de Bush a depuis longtemps saisi l’importance des massacres qu’elle commet sur le sol de l’Iraq : elle ne pourra briser la Résistance Irakienne qu’en liquidant physiquement sa ressource humaine.

Mais aussi elle s’attèle à encourager et à soutenir tous les actes s’inscrivant parfaitement dans cette logique.

Tous les efforts, tous les moyens, le terrorisme inclus, devront œuvrer dans ce sens.
C’est ce qu’apprendra tout citoyen irakien, sunnite, chiite, kurde ou autre, en feuilletant son ouvrage intitulé « le chaos constructif ».

Mais ce même citoyen, s’est-t-il posé la vraie question, celle qui dérange Bush et ses alliés, à savoir : constructif pour qui, pourquoi et comment ?

Bush l’occupant va plus loin. Tout en commettant le maximum de massacres de populations civiles, tout en encourageant le terrorisme par son « laisser faire » ou par sa complicité, il n’hésite pas à attribuer ses massacres à la Résistance et, pendant qu’il y est, à l’Iran.
L’occupant, tout en s’attelant à briser le Résistance Irakienne, désinforme, propage ses mensonges : l’opinion publique internationale devra obligatoirement être prête pour cautionner son éventuelle prochaine guerre dans la région.
2 février 2008
Raymond RICHA

vendredi 1 février 2008

A QUI VEUT BIEN NOUS ECOUTER… (3ème Partie - Fin)

Le piège du pneu brûlé ou la responsabilité de l’Opposition

En ce maudit crépuscule de dimanche 27 janvier 2008, la jeunesse s’apprêtait à descendre dans la rue en quittant la bougie, seule source de lumière et de chaleur au foyer soumis au froid qui règne sur le pays.

La bougie, celle qui éclairait dans le froid les pages de nos innocents écoliers, celle qui rassemblait autour d’elle des visages et des mains cherchant la moindre chaleur réconfortante, fut pour un instant abandonnée et le pneu brûlé était interpellé

La rue, investie par la colère et le pneu brûlé, s’apprêtait à être témoin du massacre…

L’instant zéro du crime étant atteint, le signal était donné.

Les balles de la haine devaient suivre le parcours intelligent : la cible identifiée, il ne restait plus qu’à bien viser…

L’acte qui se dépêchait à apaiser les tensions, ce même acte qui, sous les rafales de balles, tentait de dégager les premiers blessés et de leur porter les premiers secours et soins, cet acte là était la cible recherchée :

1- Tous nos martyrs étaient des militants de la Résistance

2- Tous nos martyrs furent atteints à la tête, le cou et la poitrine

La balle de toutes les haines était pourvue de toutes les intelligences : Ils identifièrent la cible et visaient parfaitement, là où il fallait.

Mais leur objectif ne fut pas atteint : l’instant de rupture qui, d’après leur calcul, devait générer un affrontement direct et armé entre notre Résistance et notre Armée n’a pas eu lieu, grâce à l’acte non violent de nos martyrs.

Cet acte, universel, généreux en sacrifices, follement amoureux de son pays et de son peuple, venait de mettre en échec le complot qui consistait à provoquer la rupture et l’affrontement armé, et par là, à déclencher la guerre civile.

A cet instant, le Liban témoigna d’une deuxième victoire de notre Résistance, aussi importante que celle de juillet – août 2006.

En Juillet 2006, trente trois jours durant, notre Résistance a montré son visage armé face à la barbarie sioniste et a vaincu la première puissance armée de la région.

Dimanche 27 janvier 2008, elle venait de montrer son second visage non violent face à la haine et au complot qui se tramaient.

Avons-nous la moindre intelligence dans nos cervelles pour qu’enfin saisir et assimiler cette formidable dualité de notre Résistance qui seule peut nous garantir, à la fois, la souveraineté de notre Liban et la paix civile ?


Ceci dit, devons-nous conclure et tourner rapidement cette page ? Non.

Trois petits points nous interpellent en permanence et méritent d’être soulignés et soumis à la critique :

1- Le pouvoir et ses alliés s’acharnent désespérément à mettre en œuvre leur programme qui n’ignore aucun de ses chapitres ; la souveraineté à bafouer, l’économie à soumettre aux exigences planétaires du grand capital et, par conséquent, une politique antisocial à imposer.

Bref, rien n’est ignoré, le moindre aspect économique et social est y est intégré.

Quelle est alors notre réponse, si ce n’est une réponse, certes primordiale, mais uniquement politique ?

Les grands chapitres sur l’économie et la politique sociale alternatives sont à peine abordés, voire incomplets ou inexistants ; les quelques propositions, si elles existent, sont timides, frileuses, voire contradictoires.

Bref, notre réponse, loin d’embrasser tous les aspects touchant à notre société, ne pouvait pas nous permettre de maîtriser les mouvements spontanés et de mettre en échec toutes les tentatives visant à donner une couleur confessionnelle à la moindre revendication légitime.


2- Démunis d’un projet global de société, nous étions incapables et nous le sommes encore, d’initier la moindre action permettant à notre Peuple d’acquérir la conscience politique, c’est-à-dire de saisir et d’assimiler la complexité des liens entre toutes les composantes qui font le mouvement général de libération nationale.

Nous n’étions pas au rendez-vous avec le foyer, autour de la bougie, pour aborder les vraies questions, proposer un projet, convaincre et motiver.

Nous n’avions pas pu promouvoir l’idée de créer, partout, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, des associations de quartier ayant le statut de syndicat et capables de prendre en charge l’organisation et l’encadrement des rassemblements ou manifestations populaires à caractère social, pourtant garantis par notre Constitution.


3- Avions-nous suffisamment expliqué, à travers nos médias, la dualité de notre Résistance ?

Etions-nous réellement convaincus de son appartenance à un large mouvement international de résistance contre la mondialisation des effets du grand capital, tels que l’occupation de territoires d’autrui, voire même de pays, les massacres, le pillage des richesses et ressources des pays pauvres, les ingérences flanquées de discours hypocrites sur la liberté et la démocratie, les guerres et la destruction systématique de notre environnement à l’échelle planétaire ?

Et à partir de là, avions-nous assez expliqué que nous n’étions pas les seuls à résister et que seule la solidarité des peuples pourra concrètement faire pression sur les dirigeants ?



La fragilité et la timidité de notre réponse, sa réduction à sa plus simple expression, et par là, notre incapacité de convaincre, de motiver et de maîtriser tout mouvement revendicatif social spontané, devaient inéluctablement conduire à ce dimanche noir du 27 janvier 2008.

Aurons-nous tout au moins le courage d’admettre que nous n’étions pas, avant ce maudit dimanche noir, à la hauteur de l’acte non violent et généreux en sacrifices de notre Résistance ?

Aurons-nous l’intelligence de saisir et d’assimiler la portée de cet acte d’amour ?

Le devenir de notre Pays défiant les incertitudes des jours, des mois, voire des années à venir, en dépendra.




31 janvier 2008
Raymond