jeudi 31 janvier 2008

A QUI VEUT BIEN NOUS ECOUTER… (2ème Partie)



Les préparatifs

La journée de mardi 22 janvier 2008 fut celle des préparatifs.

Le refus de Sinioura d’apporter une solution à la dégradation de la situation économique et sociale dans le pays, sa détermination à imposer au peuple tout un ensemble de réformes antisociales, à brader notre économie nationale, ne peuvent avoir pour conséquence que l’exacerbation populaire et les dérives de la rue qui en découlent.

Parallèlement, lui et ses alliés avaient depuis longtemps compris que l’heure n’était pas venue pour imposer ces réformes et que le combat devait être mené sur un autre front : mettre à contribution tous les moyens pour provoquer une rupture définitive entre notre Résistance et notre Armée.

L’exacerbation populaire n’étant même pas leur dernier souci, ils devaient par contre, et sans tarder, l’attiser jusqu’au point de non retour : la dérive.

Ainsi furent leurs manœuvres de ce mardi 22 juillet 2008.




Ce jour là, les déclarations dans ce sens abondent…

Leur porte parole, Farès Souaïd, déclara : « les dirigeants du 14 mars préviennent du danger que représentent les provocations de la rue car la violence interpelle la violence et la provocation génère l’explosion… »

Parallèlement, le Maître absolu du Sérail, ayant également un rôle à jouer, menaçait directement les populations.Le même jour, cet homme ayant maintes fois montré son incapacité à gérer un pays, déclara : « ces provocations génèrent une aggravation de la situation…Nous jouons au feu, nous jouons avec les éléments du feu. »

En même temps, le grand « humaniste » Amine Gemayel annonça que les forces du 14 mars se préparaient à faire face à l’éventuelle descente dans la rue des masses populaires de l’Opposition pour ses revendications »
Plus loin, il poursuivait en déclarant : « Nous ne considérons pas ces manifestations comme étant innocentes ou à caractère revendicatif ; en conséquence, le mouvement de 14 mars se prépare à toutes les éventualités. »

La journée du 26 janvier 2008 fut celle de la conclusion ; ils ne leur restait qu’à désigner la cible principale et c’était Antoine Andraos, l’ami fidèle du chef du parti socialiste et progressiste, qui devait le faire en déclarant : « il n’est plus permis de se taire et d’ignorer l’atteinte de Hezbollah à la sécurité, à travers les manifestations et les pneus brûlés. »

Ajoutons à tout cela, les préparatifs opérant en douce, au sein de notre Armée, ainsi que la mobilisation de miliciens armés, qui accompagnèrent cette logique cherchant à attiser les haines.

A leurs yeux, le grand rendez-vous avec le divorce entre notre Résistance et notre Armée s’approchait inéluctablement.

En ce dimanche, 27 janvier 2008, le moindre cri de révolte, le moindre pneu brûlé, devaient donner le signal.



30 janvier 2008
Raymond RICHA

mardi 29 janvier 2008

A QUI VEUT BIEN NOUS ECOUTER… (1ère Partie)

La vérité sur les évènements tragiques du 27 janvier 2008 sera-t-elle dévoilée ?

Mais aussi, aurons-nous assez de lucidité et de recul pour constater les préparatifs qui avaient précédé les massacres ?

Malgré la bonne volonté de Michel Sleimane et de Georges Khoury, malgré leur détermination à mener une enquête censée être objective, le Peuple ne connaîtra jamais la vérité.

Notre Peuple, et particulièrement les familles de nos martyrs tombés, ne connaîtrons jamais cette vérité ; l’Histoire l’a malheureusement voulu ainsi depuis les premiers assassinats qui avaient secoué notre pays à ce jour.

Cependant, le recul par rapport aux évènements de ce 27 janvier 2008 nous permet de constater les faits suivants :

1- Le caractère spontané des manifestations du fait de l’exacerbation de couches populaires d’une coupure d’électricité qui a assez perduré, surtout en période d’intense froid qui règne dans notre pays

2- Tous nos martyrs tombés, indépendamment de leurs couleurs politiques, appartenaient à la Défense Civile ou intervenaient espérant une coordination avec notre Armée, en vue de ramener le calme
Quelques uns tentaient de secourir les blessés ou de dégager, sous les rafales de balles, les corps de leurs camarades déjà tombés ; d’autres intervenaient tentant de ramener le calme

Il s’agit de :





Ahmad Hamzi
Youssef Chkaïr
Ahmad Al Ajouz
Mahmoud Hayek
Hassan Ali Maatouk
Moustafa Ali Amhaz
Mahmoud Abdel Amine Mansour


N.B. Les noms des martyrs tombés ailleurs qu’à Beyrouth sont également mentionnés dans cette liste


3- Une rapide mobilisation de miliciens armés sur les toits des immeubles environnants et des rafales de balles provenant de ces toits








4- Notre Armée a également tiré sur les manifestants


1ère conclusion

Nous avons assassiné des hommes de la Défense Civile et d’autres voués à étouffer rapidement une amorce d’une nouvelle guerre civile



29 janvier 2008
Raymond RICHA

lundi 28 janvier 2008

Beyrouth - Flash 3

FLASH 3
Beyrouth - 28 janvier 2008





Réapparition des francs-tireurs sur les toits d’immeubles…

L’Armée intensifie sa présence dans les secteurs ayant vécu les évènements d’hier…

Le Chef de l’Armée rencontre le Président du Parlement, Chef du Mouvement Amal, une des composantes de notre Résistance

Le Chef de l’Armée promet une enquête sur les causes de la mort de neuf personnes lors des évènements qui avaient secoué la Capitale, hier…



Nous exigeons que les auteurs des tirs et leurs donneurs d’ordre, une fois identifiés, soient traduits devant la Justice Militaire

Il ne peut y avoir clémence envers les tueurs, ni complicité ou compromis avec leurs donneurs d’ordre, car leur objectif est clair : provoquer un affrontement entre les manifestants et l’Armée, espérant ainsi l’amorce d’une nouvelle guerre civile

Les leçons à tirer des évènements tragiques du 27 janvier 2008

Le gouvernement et ses alliés rédigent, depuis Juillet 2006 à nos jours, la page la plus tragique dans l’Histoire de notre Pays.

Cette page comporte trois chapitres intitulés :

1- Tous les moyens sont bons et doivent être mis en œuvre pour étouffer tout souffle de résistance

2- Saboter toute initiative d’entente nationale visant à amorcer de profondes réformes politiques et économiques souhaitées par au mois soixante dix pour cent du peuple

3- Répondre dans l’immédiat aux exigences des hautes instances du capitalisme mondial (FMI et Compagnies,…), en mettant en œuvre de réformes économiques et sociales se traduisant par la flambée des prix de premières nécessités et la privation de larges couches populaires du minimum énergétique leur permettant de vivre dignement, par une attaque systématique du service public et les tentatives de privatisation des secteurs clés

La clique de l’abandon nationale considère, avec justesse, que sa page est indivisible ; les trois chapitres se tiennent et sont d’un seul tenant ; la preuve en est dans son acharnement permanent pour gagner sur ces trois fronts.

Mais alors par quoi devra répondre l’Opposition Nationale ?

Faudra-t-elle qu’elle dissocie trois dynamiques qui composent la logique globale actuelle de gestion d’un pays ?

Devra-t-elle agir selon un calendrier établi sur la base des priorités ?

A mon avis, vouloir dissocier des indissociables, en ignorant les dynamiques internes qui contribuent fondamentalement à cette politique d’abandon national sur tous les fronts, serait une grave erreur, pire encore, une faute que l’Histoire ne pardonnera pas.

Mais alors que faire ?

La grande besogne de l’Opposition Nationale pourrait se résumer en quatre dynamiques fondamentales, à savoir :

1- Epargner notre peuple d’une nouvelle guerre civile en préservant la nature pacifique de toutes les manifestations ; c’est-à-dire tout simplement, l’esprit et l’acte du grand Gandhi devront régner en permanence, quel que soit le nombre des victimes qui tomberont

2- Harceler l’ennemi avec détermination, fermeté et lucidité

3- Les conditions objectives étant ce qu’elles sont aujourd’hui ne doivent pas nous épargner de la tâche, certes difficile, de créer les conditions subjectives manquantes ; ça serait une grave erreur d’attendre qu’elles viennent à nous.
La priorité absolue, en ce moment, est la mise en œuvre d’une logique d’organisation permettant à notre peuple d’acquérir la conscience politique ; cette nouvelle organisation ne doit épargner aucune ville, aucun village, aucun quartier, aucune placette, aucun immeuble et aucun foyer familial

4- Nous devrons sans tarder admettre que notre Résistance a plusieurs visages qui se tiennent tous ; certes, elle est dans l’acte armée contre toute future agression israélienne, mais la réduire à sa plus simple expression serait une erreur ; elle devra être multiforme et indivisible dans ses actes.
Le gouvernement Sinioura et ses alliés ont, depuis longtemps, deviné avec justesse l’indivisibilité des trois composantes qui font leur logique de gestion de notre Pays ; aurons-nous l’intelligence de deviner enfin l’indivisibilité des actes qui font notre Résistance ?



28 janvier 2008
Raymond RICHA

Le fascisme montre à nouveau ses griffes au Pays des Cèdres...

FLASH

Beyrouth - 28 Janvier 2008
Nouveau bilan : 8 tués et 22 blessés
Les tirs provenaient de Aïn el Remmaneh
Notre Armée investit plusieurs immeubles à partir desquels des francs-tireurs avaient tiré sur les manifestants et arrête plusieurs suspects
L’opposition appelle au retour du calme et exige l’ouverture immédiate d’une enquête exclusivement dirigée par notre Armée
Le calme est revenu à Chiah-Mar Mikhaïl
L'armée œuvre à la réouverture des routes

dimanche 27 janvier 2008

Le fascisme montre à nouveau ses griffes au Pays des Cèdres...


FLASH
Beyrouth
27 Janvier 2008 – 22h 34 (heure locale)


Des éléments armés ont tiré sur une manifestation contre la vie chère et les coupures répétées de l’électricité…

Ces tirs provenaient des toits d’immeubles environnants…

A cette heure-ci, on compte sept tués et plus de vingt blessés parmi les manifestants dont le responsable du Mouvement Amal, une des composantes de notre Résistance, qui intervenait pour soutenir notre Armée à rétablir le calme…

Notre Armée avait immédiatement investi les immeubles d’où étaient partis les tirs, en vue d’arrêter les coupables…

L’Opposition exige dans l'immédiat une enquête exclusivement dirigée par notre Armée…

TOPOLOGIE DES ESPACES ET DUALITE DES FRONTIERES…












Deux entités territoriales et…un seul peuple, une seule identité nationale…La lecture des cartes se résume ainsi par ces termes.




Cependant, il suffit de zoomer pour obtenir les détails qui suivent :






Le territoire sous contrôle de Mahmoud ABBAS se caractérise essentiellement par un espace non connexe du fait d’une itération opérée par le sionisme : l’implantation continue de colonies juives.

Le plus significatif de cette itération est son résultat à long terme : l’éclatement, à leur tour, des sous-espaces de taches vertes, à terme, transformés en une multitude d’espaces non connexes, d’une part, et l’éloignement définitif du territoire cisjordanien par rapport à sa frontière avec la Jordanie.

L’espace cisjordanien, englobant Jérusalem, nous imposait sa pertinente topologie et la dualité de ses deux frontières : l’une devant être perméable à une concrète solidarité de la Nation Arabe, l’autre, à la fois fermée et ouverte, devant exprimer concrètement et simultanément la détermination d’un peuple à poursuivre la libération de son Pays et à protéger fortement ses acquis.

Toutes les ressources énergétiques, tous les moyens matériels permettant la construction et le renforcement des infrastructures économiques : condition nécessaire, mais non suffisante, pour que la dépendance économique à l’Etat d’Israël soit définitivement brisée, auraient pu avoir libre accès par la frontière Est. Cette logique aurait permis également de mettre fin à l’exploitation de la main d’œuvre palestinienne par l’économie israélienne exclusivement dédié à l’agression permanente.

La santé, l’environnement, l’éducation, l’enfance et la protection sociale, bref toutes les sphères de la vie devaient être ciblées en priorité…

Simultanément, cette frontière Est, réciproquement respectée par les deux parties jordanienne et palestinienne, aurait également permis le renforcement des capacités de la Résistance à poursuivre la libération des restes occupés du territoire de la Palestine, via sa partie complémentaire, de nature duale (fermée au regard de l’économie israélienne et ouverte à la Résistance).

Ainsi, la Cisjordanie aurait pu être dynamique par sa complexité, c’est-à-dire par la nature topologique de son territoire et celle duale de ses frontières.

Le territoire gazaoui, contrairement à la Cisjordanie, se caractérise par la compacité et la connexité de son espace, ainsi que par une frontière commune avec un état membre de la Nation Arabe : l’Egypte.

Ainsi, avec ces atouts, Gaza pourrait être témoin des plus importants chantiers de construction d’infrastructures économiques lui permettant à terme de briser sa dépendance énergétique, économique et sociale à l’Etat d’Israël.

Un accord avec l’Egypte pourrait aboutir à l’extension de toutes les canalisations de transport énergétique, via cette frontière.

Des accords avec d’autres pays permettraient la construction d’une usine alimentant le territoire en eau potable et en eau d’irrigation, par transformation de l’eau de mer. Il est évident que les matériaux de construction, les matériels et la logistique pourraient facilement transiter par cette frontière, du fait du blocus israélien par la mer, quasi permanent.

Contrairement à la Cisjordanie, Gaza jouirait d’une dynamique de par la nature topologique de son territoire et celle duale de ses frontières, à savoir, fermeture au regard de l’économie israélienne et ouverture au regard de la Résistance.



Conclusion

La Cisjordanie devrait en urgence retrouver sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire et tout particulièrement sur la partie Est, en renouant avec la topologie de son espace, par le démantèlement de toutes les colonies, l’arrêt immédiat de l’implantation de nouvelles, la suppression du mur sur sa façade Ouest.

Gaza devrait mettre à contribution tous les atouts que présente son territoire : connexité et compacité de l’espace d’une part, dualité de ses frontières de l’autre.

Cependant, rien de tout cela ne pourra devenir réalité :

1- Si les responsables palestiniens et leurs organisations, toutes tendances confondues, ne tournent pas définitivement la page de plus d’un demi siècle d’occupation, de massacres et de souffrances, d’abandon national et de collaboration, de déchirements et de conflits inter-palestiniens…

2- Si la solidarité arabe ne se concrétise pas. Les évènements qui se sont déroulés tout récemment ont bien montré la nécessité historique du passage de la solidarité humaniste à la solidarité politique et économique de la Nation Arabe envers la Palestine.




26 janvier 2008
Raymond RICHA






L’empire du terrorisme au Pays des Cèdres… !!!


Le chef de la sécurité libanaise s’est engagé samedi à combattre, je cite, l’empire du terrorisme, au moment où le Liban enterrait un haut officier des renseignements tué la veille avec quatre autres personnes dans un attentat à la voiture piégée près de Beyrouth…

« Nous sommes déterminés à faire face à l’empire de la mort et du terrorisme », a déclaré le général Achraf Rifi, chef des Forces de Sécurité Intérieure, lors d’une cérémonie en hommage à l’officier et à son garde du corps tué avec lui…




Il n’y a point d’empire terroriste sur notre sol : notre Pays ne peut être assimilé à ces vastes étendus des chaînes montagnardes du Pakistan servant de refuge et de foyer aux partisans de la Terreur.

Nous l’avons dit et nous le répétons encore une fois à ceux qui s’obstinent à entendre, sans jamais vouloir nous écouter :

1- Notre Pays a été de tous les temps un champ ouvert et facile au Mossad recevant ses ordres de l’extérieur.
La dernière preuve en date, toute récente, mais cette fois-ci sur le sol de l’Egypte, la découverte des autorités égyptiennes, de manœuvres du Mossad et surtout de la complicité des médias et de quelques ambassades et consulats israéliens dont le rôle est la désinformation, tout cela pour commettre le crime, désigner le coupable et justifier l’agression, logique implacable et très efficace du terrorisme d’Etat…

2- Parallèlement, au lendemain de la victoire des forces de la Résistance contre l’agression israélienne, il fallait que la troïka, soutenue par l’administration américaine, facilite l’implantation sur notre sol de la terreur dont l’affinité avec Al Qaïda est connue de tous, ceci dans l’intention d’accomplir ce que la plus forte armée de la région n’a pu accomplir.


3- Comme tout cela ne suffisait pas, il fallait aussi que la grande mafia de toutes les tares de notre société (Spéculations de toutes sortes, opérations permanentes d’enrichissement frauduleuses, corruptions,…) qui opère dans presque toutes les sphères de l’activité de l’Etat Libanais, contribue à faire perdurer cette situation, tout simplement parce qu’elle voit avec justesse son existence compromise du fait de toute amorce d’entente nationale et de réformes. Par conséquent, tout est permis pour elle, au point de commettre son crime en prenant soin d’effacer les traces, de désigner ensuite le coupable et de justifier ainsi la nécessité de sa pérennité.


Ce n’est pas d’un empire qu’il s’agit, c’est la juxtaposition dans le temps et dans l’espace de trois visages des plus dangereux de la terreur, avec une parfaite convergence de leurs actes vers l’ultime objectif recherché et connu de tous.





27 janvier 2008
Raymond RICHA


samedi 26 janvier 2008

1559...ultime objectif





Toutes leurs tentatives de faire appliquer 1559 ont échoué.

Par le biais de la FINUL, en passant par notre Armée…

Par les manœuvres gouvernementales facilitant l’implantation sur notre territoire de groupuscules fascistes et terroristes, croyant, par ce biais, pouvoir provoquer une hémorragie de nos forces résistantes au sud du pays, préalablement à leur liquidation définitive…

Que reste-t-il encore pour eux comme marge de manœuvre si ce n’est d’exacerber notre peuple en réactivant de temps à autre le bras terroriste, l’ultime objectif étant toujours : une adhésion populaire à la nécessité de l’application du 1559, comme unique solution à la sortie de la crise et à l’internationalisation de cet acte par l’occupation étrangère de notre pays et dont les forces multinationales auront pour unique mission d’éradiquer définitivement toute forme de résistance sur notre sol.

A leurs yeux, le XXIème siècle de l’Humanité étant celui de la soumission des peuples à la volonté du grand maître impérialiste, toute résistance devra donc être liquidée et le Liban ne devra pas être une exception




Pour eux, s’il y a un mot à bannir et à supprimer de tous les dictionnaires de toutes les langues, c’est le mot : RESISTANCE


Nous, peuple de la Résistance, nous ne cèderons pas

Ils pourront tuer encore plus ; peu importe, puisque nous avons, depuis le 12 juillet 2006, prêté sermon à notre Pays : mourir debout que vivre à genoux

Nous crions haut et fort avec Lucie Aubrac : le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent



26 janvier 2008

Raymond RICHA





vendredi 25 janvier 2008

Le porte-parole d'Olmert au Pays des Cèdres vous parle...



Une fois encore le porte-parole des criminels au pouvoir en Israël a de nouveau menacé son peuple et s’est acharné sur la Résistance.

Dans ses dernier propos et déclarations, il s’était exercé à son habituelle acrobatie intellectuelle pour chercher un lien entre les derniers mouvements de grève et une prétendue volonté de mettre en échec son tribunal international.
Comme d’habitude, plongé dans son monde virtuel, il finit par y croire et s’acharne à démontrer une espèce de quadrature du cercle.

Plus loin, il déclara que les attentats au Liban se poursuivront en n’écartant pas le kidnapping de ressortissants étrangers… Il est bien placé pour prédire de tels actes puisqu’il est le porte-parole du Mossad : à la fois seul acteur, initiateur et soutien direct ou indirect aux groupuscules terroristes qui jouent son jeu.

Encore plus loin, il s’acharna contre notre Résistance en l’accusant de préparer une nouvelle guerre, reprenant ainsi à son compte les mêmes accusations de criminels comme Olmert…

Enfin, avec cynisme et hypocrisie, il s’était permis à appeler au respect des droits des réfugiés palestiniens, dans l’attente de leur retour dans leur pays.

Quoi répondre à cette collaboration avec l’ennemi clairement affichée ?

Quoi dire d’un chef du prétendu parti progressiste socialiste qui, au lieu de soutenir son peuple dans sa lutte pour le pain, le chauffage et la lumière pour tous les foyers, s’acharne à démontrer que ce vaste mouvement populaire de protestation n’est qu’une tentative de faire échec à son tribunal ?

Une nation qui se respecte et attachée à sa souveraineté nationale, une nation qui se soucie de ses sujets aurait depuis longtemps traduit en justice Monsieur Walid Joumblatt, pour collaboration avec l’ennemi.


25 janvier 2008
Raymond RICHA

jeudi 24 janvier 2008

GAZA, HOLOCAUSTE...

AVERTISSEMENT
LES PHOTOS SONT FORTEMENT DECONSEILLEES AUX PERSONNES SENSIBLES, FEMMES ENCEINTES ET ENFANTS MINEURS
PAR AILLEURS, CETTE CRUELLE REALITE NE DOIT PAS NOUS DEVIER DE NOTRE CHEMIN DE LUTTE ET DE RESISTANCE, DANS LA DIGNITE HUMAINE, MUNIS DE LA RAISON ET REJETANT TOUTE EMOTIVITE

http://www.terrasantalibera.org/FOTO%20MASSACRO%20GAZA%2021%20GENNAIO%202008.htm

Que veut concrètement Sleimane ?

Sleimane réclame un soutien logistique à l’armée « sans condition préalable »



Le chef de notre Armée a fait récemment un bilan de la situation politique au Liban au cours de l’année écoulée…Il a estimé que l’institution militaire a besoin d’équipements militaires, d’armements et de munitions, notamment de roquettes, de véhicules et de matériel électronique, ainsi que des réseaux de communication, et ce sans qu’aucune condition ou considération politique ne lui soit imposée préalablement.
« Autant de besoins qui, s’ils sont satisfaits, permettront à l’institution militaire de s’acquitter de sa mission dans l’intérêt supérieur de la nation », a-t-il conclu.



Notre Armée ne pourra indéfiniment attendre et la classe politique, sans tarder, aura à faire un choix entre deux options :

1- Opter pour la soumission de notre pays à l’impérialisme américain qui a maintes fois rappelé et a prouvé par les actes son attachement et son étroite alliance avec l’ennemi ; et dans ce cas de figure, il est inconcevable de voir les États-Unis ravitailler notre Armée par tout un ensemble d’équipements qui lui permettra de faire face concrètement à toute future agression ; le maximum qu’elle recevra sera de quoi lui permettre de combattre le terrorisme, d’ailleurs sans garantie quant à l’épargner de très lourdes pertes qu’elle subira, ou de venir en appui aux forces de sécurité intérieure en cas d’insécurité ou de troubles.


2- Opter pour une indépendance de notre pays lui permettant en toute liberté d’engager dans l’immédiat des discussions avec des pays tiers en vue d’acquérir les matériels technologiques et de télécommunication, les moyens et munitions ainsi que l’ensemble logistique adéquats permettant à notre Armée d’affronter l’agression, mais surtout et avant d’en arriver là, de devenir une réelle force de dissuasion. N’oublions pas que cette option suppose au préalable, la mise en œuvre d’une stratégie de défense nationale tenant compte de ce formidable atout que notre Armée possède : notre Résistance


Conclusion

Pure naïveté de croire que l’actuelle ou la future administration américaine puisse nous aider concrètement à renforcer notre Armée de manière à lui permettre de repousser une future agression israélienne.
La raison est simple : l’administration américaine a été de tous les temps et restera, à court et moyen termes, l’allié opérationnel des dirigeants sionistes d’Israël.


Enfin, je conseille à ceux qui s’acharnent en ce moment à vouloir imposer leur option d’abandon national, de la collaboration avec l’ennemi et de la prétendue aide américaine à renforcer notre Armée, de relire l’Histoire des luttes et de résistance des peuples de grandes nations, comme les Etats-Unis ou la France, puis d’en tirer les leçons en admettant finalement que seule une stratégie de défense nationale, mettant concrètement en œuvre une logique militaire de dissuasion et de coordination avec notre Résistance, permettra la protection de nos populations et la préservation de la souveraineté de notre Liban.

Que Dieu me pardonne pour la naïveté que je viens d’exprimer en voulant conseiller un clan dont les intérêts de classe sont et resteront étroitement liés à ceux de l’impérialisme américain et de ses valets à travers le monde.


24 Janvier 2008
Raymond RICHA









Page dédiée à son excellence Amine Gemayel...

A celui qui, en entendant sans écouter le discours de notre Sayyed, s'était plongé dans sa douleur d"humaniste"
et sans aucun commentaire de ma part à sa réaction, si ce n'est que quatre mots et une virgule :
SABRA ET CHATILA, QANA
24 janvier 2008
Raymond RICHA

mercredi 23 janvier 2008

RAPPEL

Faisons de cette journée une solidarité avec les résistances des peuples irakien, palestinien et libanais

mardi 22 janvier 2008

Urgence SAMU : Sarkozy atteint d'amnésie...

Le président français Nicolas Sarkozy, dans un entretien à Al Jazeera, a critiqué notre président du parlement libanais Nabih Berri en lui reprochant de ne pas ouvrir les portes du parlement.

Les propos de Nicolas Sarkozy ne reflètent pas la réalité sans cesse rappelée et qu’on rappelle encore à tous ceux apparemment atteints d’une grave et durable amnésie :

1- Notre président Berri a, durant plusieurs mois, multiplié les efforts pour trouver une issue à la crise ; Sarkozy pourra demander à son ministre Kouchner, témoin de ces efforts ; à moins que ce dernier se dérobe sous la pression de ses homologues américain et israélien

2- L’opposition a rappelé à plusieurs reprises que la seule issue à la crise passe par l’entente nationale, loin de toute ingérence, quelle que soit la nature de cette dernière

Décidemment, l’amnésie frappe fort lorsqu’il s’agit de collaborer avec Bush dans sa croisade contre toutes celles et tous ceux d’Orient qui se battent et résistent pour leur liberté et leur dignité.


22 janvier 2008
Raymond RICHA

Solidarité des peuples avec Gaza...une nécessité historique

Gaza...22 janvier 2008...07h 11 min, heure de Paris

BUSH est venu au Moyen Orient dans une tentative d’asseoir une sainte alliance des dirigeants arabes contre le prétendu danger perse et en vue d’écraser toute résistance, à commencer par celles des peuples irakien, palestinien et libanais.

BUSH est parti et voilà que Gaza récolte les fruits du grand pari arabe sur la prétendue bonne foi d’un criminel de guerre en Iraq….

BUSH s’est envolé vers son pays, satisfait de sa tournée moyen orientale ; mais l’Histoire le rattrape et vient de lui infliger une gifle : l’annonce d’une récession économique aux Etats-Unis, suite à l’amorce d’un effondrement boursier, pilier fondamental du capitalisme mondial.

Que faire alors ?

Les peuples arabes devront enfin prendre conscience :

1- que le sol, seule ressource de leurs fruits, leur appartient et qu’ils seront les seuls à pouvoir le protéger et le défendre, face à l’expansion et à l’occupation pour lesquelles leurs maîtres ont été complices et collaborateurs, depuis plus d’un demi siècle

2- qu’ils sont les seuls créateurs de toutes les richesses matérielles et intellectuelles, richesses pillées en permanence par leurs maîtres et sous l’œil protecteur des dictatures veillant à l’ordre social

Nos peuples devront enfin se poser, non pas la question qui débute par « pourquoi ainsi ? », mais plutôt celle qui commence par « Comment ainsi et comment agir… ? ».

Quant à aujourd’hui, la lutte se cristallise sur le sol de Gaza qui nous interpelle tous, sans exception ; nous devons dans l’immédiat faire pression pour que le blocus, tout au moins sur sa façade égyptienne, soit levé.
Nous devons forcer nos dirigeants à mettre immédiatement en œuvre tous nos moyens de pression économiques en vue de l’arrêt immédiat de l’agression et de la levée du blocus.
Nous devons enfin faire pression pour que le peuple palestinien retrouve dans l’immédiat l’unité de ses territoires et de sa Résistance

Mais aussi tous les peuples à travers le monde sont concernés, car l’impérialisme, giflé par sa crise capitaliste, n’hésitera pas à sacrifier encore plusieurs millions d’âmes innocentes, sacrifice qui à ses yeux, est la seule issue à sa crise.

Après leurs préparatifs en cours de désignation de l’Iran et de la Résistance Arabe, comme étant deux des causes principales de leur actuelle crise et des méfaits de leurs propres contradictions, BUSH et ses maîtres de la grande industrie militaire américaine, soutenus par leurs valets occidentaux, n’hésiteront pas à déclencher une nouvelle guerre qui, cette fois-ci, non seulement embraserait toute la région moyen orientale, mais aussi atteindrait l’Europe et le reste du monde.

Les peuples de tous les pays devront sans tarder faire pression sur leurs dirigeants respectifs pour que l’agression et le blocus israéliens contre Gaza, prémisses d’une nouvelle guerre dans la région, cessent immédiatement sans aucune condition préalable.



22 janvier 2008
Raymond RICHA









La France Solidaire...car jadis Résistante

Appel à un rassemblement parisien
contre le blocus meurtrier de GAZA

Ce mercredi 23 Janvier 2008
Place de la Madeleine à 17h00
Métro Madeleine ( Lignes 8, 12 et 14)
Halte aux massacres des palestiniens
Fin du siège de Gaza
Des sanctions contre Israël


Al-Oufok

Le site sur
http://www.aloufok.net/

Inscription par envoi d'un message à
assawra-subscribe@yahoogroupes.fr

Non au terrorisme de l'État d'Israël contre les peuples palestinien et libanais

lundi 21 janvier 2008

une voix de Gaza...

Message aux universitaires de France
Bonjour de Gaza
( Lundi, 21 janvier 2008 )

Je profite de ma présence à l’université où nous avons le droit à deux heures d’électricité par jour. L’éducation est un élément sacré en Palestine - pour vous envoyer ce bref message.

La situation est catastrophique dans la Bande de Gaza sur tous les niveaux ; depuis hier soir toute la Bande de Gaza est plongée dans le noir ; toutes les frontières sont fermées par ordre militaire israélien ; rien n’entre à Gaza ; il y a un manque de tous les éléments de base pour une vie normale : carburants ; médicaments ; produits alimentaires ; électricité ; eau ...

La vie est morte à Gaza ; à part les universités et les hôpitaux ; tout est fermé à Gaza ; personne ne se rend au travail ; les rues sont presque vides.S’ajoute à tout cela les attaques et les bombardements israéliens qui font des morts et des blessés.

Si cette situation va continuer, le pire attend les citoyens de Gaza déjà enfermés et encerclés dans leur prison ; des malades vont mourir et des dégâts très graves dans le domaine de la santé et de l’environnement.

Un appel avant tout à la conscience internationale : sauvez Gaza ; sauvez les habitants de Gaza ; sauvez les malades de Gaza ; sauvez les enfants de Gaza ; sauvez l’espoir de Gazaouis.

Devant cette catastrophe humaine et devant la complicité de beaucoup de pays, voire le silence international, il ne reste à Gaza que deux choses essentielles : la patience et les espérances.

Amitiés de Gaza la résistanteZiad Medoukh,
professeur à l'université de Gaza
ziadmedoukh@hotmail.com

1.500.000 âmes...

21 janvier 2008…10h 32min, heure de Paris…

Gaza privée de toutes les premières nécessités de la vie de 1.500.000 âmes…

Gaza coupée du monde, survivant dans la complète obscurité et sous l’emprise des missiles intelligents de la barbarie…

Voilà ce que ce qu’offrent aux gazaouis, en ce moment, le silence des dirigeants arabes et les complicités des dirigeants occidentaux…



Mercredi 23 janvier 2008, Ehud BARAK sera en visite à Paris

Offrons-lui en retour l’indignation de la France de l’Humanisme, des Droits de l’Homme et de la Résistance

Mercredi prochain, crions haut et fort un passage de Bakounine :
« L'oppression d'un peuple ou même d'un simple individu est l'oppression de tous… »



21 janvier 2008
Raymond RICHA

Les marxistes américains à l'oeuvre...

Le développement de la conscience politique des classes ouvrières à travers le monde : une nécessité historique...

samedi 19 janvier 2008

GAZA, MARTYRISEE...





Gaza, face au silence inouï des dirigeants arabes et à l’immobilisme des dirigeants occidentaux, imposés par BUSH

Gaza dorénavant complètement coupée du monde par un blocus renforcé, médical, alimentaire, énergétique et sanitaire, martyrisée par la barbarie des forces d’occupation israélienne, blocus et barbarie ordonnés par BUSH

Gaza est prête à témoigner du plus horrible massacre que connaîtra le XXI siècle

Gaza est prête à témoigner de l’extermination de sa population ordonnée par BUSH et exécutée par OLMERT et BARAK

AGISSONS POUR L’ARRET IMMEDIAT DE L’AGRESSION, LE RETRAIT IMMEDIAT DES FORCES D’OCCUPATION ISRAELIENNE ET POUR LA LEVEE IMMEDIATE DU BLOCUS

PARTOUT DANS LE MONDE, ORGANISONS LA RIPOSTE ET AGISSONS AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD



19 janvier 2008, 18h10min, heure de Paris

"Juillet 2006" de GAZA...



OLMERT et BARAK recourent à un châtiment collectif et ne distinguent pas entre cibles militaires et civiles…
Ils sont responsables d’actes aussi lâches et sont coupables de graves crimes de guerre ; ils doivent être poursuivis et sanctionnés pour le massacre de 40 palestiniens durant seulement une semaine…

Voilà dans quels termes le rapporteur spécial de l’O.N.U. pour les droits de l’Homme, John Dugard, a qualifié l’offensive israélienne sur Gaza qui se poursuit en ce moment…


Toutes les consciences devront agir vite pour l’arrêt immédiat de ces massacres et pour la condamnation d’OLMERT et de BARAK

Toutes les manifestations dans le cadre du Forum Social en cours devront adopter une action commune en solidarité avec le Peuple Palestinien

La France de Jean Jaurès, Jean Moulin et Lucie Aubrac devra, toute entière, manifester sa solidarité envers GAZA lors de la prochaine visite d’Ehud Barak, prévue mercredi 23 janvier 2008


19 janvier 2008
Raymond RICHA

Que sa volonté soit faite…ou le petit battement d’ailes



Bush, de par tous ses actes ayant fait échouer toutes les initiatives d’entente nationale qui s’étaient succédées depuis août 2006, est bien déterminé à aller jusqu’au bout de sa logique : l’élection d’un président de la République issu de ses valets locaux et le maintien au pouvoir de l’exécutif illégitime de Fouad Sinioura, sinon une concentration de tous les pouvoirs entre les mains de ce dernier, l’occupation de la chaise présidentielle restant incertaine, voire interdite.

Il n’y a que notre naïveté qui nous pousse à croire que Bush souhaite réellement un président pourvu de tous les pouvoirs présidentiels lui permettant de préserver concrètement notre souveraineté et de peser avec détermination en faveur d’un vrai changement, soutenu par un gouvernement d’unité nationale œuvrant pour la Justice Sociale et pour une réelle stratégie de défense nationale, digne d’un pays qui se respecte.

Ainsi, autour de cette forte volonté de son excellence le Président Bush, gravitent et graviteront encore des manœuvres, tantôt faisant croire à une réelle volonté de sortir de la crise, tantôt profitant des violences qui éclatent ici et là chaque fois qu’une lueur d’espoir pointe à l’horizon bien que chargé, tantôt semant discorde et haine confessionnelle ou brandissant la menace d’une nouvelle guerre civile.

Ne me demandez pas quelle devrait être l’issue, si ce n’est qu’il suffirait du battement d’ailes de papillon pour déclencher un tsunami balayant sur notre sol les différentes tentatives de liquider définitivement la souveraineté de notre pays et de soumettre son économie au bon vouloir des grandes puissances du Capital, renforcé par son ultime et dernier souffle de survie : son inhumaine logique mondialiste, ainsi qu’au bon vouloir des grands seigneurs du pétrodollar…

Quant à ce tout petit battement d’ailes, il pourrait trouver son catalyseur dans le pain quotidien ou dans la lumière ou dans les moyens pour se chauffer ou de surcroît dans le pouvoir d’achat, qui tous commencent à faire défaut dans nos foyers, tout ceci badigeonné d’une couche de violations israéliennes permanentes de nos espaces et d’insécurité bien planifiée et exécutée par la terreur guettant le moindre mouvement unitaire de notre peuple…



19 Janvier 2008
Raymond RICHA

Nième violation de la souveraineté du Liban...



18 Janvier 2008
Le Sud du Liban

Des soldats de l’Armée Israélienne ont procédé à la destruction de la clôture frontalière au niveau du fleuve Al Wazzani et se sont infiltrés sur notre sol, à une centaine de mètres des frontières.

Cela ne leur suffisait pas ; ils kidnappèrent le citoyen Zaal Mouhammad Zaal, après avoir tiré sur lui.

Côté israélien, une ambulance a été aperçue se rapprocher des lieux sans que l’on puisse savoir si Zaal était blessé…


Simultanément, Bush se vante de son soutien à notre souveraineté…
Et les occidentaux, particulièrement le grand démagogue sur sa « politique de la civilisation », restent sourds et muets…



18 janvier 2008
Raymond RICHA

jeudi 17 janvier 2008

Fidèlement, sur les pas de G.W.B....

La diplomatie française menace de recourir à l’O.N.U. si l’initiative arabe au Liban échoue

A-t-elle oublié que l’échec de cette initiative, comme d’autres qui l’ont précédée, est inscrite en priorité dans le programme d’action de l’alliance Geagea – Joumblatt – Hariri ?

Cette alliance, dépourvue du soutien de soixante quinze pour cent du peuple, n’a plus aucun espoir d’atteindre ses objectifs que par une ingérence accrue de l’Occident et de son O.N.U. complètement soumis à BUSH. C’est sa dernière chance de survie.

Non seulement cette diplomatie converge avec les visées de cette alliance, pire, elle est fidèlement sur les pas de son maître BUSH

Aucune force dans le monde ne pourra faire plier l’Opposition. Désormais, sa victoire est au grand rendez-vous avec le peuple

17 janvier 2008
Raymond RICHA

mercredi 16 janvier 2008

QUI ?

L’ambassade des États-Unis à Beyrouth condamne l’attentat de Dora…et c’est tout à fait de son droit.

Dans la foulée et en terme de conclusion, elle s’est pressée de déclarer que notre peuple mérite de vivre en paix et en sécurité dans un Liban souverain et uni et que de tels actes n’affaibliront pas la contribution internationale qui œuvre pour la consolidation de la souveraineté de notre pays et de sa démocratie.


Mais alors qui, durant trente trois jours du mois de juillet 2006, avait soutenu l’agression israélienne jusqu’à établir des ponts de ravitaillement de l’agresseur en armes destructives ?
Qui était, pendant cette agression, farouchement opposé à l’arrêt immédiat des combats ?

D’un côté, l’Histoire témoigne du soutien américain, permanent et sans réserve de l’agresseur israélien, en ce mois de Juillet 2006, et de l’autre l’ambassade nous rabâche en permanence l’attachement de son patron à la souveraineté du Liban.



Qui avait fourni à l’armée israélienne les plus sophistiqués des missiles dits « intelligents », sachant que l’un d’eux, à Qana et en quelques secondes d’une nuit de juillet 2006, avait fauché des vies innocentes, jusqu’à déchiqueter les corps et briser les os de nos enfants ?

D’un côté, l’Histoire témoigne de ce massacre perpétré par l’aviation israélienne munie de la plus haute technologie offerte par BUSH, et de l’autre l’ambassade se masturbe intellectuellement en répétant l’attachement de son patron à la paix et à la sécurité de notre peuple.



Qui, depuis août 2006 jusqu’à nos jours, avait torpillé et torpille sans cesse toutes les initiatives pour l’entente et l’unité au Pays des Cèdres ?

D’un côté, l’Histoire témoigne de cette farouche volonté de BUSH à vouloir nous arracher le droit de vivre librement et dans l’unité, et de l’autre l’ambassade se déchaîne à vouloir nous faire croire que l’instance internationale, malheureusement complètement manipulée par son patron, œuvre pour la démocratie dans notre pays.



Nous saluons tout de même la seule sagesse qu’avait manifestée son excellence l’ambassadeur pendant toute la période de son mandat au Liban : sa décision d’annuler une réception qui était prévue pour son départ.

En hommage aux Martyrs de la Résistance et à tous les innocents tombés, nous lui souhaitons un grand courage à chaque instant de sa vie où il sera seul, tout seul, coupé du monde, face à sa conscience…


16 janvier 2008
Raymond RICHA

mardi 15 janvier 2008

TERRORISME AU SECOURS D'UN CRIMINEL DE GUERRE...

A l'heure où l'initiative arabe tente de faire aboutir une solution à la crise, la terreur frappe Beyrouth à nouveau...en espérant que le criminel de guerre que l'humanité n'a jamais eu depuis Hitler puisse enfin, prétexte à l'appui, transformer notre pays en une marre de sang, comme il le fait en Iraq...
Ses crimes en Iraq se soldent à plus de 250.000 civils tués...
Le terrorisme, en frappant à nouveau, lui donne sa dernière chance d'étendre son chaos constructif et ses crimes sur notre sol

Conseil de Goebbels à G.W.BUSH

Attention Danger
Les propos mensongers de G.W.BUSH au sujet de l’Iran…

Il tient aujourd’hui les mêmes propos qu’il avait tenus hier contre l’Iraq, avant l’occupation de ce pays, préparant ainsi l’opinion publique américaine et internationale…

"Répétez un mensonge assez fort et assez longtemps et les gens le croiront" (Goebbels, ministre de la propagande d'Hitler)

lundi 14 janvier 2008

JEU DE POKER...

Le trio pro-américain Geagea-Joumblatt-Hariri refuse d’emblée le dialogue.
Que dire alors de leur sérieux et de leur volonté d’aller plus loin dans la recherche d’une solution finale à la crise ?

En réalité, les forces pro-américaines, à leur jeu de poker auquel nous sommes déjà bien habitués, misent sur une probabilité d’un retournement syrien en vue de briser un des quatre anneaux fondamentaux de notre opposition, à savoir le Général Michel Aoun.

Pour eux, aucune avancée vers leur « victoire », nous entendons par là celle du duo Bush-Olmert, n’est possible sans une éviction du Général.

Les deux « fautes » que notre Général a commises et qui jusqu’à aujourd’hui le mettent sur la ligne de mire des pro-américains est son attitude ferme de solidarité avec la Résistance Libanaise durant les mois de juillet – Août 2006 et son refus catégorique de l’intégration des réfugiés palestiniens, nous entendons par là, de l’abandon du droit au retour des réfugiés en Palestine.

Bush l’a décrété : L’éviction du Général Michel Aoun de la scène politique libanaise, voire même sa disparition, est le premier pas vers l’affaiblissement de cette chaîne à quatre anneaux, cet affaiblissement étant à son tour la condition préalable à la liquidation de l’esprit et de l’acte résistants libanais…

Par conséquent, tout s’explique : l’actuelle initiative arabe, comme celles qui l’avaient précédée, est prématurée et devra, à leurs yeux, capoter…


14 Janvier 2008
RICHA Raymond

dimanche 13 janvier 2008

Solidarité







D’Atlanta, Zurich et Bombay, en passant par Rome, Bruxelles et Paris
De Sao Paulo, Rio de Janeiro et Seoul, en passant par Vienne, Bucarest et Montréal,
De Bogota, Kinshasa et Helsinki, en passant par Jakarta, Caracas, Mexico et Islamabad
De Manille, Lisbonne, Madrid et Moscou, en passant par Bangkok, la Sibérie, Kaboul et Ouzbékistan…
…………………………………………………………..

Le Forum Social Mondial – 2008

A déclaré Samedi 26 Janvier 2008, journée de solidarité internationale envers les Résistances Palestinienne, Irakienne et Libanaise

De Beyrouth, à 10h00, heure locale, le Forum animera la flamme de la Résistance et de la Liberté : coup d’envoi de boycotts, des marches et manifestations de solidarité dans plus de cent cinquante pays, quatre mille villes, avec la participation de plus de cent mille organisations et partis politiques

Ce jour là, à 12h00, heure de Beyrouth, les cloches et Muezzines du Liban devront résonner

Ce jour là, au crépuscule, les bougies devront s’allumer aux baies de toutes les fenêtres, du Sud au Nord, d’Est en Ouest



End the NAKBA! Stop the War! - Stand with the Palestinian Struggle Against Israeli Expulsion and Apartheid!

Action Start Time:
2008, January 26 - 12:00am

On January 26 2008, people all over the world unite against neo-liberalism, war, colonialism and racism. We endorse the Global Call for action promoted by the World Social Forum and call upon all people of conscience to stand in solidarity with the Palestinian, Iraqi, Iranian, Lebanese, Syrian and Afghani people who daily face occupation and military threats. We urge you to join us on this day to oppose the ongoing Israeli crimes, which began 60 years ago and are still the cornerstone of the wars and occupations in the Middle East.
Let us Act Together For Another World! Let us demand self-determination and justice for the entire region and return for the Palestinian refugees.
The Palestinian struggle is a call for national liberation and for global justice. The Nakba (Arabic for “catastrophe”) is the result of the Western powers deciding upon the establishment of Israel, loyal outpost of their colonial interests in the region. Between 1948 and 1951, some 530 Palestinian villages were completely razed and 85% of our people have been expelled from 78% of our land to make space for the creation of a Zionist state with a Jewish majority. The continuous support and acquiescence of the international community make it possible for Israeli occupation and apartheid and the gradual expulsion of our people to continue.
We call for people around the world to organize actions in support of the growing movement for boycott, divestment and sanctions against Israel.
We demand an end to the Nakba in Palestine!
• Let the 6 million Palestinian refugees return to their homes and villages, from where they were expelled!• End Israeli apartheid and displacement of the Palestinian citizens of Israel!• End the Israeli occupation of the West Bank and Gaza and the ghettoization of the Palestinian people behind the Apartheid Wall!• End the siege on Gaza and free the over 10 000 Palestinian prisoners!
We demand an end to war against the people in the Middle East!
• End the Occupation of Iraq and Afghanistan!• End the threats and sanctions against Iran!• End the Israeli occupation of the Syrian Golan Heights!• End the threats and attacks against Lebanon!• Shut down the Israeli nuclear threat!
The National Committee for the Commemoration of the NakbaPalestinian grassroots Anti-Apartheid Wall Campaign

Ingérence, sinon...

Nicolas Sarkozy a annoncé le 30 décembre qu’il interrompait ses contacts avec Damas, faute de voir la Syrie faire pression sur l’opposition libanaise pour faciliter une sortie de crise au Liban…

Traduisez : « Nicolas Sarkozy a annoncé le 30 décembre qu’il interrompait ses contacts avec Damas, faute de voir la Syrie s’ingérer dans les affaires intérieures du Liban… »

vendredi 11 janvier 2008

L’envol d’une colombe


Hommage à tous les enfants tués par les forces d’occupation au Liban et en Palestine

Samir est un jeune prodige. Il dessine tout ce qui tombe sous ses yeux. Et comme la nature vivante ne lui suffit pas, il dessine la nature morte. Il lui arrive de poser des objets devant lui et les dessine. Il les pose différemment, les éclaire autrement et les redessine. Il dit qu’en disposant les objets de façons différentes et qu’en modifiant leur éclairage, ils changent de couleurs et de formes. Ce ne sont plus les mêmes. Il dit que lui, avec un crayon noir et un papier blanc il doit traduire toutes les lumières et toutes les formes. Il dit qu’il doit rendre le réel accessible à tous, sous tous les angles. Il dit qu’il y a les apparences, ce qui est visible, que lui, il doit faire apparaître ce qui n’est pas à priori visible. Il dit que tout le monde ne voit pas la même chose dans un même objet, que lui, il voit tout ce que chacun est capable de voir.
Avec le lycée fermé en raison du couvre-feu décrété par les forces d’occupation, il a tout son temps. En une semaine, le couvre-feu n’est levé que pour quelques heures. Cela dure depuis plus de trois mois.
Les habitants de Naplouse résistent. Ils y parviennent grâce aux nombreuses solidarités qu’ils ont su construire entre eux.
Entre individus, entre familles, entre quartiers, entre professions, entre enfants, entre adultes, entre femmes, entre hommes ... Des solidarités, petites ou grandes, occasionnelles ou durables, insignifiantes ou profondes, des solidarités qui, mises bout à bout, forment un solide réseau qu’aucune armée au monde, quelle que soit sa puissance ne peut briser.
Dans les rues, l’occupant passe et repasse avec ses blindés à chenilles, défonce tout sur son passage, démolit des maisons, tire sur les fenêtres ouvertes, sur les balcons, sur les toits. Il tire sur tout ce qui bouge sur son passage. Mais les solidarités lui échappent. Elles lui sont invisibles. Elles échappent à ses lunettes à infra-rouge. Elles sont plus puissantes que ses armes les plus sophistiquées. Doucement, elles l’encerclent, elles l’étouffent. Un jour, sans aucun doute, elles auront raison de lui.
Samir n’a besoin pour dessiner que de papiers et d’un crayon à mine. Il n’en a jamais manqués. Il a des cartons pleins de papier perforé pour imprimante à l’usage des utilisateurs de l’informatique. Il dessine au verso. Il lui arrive de déborder de ce cadre classique et dessine sur les murs de sa chambre, du salon, de la cuisine. Partout dans la maison, il y a des dessins de lui. De toute sorte, des portraits, des paysages, des natures mortes. Des visages connues de la famille, son père, sa mère, les grands parents, des cousins, des amis, des voisins ... mais aussi des visages plus connues, Picasso, Dali, Einstein, Darwish... On y trouve même les portraits de Lénine et de Marx. Ces deux-là, il se souvient, c’est à l’occasion d’un anniversaire de son père, membre actif du Parti du peuple palestinien (ex-communiste). Militant hautement estimé de toute la ville et au-delà. Reconnu pour son investissement, son honnêteté, son dévouement, son abnégation, son action constante en faveur des plus démunis, des plus pauvres, des chômeurs. Un authentique artisan des solidarités qui font la force de tous.
Très vite, Nazem a compris l’importance de la solidarité. Le rôle essentiel qu’elle peut jouer dans le rassemblement des victimes de l’occupation, c’est-à-dire de l’immense majorité de la population. Il a aussi compris toute sa portée politique. L’occupation crée des besoins auquel il faut absolument répondre. Ces besoins sont d’ordre matériel mais aussi économique, social, culturel et politique.
Nazem milite pour que l’organisation du parti puisse répondre à toutes ces attentes. Il s’emporte au moindre manquement, à la moindre défaillance, au plus petit recul, à la plus faible hésitation, au plus petit retard. Il dit que le peuple palestinien doit pouvoir compter sur lui-même. Tout ce qui peut venir de l’extérieur est un plus. Il n’a aucun mal à se faire comprendre des gens quand il critique les régimes arabes réactionnaires, la corruption de l’Autorité nationale, son absence de stratégie et de perspective politique, les intégristes de tout bord. Les gens le comprennent quand il leur explique que tout ceci profite à l’occupant.
Son épouse vit dans une angoisse permanente. Elle a constamment peur pour lui. « Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour avoir un mari et un fils pareils ? » ne cesse-t-elle de répéter. « Un militant qui veut libérer la Palestine et construire une société nouvelle. Un enfant qui veut réinventer le monde par ses dessins. Au fond, ils se ressemblent beaucoup.
Que Dieu les garde ! ».
Ce matin-là, et malgré le couvre-feu, Nazem sort en prévenant : « Je rentre tard ce soir, ne m’attendez pas ».
Sa femme proteste mais il est déjà dehors. Samir s’empresse de le rattraper pour lui crier : « mon crayon est bientôt tout usé ! ».
Sans se retourner le père lui répond : « T’inquiète pas l’artiste. T’auras un tout neuf ce soir » avant de disparaître furtivement derrière la grille d’entrée.
Samir retourne à la cuisine, rejoindre sa mère. Il la prend dans ses bras et l’embrasse plusieurs fois au cou.
« Tu me chatouilles » lui dit-elle.
« Je t’aime » lui répond-il discrètement à l’oreille.
Il la laisse avec ses casseroles et sa vaisselle et va s’installer au salon. Il sort une liasse de papiers, saisit son crayon usé et esquisse les premiers traits d’un dessin que lui seul voit la fin.
Samir ne se sert pas de gomme. C’est un grand consommateur de papiers. Dès qu’il n’est plus satisfait de son travail, il jette la feuille, reprend une vierge et recommence. Un dessin peut nécessiter des dizaines de feuilles. Il reprend dix, vingt, cent fois le même trait, la même courbe, le même ombrage ou éclairage. Il recommence et recommence encore.
Inlassablement. C’est un travailleur acharné. Il sait que c’est à ce prix qu’il parviendra à maîtriser parfaitement sa main. A le lui faire dessiner les formes précises qu’il veut. Sur ce point, il est en plein accord avec son père quand ce dernier dit que seul le travail est source de progrès et de richesse.
Sa mère le rejoint au salon. « Que dessines-tu ? ».
Il la regarde et éclate de rire. « Tu sais que je n’aime pas qu’on me pose cette question. Il m’arrive de laisser simplement courir la main. » Il retourne à sa feuille. Elle s’approche et jette un regard de derrière son dos. Elle hoche la tête. « Encore une colombe ! »
Il ne répond pas. Il continue son dessin. Le trait est ferme. Les courbes épousent l’oiseau. A des endroits, elles sont fines, à d’autres larges. Elles sont tendres et fragiles. L’innocence est là. Les ailes sont courtes et larges. Elles enveloppent et protègent la vie. Le bec droit. L’œil vif. Curieux de tout ce qui bouge autour. Avide de connaissance. Samir ajoute des traits qui accentuent chaque détail, chaque caractère du dessin.
De temps à autre, il s’arrête, prend du recul, fixe l’œuvre comme pour mémoriser le travail.
Il ferme les yeux.
Il va chercher chaque détail au fond de lui-même. Sa colombe, il la voit voler, poser sur une branche, sautiller par terre, enfermée dans une cage. Il la voit liberté. Il la voit prison. Il la voit vivante. Il la voit blessée. Il la voit debout. Il la voit couchée, morte.
Il ouvre les yeux.
Son dessin s’étale devant lui. Inachevé. C’est encore très loin de sa vision. Alors la main s’agite, ajuste quelques traits, en rajoute d’autres, affine des courbes, arrondit des angles, en supprime d’autres. L’œuvre s’enrichit.
Samir jette la feuille à la poubelle. Sa mère la reprend immédiatement. Contemple l’oiseau. « C’est pourtant beau ! très beau ! »
« C’est loin d’être fini. Il faut qu’elle soit le plus simple possible. Dénuée de tout superflu. Facile à comprendre. Il faut qu’elle donne envie de la toucher, de la caresser. Il faut qu’elle soit invulnérable. Qu’elle inspire la confiance, la liberté, la paix ... »
Samir ne réalise pas qu’il crie.
Sa mère se rapproche de nouveau de lui. Elle lui prend la tête pour le consoler. Il a les joues humides. Il a les larmes aux yeux.
« Mais tu pleures ! Il ne faut pas mon amour. Il ne faut pas te mettre dans cet état. Elle est parfaite ta colombe. Ton dessin est plus vrai que nature. »
Il se lève brutalement. « Non, ce n’est pas fini. C’est loin d’être fini. Je ne serai jamais prêt. »
Sa mère ne comprend pas. « Mais tu as tout ton temps. Tu es encore jeune. » lui dit-elle.
« Non, le temps presse. Il faut que je travaille encore beaucoup. Il y a encore des gestes que je ne maîtrise pas. Non, il ne me reste plus beaucoup de temps. Et puis j’étouffe dans cette maison. J’ai besoin de sortir, de prendre l’air, de voir du monde, de courir, de crier, de me perdre dans la foule ... »
Il va à la cuisine.
A présent, c’est elle qui pleure.
Dehors, une colonne de blindés de l’armée d’occupation passe. Comme des monstres, ils dévastent tout sur leur passage. Ils défoncent les trottoirs. Les murs tremblent. L’odeur du mazout infeste l’atmosphère.
Quelqu’un frappe à la porte. C’est Bouthaïna et sa petite fille Hanane. « Je peux rester chez toi, Oum-Samir ? J’ai peur. »
« Mais bien sûr. Viens ma fille. »
Hanane n’a pas encore six mois. Bouthaïna l’allaite encore. Des coups de feu éclatent. Un tir nourri s’abat sur la façade de l’immeuble. Des vitres éclatent. Des balles pénètrent dans le salon. Le plafond, les murs sont troués.
Vite, les deux femmes s’allongent sur le sol. Bouthaïna couvre son bébé de tout son corps. L’enfant pleure. Oum-Samir fait signe à sa jeune voisine d’aller sous la table. Les deux femmes rampent difficilement jusque-là. Les tirs continuent, encore plus nourris. D’autres éclats de vitre.
« Et Samir ? » demande Bouthaïna.
« Samir, Samir .... » crie la mère. Pas de réponse. Elle sort de dessous la table et se précipite vers la cuisine. La fenêtres est grande ouverte, les vitres sont cassées. Samir est debout, le dos courbé, la tête penchée sur l’évier. Le sol est jonché d’éclats de verre.
« Ne reste pas là, c’est dangereux »
Samir ne bouge pas.
Elle s’avance jusqu’à lui.
L’évier est plein de sang et la tête de Samir beigne dedans. La mère pousse un hurlement d’horreur. Elle empoigne son fils et le sort de la cuisine. Elle traîne le corps au salon et l’allonge sur le canapé. Elle a les mains toutes ensanglantées. Elle se frappe le visage et continue à hurler. Elle est debout au milieu de la salle et appelle son mari. « Nazem, Nazem, Nazem ... »
Bouthaïna est prise de terreur. Elle reste terrée avec sa fille sous la table. Sa tête et son cœur explosent. Son estomac et ses intestins se tordent.
Les tirs n’ont pas cessé. Ils redoublent d’intensité. La mère sort sur le balcon, lève les mains entachées du sang de son fils vers le ciel et crie de toute ses forces.
« Vous avez tué mon fils »
« Assassins, assassins, assassins ... »
Une rafale crible de nouveau la façade de l’immeuble. De sous la table, Bouthaïna aperçoit Oum-Samir s’écrouler sur le balcon. Elle est prise de quelques soubresauts, puis plus rien. Le corps s’immobilise.
Hanane pleure toujours.
Bouthaïna, les yeux grands ouverts, le regard hébété, la tête vide, déboutonne machinalement sa chemise, sort le sein et allaite son bébé.
Soudain plus rien. Les tirs s’arrêtent. Les blindés se retirent, s’éloignent ...
Le couvre-feu retrouve ses droits. Le silence presque total.
De dessous la table sur laquelle traîne le dessin inachevé de la colombe, entre les deux corps inertes, monte une berceuse…

Extrait de :
« Quand on a peur, on perd la vue » de Al Faraby
Pour commander l’ouvrage sur Internet : FNAC

Résistance...


L'aviation des forces américaines d'occupation lance une vaste offensive au sud de Bagdad…

L’occupation américaine, sous le feu de la Résistance, commence à perdre son sang froid…

Le début de la fin,......Comme au Vietnam.



GLOIRE A LA RESISTANCE IRAKIENNE

mardi 8 janvier 2008

NOUS, PEUPLE DU LIBAN...


10+10+10; 14+11+5; 16+9+5…


Nous, Peuple du Liban,

1-Ayant témoigné durant tous les mois de juillet et août 2006, à la fois de la barbarie sioniste et de la collaboration de quelques uns avec l'ennemi espérant ainsi la liquidation de notre Résistance, nous nous opposons à tout retour de ces collaborateurs dans le futur exécutif, quelle que soit la magique formule que génèrera la proposition de la Ligue Arabe.

Quelle que soit la combinaison sur laquelle se basera la formation du futur gouvernement, 10+10+10; 14+11+5; 16+9+5 ou autre de ce type, aucun des chiffres ou nombres qui en découlera ne devra être attribué à ces collaborateurs bien connus de tous.

Il n'y aura pas de la place au sein de l'Unité Nationale à ceux qui, par leur collaboration avec l'ennemi, avaient œuvré pour la liquidation de notre Résistance, pendant que cet ennemi perpétrait des massacres sur notre sol.

Comme si De Gaulle appelait à l'unité nationale avec les pétainistes en vue de la reconstruction de la France d'après guerre!!!!

2-Le futur gouvernement devra clairement nous proposer son programme d'action portant à la fois sur la nouvelle stratégie de défense nationale, la réforme politique, le devenir des camps des réfugiés palestiniens, l'économie et le social, l'environnement et le patrimoine.

Dans le volet de la stratégie de défense, il s'engagera pour la protection de notre Résistance et pour une étroite collaboration de celle-ci avec notre Armée. Il s'engagera pour une nouvelle logique d'investissement sur les moyens matériels de défense permettant une efficace dissuasion.

Dans le volet économique et social, il s'engagera à répondre immédiatement aux urgences que maintes fois nous avons fortement exprimées.
Il initiera une nouvelle logique économique avant tout basée sur la Justice Sociale.

Dans le volet palestinien, il s'engagera à mettre un terme aux tentatives de liquidation du Droit au retour de nos frères et sœurs en Palestine; il œuvrera pour une politique économique, sociale, éducative et sanitaire dans les camps, avec un seul souci : le respect du Droit des femmes, des hommes et des enfants à vivre dans la dignité humaine.

Dans le volet de l'environnement et du Patrimoine National, il s'engagera dans une véritable politique de protection et de mise en valeur, mettant un terme définitif à la spéculation immobilière et à l'urbanisation anarchique.



Sans ce programme, toute combinaison mathématique par laquelle le futur gouvernement sera formé, toute entente, toute unité, tout rapprochement entre l'opposition et la majorité, ne pourront nous débarrasser définitivement du cycle infernal de la violence, de l'intolérance et de la misère.

Nous, Peuple du Liban, nous ne vous supplierons plus de faire; nous l'exigerons, par notre persévérance à résister...

dimanche 6 janvier 2008

A nos lecteurs arabophones

Beyrouth, 26 janvier 2008 :
Résistance contre la domination américaine et le sionisme
sur

un petit battement d’ailes de papillon provoquera le tsunami résistant

« Bienvenue à son Excellence » ; ce sont là les quatre mots que prononceront les responsables des pays arabes qui accueilleront G.W. BUSH.

Ils ont déjà donné l’ordre d’étaler le grand tapis rouge sous lequel notre grande cause qu’est la Palestine et les aspirations au vrai changement du peuple du Pays des Cèdres seront bien cachées, prêtes à être encore une fois piétinées.

Bravo, grand bravo à ces chefs infiniment pliés pour embrasser les pieds du Grand Empereur des temps modernes : sauveur de leur ordre établi et de leur prétendue démocratie.

Que vont-ils encore lui céder en remerciement à son soutien ?

Pour ce qui concerne le Liban, ils devront s’appliquer à œuvrer pour le maintien au pouvoir de son préféré Sinioura et pour interdire le vrai changement tant souhaité par le peuple.

Quant à la Palestine, elle a eu déjà son premier cadeau de Noël et de Nouvel An ; l’avez-vous deviné ? Il s’agit du premier bilan de leur Annapolis : cent cinquante martyrs parmi les résistants, plus de quatre cent tués et plus de deux cent nouveaux détenus…et la liste est loin d’être exhaustive. Ils peuvent donc s’en réjouir pour leur première obligation de résultats.

Leur Grand Sauveur sera bientôt parmi eux…Ils pourront lui lécher les pieds jusqu’à baver…Mais ceci, pas pour longtemps, car le cours de l’Histoire des luttes est autrement et, comme l’affirme justement la Grande Théorie du Chaos, en Mathématiques, un petit battement d’ailes de papillon provoquera le tsunami résistant qui balaiera leurs trônes.


6 janvier 2008
Raymond RICHA




samedi 5 janvier 2008

Gouvernement d'Union Nationale, oui mais pour faire quoi ?


L’après Sinioura a sonné…Mais alors que faire après ?


Certes, la chute de cet homme et de son gouvernement est un préalable à tout changement ; mais aussi ce changement ne pourra se faire qu’au travers un gouvernement d’union nationale, solidement appuyé par notre futur Président de la République, et s’engageant sur un programme clair, précis, muni d’un échéancier, comportant les neuf principales actions, à savoir :

1- La préparation et l’adoption de deux lois, l’une électorale permettant une vraie représentativité populaire au Parlement et l’autre portant sur l’abolition définitive du confessionnalisme politique et de ses prolongements dans tous les secteurs d’activité de l’Etat

2- Initier une vraie politique de défense nationale, car sans elle il est absurde de reconstruire et d’effacer les traces d’une agression alors que notre espace, dans ses trois dimensions terrestre, céleste et maritime, risque à tout instant d’être à nouveau violé et détruit.

Une nouvelle force, cette fois-ci de dissuasion, devra être immédiatement initiée et renforcée : elle pourra se faire par l’acquisition de moyens militaires matériellement fiables et efficaces (mettant ainsi un terme à cette politique réitérée d’investissement sur des matériels de défense obsolètes et inefficaces), accompagnée d’un programme de formation technologique et d’ouverture de nos universités et instituts technologiques pour nos soldats et par l’étroite collaboration entre notre Armée et notre Résistance

3- Engager une action immédiate et efficace auprès de l’O.N.U., des instances juridiques, humanitaires internationales et de solidarité des peuples, avec le soutien de tous les pays amis, en vue de la libération du moindre mètre carré de nos dix mille, de la libération de nos prisonniers détenus dans les geôles israéliennes, de la traduction en justice de tous les hauts responsables israéliens, criminels de guerre ayant agi durant les trente trois jours de guerre en 2006 et de l’indemnisation par l’Etat d’Israël de toutes les pertes causées par cette agression

4- Œuvrer pour le retour à leurs foyers de toutes les familles déplacées ou réfugiées depuis la dernière guerre civile, ainsi que pour la libération de tous les prisonniers détenus tant à l’intérieur qu’en Syrie

5- Redonner à notre Justice son indépendance afin qu’elle puisse efficacement faire aboutir dans les plus brefs délais les dossiers de tous les assassinats, sans aucune exception

6- Renforcer la solidarité envers nos frères de combat et résistants palestiniens, pour leur légitime retour en Palestine et la libération des territoires occupés

7- Initier une politique efficace de sécurité intérieure dans l’unique souci d’épargner nos citoyens de toute action terroriste ; la logique de prévention contre cette action, avec une forte adhésion populaire et celle des différentes structures, tant libanaises que palestiniennes, devra être immédiatement mise en œuvre ; les médias devront être mis à contribution

8- Engager dans l’immédiat une réforme économique et sociale mettant le citoyen et la famille au centre de ses préoccupations.

Cette réforme devra encourager l’implantation des activités dans les secteurs des nouvelles technologies et de l’environnement ; elle devra préserver et soutenir notre agriculture, protéger et renforcer le service public, encourager le plein emploi et le protéger, renforcer le pouvoir d’achat des ouvriers et employés.

La protection des droits syndicaux et de la liberté d’expression devra être un souci permanent de l’Etat.

La solidarité envers nos chômeurs, nos retraités, nos personnes âgées, nos jeunes, nos élèves et étudiants devra dépasser les limites de la tradition familiale et devenir un des axes prioritaires du gouvernement.

Cette même réforme ne devra pas ignorer la nécessaire solidarité envers les populations des camps de réfugiés palestiniens, en vue d’éradiquer la misère par l’accès au plein emploi et à la formation des jeunes, de mettre un terme à la logique de spéculation immobilière qui déferle sur Nahr El Bared, de réhabiliter les habitats et les infrastructures sanitaires, de créer ou renforcer les structures de soins, sociales et éducatives, indispensables aux familles et à l’enfance.
Cette solidarité est indispensable à l’éradication définitive de la violence et de la terreur.

La réciprocité devra être la logique opérante dans nos relations économiques avec l’extérieur. La contribution de notre Liban à l’avènement d’un nouvel ordre économique mondial, basé sur la solidarité et l’entraide entre les peuples devra être une action gouvernementale permanente.

Le commerce connu sous le nom de « commerce équitable » devra être encouragé


9- Initier une politique de défense de notre patrimoine et de notre environnement, principales ressources pour toutes les activités s’articulant autour du tourisme.Cette politique devra préserver et intelligemment exploiter nos ressources naturelles telles que l’eau.L’Etat devra immédiatement prendre en charge la préservation et la gestion de nos forêts et de nos cèdres, élaborer un dossier technique, dans ses deux volets architectural et historique, en vue de la protection contre toute spéculation et toute urbanisation anarchique et d’une demande officielle de l’inscription au patrimoine mondial de nos sites remarquables

Ce programme est simultanément un droit reconnu de notre Peuple et une obligation de tout gouvernement.

Tout autre programme ne comportant pas clairement ces neuf principales actions (la liste est loin d’être exhaustive), avec un échéancier en appui, ne sera que stérile et surtout ne pourra nous arracher définitivement de cet infernal cycle de crises, de conflits, d’affrontements et de guerres, qui ne cesse de s’abattre sur notre Pays depuis le 22 Novembre 1943.



5 Janvier 2008
Raymond RICHA