samedi 8 mars 2008

Boycottons le Salon du Livre

Qana, Maman de tous nos enfants tombés
Gaza la Résistante
Vous interpellent :
La plume et l’encre de toutes les consciences, celles des femmes et hommes libres, doivent boycotter le Salon du Livre de Paris


Ce salon est placé sous le signe d’une sympathie envers l’entité sioniste et à l’occasion de la naissance de l’Etat d’Israël.

Cet acte intervient à l’instant où cette entité néo nazie déclare promettre à Gaza l’holocauste ; sans doute elle renouvellera sa promesse pendant cette manifestation, mais cette fois-ci, par sa fine et hypocrite littérature et, en conclusion, elle appellera toutes les littératures à se joindre à elle, tout au moins par leur présence, en signe de solidarité.

Mais aussi, pendant que le sionisme poursuit sa besogne « humaniste » sur le sol de Palestine, des voix intellectuelles s’élèvent tantôt pour convaincre de l’inefficacité du boycott, tantôt pour défendre l’idée d’un combat intellectuel au sein du salon ou encore l’idée de neutralité de la littérature.

A ces voix nous disons :

1- Nous ne cherchons pas à ce que le boycott soit efficace ; nous interrogions le critère d’efficacité sur notre sol et pour chacun de nos actes résistants ;

2- L’idée de combat intellectuel ou de débats contradictoires au sein de ce salon est farfelue du simple fait que ces débats ont perduré pendant plus d’un demi siècle pour que le XXIème témoigne d’un second holocauste ;


3- Durant six jours, deux cent mille visiteurs découvriront une « littérature » sucrée salée qui, par sa finesse, réussit à glisser l’idéologie de l’épuration ethnique entre les phrases et les mots scintillant de beautés littéraires, puis témoigneront de la présence d’autres littératures venant la contredire, pendant qu’elle est, à la fois invitée d’honneur et dans l’action à plus de 5.000 kilomètres de ce lieu ;

4- Si nous admettons la logique qui consiste à côtoyer l’inadmissible et l’intolérable, alors nous devons tolérer la présence dans ce salon d’un stand exposant les « littératures » du Fascisme ou du Nazisme ;

5- « Neutralité » de la littérature ; enfin ce mot prononcé comme si, dans ce monde, la neutralité existe en Littérature ou en Philosophie !!! Pire, admettons l’existence de cette prétendue neutralité ; ne serait-elle pas complice ou du moins responsable de ce qui se trame et qui se fait ?



8 mars 2008
Raymond RICHA






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