samedi 2 février 2008

EN VRAC...


La frontière palestino-égyptienne…un enjeu pour la Résistance


Mahmoud Abbas, qui s’est rendu lui aussi au Caire pour discuter de la situation avec le chef de l’Etat égyptien Hosni Moubarak, rejette la prétention des "putschistes" du Hamas à contrôler la frontière.
Il a dit vouloir en revenir à l’accord de 2005 conclu sous égide américaine confiant la gestion du point de passage de Rafah à sa garde présidentielle sous supervision d’observateurs européens - dispositif gelé par le blocus d’Israël, qui garde un droit de veto sur l’ouverture de ce poste frontière.

"Nous ne retournerons pas à une situation de cage assiégée et aux accords de 2005. Nous exigeons un libre franchissement de la frontière palestino-égyptienne. Nous n’accepterons plus le contrôle du passage par l’occupant, quels que soient les sacrifices à faire", a toutefois averti vendredi Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas.

Ismaïl Haniyeh a tenu Abbas pour responsable d’un éventuel échec des pourparlers du Caire entre Egypte et les frères ennemis palestiniens.
Soulignant que le Hamas avait soumis des idées pour régler la crise, il a dénoncé les conditions inacceptables du président palestinien.

Mahmoud Abbas s’était en effet montré jeudi intransigeant :"Nous n’acceptons aucun nouvel accord. Nous sommes tenus par les accords internationaux tels qu’ils existent. Le Hamas doit mettre fin à son coup d’Etat à Gaza, se soumettre à toutes les obligations internationales."


La frontière palestino-égyptienne devra, non seulement être ouverte à la libre circulation des premières nécessités de la vie, comme les médicaments, les denrées alimentaires, les matériels de soin et les équipements faisant défaut dans les centres de soin et les hôpitaux, mais aussi être le lieu d’extension de réseaux transportant gaz, électricité, télécommunications,…
Par cette frontière devront transiter toutes les compétences techniques, tout le matériel et tous les matériaux de construction, en vue de reconstruire les infrastructures économiques et sanitaires indispensables à briser définitivement la dépendance de Gaza vis-à-vis de l’économie d’Israël





Bush liquide physiquement la ressource humaine de la Résistance Irakienne…et prépare l’opinion publique internationale…


Attentats sanglants sur deux marchés de Bagdad : au moins 64 morts et des dizaines de blessés.
Une femme kamikaze s’est fait exploser vendredi sur le principal marché d’animaux de compagnie du centre de Bagdad faisant au moins 46 morts et des dizaines de blessés. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier à se produire dans la capitale irakienne depuis le renforcement du dispositif américain au cours de l’été dernier.

Cet attentat-suicide a été suivi une vingtaine de minutes plus tard par une seconde explosion également déclenchée par une femme kamikaze sur un autre marché d’animaux de compagnie d’un quartier à majorité chiite du sud-est de la capitale irakienne. Cette déflagration a fait au moins 18 morts et 25 blessés, a dit la police.
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A la fin novembre, l’explosion d’une bombe dissimulée dans une boîte contenant des petits oiseaux avait fait au moins 15 morts et des dizaines de blessés. Cet attentat avait été attribué par l’armée américaine à des militants chiites soutenus par l’Iran.

L’administration de Bush a depuis longtemps saisi l’importance des massacres qu’elle commet sur le sol de l’Iraq : elle ne pourra briser la Résistance Irakienne qu’en liquidant physiquement sa ressource humaine.

Mais aussi elle s’attèle à encourager et à soutenir tous les actes s’inscrivant parfaitement dans cette logique.

Tous les efforts, tous les moyens, le terrorisme inclus, devront œuvrer dans ce sens.
C’est ce qu’apprendra tout citoyen irakien, sunnite, chiite, kurde ou autre, en feuilletant son ouvrage intitulé « le chaos constructif ».

Mais ce même citoyen, s’est-t-il posé la vraie question, celle qui dérange Bush et ses alliés, à savoir : constructif pour qui, pourquoi et comment ?

Bush l’occupant va plus loin. Tout en commettant le maximum de massacres de populations civiles, tout en encourageant le terrorisme par son « laisser faire » ou par sa complicité, il n’hésite pas à attribuer ses massacres à la Résistance et, pendant qu’il y est, à l’Iran.
L’occupant, tout en s’attelant à briser le Résistance Irakienne, désinforme, propage ses mensonges : l’opinion publique internationale devra obligatoirement être prête pour cautionner son éventuelle prochaine guerre dans la région.
2 février 2008
Raymond RICHA

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