lundi 31 décembre 2007

Sayyedi...



Sayyedi...
Ahebbaii...
Mes meilleurs voeux 2008

lueur d'espoir...


Fin Décembre 2007

Khaled Hadadeh, secrétaire général du Parti communiste libanais :


« Le Liban devient de plus en plus pourri et la situation empire de jour en jour

Les membres du gouvernement, sont comme des charognards, des bandits qui fouillent les cadavres pour les dépouiller de leurs biens

Nous avons encore une lueur d’espoir qui se traduirait par une pression populaire et nationale, et qui mènera à la réforme et au changement »

dimanche 30 décembre 2007

Ben Laden s’en prend à notre Sayyed…

Dans un message audio diffusé sur Internet, Ben Laden s'est pris au chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, accusé d'avoir autorisé l'entrée des troupes "croisées" des Nations unies au Liban à l'issue de la guerre de l'été 2006 contre Israël.

"Hassan Nasrallah a dupé le peuple en accueillant les troupes de l'ONU alors qu'il savait qu'elles étaient là pour protéger les juifs et fermer les frontières devant les honnêtes moudjahidine", a-t-il dit.



Sachez une fois pour toute, que nous libanais, toutes confessions religieuses confondues, rejetons vos idées et vos actes terroristes qui, en Iraq, tuent quotidiennement des dizaines d’innocents parmi la population

Nous ne nous reconnaissons pas dans votre action terroriste qui nourrit en permanence le terrorisme d’Etat, quel qu’il soit, en lui offrant le prétexte de frapper et de réprimer

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de votre part quand il s’agit ou s’agira de définir et de mener l’acte résistant nous permettant de libérer le moindre mètre carré de nos dix mille

Vous êtes bien placé pour savoir que vos propos haineux à l’encontre de notre Sayyed convergent parfaitement avec ceux tenus à son encontre par les dirigeants israéliens et le clan Bush
Sûrement vous lui souhaitez, comme eux, le même sort que celui du grand cheikh Yassine assassiné par le terrorisme de d’Etat d’Israël

Vous savez très bien que votre action terroriste frappe les innocents ainsi que les femmes et hommes libres, épris de justice, et vous en êtes fier
Vous savez également que l’impérialisme et ses valets se nourrissent d’elle et trouvent en elle le parfait prétexte pour frapper à leur tour des innocents et liquider physiquement les femmes et hommes résistants, épris de justice, et vous vous félicitez

Mais en vain…car où que nous soyons, au Pakistan et en Iraq, en passant par l’Afghanistan, en Palestine et au Liban, sans oublier le Soudan et le Maghreb, nous serons de plus en plus nombreux à rejeter votre terrorisme et à rejoindre, tous unis, la noble idée de résister à l’Occupation et à l’Oppression

Rassurez-vous, l’idée de résister que nous enseigne notre Sayyed est bien enracinée dans notre sol meurtri ; elle est désormais notre seule voie menant à la libération car elle est simultanément humble, généreuse, pertinente lorsqu’elle prend chair, simple en disant vrai tout haut et fort et forte en visant bien quand il le faut…


30 décembre 2007
Raymond RICHA

Qana meurtrie une seconde fois…















Le massacre de Qana : La justice israélienne vient de déclarer Olmert et son gouvernement innocents, ceci devant l’indifférence des nations et la sourdine des organisations prétendant défendre les droits de l’Homme.

L’Histoire…
Durant la courte période précédant les 29 et 30 juillet 2006, la commune de Qana était sous le feu intensif de l’aviation et des vedettes maritimes israéliennes. Deux cent cinquante bombardements furent enregistrés pendant ce laps de temps, détruisant toutes les infrastructures environnantes, isolant ainsi la commune du reste du pays et rendant impossible tout secours à la population.
Le crime se préparait dans l’indifférence quasi générale des grandes puissances et des organisations humanitaires et de défense des droits de l’Homme.

Dans la nuit de samedi à dimanche des 29 et 30 juillet 2006, plus précisément à 01h00 après minuit, Qana témoigna du massacre de ses enfants.
Nos mamans, croyant être à l’abri des bombes du fait de la proximité d’un immeuble de trois étages par rapport à un lieu de culte, se réfugièrent dans la cave, portant leurs enfants serrés à leurs poitrines.

Le 30 juillet 2006, à 01h, le plus sophistiqué et le plus intelligent des engins de la mort, signé des innocentes mains israéliennes, fierté technologique des américains mise à disposition par Bush et sa Rice, et encore une fois devant l’indifférence des nations civilisées, frappa l’immeuble avec la précision qui lui a été dictée par le pilote.
L’immeuble implosa entièrement en quelques secondes, réduit ainsi en décombres.

Les secours n’avaient pu intervenir qu’à huit heures du matin, sept heures après le massacre. Ils dénombrèrent, parmi les victimes, une quarantaine de corps d’enfants inanimés.

Il a fallu que la fibre optique et les satellites de l’Internet et des médias interviennent presque instantanément pour que l’opinion internationale découvre devant ses quinze ou dix sept pouces d’écran l’horreur du massacre perpétré à Qana et pour que la majorité des nations et l’organisation des droits de l’Homme reconnaissent enfin l’entière responsabilité d’Olmert et de son gouvernement.

Fin décembre 2007, dix sept mois après, la justice israélienne rend son verdict : Olmert innocent.

Fin décembre 2007, le verdict est tombé et « justice » est rendue, devant les bouches cousues des grandes puissances et de leurs organisations humanitaires.


Il ne reste plus que la pierre, les tombes et la mémoire de femmes et d’hommes libres du Pays des Cèdres pour témoigner.



30 décembre 2007
Raymond RICHA

samedi 29 décembre 2007

Au ciel comme sur terre…puis au Sérail…



Vendredi 28 décembre 2007
Sud du Liban

L’aviation israélienne, violant pour la nième fois la résolution 1701, survole les cieux de Hasbayya, Aarkoub, Eklim Al Touffah et les fermes de Chabaa…

Cette violation s’accompagne de mouvements terrestres intensifiés de l’armée d’occupation dans les secteurs de Chabaa et de Ghajar.

Dans Ghajar, l’Occupation procède à la consolidation de ses points de contrôle situés au nord-ouest de la commune, donnant sur le fleuve Wazzani, ainsi qu’à la matérialisation de la partition du territoire communal.

Quant aux responsables de la F.I.N.U.L. présents sur les lieux, ils s’attèlent à finaliser les plans cadastraux et cartes géographiques…

La commune de Ghajar, avec ses 2200 habitants, ainsi coupée en deux : la partie sud avec le quart de sa population et celle du nord avec le reste…

Ces 2200 femmes, hommes et enfants libres, loin de se résigner, réagissent immédiatement en protestant vivement auprès de la F.I.N.U.L. contre ces opérations et promettent de résister à l’Occupation.

Simultanément, quelque part dans Beyrouth, retranché au Sérail, Sanioura, sans le moindre souci de ce qui se passe dans notre Sud, si farouchement attaché à sa 1701 en août 2006, s’attelle à consolider sa dictature par ses multiples violations de la Constitution et ses manœuvres de division…

Car nous sommes un peuple uni et têtu, ayant choisi la voie de la Résistance, nous vaincrons…


29 décembre 2007
Raymond RICHA

Résistance dans toutes se formes...



Hommage à Benazir Bhutto

L’action terroriste frappe les innocents ainsi que les femmes et hommes libres, épris de justice
L’impérialisme et ses valets se nourrissent d’elle et trouvent en elle le parfait prétexte pour frapper à leur tour des innocents et liquider physiquement les femmes et hommes résistants, épris de justice, mais en vain…

Où que nous soyons, au Pakistan et en Iraq en passant par l’Afghanistan, en Palestine et au Liban sans oublier le Soudan et le Maghreb, renoncer au terrorisme et rejoindre la Résistance est la seule voie vers la libération

Quelles que soient nos croyances et nos idéologies, soyons unis sous la seule bannière de la Résistance dans toutes ses formes

Peuples d’Orient, unissez-vous !


29 décembre 2007,
Raymond RICHA

vendredi 28 décembre 2007

Rien qu'une minute de vos pensées...


A vous qui passez les meilleurs moments de fêtes parmi vos proches

A vous qui êtes, autour du feu, au chaud, arrosés de toutes les lumières

A vous qui ornez vos sapins s’apprêtant ainsi à accueillir 2008

Accordez une minute de vos pensées
A Marwan et Samir, ainsi qu’à tous(tes) les détenus(es)
Dans les étroites, glaciales et inhumaines geôles israéliennes

Ils sont privés de tout, humiliés, soumis à la torture quotidienne
pour avoir tout dit haut et fort
Sur ceci :

28 décembre 2007
Raymond RICHA

samedi 22 décembre 2007

joyeuses fêtes...



Joyeuses fêtes à tous nos petits orphelins de père résistant

Joyeuses fêtes à tous nos petits handicapés de guerre

Joyeuses fêtes à toutes nos familles ayant perdu une vie chère à elles pour que vive le Liban

Joyeuses fêtes à toutes nos familles sans toit ni feu pour se réchauffer

Joyeuses fêtes à toutes nos mamans et nos papas en quête de pain pour nourrir nos petits innocents

Joyeuses fêtes à nos planteurs de tabac défiant les engins de la haine et de la mort

Joyeuses fêtes à nos résistants, soldats et civils, veillant sur chaque mètre carré de nos dix mille

Joyeuses fêtes à toutes celles et tous ceux qui par la voix ou la plume résistent

Joyeuses fêtes à nos responsables politiques qui osent dire non en défiant les maîtres de ce monde

Joyeuses fêtes à toutes les femmes et tous les hommes libres, de toutes les races, de toutes les générations, de toutes les nationalités et de toutes les croyances, qui témoignent en solidarité avec notre Résistance



22 décembre 2007
Raymond RICHA

JAMAIS...



Mon Liban,
Une étoile de plus, flanquée sur ce drapeau ?
Jamais,
Plutôt mourir debout que vivre soumis
22 décembre 2007
Raymond RICHA

vendredi 21 décembre 2007

Hier B.A.S.M.....AUJOURD'HUI.....

G.W.BUSH :
HIER B.A.S.M…AUJOURD’HUI…PARFAITE ET ULTIME INGERENCE



19 décembre 2007, 15h43

A Zebqine - Tyr, Mouhammad Hassan Hamaza, 32 ans, est mort sur le coup, suite à l’explosion d’une bombe à sous munitions, ceci pendant qu’il ramassait du bois.

Mouhammad était marié et père de trois enfants.



Un grand merci à David Welsh, le grand superviseur de l’agression israélienne de juillet 2006, durant laquelle les troupes d’occupation fuyant la Résistance, n’hésitèrent pas à larguer plusieurs millions de bombes de ce type.

Et voilà que ce même personnage qui, en ce moment, et par la parfaite ingérence de trois ministères : Affaires Étrangères, Défense et Sécurité Nationale des Etats-Unis, s’acharne cyniquement à vouloir consolider le pouvoir des forces locales pro américaines, sinon, à faire exploser notre Liban en miettes territoriales et confessionnelles, s’affrontant en permanence, ceci étant à ses yeux le premier pas vers la naissance du Grand Moyen Orient, cher à son Maître siégeant à la Maison Blanche.

Condoleezza Rice, David Welsh et Elliot Abrams peuvent multiplier leurs pressions et brandir leur menace…

Leur souhait :

1- Nommer un nouveau Président en évitant toute entente nationale préalable sur un vrai changement dans notre pays

2- Préserver et consolider un pouvoir exécutif d’entière collaboration avec l’ennemi et soumis au dictat américain, peu importe la signature que portera ce pouvoir : Sanioura ou Hariri

Sinon, la Solution Finale : l’explosion de notre Liban

Leur point faible : ils ignorent que nous sommes un peuple têtu.

Je leur suggère alors d’écouter une chanson de Fairouz…



Le 20 décembre 2007
Raymond RICHA

mardi 18 décembre 2007

ANNAPOLIS ACTE II


Une trahison sans précédent dans l’histoire de la Palestine :
7,4 milliards de dollars pour l’abandon des droits nationaux du Peuple Palestinien sur la Palestine

vendredi 14 décembre 2007

LA MEMOIRE NE NOUS TRAHIT PAS...

LES DERNIERES NOUVELLES DE NOTRE PAYS…

Ce n'est qu'après 36 heures nous séparant de l’évènement tragique que son Excellence le Président Dictateur SANIOURA, la plus précieuse des marionnettes de G.W. BUSH, dans le monde arabe, a fini, sous la pression populaire, celle des femmes et hommes libres, par céder et décréter que vendredi 14 décembre 2007 était une journée de deuil national.


Selon Al Akhbar, citant des sources diplomatiques, le président russe Vladimir POUTINE aurait conseillé à Saad HARIRI de renouer petit à petit avec la Syrie car les résultats de l'enquête sur le meurtre de son père mettront en évidence l'implication d'Al Qaïda.


Toujours selon ce quotidien, l'Arabie Saoudite a finalement décidé que HARIRI ne devrait pas être premier ministre et que SANIOURA devrait abandonner la vie politique.


Le quotidien poursuit à travers ses colonnes en déclarant : la France avait annoncé qu'après que le Général AOUN ait retiré sa candidature, ce n'était pas le retrait des deux candidats du pouvoir qui n'ont aucun poids similaire qui était attendu, mais le retrait de la candidature de HARIRI au poste de premier ministre.

SANIOURA, DEMISSION...


Elie, François, EL HAJJ interroge le gouvernement : Pourquoi ce gouvernement n’a-t-il pas décrété ce jour comme jour de deuil national en hommage à mon père ?

Deux poids, deux mesures, comme on dit ?

Et voilà que Monsieur Khaled KABBANI, ministre de l’Education au sein de ce gouvernement, s’empresse pour déclarer devant le peuple qu’à l’Education, vendredi 14 décembre est une journée normale…Déclaration suivie immédiatement par une autre, celle de Monsieur Elias EL MURR, ministre de la Défense, dans laquelle ce dernier déclare que son chef SANIOURA lui a demandé de décréter vendredi 14 décembre comme jour de deuil national, avant de s’empresser pour déclarer par la suite le contraire

Par ailleurs, et pour mémoire, des responsables militaires, accusés sans aucune preuve d’être responsables de l’assassinat de Rafic HARIRI, sont toujours détenus, par ordre du Président SANIOURA, désormais détenteur des deux pouvoirs exécutif et judiciaire.

Nos soldats sont toujours détenus alors que la Commission d’enquête Internationale chargée de ce dossier vient de publier son rapport qui précise que les assassins et leurs commanditaires sont toujours libres et courent à travers le pays…

Certes, SANIOURA règne en maître absolu ; pour ne pas être trop excessif, je peux déclarer que son pouvoir commence à frôler la dictature.

Mais aussi, ce pouvoir, rongé par ses flagrantes contradictions, commence à vaciller…

Un seul remède à cela : Non seulement la démission de SANIOURA, mais aussi et surtout, pas aucune responsabilité dans le futur gouvernement, censé être d’unité nationale, à des individus ayant apporté la preuve de leur incapacité à diriger un pays.


14 décembre 2007
Raymond RICHA

jeudi 13 décembre 2007

Hommage à François, martyr de la Résistance...

Hommage à François, Martyr de la Résistance


Israël a tenté de l’assassiner…Geagea a tenté de l’isoler, pour ensuite le liquider physiquement …Al Abassi s’échappa entre ses mains…

1989 : Il fit face à l’offensive des hommes de Geagea, offensive lancée à partir de Koleiaat contre notre Armée

1992-1996 : Refus catégorique d’exécuter l’ordre de collaborer avec l’occupation israélienne, ordre venu des autorités libanaises de l’époque. Ce refus lui coûta des menaces venant de ces autorités et d’Israël, au point qu’il échappa à la mort lors de l’explosion de sa voiture…

2007 : Il dirigea les opérations de Nahr El Bared dans le seul objectif d’éradiquer la terreur, sur notre sol…
13 décembre 2007
Raymond RICHA

mercredi 12 décembre 2007

La mémoire ne nous trahit pas, n'est-ce pas son Excellence le Président Fouad Sanioura ?

Janvier 2007, le journal « La Politique Koweitienne », critiquant sévèrement l’Opposition et particulièrement le Hezbollah, et soutenant le gouvernement de Sanioura, publiait dans une de ses colonnes la liste de responsables militaires libanais accusés par les forces pro-gouvernementales de comploter contre la sécurité et d’avoir de liens très étroits avec le Courant Patriotique Libre et le Hezbollah.

Ci-dessous cette liste, dressée par les forces dites du 14 Mars, avec nominativement les militaires accusés :

العميد فرانسوا الحاج
العقيد جورج شريم
العقيد علي حرب
العقيد علي المولى
العقيد شربل فغالي
العقيد صالح قيس
العقيد جورج بطرس
العقيد بسام الداوود
المقدم زياد نصر
العقيد غسان سالم
العقيد شامل روكز
العقيد زهير رمضان
العقيد عبد السلام سمحات
المقدم داني خوند

mardi 11 décembre 2007

Joyeux Noël

Noël, fête de tous les enfants
plus jamais ça….



Plongée dans la misère absolue
Tout en rêvant de pouvoir vendre
Ses produits étalés sur le trottoir
Elle épouse pour un laps de temps
Son petit cahier

Qu’écrit-elle ?
Sinon des mots et des chiffres
Qui devraient lui donner
Une lueur d’espoir
De voir un jour son destin
L’arracher à jamais de sa misère

Aura-t-elle une chance
De survie ?
Echappera-t-elle aux obus
De la dernière technologie de l’Occident
Semblables à ceux
Par une nuit sans étoiles
Fauchèrent à Qana
Des innocentes vies de son âge ?

De ses sales doigts
Rongés par cette misère
Elle aligne les mots
Comme pour dire
A ceux qui nous gouvernent
Partez sans jamais revenir

Beauté infinie
Souffrance d’un peuple
Asymptote à mes pensées
Par tes écrits j’apprends
A réécrire l’Histoire
La vraie
Celle qui ne trahit pas
Antithèse de celle qui enfante
Ta misère

En marge de ta page
Pour t’aimer j’écrirai un seul mot
Ebranlant le système
Qui ignore les tiens
Pourtant créateurs de toutes les richesses
J’écrirai
Résistance

Beauté infinie
Anime nos soirées d’hiver
En quête d’un devenir
Pour notre Liban




11 décembre 2007
Raymond RICHA

lundi 10 décembre 2007

Un et un seul Etat, à terme...





Un Etat ou deux Etats en Palestine ?
dimanche 9 décembre 2007.
Le sujet pourrait paraître surréaliste quand on examine les drames actuels et la situation réelle de la Palestine : un pays qui n’a jamais été indépendant.
Plus de 700000 Palestiniens ont été expulsés de chez eux en 1947-48. L’Etat d’Israël s’est établi après la Naqba sur 78% de la Palestine historique et a été reconnu internationalement malgré ce nettoyage ethnique fondateur.
Ce qu’on appelle les « territoires palestiniens » sont occupés et (en bonne partie) annexés depuis près de 40 ans. Si on se bat pour une paix fondée sur l’égalité des droits et la justice, on doit se poser la question de la forme étatique future.
Où est la frontière ?
La première sensation que l’on a quand on voyage en Israël et en Palestine, c’est que la frontière internationalement reconnue (la ligne verte), celle d’avant 1967, a totalement disparu et que la colonisation a radicalement modifié la géographie de la région. Aucune carte israélienne n’indique la frontière.
Le réseau routier a absorbé la Palestine. L’autoroute Tel-Aviv Jérusalem traverse sur 10 Km les territoires occupés au niveau de Latrun, mais il faut une carte française pour s’en apercevoir. Les routes qui partent de Jérusalem vers le nord (Tibériade) ou le sud (Eilat) passent par Jéricho.
Le tourisme a absorbé les territoires occupés : les ruines de Qumran ou Hérodion en Cisjordanie, ainsi que le mont Hermon sur le Golan Syrien, sont devenus des parcs nationaux israéliens.
L’occupation a transformé la Palestine en plusieurs bantoustans. Les colonies d’Ariel et de Maale Adoumim sont devenues de véritables villes d’une trentaine de milliers d’habitants chacune. Celle de Maale Adoumim a été construite avec l’argent des « Chrétiens Sionistes » américains (qui sont des antisémites). Elle est devenue une luxueuse ville de banlieue de Jérusalem qui est distante de 10 Km. Les loyers sont beaucoup moins chers qu’à Jérusalem. Cette colonie est située sur un site fantastique entre le mont des Oliviers et le désert de Judée. Si Maale Adoumim reste israélien, il n’y aura aucun Etat Palestinien viable et le sud (Bethléem, Hébron) sera comme aujourd’hui totalement coupé du centre (Ramallah) ou du nord (Naplouse, Jénine).
L’économie a absorbé la Palestine : les colonies sont devenues des unités de production prospères et elles utilisent plus de 80% de l’eau de la région. Pour la production agricole, il est impossible de distinguer un fruit ou un légume produit en Cisjordanie occupée d’un autre qui serait produit à l’intérieur des frontières internationalement reconnues. Mais il n’y a pas que l’agriculture : la colonie de Mod’in Ilit est devenue un centre de pointe en informatique grâce à une main d’œuvre abondante et bon marché d’intégristes juifs. La colonie d’Ariel s’est dotée d’une grande université. La gigantesque usine de cosmétiques Ahava est installée au bord de la Mer Morte à quelques centaines de mètres de l’ancienne frontière mais en territoire occupé. Des routes de contournement permettent à tout Israélien(ne) d’aller en une heure de n’importe quelle colonie ou de la Mer Morte à Tel-Aviv. Pour les Palestinien(ne)s, le pays est balafré par 750 check-points et ces voyages sont un véritable casse-tête quand ils ne sont pas purement et simplement impossibles. L’économie a aussi absorbé le Golan où se trouvent les seules pistes de ski « israéliennes » et où l’on produit le meilleur vin « israélien ».
Même quand l’occupation a théoriquement disparu, cela peut être encore pire. À Gaza, les anciennes colonies sont toujours des monceaux de ruines. Dans cette « entité hostile », les gouvernements israéliens expérimentent un blocus hermétique qui a plongé l’écrasante majorité de la population dans la misère.
La question de Jérusalem
Plus de 450000 Israéliens vivent dans les territoires occupés après 1967 et la moitié d’entre eux vivent dans « le grand Jérusalem ». Après la guerre de 1967, la ville a été instantanément annexée par un vote de la Knesset et ses limites ont été considérablement agrandies. Jérusalem-Est s’étend de Ramallah à Bethléem. Sa superficie représente 4% de la Cisjordanie. Jérusalem qui a aujourd’hui près de 800000 habitants, c’est à peu de choses près 1/3 d’habitants Israéliens à Jérusalem Ouest, 1/3 d’Israéliens à Jérusalem Est et 1/3 de Palestiniens à Jérusalem Est. On repère qu’on rentre en « zone palestinienne » instantanément : les Palestiniens paient des impôts, mais ils ne reçoivent aucun service municipal en retour. Du coup, les rues sont défoncées, les égouts débordent, l’éclairage est chiche. L’accroissement de la Jérusalem Est israélienne est impressionnant : nouveaux quartiers, nouvelles routes, tramway en construction (merci Véolia, merci Alstom). Cette extension intègre petit à petit des colonies qui deviennent des villes de banlieue. Ces « nouveaux quartiers » sont construits sur d’anciens villages palestiniens. Deir Yassine où s’est déroulé l’un des plus graves crimes de guerre commis en 1948 (entre autres) par les terroristes de l’Irgoun n’existe plus. Le « nouveau quartier » qui a pris sa place s’appelle Givat Shaul. Le tunnel routier qui passe sous Givat Shaul s’appelle « tunnel Menachem Begin », l’homme qui, avant d’être Premier Ministre, avait dirigé l’Irgoun.
Une annexion qui se veut irréversible
Si je m’attarde sur la situation actuelle, c’est pour signaler une évidence : les Israéliens ont déjà procédé à trois évacuations :
. 12000 colons du Sinaï évacués au moment de la paix séparée avec l’Egypte (1979)
. le « retrait » militaire du Sud Liban en 2000
. 8000 colons quittant la bande de Gaza quand Sharon a décidé l’évacuation en 2004.
À chaque fois, ces évacuations concernaient un faible nombre de personnes. À la lumière de ce passé, une évacuation du Golan et une paix séparée avec la Syrie semblent possibles. Mais pas une évacuation de la Cisjordanie et de Jérusalem où vivent 8% des citoyens israéliens.
Entre la signature des accords d’Oslo et l’assassinat de Rabin (en un an et demi), 50000 nouveaux colons se sont installés. En 14 ans depuis Oslo, la population israélienne dans les territoires occupés a doublé. Tout a été fait pour rendre cette annexion irréversible. Symboliquement, du point de vue des Français, la fin de la guerre d’Algérie avait été rendue possible par la décision de tirer sur les partisans de l’OAS (la fusillade de la rue d’Isly). On voit mal des dirigeants israéliens prendre la décision politique de déloger par la force 450000 personnes, voire de tirer s’ils résistent. Et si cette présence est définitive, que restera-t-il pour les Palestiniens, même s’il y a des « compensations territoriales » sous forme d’arpents de désert. Si la Jérusalem Est actuelle (ou en tout cas ses quartiers israéliens) restent israéliens, la Cisjordanie sera coupée en deux et la Palestine en trois avec Gaza. Ce sera encore bien pire si les Israéliens gardent Ariel, voire une partie de la vallée du Jourdain. Le Mur qui est déjà réalisé aux 2/3 annexe de fait une partie importante de la Cisjordanie. Dans le film « Le Mur », le général israélien interviewé par Simone Bitton explique que de toute façon « c’est chez nous des deux côtés ».
On peut donc dire que si les accords d’Oslo devaient aboutir dès 1997 à la création d’un Etat Palestinien, l’occupant a tout fait depuis leur signature pour rendre impossible cette issue. Attitude compréhensible à court terme, vu le rapport de force militaire, mais délirante à long terme. Cette politique n’est pas seulement criminelle pour les Palestiniens maintenus sous occupation. Elle est aussi suicidaire pour les Israéliens. Comment peuvent-ils imaginer se maintenir ad vitam eternam par la force sans accord équitable avec les Palestiniens ?
Un Etat, deux Etats ? Un peu d’histoire.
Les rapports des Sionistes avec les Palestiniens commencent classiquement par une ignorance ou un refus de « voir » l’autre. C’était dans l’air du temps et tous les colonialismes ont procédé de la même façon avec les « indigènes » maintenus en infériorité et ignorés quand ils n’étaient pas massacrés. Il y a eu des divergences dans la communauté juive palestinienne au début du XXe siècle. Beaucoup étaient totalement étrangers à l’idée d’un foyer ou d’un Etat Juif. Ceux qui n’étaient pas des immigrants se sont opposés à cette idée. Le premier assassinat politique sioniste date de 1924 à Haïfa : il frappe le Juif Jacob de Haan qui partait à Londres pour protester contre la déclaration Balfour. Parmi, les premiers immigrants, beaucoup étaient révolutionnaires et il y a eu des grèves d’ouvriers Juifs et Palestiniens contre des patrons Juifs. Mais dès les années 20, les tendances les plus chauvines et les plus colonialistes s’imposent. C’est l’essor d’institutions étatiques comme l’Agence Juive qui provoque une prise de conscience nationale palestinienne et dès 1936 une révolte générale. En gros, les Palestiniens peuvent accepter une immigration même massive mais pas l’accaparement des terres ou la création d’un Etat Juif. La partition de la Palestine était impensable, tous courants confondus pour les Palestiniens d’où leur refus du plan de partage de 1947. Les Sionistes ont eu une attitude incroyablement pragmatique, manoeuvrant habilement pour obtenir le maximum dans un Etat Juif « ethniquement pur ». Ils ont d’abord accepté le partage de 1947 pour mieux préparer la guerre de 48. Dans l’histoire de cette guerre, l’historien Ilan Pappé montre, documents à l’appui, qu’il existait un plan délibéré (le plan « Dalet ») d’expulsion de tous les Palestiniens. Ceux qui ont pu résister à l’expulsion sont quelque part des miraculés. De nombreux politiciens israéliens regrettent aujourd’hui « qu’on n’ait pas achevé la guerre de 48 » et ceux qui prônent le « transfert » (l’expulsion au-delà du Jourdain) sont cohérents avec cette position.
La Naqba a eu des conséquences doublement dramatiques. Elle a durablement effacé l’idée même de la Palestine. Les Palestiniens qui ont pu rester sur place sont devenus des étrangers dans leur propre pays (devenu Etat Juif) et en tout cas des sous citoyens. Pour les Israéliens, jusqu’aux accords d’Oslo, il n’existe pas de Palestine. Il y a les « Arabes » et ils ont suffisamment de territoires pour intégrer les réfugiés et leurs descendants.
Depuis 60 ans, les réfugiés palestiniens dans les pays arabes voisins subissent toutes sortes de discriminations (c’est flagrant au Liban). Entre 1948 et 1967, l’Egypte et la Jordanie ont considéré comme définitives les annexions de Gaza ou de la Cisjordanie. La Palestine avait disparu.
Quand le mouvement national palestinien a commencé à émerger à partir de 1965, il était très influencé par diverses idéologies révolutionnaires et il était pour « Un seul Etat laïque en Palestine » où cohabiteraient Palestiniens et Juifs après le retour des réfugiés Palestiniens.
La reconnaissance d’Israël par l’OLP (dans ses frontières internationalement reconnues) à Alger en 1988 est un virage complet. Comment l’expliquer ? Après des années de lutte partout où c’était possible, après des défaites cinglantes (Septembre Noir, la guerre du Liban que la direction de l’OLP doit quitter pour Tunis), la direction palestinienne décide de jouer la légalité et le droit international. Il n’y avait probablement pas d’alternative. Cette décision ne fait pas l’unanimité et des petits groupes palestiniens inféodés à certains pays arabes se lanceront dans des campagnes d’assassinats contre les dirigeants de l’OLP. La décision d’Alger est consécutive au déclenchement de la première Intifada. Il y a alors un espoir de sortir de l’occupation. Cette décision va permettre les accords d’Oslo. En tout cas, l’acceptation de limiter le futur Etat palestinien à 22% de la Palestine historique et de reconnaître Israël (y compris comme Etat Juif) était une concession majeure ... que les Israéliens n’ont pas voulu saisir.
La dynamique d’Oslo, ça aurait dû être « la paix contre les territoires ». Cela supposait la fin de l’occupation et de la colonisation. Or, comme l’explique Tom Segev, la guerre de 1967 a radicalement changé la société israélienne. La colonisation (qui était préméditée) est devenue le centre de toutes les activités. Le projet dément de faire venir les Juifs du monde entier en Israël s’est développé et il y a deux fois plus de Juifs en Israël (ou considérés comme tels) aujourd’hui qu’en 1967. Oslo était donc un marché de dupes. Israël n’avait aucune intention de se retirer et de rendre les territoires. Les dirigeants israéliens ne souhaitaient pas une paix juste, ils voulaient juste qu’on leur foute la paix. Faute d’Etat, les Palestiniens n’ont aujourd’hui qu’une « Autorité » impuissante voire corrompue et ils ont deux gouvernements rivaux qui ne gouvernent pas.
Quelle solution ? Avantages et inconvénients.
Après 1988 et encore plus après 1993, les mouvements de soutien à la cause Palestinienne (dont l’AFPS, l’UJFP ...) soutiennent la décision d’Alger et prônent donc un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale sur l’ensemble des territoires occupés en 1967. L’argument principal est que l’ONU n’a jamais reconnu les conquêtes de 1967.
Il faut remarquer que même les ennemis de cette solution restent prudents. Le maire de Bethléem (Victor Batarseh, FPLP) est pour un seul Etat comme son parti mais il m’a dit que si la paix se faisait avec un retour aux frontières de 67, il accepterait sans hésitation cette idée. Sauf qu’il n’y croit pas.
S’appuyer sur l’ONU a aussi des inconvénients : c’est l’ONU qui partage la Palestine en 1947 puis légitime la création de l’Etat d’Israël en 1948. C’est toujours l’ONU qui organise la première invasion de l’Irak. Du point de vue du droit international, il est difficile d’estimer que le nettoyage ethnique de 1948 était plus « légitime » que les annexions de 1967. Toujours dans la région, l’ONU a des troupes (au Liban) qui n’ont jamais tiré le moindre coup de feu contre l’agresseur israélien, mais qui sont plutôt là pour contrôler l’occupé. Jamais l’ONU n’est intervenue pour protéger les Palestiniens (pourtant demandeurs d’une telle protection). Bien sûr, l’ONU a souvent voté des résolutions favorables aux Palestiniens, mais elle ne s’est jamais donné les moyens de les faire appliquer. Bref, la référence à l’ONU est discutable. L’ONU, c’est davantage la loi du plus fort plutôt que la voix du Droit et de la Justice.
Un autre argument en faveur de deux Etats, c’est que les Palestiniens qui n’ont jamais eu d’Etat sont demandeurs et que ça leur paraît le seul moyen d’obtenir enfin liberté et légitimité. C’était très vrai au moment des accords d’Oslo. Ça l’est beaucoup moins aujourd’hui. Aucun des Palestinien(ne)s que j’ai rencontré(e)s lors de mon dernier voyage (qu’ils/elles soient citoyens israéliens, de Jérusalem ou de Cisjordanie) n’était favorable à la solution « Deux Etats ». Pour plein de raisons : pour les Palestiniens d’Israël, la priorité est la fin de la définition d’Israël comme Etat Juif (cette disposition raciste est totalement contraire au Droit) et dans le cas de deux Etats, ils craignent un renforcement du « caractère juif » d’Israël. Pour les habitants des territoires occupés, ils ne croient pas à la faisabilité d’un retrait et encore moins à une décision politique d’évacuer les colons. Ils estiment que les peuples sont tellement imbriqués qu’une séparation n’est pas réalisable, voire pas souhaitable. Et puis, 22% pour les Palestiniens, c’est très injuste quand ils forment 50% de la population de la région. Et puis toujours, l’écart de niveau de vie entre Israël et la Palestine occupée va de 20 à 1. Avec deux Etats, cet écart se maintiendrait longtemps.
Le retour d’une vieille idée
Je ne parlerai pas de courants qui ne précisent pas quand ils disent vouloir « rayer Israël de la carte », ce que deviendraient les Israéliens. Il me semble qu’il faut être totalement clair. Autant l’existence d’un Etat « Juif » s’autoproclamant représentant des Juifs du monde entier (en les appelant à venir en Israël) et refusant l’égalité aux Non Juifs est contraire au droit international, autant il ne fait aucun doute qu’il existe aujourd’hui un peuple israélien qui restera sur place. Il faut donc envisager sous quelle forme égalitaire se fera la cohabitation.
Parmi les Palestiniens, plusieurs courants d’extrême gauche n’ont jamais renoncé à la revendication historique de l’OLP. Cette idée est de plus en plus populaire parmi les anticolonialistes israéliens. Un débat d’une grande qualité a été organisé entre Uri Avnéry de Gush Shalom (le bloc de la paix) favorable à deux Etats et l’historien Ilan Pappé favorable à un seul Etat. Il y a quelques années s’était créée une association « pour un seul Etat en Palestine » largement noyautée par des personnalités très douteuses (négationnistes, antisémites ...) qui avait fait une grande réunion à Lausanne en 2004. Ce courant a été fort heureusement marginalisé. La réunion des 17-18 novembre à Londres regroupe cette fois-ci des militantes engagées dans la lutte contre l’occupation.
Idéologiquement, « un seul Etat » aurait ma préférence. L’exemple de la Yougoslavie montre que la séparation artificielle des peuples avec les rêves absurdes ou criminels de « pureté ethnique ou religieuse » sont des non-sens. Les 7 Etats issus de la Yougoslavie ont quasiment tous d’importantes minorités discriminées. Et puis, en tant que Juif, je vis comme un cauchemar la notion d’Etat Juif avec tout ce qu’elle implique : le choix impossible d’être traître ou complice.
En même temps, on doit avoir conscience qu’en l’état actuel de la situation, cette issue est tout aussi utopique que la précédente. Le Sionisme procède sans doute par fuite en avant mais hélas, la prophétie d’Avraham Burg n’est pas réalisée. Le rêve sioniste n’est pas mort et l’attachement des Israéliens à leur « Etat Juif » (reconstitution symbolique de l’ancien ghetto) toute comme leur certitude de ne pouvoir vivre qu’entre eux sont encore (hélas) largement majoritaires. Sans compter la certitude qu’on leur a inculquée : que sans Etat Juif, ils seront « jetés à la mer ».
Alors, quelle position défendre ?
Le mouvement de soutien à la cause Palestinienne doit être intransigeant sur l’essentiel : fin de l’occupation, démantèlement des colonies, libération de tous les prisonniers, droit au retour des réfugiés, partage équitable de toutes les ressources de la région, égalité totale entre les deux peuples. Quelle forme politique cela prendra ? Quand ces principes auront été acceptés, on verra où ira la négociation. Peut-être même, on aura les deux solutions : deux Etats dans un premier temps puis une confédération. Que ce soit un ou deux Etats, il faudra que ce soient les sociétés de tous leurs citoyens. Mais ce que je viens de dire signifie que les plateformes revendicatives de l’AFPS ou de l’UJFP devront peut-être évoluer.
En tout cas, ce débat sur la forme que pourrait prendre une paix juste est à des années-lumière du contenu des discussions censées mener à la conférence d’Annapolis. Vouloir parler de la paix sans aborder les questions de l’occupation, de la colonisation ou du droit au retour des réfugiés ne peut mener nulle part ... sauf peut-être à une nouvelle guerre régionale.
Interventions à Boulogne-sur-Mer (24 novembre 2007)
Et Thionville (7 décembre 2007)
à l’invitation de l’AFPS
Pierre Stambul
(membre du Bureau National de l’Ujfp s’exprimant à titre individuel)

lundi 3 décembre 2007

Quand le pain se rallie au fusil......

19 juillet 2006……2 décembre 2007
Quand le pain se rallie au fusil


Le 19 juillet 2006, les résistants Hossein Najdi et Hassan Karim sont tombés face à l’occupation, pendant que nos seigneurs féodaux de tous genres espéraient la défaite de notre Résistance.
Ils étaient tous deux militants de l’Union de la Jeunesse Démocratique.

Le 2 décembre 2007, des militantes et militants de l’Union de la Jeunesse Démocratique sont descendus dans la rue du quartier Mar Elias au cri de « Du pain……Le Peuple a faim ». Au même moment, notre seigneur Saad Hariri distribuait des sommes importantes aux députés retranchés dans l’hôtel Phenicia, sommes variant entre 200.000 et un million de dollars.

Il est bon de savoir que ces sommes sont dégagés des bénéfices suite aux spéculations sur les actions Solidère où après avoir fait tomber le prix de l'action à 16 dollars, en propageant les mauvaises nouvelles, Hariri et son groupe ont racheté les actions à vendre sachant que le prix a de nouveau fortement haussé atteignant 24 dollars et les prévisions de hausse sont jusqu'à 50 dollars.

Certes ces jeunes n’étaient pas un million ; cependant, camarades de combat de Hossein et de Hassan, ils criaient fort ce que ressent notre Peuple.
Ils résistaient, comme nos résistants d’hier tombés sous les balles de l’armée d’occupation.

Nos mamans ne savent plus à laquelle des deux denrées, le pain ou le lait, devront-elles dorénavant donner la priorité. Pendant ce temps là, des responsables politiques se chamaillent autour d’une table ronde en vue d’un partage équitable de portefeuilles au sein du futur gouvernement.

Nos papas multiplient les activités au point de ne plus avoir droit au repos quotidien ou de dimanche, espérant ramener au foyer le pain et la chaleur. Pendant ce temps là, le gouvernement Sanioura œuvre avec acharnement à brader les services publics, à dilapider les ressources et les richesses, tout en étant fier du premier bilan de sa politique économique qui se résume à ce jour par ce qui suit :

Une dette publique de 40,5 milliards de dollars

3,7% d’augmentation des prix à la consommation, pour la période janvier – octobre 2007

Hausse de 8% des denrées alimentaires de première nécessité

Hausse des carburants

Emigration massive de notre jeunesse

De la terre brûlée en juillet 2006 aux fiefs de nos seigneurs féodaux s’enrichissant grâce à la souffrance de notre peuple, de notre sol pollué par les grappes de la mort dites « bombes à sous munitions » à notre espace aérien violé en permanence par les Awaks israéliens, il y aura un pas à franchir : celui de l’acte ultime de résistance, sous toutes ses formes et dans toute sa splendeur, épousant toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.


3 décembre 2007
Raymond RICHA

samedi 1 décembre 2007

JUGER LES CRIMES DE GUERRE ISRAELIENS AU LIBAN

Du 1er au 3 février 2008, se tiendra à Bruxelles, à la Maison des Associations internationales, 40 rue de Washington, un tribunal où seront jugés les crimes de guerre israéliens au Liban.

La poursuite de l’agression israélienne contre le Liban pendant 33 jours au cours de l’été 2006 sans que le conseil de sécurité de l’ONU n’émette une résolution pour exiger le cessez-le-feu a prouvé son approbation et son soutien à l’agression.

Le fait de ne pas juger les criminels de guerre et les crimes contre l’humanité qui ont ensanglanté le Liban au cours de cette agression prouve que la communauté internationale officielle encourage l’agression et qu’elle a abandonné ses responsabilités évidentes.

C’est pourquoi la société civile internationale doit prendre en charge le jugement des criminels de guerre et briser le droit à l’exception dont jouit Israël, l’un des devoirs de la communauté civile internationale étant d’instituer une légalité internationale plus juste et plus humaine.

C’est pourquoi des personnalités dans le monde ont lancé l’initiative du Jury International de la conscience en faveur du Liban.

Cette initiative a déjà reçu l’approbation signée de 2000 personnalités dans le monde, des juristes, savants, parlementaires ainsi que des sénateurs et des professionnels des médias.

Elle a été soutenue par plusieurs forums internationaux : Nairobi, Mali, Calcutta et Istanbul.

Elle a été adoptée par la coalition des associations et organismes civils au Liban.

Elle est appuyée par des associations qui avaient déjà constitué des tribunaux populaires à Bruxelles, Istanbul, Le Caire et en Amérique Latine, comme le Tribunal des Peuples et la Commission Arabe des Droits de l’homme.

Les dossiers d’accusation sont préparés par un conseil de juristes confirmés du Liban.

Un expert international a été nommé : Dr Hugo RUIZ DIAZ BALBUENA, avocat et représentant de l’Association américaine des juristes auprès du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies.

Le Jury est composé de 5 personnes, représentant les cinq continents et exerçant la profession de magistrat.

Plusieurs victimes seront présents pour témoigner.

Le " Jury international de la conscience en faveur du Liban" s'inscrit dans la lutte contre l'impunité de tous les crimes commis. Il entend promouvoir le droit international et en particulier le droit humanitaire en plaçant le respect des droits humains fondamentaux au dessus de toute autre considération.
Les débats se dérouleront dans la plus grande sérénité et la publicité qui en sera faite s'inscrira exclusivement dans le cadre du droit humanitaire. Il ne sera question que des faits survenus pendant le conflit de juillet-août 2006 en rapport avec le respect de ce droit.

Les travaux du jury seront traduits en quatre langues et seront filmés. Ils seront diffusés en direct par plusieurs chaînes satellitaires.

Des expositions et des projections de films documentaires seront assurées dans des salles annexes.

La coalition des associations et organismes civils au Liban appelle les juristes, les intellectuels, les responsables économiques ou sociaux, ainsi que les associations civiles et les courants politiques au Liban et dans les mondes arabe et musulman, ainsi que les hommes et femmes libres dans le monde à participer et à contribuer au succès de cette initiative :

1-
en faisant signer l’appel par des personnalités morales, intellectuelles, spirituelles et politiques.

2-
en diffusant documents, informations et photos sur internet et dans les autres moyens d’information de façon à assurer le succès du tribunal.

3-
en constituant des comités locaux pour lancer une campagne médiatique.

4-
en participant par l’envoi de délégations et de médias pour couvrir le tribunal.

5-
en contribuant financièrement à la tenue du tribunal pour couvrir les frais du tribunal, de la traduction, de la diffusion des documents et du déplacement des juges et des victimes.


Coalition des associations et organismes civils au Liban

Pour plus d’informations, veuillez écrire à :
mohakama@hotmail.com

Signatures

Nom, Prénom profession adresse mail pays__._,_.___

ANNAPOLIS : ACTE I

DORENAVANT, IL PLEUVRA DES ANNAPOLIS SUR GAZA
BUSH ET OLMERT L'ONT DECRETE...